Barkhane a rendu hommage à Ronan Pointeau dont le corps traversera le pont Alexandre III ce mardi

Barkhane a rendu hommage à Ronan Pointeau dont le corps traversera le pont Alexandre III ce mardi

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – Publié le 4 novembre 2019

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

 

ema.jpg

 

Cet après-midi, un hommage populaire sera rendu à 16h30 sur le pont Alexandre III afin d’honorer la mémoire du brigadier-chef Ronan Pointeau, tué au Mali le samedi 2 novembre. Ce spahi, fils de gendarme, a trouvé la mort lorsque le VBL où il se trouvait a été frappé par un IED et s’est retourné.

Ses deux camarades de l’équipage du VBL ont été blessés mais leur pronostic vital n’est pas engagé selon l’EMA.

L’armée de Terre a un besoin « impérieux » de sous-officiers qualifiés

L’armée de Terre a un besoin « impérieux » de sous-officiers qualifiés

http://www.opex360.com/2019/11/03/larmee-de-terre-a-un-besoin-imperieux-de-sous-officiers-qualifies/

Un brigadier du 1er Régiment de Spahis tué par un engin explosif improvisé au Mali

Un brigadier du 1er Régiment de Spahis tué par un engin explosif improvisé au Mali

http://www.opex360.com/2019/11/02/un-brigadier-du-1er-regiment-de-spahis-tue-par-un-engin-explosif-improvise-au-mali/

Programme Scorpion : vers d’autres opportunités pour FN Herstal ?

Programme Scorpion : vers d’autres opportunités pour FN Herstal ?

 


De ce démonstrateur VAB Mk2 aux futurs véhicules Scorpion, le TTOP deFNder Medium s’imposera-t-il à nouveau en France ? (Crédit: FN Herstal)

 

Après le Leclerc XLR, verra-t-on les tourelleaux téléopérés (TTOP) du Belge FN Herstal sur d’autres futures plateformes du programme Scorpion ? Ce scénario, de moins en moins hypothétique, est évoqué pour la première fois en France par le député LREM Jean-Charles Larsonneur dans un rapport concernant le budget 2020 des Armées.

 

« Nexter, en discussion avec le ministère belge de l’Économie autour du contrat dit CaMo ‒ pour « capacité motorisée » ‒ d’acquisition de matériels Scorpion par la Belgique, est convenu que FN Herstal développerait un TTOP compatible avec les matériels Scorpion ainsi qu’avec le char Leclerc rénové» rappelle le rapporteur. Comme nous le dévoilions en septembre, FN Herstal et Nexter se sont effectivement accordés sur l’intégration d’un TTOP belge dans le cadre du futur standard rénové du char Leclerc, dont une première tranche pour 50 unités se matérialisera l’an prochain. Arquus, concepteur des tourelleaux T1 et T2, a quant à lui reçu des commandes pour équiper « 75 % du parc de Griffon ». En revanche, souligne le député, « rien n’interdit à la DGA de choisir un TTOP fourni par FN Herstal pour d’autres programmes, y compris le futur véhicule blindé d’aide à l’engagement (VBAE) ». Le rapporteur n’ayant logiquement pas auditionné d’industriels ou de militaires belges pour ce rapport, il est clair que cette perspective n’a pu être évoquée que par un intervenant français.

Si l’usage du conditionnel reste de rigueur, cette sortie rejoint néanmoins celle évoquée récemment sur FOB par le commandant de la Direction générale des ressources matérielles (DGMR) de la Défense belge, le lieutenant-général Debaene. Selon ce dernier, la DGMR étudie de près la possibilité de rejoindre la DGA sur le sujet du VBAE, un besoin sensiblement équivalent à celui de l’armée de Terre étant clairement exprimé en outre-Quiévrain. Ce type de rapprochement est désormais grandement facilité par les mécanismes mis en place au travers de CaMo et pourrait tout à fait impliquer de négocier un développement commun profitable à l’industrie belge.

 

Le concept de VBAE tel qu’évoqué cet été par le général Beaudoin. (Crédit: ministère des Armées/EMAT/Plans)

 

Pour l’heure, on en sait toujours très peu sur ce mystérieux VBAE, hormis quelques visuels à usage purement illustratif diffusés par les Armées et le fait qu’il devrait remplacer la flotte de VBL à compter de 2025, voire avant ? « Nous avons bon espoir de lancer ce programme pendant la LPM et peut-être – soyons fous ! – de voir les premières livraisons avant son terme. En tout cas, nous n’attendrons pas 2025 pour penser et dérisquer ce véhicule, » ambitionnait le général Beaudoin, sous-chef d’état-major Plans et Programmes à l’EMAT, en mai 2018 devant la Commission défense de l’Assemblée nationale. Ce dernier est revenu durant l’été sur les principaux enjeux du programme, à l’occasion d’une présentation réalisée aux États-Unis. L’apparition de nouvelles menaces impliquant de nouvelles missions, le VBAE devra rechercher l’équilibre entre un haut niveau de mobilité, une meilleure furtivité grâce à l’hybridation de la motorisation, une capacité C2 au niveau compagnie, une neutralisation des menaces proches et hors de la vue directe, ainsi qu’une protection accrue de l’équipage (3+1).

 

Du côté des industriels, on tâte le terrain, on développe des briques sur fonds propres et on continue d’affiner le modèle en attendant une spécification du besoin par les autorités militaires. C’est premièrement le cas d’Arquus dont le démonstrateur Scarabee, s’il n’est pas officiellement mentionné comme tel, se veut être la vitrine de l’industriel versaillais pour le programme VBAE. Le Hawkei de Thales sera aussi probablement attendu dans les starting blocks. Un véhicule que le groupe français a d’ailleurs présenté en avril au salon SOFINS équipé… d’un tourelleau deFNder Medium de FN Herstal.

Au Burkina Faso, un sentiment anti-français diffus

Au Burkina Faso, un sentiment anti-français diffus

Confronté à une crise djihadiste croissante, le pays sahélien doit faire appel à l’aide de Paris alors que son opinion publique dénonce une présence militaire étrangère.

Par Sophie Douce – Le Monde – Publié le 4 novembre 2019

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/04/au-burkina-faso-un-sentiment-anti-francais-diffus_6017975_3212.html

 
Lors d’une manifestation de soutien des forces de sécurité burkinabées au Stade municipal de Ouagadougou, le 26 octobre 2019. OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Dans le cadre d’une tournée au Sahel, la ministre française des armées, Florence Parly, a atterri, lundi 4 novembre après-midi, au Burkina Faso, pays fragilisé par les attaques djihadistes et où la question de la présence militaire française fait débat.

Cette visite intervient près d’un an après la signature d’un « accord intergouvernemental de défense » pour renforcer la coopération entre la France et le Burkina et alors que la force française « Barkhane » multiplie les opérations dans le pays, plongé dans une grave crise sécuritaire. Les attaques terroristes ont tué plus de 600 personnes depuis 2015 et provoqué le déplacement forcé d’un demi-million de civils.

A la demande des autorités burkinabées, « Barkhane » a dû intervenir à deux reprises en septembre au nord du pays pour suppléer des forces de sécurité locales sous-équipées, mal formées, démoralisées et désorganisées. « Environ 80 soldats français » et deux hélicoptères britanniques ont ainsi été envoyés du 13 au 16 pour sécuriser la ville de Djibo, qui menaçait de subir « une attaque d’envergure ». Selon un haut gradé de la police, cette montée en puissance de la force française au Burkina Faso est un « mal nécessaire ». « On aimerait s’en passer, mais on n’y arrivera pas tout seul, on a besoin d’aide c’est clair, même si la hiérarchie ne veut pas l’assumer officiellement », ajoute-t-il.

« Syndrome de l’ancienne puissance coloniale »

L’opinion publique vient rappeler régulièrement aux autorités que les interventions françaises ne sont pas nécessairement les bienvenues. « Armée française, hors du Burkina et d’Afrique ! » Le slogan a le mérite d’être clair. Le 12 octobre, plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblées devant la Bourse du travail de Ouagadougou pour dénoncer le « terrorisme et la présence de bases militaires étrangères » sur le continent. Menace djihadiste, trafic d’armes, pauvreté, « pillage » des ressources naturelles… La faute à « la Françafrique ! », clamaient les manifestants qui soupçonnent la France de vouloir établir « une nouvelle base militaire à Djibo ».

Paris et Ouagadougou ont démenti cette rumeur tenace. « On a reçu beaucoup d’appels et de questions à ce sujet, certains de nos auditeurs restent convaincus qu’une base française est en construction, rapporte Hyacinthe Sanou, le directeur des rédactions de la Radio Omega, la France déchaîne toujours autant les passions, on la soupçonne de tout et son contraire, c’est le syndrome de l’ancienne puissance coloniale. » Tantôt admirée, tantôt détestée, elle ne cesse d’alimenter les fantasmes. « Il y a une posture paradoxale, analyse Cyriaque Paré, journaliste et docteur en sciences de l’information et de la communication, certains Burkinabés aiment critiquer la présence française tout en exigeant plus de ses forces militaires. »

Les contempteurs du « néocolonialisme français » se nourrissent aux sources révolutionnaires et anti-impérialistes de l’ancien président Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987. Mais, avant lui, le père de l’indépendance burkinabée, Maurice Yaméogo, avait refusé de signer un « accord de défense » avec la France en 1961, entraînant le démantèlement de la base militaire française de Bobo-Dioulasso, à l’ouest du pays, l’une des plus importantes de la région à l’époque.

« Le petit plus »

Souci d’indépendance, héritage sankariste remis au goût du jour depuis la chute de Blaise Compaoré à la suite d’une insurrection population en 2014, le gouvernement actuel a toujours été réticent à demander de l’aide à la France. « Il est tiraillé entre la mémoire et les idées de Sankara, dont il se réclame, et la réalité du terrain et de son armée qui manque de moyens. Il se voit obligé de faire de la realpolitik », observe un politologue et ancien diplomate burkinabé.