Le chef présumé du programme militaire nucléaire iranien a été assassiné

Le chef présumé du programme militaire nucléaire iranien a été assassiné

 

Thales va fournir à la Royal Navy et à la Marine nationale le premier système mondial autonome de lutte anti-mines entièrement intégré

Thales va fournir à la Royal Navy et à la Marine nationale le premier système mondial autonome de lutte anti-mines entièrement intégré


Après la première phase du programme, au cours de laquelle deux démonstrateurs ont apporté la preuve de leurs performances opérationnelles en mer, la France et le Royaume-Uni ont marqué le 10e anniversaire des traités de Lancaster House en signant le contrat conjoint de lancement par Thales de la phase de production du programme MMCM, soit huit systèmes autonomes de déminage (quatre pour la France et quatre pour le Royaume-Uni).

La menace que constituent les mines et les engins explosifs improvisés est présente dans tous les conflits qui impliquent les forces navales, obligeant les pays à renforcer la protection de leur domaine maritime afin de préserver leurs ressources et la liberté de navigation des navires civils. Dans le même temps, il demeure essentiel de limiter l’exposition des personnels au danger que représentent les mines. Avec 50 ans d’expertise au service des marines du monde entier, Thales développe des technologies qui assurent la transition entre les solutions conventionnelles telles que les chasseurs de mines, et celles qui s’appuient désormais sur les drones. Première étape du renouvellement du concept opérationnel de lutte contre les mines en France et au Royaume-Uni, le programme MMCM vise à remplacer les chasseurs de mines traditionnels par des drones.

Il s’agit d’un véritable saut capacitaire, en termes de performances et de productivité, qui permet en outre de sécuriser la vie des forces armées. Il conforte le positionnement de la Marine nationale française et de la Royal Navy en tant que leaders mondiaux de la guerre des mines et des drones navals.

Les sous-systèmes développés pour le programme par Thales et ses partenaires incluent des drones de surface (USV) pour transporter et connecter les solutions, et un sonar de toute dernière génération (SAMDIS) offrant une capacité multi-vues en une seule passe (Single Path Multi View) pour la détection et la classification des menaces. Le sonar SAMDIS peut s’intégrer dans des drones sous-marins autonomes ou un sonar remorqué à ouverture synthétique (TSAM) piloté depuis le drone. Le drone peut aussi être équipé d’un robot télé-opéré (ROV) pour neutraliser les menaces. L’ensemble du système est supervisé à distance depuis un centre opérationnel mobile, capable de piloter simultanément jusqu’à trois systèmes en mer.

MMCM est un système éprouvé, le seul à offrir des technologies de pointe, comme la capacité d’autonomie, qui améliorent la performance et la productivité. En combinant une expérience utilisateur sans équivalent, basée sur l’échange en temps réel de big data, et une intelligence artificielle augmentée (IA²) extrêmement fiable, il donne au client une plus grande confiance pour la validation des opérations et renforce la sécurité des intérêts nationaux. Grâce à leur architecture ouverte, ces nouvelles technologies s’intègrent facilement dans le système global et peuvent s’enrichir de nouvelles capacités opérationnelles de façon planifiée tout au long de la vie du système.

Après le succès de la première configuration du système complet, effectuée dans des conditions opérationnelles réelles, Thales s’est engagé à livrer les premiers systèmes opérationnels d’ici 2022 aux forces navales françaises et britanniques. Ce programme est une illustration de la coopération exemplaire mise en place entre les deux États et les équipes industrielles. Il conforte l’expertise exceptionnelle de Thales et sa position de leader mondial dans le domaine de la lutte conventionnelle contre les mines, avec plus de 300 systèmes équipant plus de la moitié des navires anti-mines du monde.

« Thales est extrêmement reconnaissant à la France et au Royaume-Uni d’avoir confié aux équipes Thales françaises et britanniques une transition technologique d’une telle importance. Lors des essais en mer, les systèmes MMCM et leurs équipements ont couvert à ce jour l’équivalent de 30 000 terrains de football, parfois par une mer extrêmement agitée. Pour les forces navales, c’est indéniablement un changement radical en termes de moyens dont elles disposeront pour lutter à l’avenir contre des menaces telles que les mines et les engins explosifs improvisés. » Alexis Morel, Vice-président des activités sous-marines, Thales.

 

Transcaucasie: après le cessez-le-feu du 5 novembre…

Transcaucasie: après le cessez-le-feu du 5 novembre…

 

par Robert Steuckers* – Strategika – publié le 27 novembre 2020

https://strategika.fr/2020/11/27/transcaucasie-apres-le-cessez-le-feu-du-5-novembre/

*Robert Steuckers, né en 1956 à Uccle, est diplômé de l’Institut Maria Haps, lié à l’Université de Louvain, où il a obtenu le Master en langues anglaise et allemande. Il a dirigé un bureau de traduction à Bruxelles pendant vingt ans avant de se consacrer à diverses tâches d’enseignement des langues. Il avait créé le think tank “Synergies européennes” en 1994, qui a organisé des universités d’été en France, en Italie et en Allemagne. Il gère, avec d’autres, le site Euro-Synergies qui affiche près de 17.000 articles de fonds, consultables par tous. Il dispose également d’un compte Twitter Robert Steuckers (@RobertSteuckers) | Twitter alimenté chaque jour. Robert Steuckers est l’auteur de plusieurs livres et essais, notamment la trilogie Europa, véritable somme sur l’identité et l’histoire des peuples européens ainsi que La révolution conservatrice allemande et Sur et autour de Carl Schmitt.

Propos recueillis par Zaur Medhiyev

L’Arménie a signé un accord de cessez-le-feu, prévoyant le retrait de ses forces d’occupation hors des territoires azerbaïdjanais. Le problème est que l’Arménie a dû franchir ce pas après une défaite militaire. Du point de vue du droit international, quelles pourraient être les responsabilités de la partie perdante d’une guerre ?

Les responsabilités d’un désastre, comme une défaite militaire, ne peuvent être réglées qu’entre les vaincus eux-mêmes. Trancher quant à ces responsabilités est désormais un problème intérieur arménien. Les Arméniens doivent exiger des comptes au gouvernement Pachinian et aux réseaux qui l’ont amené au pouvoir et qui l’ont soutenu. L’hebdomadaire français « Le Courrier International » vient d’évoquer cette semaine une thèse aujourd’hui répandue dans la presse russe et dans l’opposition arménienne à Pachinian. La révolution de couleur, qui a amené celui-ci au pouvoir en 2018, aurait été soutenue en secret par les services secrets britanniques qui poursuivent la vieille politique de semer la zizanie en Transcaucasie. D’un point de vue européen, russe et transcaucasien, ce type d’immixtion bellogène est inacceptable. Il faut plaider pour la nécessité d’une Transcaucasie pacifiée sinon le statu quo ante aurait été préférable. On voit ce que donnent les immixtions occidentales dans les Balkans : le chaos ! Le principe énoncé pendant l’entre-deux-guerres par Carl Schmitt demeure valable, demeure un axiome indépassable de toute pensée politique réaliste : pas d’immixtion de puissances extérieures à un espace donné dans ce même espace (Interventionsverbot für raumfremde Mächte).

En quittant les territoires occupés, les Arméniens détruisent tout ce qu’ils peuvent détruire. Ils brûlent les forêts, détruisent des bâtiments, détruisent des espèces rares de plantes et d’animaux. L’Azerbaïdjan doit-il inclure ces actions dans la liste des crimes commis par les Arméniens, dans le but d’exiger des compensations financières à l’Arménie ?

Les Arméniens pratiquent là une vieille stratégie russe, celle de la terre brûlée, appliquée devant les armées de Napoléon et Hitler. Le système des indemnités est pervers comme l’ont montré les clauses aberrantes du Traité de Versailles de 1919. L’Allemagne s’est radicalisée suite à des crises financières de grande ampleur, accentuée par l’obligation de payer des dettes de guerre à la France, qui en vivait sans ressentir la nécessité de se moderniser. Certes, l’Arménie n’a pas le poids de l’Allemagne, même vaincue, mais des exigences trop importantes susciteraient une solidarité quasi spontanée pour l’Arménie dans le monde orthodoxe, surtout en Russie où le poids du Patriarche de Moscou n’est pas négligeable, ce qui aurait pour résultat d’isoler l’Azerbaïdjan, en dépit de la solidarité turque sur laquelle il pourrait compter mais seulement si la Turquie d’Erdogan parvient à court terme à surmonter sa crise financière. Ensuite l’Iran, en dépit du fait qu’il partage avec l’Azerbaïdjan la foi islamique chiite, montre des velléités pro-arméniennes par méfiance à l’endroit de la Turquie sunnite et par crainte de voir les mercenaires djihadistes demeurer à proximité de ses frontières pour éventuellement s’infiltrer dans le Nord de l’Iran et y commettre des sabotages pour le compte des Etats-Unis.

Les autorités de l’Azerbaïdjan ont annoncé qu’elles exigeraient 50 milliards de dollars à l’Arménie pour les dégâts causés. Mais nous savons pertinemment bien que l’Arménie ne dispose pas de cette somme, et ne dispose même pas du dixième de celle-ci. Comment, à votre avis, le droit international règle-t-il le recouvrement de compensations pour un pays qui n’en a pas les moyens ?

Dans de tels cas, il n’y a pas de solution. Les beaux principes juridiques s’évanouissent comme neige au soleil devant les réalités. A l’impossible nul n’est tenu. L’Azerbaïdjan a récupéré des terres, ce qui vaut plus, in fine, que la somme de 50 milliards de dollars, chiffre abstrait. Qui plus est, la Russie n’accepterait pas qu’une querelle sans fin pour les compensations envenime la situation en Transcaucasie. Autre possibilité, l’Arménie, comme la Serbie dans les Balkans, pourrait tabler sur une aide chinoise, la politique de Pékin étant d’assurer, par tous moyens pacifiques, la fluidité des communications terrestres en Eurasie.

Comme tout un chacun le sait, la signature de l’accord de cessez-le-feu, qui camoufle la reddition de l’Arménie, a été rendue possible par la participation directe de Moscou. Si l’Arménie, en rejetant le gouvernement de Pachinian, amène au pouvoir des extrémistes et reprend les hostilités, comment réagira le pouvoir russe ? Les suspicions, à mon avis, ne tombent pas du ciel : il suffit de voir quel état d’esprit prévaut aujourd’hui à Erivan…

C’est le pouvoir de Pachinian qui a rendu la guerre possible, aussi parce qu’il a démantelé partiellement les forces armées arméniennes et desserré les liens militaires qui existaient avec la Russie, suscitant la méfiance de celle-ci. Cette méfiance serait justifiée si l’hypothèse, avancée dans « Le Courrier international » s’avérait exacte. Rappelons-les grandes lignes de cette hypothèse : Richard Moore, chef du MI6 britannique, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Turquie, ami d’Erdogan, également ami d’Armen Sarkissian qui est arménien mais sujet britannique, aurait orchestré la déstabilisation de la Transcaucasie. L’indice le plus patent qui tend à soutenir cette hypothèse est le fait que Londres, dans le cadre de l’ONU, s’est opposé au cessez-le-feu décidé le 5 novembre dernier. Précédemment, Londres a financé bon nombre d’ONG en Arménie, qui ont soutenu les initiatives de Pachinian. La stratégie, mise au point par les Britanniques sous les auspices de Richard Moore, vise à utiliser la Turquie et le nouveau pouvoir arménien, issu de la révolution de couleur de 2018, pour créer un foyer de turbulences en Transcaucasie. Les racines historiques de cette volonté de créer le chaos sont anciennes. Elles datent de 1805, année où le Karabakh est entré dans la sphère d’influence russe. A Moscou, on connait ce type de stratégies et c’est la raison qui explique que les troupes russes sont présentes aujourd’hui dans cette région revendiquée par l’Arménie. Les Russes avaient perdu leur confiance dans les Arméniens parce que le gouvernement Pachinian, appuyé en secret par les Britanniques, lorgnait vers l’OTAN, comme son voisin géorgien. Moscou se méfie donc d’une Arménie et d’une Géorgie, agitées par un tropisme occidentaliste, se méfie aussi de l’Azerbaïdjan pour sa participation au système de défense GUAM et pour son alliance avec la Turquie, membre de l’OTAN. Moscou et Téhéran voient aussi d’un très mauvais œil la présence de mercenaires djihadistes qui, finalement, travaillent toujours pour l’Occident américanisé.

Le Président de l’Azerbaïdjan a d’ores et déjà déclaré, pendant les négociations et après le retrait des forces arméniennes, la question du statu quo ne sera pas discutée. Le Karabakh n’aura aucun statut d’autonomie. Qui plus est, cette déclaration n’a pas été contestée par les Russes. Uti possidetis ?

Le Karabakh est désormais de jure azerbaïdjanais et son statut dépend donc de Bakou. Cependant il est autonome de facto (et non de jure) parce que les troupes russes et sont stationnées et protègent le monastère de Dadivank, exigence de l’orthodoxie russe qui approuve le pouvoir de Poutine. Moscou n’a pas contesté le rejet de toute autonomie du Karabakh car Poutine et Lavrov entendaient bien l’occuper et le protéger.

Une dernière question : on soupçonne les Arméniens de vouloir organiser des provocations contre les forces russes de la paix afin que celles-ci ripostent. Tout cela consiste, très logiquement, à vouloir ramener l’Arménie dans le giron de l’OTAN. Existe-t-il des mécanismes pour empêcher les provocations contre les forces russes de pacification ?

Dans une Transcaucasie que l’Occident britannique et américain veut en état de déstabilisation permanente, toutes les provocations sont désormais possibles. Cela fait partie des aléas lorsqu’une puissance étrangère à un espace intervient dans ce même espace. Les forces russes sont exposées à ce danger comme elles l’ont été en Afghanistan et comme elles le sont en Syrie depuis quelques années. Le scénario de provocations répétées est plausible. L’implosion totale de la Transcaucasie est le but final des puissances qui entendent saboter les nouvelles grandes voies de communication terrestres en Eurasie, notamment celle qui traversera le territoire de l’Azerbaïdjan et reliera la Russie à l’Océan Indien, vieille hantise de l’Empire britannique depuis la fin du 18ème siècle. Non, il n’existe pas de mécanismes pour éviter ce type de provocations : nous sommes face à des réalités concrètes, à des clivages nationaux et religieux résilients, réalités et clivages qui ne sont en rien des « mécanismes » mais des forces organiques. Une force organique ne se laisse jamais brider par des « mécanismes ».

La réparation du sous-marin « La Perle » fait courir un « risque calendaire » pour le programme Barracuda

La réparation du sous-marin « La Perle » fait courir un « risque calendaire » pour le programme Barracuda

http://www.opex360.com/2020/11/25/la-reparation-du-sous-marin-la-perle-fait-courir-un-risque-calendaire-pour-le-programme-barracuda/

SCORPION : le GRIFFON (EPC) poste de commandement est qualifié

SCORPION : le GRIFFON (EPC) poste de commandement est qualifié



Le 13 novembre 2020, la Direction générale de l’armement (DGA) a qualifié la variante engin poste de commandement (EPC) du véhicule GRIFFON. Les premiers exemplaires sont en parallèle soumis à l’acceptation du service qualité de la DGA sur le site de Roanne.

Les trois premiers GRIFFON EPC ont d’ailleurs été livrés à la Section technique de l’armée de Terre (STAT) afin qu’elle poursuive l’évaluation opérationnelle de cet équipement en vue de son affectation rapide dans les régiments. Le GME (groupement momentané d’entreprises) EBMR (Engins Blindés Multi-Rôles) regroupant Nexter, Arquus et Thales est pleinement mobilisé sur la production des 20 premiers GRIFFON EPC de série à présenter aux opérations de vérification d’ici la fin de l’année 2020. A terme, le programme SCORPION prévoit l’acquisition de 333 engins de cette variante dont la moitié sera livrée à l’horizon 2025. Pour rappel, le programme SCORPION a pour but de moderniser les capacités de combat de l’armée de Terre et notamment d’améliorer le commandement grâce à de nouveaux moyens d’information.

Le GRIFFON EPC peut accueillir un pilote et un tireur à l’avant, et cinq soldats à l’arrière du véhicule. D’un point de vue extérieur, la silhouette de l’EPC ne se distingue pas de la variante VTT Félin (véhicule transport de troupes). Seul l’armement change, avec l’intégration sur le toit d’un tourelleau téléopéré de nouvelle génération T2 armé d’un calibre 7,62mm. A l’intérieur, en revanche, le GRIFFON EPC est entièrement aménagé pour recevoir un poste de commandement : des moyens de communication, des écrans de grande dimension, un tableau et une imprimante. Cette variante est conçue pour accueillir des équipements électroniques de dernière génération permettant de mener un combat collaboratif : la vétronique commune aux plateformes SCORPION, la radio interarmées CONTACT, le système d’information du combat SCORPION (SICS), le système optronique ANTARES offrant à l’équipage une vision de l’environnement à 360°, ainsi qu’un détecteur de départ de tirs (ou SLA, pour Système de localisation acoustique). De plus, la climatisation s’adapte à tous les environnements pour garantir le confort de l’équipage et le bon fonctionnement de l’électronique embarquée.

Grâce à son niveau de protection et sa mobilité, la variante EPC du GRIFFON permet de déployer sans préavis un poste de commandement au coeur des opérations. Le commandement de la force peut ainsi conduire un engagement ou suivre le déroulement d’une action de niveau régiment ou brigade. L’arrivée du GRIFFON EPC est complémentaire du GRIFFON VTT Félin, en vue de la projection d’un groupement tactique interarmes (GTIA) sur un théâtre d’opérations étranger d’ici 2021.

Stéphane Mayer se réjouit, au nom du GME formé par les trois sociétés Arquus, Thales et Nexter (dont il est P.-D.G), du franchissement dans les temps de ce nouveau jalon : « cette qualification marque une nouvelle étape au service de la modernisation des équipements de l’armée de Terre ».