Destinés aux soldats de l’armée de Terre, les nouveaux casques F3 seront livrés en 2020, annonce le SCA

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Celtic Uprise 2019: Première prise de température côté français

Celtic Uprise 2019: Première prise de température côté français

 

Premier grand rendez-vous de l’ère CaMo, l’exercice franco-belge Celtic Uprise 2019 est entré hier dans sa phase principale. D’ici au 24 septembre, les 759 militaires engagés – dont 213 soldats français – viseront un double objectif: entraîner un groupement tactique interarmes (GTIA) aux opérations de stabilisation et implémenter la doctrine française comme référence pour les deux forces terrestres. Quelques heures avant le départ des sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA), nous avons pu brièvement prendre la température auprès du commandant du détachement français, le chef de bataillon Stéphane du 152e régiment d’infanterie (152e RI) de Colmar.

 

FOB: Que représente un exercice tel que Celtic Uprise pour le 152e RI  ?

Cdb Stéphane: Pour nous c’est en premier lieu l’occasion de s’entraîner. Que ce soit en binational ou en national, une occasion de déployer nos moyens et de participer à un exercice est toujours bonne à prendre pour entraîner la troupe. Après, cet exercice a quand même un aspect particulier parce que c’est le premier du partenariat franco-belge, même si nous avons déjà l’habitude de travailler avec les militaires belges. Rappelons que la 7e brigade blindée est déjà liée depuis longtemps à la Brigade motorisée belge. Mon régiment est jumelé au bataillon Carabiniers Prince Baudoin-Grenadiers [1C/1Gr] avec lequel nous travaillons régulièrement. En cela, ce n’est pas une nouveauté. Ce qui est nouveau par contre, c’est de placer un sous-groupement tactique interarmes français, donc l’équivalent d’une compagnie, sous le commandement d’un groupement tactique interarmes belge. Il s’agira de voir comment cette nouvelle configuration va évoluer au cours de l’exercice et de déterminer tous les petits problèmes techniques qu’il restera à résoudre ensuite. 

 

FOB: À quel niveau se situent ces éventuels problèmes techniques ?

CDB Stéphane: Les deux armées ont des moyens de communication différents pour le moment. Il faudra réussir à les faire parler entre eux. À terme, le projet CaMo permettra à l’armée belge de s’équiper avec des moyens identiques à ceux que nous utiliserons d’ici peu. Les obstacles que nous pourrions rencontrer sont forcément liés aux moyens actuels, ce sera résolu naturellement par les acquisitions comprises dans le partenariat stratégique.

 

FOB: Depuis quand préparez-vous cet exercice et selon quelles modalités ?

Cdb Stéphane: Je travaille personnellement dessus depuis le mois d’avril, pour les premières réunions. Ces rencontres préparatoires ont permis de définir le volume de troupes et les moyens engagés. Ensuite, cela reste un exercice « classique » dans son ampleur. Nous avons tout à fait l’habitude de déployer un SGTIA, tous nos exercices sont basés sur ce type de formation.

 

FOB: L’une des finalités serait d’établir un langage opérationnel commun entre unités belges et françaises. Avec la nécessité, côté français, de renforcer l’apprentissage de l’anglais, par exemple ?

Cdb Stéphane: C’est effectivement le cas. La pratique de l’anglais est devenue un passage quasiment obligatoire au sein des Armées, au moins pour les niveaux hiérarchiques de commandant d’unité ou de chef de section parce que nous travaillons de plus en plus au niveau international. Il faudra de toute façon que nos officiers et nos chefs de section parlent de mieux en mieux l’anglais. J’ai constaté que c’était plus développé du côté belge que ça ne l’est chez nous, et à des niveaux hiérarchiques inférieurs aux nôtres. Si en France tous les officiers parlent à peu près anglais, en Belgique vous faites même vos exercices 100% belges entièrement en anglais. Ce qui est une excellente idée, cela permet d’accélérer l’apprentissage et la maîtrise d’un langage opérationnelle.

 

FOB: Le scénario privilégié par Celtic Uprise est celui d’une mission de stabilisation en terrain civil, un type d’opération à laquelle les militaires français sont moins habitués que leurs camarades belges ? 

Cdb Stéphane: Nous sommes effectivement un peu moins habitués à ces opérations aujourd’hui. C’est quelque chose que nous avons beaucoup fait dans les années 1990 et le début des années 2000 avec l’ex-Yougoslavie, le Kosovo, le Liban. Nous y sommes toujours engagés, ce qui nous permet de conserver une certaine culture des opérations de stabilisation. Il est néanmoins vrai que, depuis 15 ans, l’armée française est surtout engagée sur des actions plus coercitives, un peu plus cinétiques. Les exercices que nous menons depuis lors ont donc intégré un côté un peu plus percutant. Nous espérons maintenant profiter d’un savoir-faire que les militaires Belges ont entretenu depuis plus longtemps que nous.

 

FOB: Hormis les difficultés techniques, le SGTIA français doit-il s’attendre à rencontrer d’autres obstacles ?

Cdb Stéphane: De ce que j’ai pu en voir jusqu’à présent dans la phase préparatoire, c’est à dire dans la diffusion des ordres et la manière de travailler en général, j’aurais tendance à dire que non. Parce que, finalement, même si nos doctrines ne sont pas encore totalement harmonisées, elles restent réellement très semblables, en dehors de quelques détails d’ordre pratique. Cet exercice va nous permettre de réaliser une sorte de constat initial et d’en tirer des conclusions en vue du prochain grand rendez-vous.

 

FOB: Vous évoquez la phase post-exercice, que se passera-t-il dès le 26 septembre et la fin de Celtic Uprise 2019 ?

Cdb Stéphane: Il va nous falloir produire un retour d’expérience sur l’exercice. Nous allons lister ce qui a fonctionné et n’a pas fonctionné. Notre objectif c’est d’ensuite faire remonter notre RETEX dans la chaîne hiérarchique, ce qui nous a évidemment été demandé. La suite ne concernera pas forcément le 152e RI. Nous avons été désigné pour cette édition inaugurale, le prochain exercice Celtic Uprise verra certainement la participation d’un autre régiment. Cela permettra de confronter les points de vue, d’ouvrir le champ des perceptions. Mais également parce que le « turn over » des unités françaises, en raison des opérations intérieures et extérieures, ne peut garantir que notre régiment sera disponible lorsque la prochaine éditions surviendra. Une mise à contribution qui n’empêchera pas notre régiment de garder un contact constant avec notre bataillon « jumeau ». Nous retrouverons d’ailleurs nos amis belges dès la fin du mois d’octobre au CENZUB, ce sera l’occasion pour une section du 1C/1Gr d’être à son tour intégrée au sein d’un SGTIA à nouveau formé par le 152e RI. 

« Fulgurance et actions dans la profondeur » sont au menu de l’exercice annuel de l’Aviation légère de l’armée de Terre

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144 futurs officiers sous contrat encadrement (OSC-E) ont rejoint Coëtquidan

144 futurs officiers sous contrat encadrement (OSC-E) ont rejoint Coëtquidan

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – Publié le 17 septembre 2019

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

La rentrée de certains des nouveaux élèves du 4e bataillon de Coëtquidan (le bataillon des stages courts où se forment les OSCE-Pilotes de l’Alat par exemple) s’est effectué, cette année, d’une manière un peu inédite (photo Armée de Terre).

Samedi dernier, la rentrée des 144 futurs officiers sous contrat encadrement (dont 13 femmes) a eu lieu à Paris. 

C’est dans la cour de l’Ecole militaire que les futurs OSC-E ont signé leur contrat d’engagement; la cérémonie était présidée par le général de corps d’armée Frédéric Hingray, directeur des ressources humaines de l’armée de Terre (DRHAT), et par le général Collet, le nouveau patron des Ecoles.

A l’issue de cette cérémonie, ils ont rejoint Guer (Morbihan) pour plus de 8 mois de formation au sein du 4e bataillon. Depuis lundi, ils sont en phase d’incorporation; prochaine étape: passage au Bois du Loup pour la formation terrain.

Cette filière permet à de jeunes diplômés des universités ou écoles civiles (85% ont un niveau Bac+5) de devenir officiers et ainsi de commander des soldats pour l’ensemble des domaines de l’armée de Terre (combat, logistique…). Les OSC-E représentent 7% des effectifs officiers de l’armée de Terre et 27,3% des lieutenanats et jeunes capitaines

A l’issue de leur formation initiale, ils seront affectés durant trois mois en régiment, avant de se diriger vers les écoles de spécialité. Cette formation complémentaire d’un an permettra au nouvel officier de se spécialiser dans l’un des huit domaines d’activités que propose l’armée de Terre: maintenance, systèmes d’information et de communication, logistique, génie, gestion administrative, aéronautique, renseignement ou combat. 140 des élèves qui viennent d’intégrer Coëtquidan rejoindront l’armée de Terre et 4 le Service des essences des armées.

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Les 144 nouveaux élèves sont âgés de 21 à 31 ans, la plupart sont célibataires. Ils viennent d’horizons professionnels variés: “attachés en cabinet préfectoral, interne des hôpitaux, logisticiens, enseignants”, précise-t-on aux Ecoles.

L’armée de Terre veut placer les robots « au coeur du groupe de combat »

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