La Garde nationale a signé 568 partenariats dont 393 avec des entreprises

La Garde nationale a signé 568 partenariats dont 393 avec des entreprises

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – 17 décembre 2018

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/12/17/la-garde-nationale-a-signe-568-partenariats-19879.html

 

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La Garde nationale, créée en 2016 et dont la secrétaire générale est Anne Fougerat (photo ci-dessus. Crédit: GN), un général de gendarmerie, a signé des conventions avec 568 partenaires dont 393 entreprises (69%) et 174 administrations publiques 31%).

Parmi les entreprises, on compte :
– 92 très petites entreprises (TPE), soit moins de 10 salariés ou un bilan inférieur à 10 millions d’euros
– 160 petites et moyennes entreprises (PME), soit moins de 250 salariés ou un chiffre d’affaire inférieur à 50 millions d’euros
– 62 entreprises de taille intermédiaire (ETI), soit entre 250 et 4999 salariés ou un chiffre d’affaire entre 50 millions et 1,5 milliards d’euros
– 52 grandes entreprises (GE), soit plus de 5000 salariés ou un chiffre d’affaire de plus d’1,5 milliards d’euros
– 19 associations.

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Ces entreprises accordent en moyenne 19 jours aux réservistes par an. Au niveau du maintien du salaire :
– 154 maintiennent le salaire
– 151 maintiennent partiellement le salaire
– 86 ne maintiennent pas le salaire.

 

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Elles accordent en moyenne 18 jours aux réservistes par an. Au niveau du maintien du salaire :
– 156 maintiennent le salaire
– 3 maintiennent partiellement le salaire
– 4 ne maintiennent pas le salaire.

Le Service de santé des armées aura recours à plus de réservistes et de contractuels pour tenir son contrat opérationnel

Le Service de santé des armées aura recours à plus de réservistes et de contractuels pour tenir son contrat opérationnel

http://www.opex360.com/2018/12/09/le-service-de-sante-des-armees-aura-recours-a-plus-de-reservistes-et-de-contractuels-pour-tenir-son-contrat-operationnel/

 

Au cours de la Loi de programmation militaire [LPM] 2014-19 qui s’achève, le Service de santé des armées [SSA] aura vu fondre ses effectifs de 8% alors même qu’il a été confronté à une activité intense, liée à la remontée en puissance de la Force opérationnelle terrestre [FOT] et au niveau élevé de l’engagement des forces sur les théâtres extérieurs.

Le modèle du plan « SSA 2020 » est d’autant plus sous tension que le recrutement a du mal à suivre. « Le plafond d’emplois autorisés du SSA est passé de 16.529 effectifs en 2014 à 15.626 en 2018 [dont environ 5.000 civils, ndlr]. L’effectif moyen réalisé en cours d’année est inférieur de 600 unités au plafond d’emploi », ont relevé les sénateurs Jean-Marie Bockel et Christine Prunaud, co-rapporteurs pour avis sur le projet de loi de finances pour 2019 « Défense : Préparation et emploi des forces » [.pdf].

Actuellement, le SSA compte 700 médecins des forces : un niveau largement insuffisant puisqu’il lui en manque une centaine. Aussi, ce sont donc souvent les mêmes qui sont envoyés en opération extérieure. « Les personnels projetés effectuent 200 % du contrat opérationnel » du service, rappellent les deux sénateurs. Et cela ne peut avoir que des conséquences sur la fidélisation, d’autant plus que, et c’est une autre difficulté, certaines spécialités sont plus affectées que d’autres.

« Alors que les déficits de personnels sont déjà criants dans certaines spécialités telles que les chirurgiens orthopédistes, les dentistes, les infirmiers en soins spécialisés de bloc opératoire diplômés d’État et les masseurs kinésithérapeutes, la surprojection des mêmes personnels finit par les pousser à quitter le service. Leur fidélisation est un défi difficile à relever dans de telles conditions, et alors que la concurrence de la fonction publique hospitalière sur certaines spécialités est réelle. À ceci s’ajoute la longueur des formations pour nombre des métiers de la santé, générant des effets retardés sur les viviers », lit-on dans le rapport de M. Bockel et de Mme Prunaud.

Pour remédier à ces déficits dans ces spécialités, le SSA a recours de plus au plus à des contractuels. « Ces facteurs incitent à la civilianisation progressive des postes sans contrainte opérationnelle directe et au recours croissant aux praticiens contractuels », avance le rapport.

En 2016, les officiers contractuels représentaient 7% des effectifs des praticiens. Il est prévu de doubler cette part, avec une « cible établie à 16% d’ici 2021 », est-il indiqué dans le document.

Quant aux besoins liés aux engagements du SSA sur les théâtre extérieur (par exemple, 200 de ses personnels sont engagés au Sahel, au titre de l’opération Barkhane), le recours aux réservistes s’impose. Ce qui fait que, actuellement, 20% du contrat opérationnel du service est assuré par ces derniers, contre 10% l’an passé.

« À ce jour 2 900 réservistes participent aux missions du SSA, 50 % d’entre eux sont appelés à partir à la retraite à court terme. La directrice du SSA travaille activement à l’augmentation de leur nombre pour atteindre l’objectif de 3.500 réservistes », affirment les deux rapporteurs.

La LPM 2019-25 prévoit de stabiliser les effectifs du SSA jusqu’en 2023, avant de les augmenter « modérement » par la suite. « Cette nouvelle trajectoire positive se traduira par la mise en oeuvre du nouveau modèle hospitalier militaire, la poursuite de la remontée en puissance de la médecine des forces et la préparation de l’avenir avec la mise en formation de 15 élèves praticiens et 10 élèves infirmiers supplémentaires pour 2019 », fait valoir le rapport.

Toutefois, les sénateurs Bockel et Prunaud restent prudents car la situation du SSA restera fragile, avec trois points d’attention particuliers. « La féminisation du corps médical pose certains défis », estiment-ils. En outre, « le fonctionnement quotidien des centres médicaux des armées est également marqué par un accroissement des besoins en expertise médicale d’aptitude et une intensification des activités de soutien des activités à risque, du fait de l’augmentation de la force opérationnelle terrestre et du plan Réserve 2019 », ajoutent-ils. Enfin, « l’attractivité du secteur civil, particulièrement forte pour certaines spécialités hospitalières (radiologie, anesthésie-réanimation et chirurgie), favorise de nombreux départs de l’institution. »

Vers “l’égalité” entre réservistes et militaires d’active

Vers “l’égalité” entre réservistes et militaires d’active

Reuters

PARIS (Reuters) – La ministre des Armées s’est engagée samedi, à l’occasion du 2e anniversaire de la Garde nationale, à favoriser un régime d’égalité entre les militaires d’active et les réservistes qui, au nombre de quelque 75.000 aujourd’hui, apportent un appui de taille aux forces de sécurité en France.

Créée le 13 octobre 2016 pour renforcer la sécurité du territoire à la suite des attentats de 2015, la Garde nationale compte plus de 37.000 membres sous la houlette du ministère des Armées et un nombre équivalent dépendant du ministère de l’Intérieur.

Anciens militaires, salariés, fonctionnaires, étudiants… ils sont 7.000 engagés quotidiennement. L’objectif est de porter leur nombre à 85.000 fin 2018, dont 40.000 relevant du ministère des Armées avec la mobilisation de 9.250 volontaires par jour.

La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit un budget annuel en hausse pour la réserve, avec 200 millions d’euros par an (dont 153 millions d’euros pour la masse salariale hors cotisations sociales).

Elle introduit des mesures pour renforcer l’attractivité de cet “engagement au service de la Nation” (amélioration de la couverture sociale, augmentation du seuil de la durée d’activité de 30 à 60 jours, etc.) qui s’ajoutent aux primes décidées en 2017, comme l’allocation d’étude mensuelle de 100 euros par mois et la participation au financement du permis de conduire à hauteur de 1.000 euros pour les étudiants.

Nous devons aider la réserve, la pousser aussi loin que possible, la rendre toujours plus attractive, et chercher aussi à aider nos réservistes“, a déclaré Florence Parly lors des Assises de la Garde nationale, à Paris.

Un rouage du SNU ?

Le principe est simple: entre les réservistes et les militaires d’active, il faut aller vers l’égalité”, a souligné la ministre des Armées. “L’égalité dans le traitement, l’égalité dans les équipements, l’égalité dans la considération.

Non seulement nous devons vous donner les moyens de servir mais nous devons vous donner aussi les moyens et l’envie de rester“, a-t-elle dit.

La ministre a de nouveau lancé un appel aux entreprises, qui sont plus de 500 à avoir signé une convention avec le ministère des Armées, en les qualifiant d'”alliés précieux” pour la montée en puissance et la pérennité de la réserve opérationnelle.

Depuis février 2017, les entreprises qui mettent à disposition des salariés réservistes bénéficient d’une réduction d’impôts au titre du mécénat ou des dons en faveur d’œuvres et organismes.

Florence Parly et le secrétaire d’Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq, ont déclaré samedi que la Garde nationale serait un rouage de la mise en oeuvre du Service national universel (SNU) qui, selon certains médias, bénéficiera d’un secrétariat d’Etat dédié dans le prochain gouvernement d’Edouard Philippe.

La Garde nationale pourra être amenée à jouer un rôle dans ce dispositif d’envergure“, a précisé Geneviève Darrieussecq en clôturant les Assises.

Les ponts sont en effet évidents, et nous définirons ensemble comment la richesse des femmes et des hommes de la Garde nationale pourra se mettre au service de ce projet de société“, a dit Florence Parly.

La Journée Nationale du Réserviste 2018

La Journée Nationale du Réserviste 2018

La campagne JNR 2018 aura lieu officiellement du 13 octobre au 30 Novembre 2018 

Les vacances scolaires pendant cette période sont fixées du 21 octobre au 05 novembre 2018.

L’ADORAC du Gard sous l’autorité du Chef de la Délégation Militaire du Gard, interviendra comme les autres années, dans les lycées du Gard et l’Université de Nîmes.

Le thème de la JNR sera “Les réservistes au service de la France”.

S’inscrivant dans la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, ce thème a pour but de conserver le lien mémoriel entre l’engagement d’hier et le dévouement d’aujourd’hui. La mobilisation de la réserve en 1918 et son engagement ont valeur d’exemple comme le font en 2018 les jeunes français et françaises engagés au sein de la garde nationale pour participer à la défense et à la sécurité de la Nation.

A cette occasion, le 13 octobre 2018, des assises de la garde nationale seront organisées à l’École militaire. Elles réuniront des réservistes opérationnels des armées et formations rattachées relevant du ministère des Armées, des réservistes opérationnels de la gendarmerie nationale et des réservistes civils de la police nationale relevant du ministère de l’Intérieur ainsi que des réservistes citoyens de défense et de sécurité de la France entière. De nombreuses autorités civiles et militaires seront également présentes.

Pour la première année, des places seront ouvertes au grand public. Pour ces derniers, l’inscription se fera sur internet.

Vidéos :

1/ Ma vie de réserviste , 4 témoignages sur la réserve militaire

 

2/ La réserve en 41 secondes

 

3/ Une nouvelle réserve pour de nouvelles menaces :

 

4/ Témoignages de réservistes :

 

Flyers / dépliants :

Dépliant Garde nationale, les deux piliers

Dépliant sur la Réserve de Cyberdéfense