Lettre infos ADORAC N°22 du 1er décembre 2019

Lettre infos ADORAC N°22 du 1er décembre 2019

 

Editorial

Chers amis lecteurs,

Déjà la fin de 2019 forte en événements. Il nous faut dès à présent tirer les enseignements positifs de nos activités et entreprendre nos projets pour 2020.

L’avant dernier mois de l’année a été marqué par une belle  représentativité de notre association :

– Les commémorations du 11 Novembre ont vu bon nombre de nos adhérents participer remarquablement au devoir de mémoire, devoir naturel de mémoire lié à notre état d‘officier.

– La campagne Journée nationale des Réserves 2019 touche à sa fin, mobilisant nos membres à l’information des jeunes générations, en collaboration étroite avec l’Education nationale, dans le cadre du lien Armées-Nation. Nous comptons à ce jour, plus de 2000 élèves et étudiants rencontrés dans le Gard, dont 10 % d’entre eux possédent la fibre de la Défense nationale. Nous leur souhaitons une belle réussite dès leur entrée dans les Armées (active et Réserves) et croyons en leurs futures adhésions dans nos associations patriotiques.

L’assemblée annuelle se prépare au 18 janvier 2020. Nous vous espérons nombreux à participer à ce moment marquant de la vie de l’A.D.O.R.A.C., instant fédérateur de propositions et de passage de témoin.

Décembre, avec ses fêtes de Noël et Saint Sylvestre, sera l’occasion de réunir vos proches et familles dans un esprit d’amour et d’espérance. Profitez bien de cette période de joie et de bonheur et remplissez votre âme d’une énergie sans faille en vue d’aborder l’année nouvelle.

Le Conseil d’administration vous souhaite une excellente fin d’année.

Bien amicalement.                                           

Lieutenant-colonel  (h) Jean-Marc Noegelen

Président de l’ADORAC du Gard

 

Lire et télécharger la lettre d’information : Lettre infos ADORAC N°22 du 01-12_2019

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

Pour le transport ou le combat, les hélicoptères comme ceux qui sont entrés en collision lundi 25 novembre au soir, faisant 13 morts, ont un rôle central dans la stratégie militaire française.

 

Par Le Figaro –

Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération».
Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération». Benoit Tessier/REUTERS

Lundi soir, aux alentours de 19h40, deux hélicoptères de l’ALAT, l’Aviation légère de l’armée de terre française se percutaient, tuant les treize soldats embarqués à leurs bords. Les deux hélicoptères volaient manifestement avec un troisième engin, en formation serrée appelée «vol tactique», pour venir au secours d’un groupement commandos parachutistes (GCP) engagé avec des djihadistes.

Les hélicoptères jouent un «rôle stratégique majeur» au sein de l’armée française, comme le rappelle un rapport du Sénat de 2018. L’ALAT, s’est «avérée indispensable pour les forces spéciales, appuie le rapport, dans le cadre de l’opération Sabre [mission des forces spéciales au sein de l’opération Barkhane], et plus généralement en bande sahélo-saharienne (BSS), dans le cadre de l’opération Barkhane».

Depuis sa création en 1954, l’ALAT a évolué pour s’adapter aux formes de combats menés par l’armée française, et notamment à la contre-insurrection qu’elle a menée en Afghanistan et qu’elle mène aujourd’hui au Sahel. Pour Joseph Henrotin, chercheur spécialiste des questions de défense et rédacteur en chef de la revue Défense et Sécurité internationale, le rôle central accordé aux hélicoptères est dû à trois facteurs: sa rapidité, sa polyvalence et son affranchissement des dangers du sol.

Aller vite, loin, sans se soucier du terrain

Au Sahel, les 4500 hommes de Barkhane doivent couvrir une zone grande comme la moitié de l’Europe (environ 5 millions de km2). «L’hélicoptère permet une compression de l’espace, analyse ainsi Joseph Henrotin. Il permet d‘intervenir rapidement, et compense ainsi notre faible présence sur le terrain».

Par ailleurs, l’usage d’hélicoptères permet de s’affranchir des dangers du terrain. Voler, c’est éviter les routes et donc les embuscades et les IED (Improvised Explosive Device, engin explosif impovisé), ces mines artisanales utilisées par les djihadistes.

Ces avantages font que les aéronefs sont fortement utilisés: transport de troupes et de matériel, extraction de soldats, renseignement, appui-feu aux troupes aux sols, ou encore chasse aux ennemis. Au Sahel, 19 hélicoptères étaient déployés jusqu’à l’accident du 25 novembre, auxquels s’ajoutent les trois hélicoptères lourds Ch-47 Chinook britanniques, et deux hélicoptères de manœuvre danois .

Les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009

Commandant Brice, pilote de Tigre

Par conséquent, la mobilisation des régiments de l’ALAT est très importante. À titre d’exemple, «les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC [le régiment concerné par l’accident] sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009», explique le commandant Brice, pilote de Tigre, qui s’est lui-même rendu cinq fois au Mali et une fois en Afghanistan entre 2012 et 2016.

Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre.
Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre. PASCAL GUYOT/AFP

Le vol tactique, un savoir-faire français

Le vol tactique est une des formations qui permet à l’ALAT d’exploiter son avantage sa vélocité. Pour le commandant Brice, pilote de Tigre, est typique du savoir-faire de l’ALAT, «son intérêt est double, on se protège en volant bas et vite, on ménage un effet de surprise». Cette formation suppose de voler entre 5 et 15 mètres au-dessus du sol selon le pilote, à une vitesse qui peut atteindre les 250km à l’heure. Elle suppose aussi de voler en formation plus ou moins serrée en fonction de l’effet voulu.

Les pilotes de l’ALAT sont capables de voler à très basse altitude

De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches

Commandant Brice, pilote de Tigre

Les pilotes français sont parmi les seuls à savoir effectuer des vols tactiques de nuit, comme ce fut le cas lundi 25 novembre. Ce soir-là, les conditions sont particulièrement difficiles: l’obscurité est classée niveau 5 – le plus élevé sur l’échelle de mesure – une obscurité telle qu’il est quasiment impossible de la reproduire en France. «De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches», confie le commandant Brice, qui insiste cependant sur l’excellente formation des pilotes. «D’après des conversations que j’ai pu avoir avec des médecins de l’École de guerre, poursuit-il, lors d’un vol tactique de nuit, on arrive aux limites de ce que le cerveau humain peut intégrer comme informations simultanées».

Pour autant, les causes de la collision du 25 novembre ne sont pas encore connues. Devant la presse, le général Lecointre a insisté sur l’expertise des pilotes impliqués, en attendant l’analyse des boîtes noires des deux appareils.

L’armée française perd treize militaires dans un accident d’hélicoptères au Mali

L’armée française perd treize militaires dans un accident d’hélicoptères au Mali

 

Membres de la force « Barkhane », ils ont trouvé la mort dans une collision apparemment accidentelle lors d’une opération de combat contre des djihadistes.

Par Nathalie Guibert – Le Monde Publié le 26 novembre

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/26/treize-militaires-francais-tues-au-mali-dans-l-accident-de-deux-helicopteres_6020545_3212.html

 

L’armée française est en deuil à la suite d’un très grave accident d’hélicoptères qui a eu lieu lundi 25 novembre au Mali et a tué 13 militaires de la force « Barkhane ». Il s’agit de l’événement le plus meurtrier pour la mission française au Sahel depuis son déploiement au Mali en 2013, puis dans l’ensemble de la région en 2014 avec 4 500 hommes.

Vers 19 heures lundi, deux appareils (un Tigre et un Cougar) qui opéraient dans la région du Liptako, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, se sont vraisemblablement percutés. Les soldats – relevant de plusieurs unités, et parmi lesquels figuraient des groupements commandos parachutistes et des troupes de montagne – étaient mobilisés dans une opération que l’état-major qualifie d’« opportunité » contre un groupe armé djihadiste, après un renseignement.

Dans un communiqué publié par l’Elysée mardi matin, le président de la République a fait part de sa « profonde tristesse ». Il a salué « avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel ». Emmanuel Macron « s’incline devant la douleur de leurs familles et de leurs proches et leur adresse ses plus sincères condoléances, en les assurant de l’indéfectible solidarité de la nation », poursuit le communiqué. Une prochaine cérémonie nationale d’hommage aux Invalides est d’ores et déjà évoquée par l’entourage du chef de l’Etat.

La ministre des armées a pour sa part rendu hommage, en citant leurs noms, aux treize soldats, issus du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, du 4e régiment de chasseurs de Gap et du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces. Un légionnaire du génie de Saint-Christol fait aussi partie des tués. Florence Parly précise qu’« une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame ».

La région du Liptako, le centre des efforts

L’état-major précise le déroulé des faits. « Selon toute vraisemblance, un abordage entre les deux aéronefs évoluant à très basse altitude serait à l’origine de l’accident. Ils participaient à une opération d’appui aux commandos de la force “Barkhane” qui étaient au contact de groupes armés terroristes. » Le communiqué du général François Lecointre ajoute que les soldats étaient engagés au sol depuis quelques jours et « que les commandos traquaient un groupe de terroristes, décelés quelques heures plus tôt, qui évoluaient en pick-up et à motos. Très rapidement, ils ont été renforcés par des hélicoptères et une patrouille de Mirage 2000 ».

Le premier hélicoptère Cougar, avec à son bord six commandos de montagne et un chef de mission, « a alors été engagé pour coordonner l’ensemble des moyens, tout en étant en mesure d’intervenir pour assurer “l’extraction immédiate” d’un élément au sol », assure le communiqué. Et « vers 19 h 40, pendant la manœuvre destinée à préparer l’engagement de l’ennemi, l’hélicoptère Cougar et un Tigre sont entrés en collision, s’écrasant à courte distance l’un de l’autre ».

La région du Liptako est le centre des efforts de la force « Barkhane » depuis de longs mois. Le 1er novembre, l’organisation Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) y a mené une attaque retentissante contre la base militaire malienne d’Indelimane, tuant 49 soldats maliens. Les forces armées du pays, mais également, par ricochet, leurs alliés français et ceux de la Mission de stabilisation des Nations unies au Mali (Minusma), sont placés devant les limites de leurs capacités à stabiliser la zone, sillonnée par des groupes locaux liés à l’organisation Etat islamique (EI) ou à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), en l’absence de toute présence sérieuse des autorités.

L’EIGS avait également revendiqué la pose de la bombe artisanale qui a tué le 2 novembre un soldat de « Barkhane ». Le véhicule blindé léger du brigadier Ronan Pointeau mort dans l’explosion faisait partie de l’escorte d’un convoi logistique qui achemine matériels et vivres entre la base de Gao et les points d’appui de l’armée française dans le nord du Mali. L’état-major français n’avait pas établi de lien entre cet événement tragique et celui d’Indelimane. Le brigadier Pointeau était le 28e soldat mort au Mali depuis le début de l’opération en 2013.

Le chef d’état-major des armées a affirmé à plusieurs reprises que « la sécurisation de la boucle du Niger prendra plusieurs années. Elle sera évidemment étroitement liée à la montée en puissance des forces partenaires et aux acteurs de la stabilisation ». Des forces encore trop faibles pour prendre le relais, et dont la présence est instrumentalisée par divers acteurs. En mars, au lendemain d’un massacre dans le village d’Ogossagou qui a tué 157 personnes, plusieurs dizaines de milliers de manifestants avaient défilé dans la capitale, Bamako, à l’appel de l’ancien président du Haut Conseil islamique du Mali, Mahmoud Dicko, une personnalité de premier plan. Ils dénonçaient l’impéritie du gouvernement malien, mais demandaient aussi le départ des soldats français et de la force de l’ONU, la Minusma.

Ces autres programmes d’équipement attendus pour 2020

Ces autres programmes d’équipement attendus pour 2020

 

Illustration du système de brouillage électronique ECLIPSE de Thales, rebaptisé Barage par le ministère des Armées (Crédit : Thales)

 

Pour qui ne craint pas les montagnes de chiffres et autres termes financiers, les documents techniques annexés au budget 2020 des Armées offrent un panorama particulièrement détaillé des programmes en cours et à venir. C’est notamment le cas de la « Justification au premier euro » du programme 146 (Équipement des forces), qui passe en revue les crédits demandés par le ministère des Armées en vue de l’acquisition de nouveaux matériels.

Une fois passés les interminables tableaux chiffrés, les quelques lignes justificatives disponibles apportent un éclairage précieux sur les projections du programme 146. À commencer par l’armée de Terre, dont la politique de renouvellement des matériels, résumée à tort aux véhicules Scorpion, fait pourtant la part belle à d’autres projets essentiels, quoique moins médiatiques. Petit tour d’horizon non exhaustif des développements et achats planifiés pour l’an prochain (et après).

Fusils pour tireurs d’élite : Le PLF 2020 envisage l’acquisition de « fusils pour tireurs d’élite », à ne pas confondre avec le programme FPSA qui, lui, vise au remplacement des fusils FR-F2. Le document ne mentionne ni cible, ni calendrier, ni raison précise au lancement de ce programme. S’agit-il de remplacer le PGM Hécate II ? D’une modernisation des fusils existants ? Conçu par le Français PGM Précision, le fusil Hécate II est en service depuis le milieu des années 1990 dans les sections TELD de l’armée de Terre.

CAESAR : Parmi les principaux engagements repris dans la sous-action « Frapper à distance », le ministère des Armées prévoit de continuer « les travaux préparatoires à l’acquisition d’un complément de 32 CAESAR » pour atteindre la cible de 109 pièces annoncée par la LPM 2019-2025. Le PLF 2020 y alloue 35M€ en autorisations d’engagement. Selon le document consulté, la réalisation de cette commande supplémentaire n’est pas programmée avant 2021, pour des livraisons devant se clôturer en 2025.

AT4 F2 : Attendue depuis 2018, « l’acquisition de munitions dont la roquette AT4 de nouvelle génération […] » est à nouveau au menu de la loi de finances. Un accord-cadre pluriannuel avait été signé dans ce sens avec Saab en 2014, pour un coût global estimé à 193M€. L’entreprise suédoise avait alors sélectionné Nexter Munitions pour la fourniture d’un soutien logistique tout au long du programme. Baptisée AT4 F2 par l’armée de Terre, cette nouvelle version du lance-roquette de 84 mm est encore « en développement » d’après le général Beaudoin, directeur plans et programmes à l’EMAT. Le standard F2 est appelé à reprendre la relève de l’Eryx et de l’AT4 CS F1, en complément du missile MMP. Il apportera un complément essentiel en terme de portée et de variété de munitions. L’AT4 F2 permettra au fantassin de choisir entre une roquette anti-blindé (ABL), une roquette anti-structure (AST) partagée avec les sapeurs et une roquette antipersonnel (AP). Une fois couplée à un nouveau moyen d’aide à la visée non jetable, absent sur la version CS F1, la roquette AP procurera un mode airburst efficace jusqu’à 1000 mètres. Les travaux en cours concernent l’acquisition d’une capacité de tir de nuit à l’horizon 2020.

Fardeau Mistral : Le ministère des Armées est engagé depuis une décennie dans la rénovation à mi-vie du système sol-air à très courte portée Mistral, produit par MBDA. Après la livraison de 850 missiles de nouvelle génération, ce programme prévoyait dès 2017 la confection d’un nouveau fardeau pour l’aérolargage du système d’armes. Après des reports successifs, il pourrait enfin se concrétiser l’année prochaine. Le sujet devrait tout particulièrement intéresser le 35e régiment d’artillerie parachutiste, principale unité d’appui de la 11e brigade parachutiste, et le 1er régiment du train parachutiste, spécialisé dans l’appui à la projection et le soutien par voie aérienne.

Désignateur laser : À nouveau, le sujet se limite à « la commande […] de pointeurs-désignateurs-illuminateurs laser ». Il faut revenir en avril 2017 pour retrouver le lancement par la DGA d’un projet de « qualification et [d’] acquisition de Désignateurs Laser Nouvelle Génération (DL-NG) légers, à longue distance de désignation efficace ». Le besoin alors exprimé était 70 systèmes d’une masse égale ou inférieure 4 kg et dont le faisceau laser présente une énergie supérieure ou égale à 80 millijoules. Deux industriels français pourraient en bénéficier, à savoir CILAS et Safran.

VBL Ultima : Nouvelle motorisation, nouvelles suspensions, tourelleau téléopéré, radio CONTACT, etc. : 800 VBL subiront une cure de jouvence nécessaire pour assurer l’intervalle jusqu’à l’horizon 2025 et l’arrivée progressive du VBAE. Prévue à l’origine pour décembre de cette année, la livraison du 50e VBL Ultima interviendra finalement l’an prochain. Des commandes ont déjà été passées pour les 250 premières plateformes. L’exercice 2020 envisage la commande d’un nouveau lot de 120 unités, de même que la livraison de 103 véhicules supplémentaires. Après avoir subi un décalage de quelques semaines, l’inauguration de la ligne de production devrait intervenir au début du mois de décembre par la DGA.

Kits Barage : Les Armées envisagent ensuite l’acquisition de kits d’adaptation véhicules pour le brouilleur Barage. On ne sait que peu de choses de ce discret programme mené par la DGA, hormis qu’il est destiné à équiper les véhicules Scorpion d’un nouveau système de protection électronique contre les IED. Basé que le système Eclipse de Thales, déjà en service dans d’autres pays, le brouilleur Barage couvre toute la gamme de fréquences (20 à 2500 MHz) tout en restant compatible avec les communications amies, dont les radios tactiques, GPS militaires et communications par satellites en bande X. Selon Thales, trois modes sont disponibles : hybride, réactif et actif duel pour optimiser l’efficacité du brouillage. Le système a passé avec succès les essais de qualification de la DGA en 2016.

[En bonus] SAMP/T NG :  Oui, nous savons parfaitement que, dans l’armée française, le système de défense antiaérienne SAMP/T Mamba n’est pas opéré par les Terriens mais par l’armée de l’Air. Nous ferons une exception pour cette fois. Lancé cette année, le développement du SAMP/T NG projette l’intégration du missile Aster 30 B1 NT (Block 1 Nouvelle Technologie) et du successeur du radar multifonction Arabel aux sections SAMP/T de l’armée de l’Air. Si MBDA s’est naturellement imposé pour le développement du standard B1NT, le segment conduite de tir devrait en théorie reposer sur le radar AESA GF 300 (Ground Fire 300) conçu par Thales. Les autorisations d’engagement ouvertes en 2020 pour ce programme s’élèveront à 343M€ afin de couvrir « le développement de la conduite de tir du système SAMP/T NG ». Les livraisons du premier missile Aster 30 B1NT sur les 118 de la cible globale et de la première section rénovée ont par ailleurs été décalées de 2024 à 2027 « en cohérence avec les travaux d’ajustement de la programmation militaire ».