La DGA a réceptionné les 92 Griffon prévus pour 2019

La DGA a réceptionné les 92 Griffon prévus pour 2019


Deux exemplaires de VBMR Griffon qu'utilise le 1er RCA de Canjuers pour sa mission de formation

Deux exemplaires de VBMR Griffon qu’utilise le 1er RCA de Canjuers pour sa mission de formation


Mission accomplie pour le GME Scorpion (Arquus-Nexter-Thales), qui est parvenu à livrer de justesse les 92 VBMR Griffon prévus pour 2019, confirmait ce matin la ministre des Armées Florence Parly.

 

« Les 92 véhicules blindés Griffon seront bien livrés en 2019 à l’armée de Terre. Comme prévu, » a-t-elle annoncé ce matin sur son compte Twitter, avant de remercier « ceux – notamment la DGA – qui ont permis de tenir ce calendrier (…) ».

Le dernier Griffon attendu a été réceptionné le 24 décembre par la Direction générale de l’armement (DGA), qui ajoute que « tous les véhicules auront été acheminés à Canjuers d’ici ce soir ». Comme détaillé il y a peu sur ce blog, le 1er régiment de chasseurs d’Afrique de Canjuers (Var) est en effet responsable de la perception unique et de la vérification en bon fonctionnement de la totalité des Griffon livrés à l’armée de Terre.

Ces annonces mettent un terme à l’éventualité d’un retard dans les livraisons, scénario ayant suscité quelques inquiétudes du côté des parlementaires lors des discussions relatives au projet de loi de finances 2020. Une incertitude face à laquelle la ministre des Armées aura maintenu une ligne claire oscillant entre vigilance et confiance. « Jusqu’à présent – je reste prudente –, il n’y a pas de raison particulière de douter de la capacité à obtenir les livraisons requises, » soulignait-elle en octobre face à la Commission défense de l’Assemblée nationale.

Nul besoin finalement de recourir au système de pénalités en usage dans les contrats passés avec les trois industriels concernés. Les mesures de vigilance mises en place par la DGA auront porté leurs fruits, l’effort supplémentaire consenti ayant permis d’assurer la montée en puissance de la production industrielle selon les jalons établis.

Nul impact également sur une mécanique Scorpion désormais entrée en phase d’implémentation au sein des forces. Le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Thierry Burkhard, avait lui aussi insisté sur l’importance de l’objectif fixé aux industriels. « Peu m’importe comment ils y parviendront. Il leur revient de les livrer car tout retard nous pénalise, » déclarait-il en octobre face à la Commission défense du Sénat. Message reçu cinq sur cinq.

Une fois ses instructeurs régimentaires certifiés, le 3e RIMa de Vannes (Morbihan) deviendra, en février prochain, le premier régiment opérationnel à percevoir un lot de Griffon. Un total de 128 nouveaux véhicules seront livrés en 2020 à l’armée de Terre. Selon le PLF 2020, les Armées commanderont par ailleurs 271 véhicules supplémentaires l’an prochain.

L’armée de Terre fait face aux difficultés des industriels pour doter ses régiments d’artillerie en obus de précision

L’armée de Terre fait face aux difficultés des industriels pour doter ses régiments d’artillerie en obus de précision

 

http://www.opex360.com/2019/12/22/larmee-de-terre-fait-face-aux-difficultes-des-industriels-pour-doter-ses-regiments-dartillerie-en-obus-de-precision/

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

Pour le transport ou le combat, les hélicoptères comme ceux qui sont entrés en collision lundi 25 novembre au soir, faisant 13 morts, ont un rôle central dans la stratégie militaire française.

 

Par Le Figaro –

Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération».
Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération». Benoit Tessier/REUTERS

Lundi soir, aux alentours de 19h40, deux hélicoptères de l’ALAT, l’Aviation légère de l’armée de terre française se percutaient, tuant les treize soldats embarqués à leurs bords. Les deux hélicoptères volaient manifestement avec un troisième engin, en formation serrée appelée «vol tactique», pour venir au secours d’un groupement commandos parachutistes (GCP) engagé avec des djihadistes.

Les hélicoptères jouent un «rôle stratégique majeur» au sein de l’armée française, comme le rappelle un rapport du Sénat de 2018. L’ALAT, s’est «avérée indispensable pour les forces spéciales, appuie le rapport, dans le cadre de l’opération Sabre [mission des forces spéciales au sein de l’opération Barkhane], et plus généralement en bande sahélo-saharienne (BSS), dans le cadre de l’opération Barkhane».

Depuis sa création en 1954, l’ALAT a évolué pour s’adapter aux formes de combats menés par l’armée française, et notamment à la contre-insurrection qu’elle a menée en Afghanistan et qu’elle mène aujourd’hui au Sahel. Pour Joseph Henrotin, chercheur spécialiste des questions de défense et rédacteur en chef de la revue Défense et Sécurité internationale, le rôle central accordé aux hélicoptères est dû à trois facteurs: sa rapidité, sa polyvalence et son affranchissement des dangers du sol.

Aller vite, loin, sans se soucier du terrain

Au Sahel, les 4500 hommes de Barkhane doivent couvrir une zone grande comme la moitié de l’Europe (environ 5 millions de km2). «L’hélicoptère permet une compression de l’espace, analyse ainsi Joseph Henrotin. Il permet d‘intervenir rapidement, et compense ainsi notre faible présence sur le terrain».

Par ailleurs, l’usage d’hélicoptères permet de s’affranchir des dangers du terrain. Voler, c’est éviter les routes et donc les embuscades et les IED (Improvised Explosive Device, engin explosif impovisé), ces mines artisanales utilisées par les djihadistes.

Ces avantages font que les aéronefs sont fortement utilisés: transport de troupes et de matériel, extraction de soldats, renseignement, appui-feu aux troupes aux sols, ou encore chasse aux ennemis. Au Sahel, 19 hélicoptères étaient déployés jusqu’à l’accident du 25 novembre, auxquels s’ajoutent les trois hélicoptères lourds Ch-47 Chinook britanniques, et deux hélicoptères de manœuvre danois .

Les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009

Commandant Brice, pilote de Tigre

Par conséquent, la mobilisation des régiments de l’ALAT est très importante. À titre d’exemple, «les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC [le régiment concerné par l’accident] sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009», explique le commandant Brice, pilote de Tigre, qui s’est lui-même rendu cinq fois au Mali et une fois en Afghanistan entre 2012 et 2016.

Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre.
Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre. PASCAL GUYOT/AFP

Le vol tactique, un savoir-faire français

Le vol tactique est une des formations qui permet à l’ALAT d’exploiter son avantage sa vélocité. Pour le commandant Brice, pilote de Tigre, est typique du savoir-faire de l’ALAT, «son intérêt est double, on se protège en volant bas et vite, on ménage un effet de surprise». Cette formation suppose de voler entre 5 et 15 mètres au-dessus du sol selon le pilote, à une vitesse qui peut atteindre les 250km à l’heure. Elle suppose aussi de voler en formation plus ou moins serrée en fonction de l’effet voulu.

Les pilotes de l’ALAT sont capables de voler à très basse altitude

De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches

Commandant Brice, pilote de Tigre

Les pilotes français sont parmi les seuls à savoir effectuer des vols tactiques de nuit, comme ce fut le cas lundi 25 novembre. Ce soir-là, les conditions sont particulièrement difficiles: l’obscurité est classée niveau 5 – le plus élevé sur l’échelle de mesure – une obscurité telle qu’il est quasiment impossible de la reproduire en France. «De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches», confie le commandant Brice, qui insiste cependant sur l’excellente formation des pilotes. «D’après des conversations que j’ai pu avoir avec des médecins de l’École de guerre, poursuit-il, lors d’un vol tactique de nuit, on arrive aux limites de ce que le cerveau humain peut intégrer comme informations simultanées».

Pour autant, les causes de la collision du 25 novembre ne sont pas encore connues. Devant la presse, le général Lecointre a insisté sur l’expertise des pilotes impliqués, en attendant l’analyse des boîtes noires des deux appareils.

Décès d’un caporal-chef du Groupe Militaire de Haute Montagne

Décès d’un caporal-chef du Groupe Militaire de Haute Montagne


L’armée de Terre a un besoin « impérieux » de sous-officiers qualifiés

L’armée de Terre a un besoin « impérieux » de sous-officiers qualifiés

http://www.opex360.com/2019/11/03/larmee-de-terre-a-un-besoin-imperieux-de-sous-officiers-qualifies/