L’armée de Terre veut placer les robots « au coeur du groupe de combat »

L’armée de Terre veut placer les robots « au cœur du groupe de combat »

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Retour d’expérience de l’emploi de la cynotechnie par l’armée de Terre française

Retour d’expérience de l’emploi de la cynotechnie par l’armée de Terre française

Par le Lieutenant-colonel Claire Debeaux – CDEC – publié le 04/08/2019

https://www.penseemiliterre.fr/retour-d-experience-de-l-emploi-de-la-cynotechnie-_114183_1013077.html

Les équipes cynotechniques constituent un complément capacitaire efficace dans les missions de combat débarqué, les actions de défense et de sécurité des installations militaires et en recherche de détection d’explosif, armement et munitions . Cette capacité opérationnelle poursuit son adaptation et son intégration pour accroître ses performances opérationnelles dans des environnements complexes où sa plus-value est avérée .

 

  • 1 . Évolution de l’emploi de la cynotechnie par l’armée de Terre

La capacité de recherche d’armement et de munitions des équipes cynotechniques a été découverte de manière empirique depuis les projections dans les Balkans et utilisée très tôt en appui des EOD[1]. Par le biais des opérations au Kosovo et en Afghanistan la cynotechnie est devenue une composante opérationnelle de l’infanterie.

1-1 L’emploi de la cynotechnie : des besoins croissants qui mènent au renforcement et à la réorganisation de cette capacité   

En Afghanistan, la lutte contre les IED impose très rapidement la mise en place d’une capacité cynotechnique de recherche d’explosifs au profit des GTIA, en appui des opérations[2], mais aussi dans le cadre du filtrage des véhicules à l’entrée des emprises françaises. Des chiens spécialisés dans la recherche d’explosifs sont utilisés en accompagnement des sections d’infanterie pour ratisser les bords de route en liaison avec le Génie ; en protection des Bases opérationnelles avancées (Forward operating base – FOB), le flux des vecteurs logistiques a nécessité la présence permanente d’un maître de chien spécialisé dans la détection des matières explosives.

L’ennemi, insurgé, trafiquant, constitue une cible adéquate pour les chiens spécialisés sur les missions de fouille. Comme il connaît leurs capacités et les craint, les équipes cynos sont ciblées en priorité par les snipers. Les chiens errants, nombreux, servent de sonnette et peuvent présenter un danger, notamment les chiens de type molosse entraînés pour le combat.

Par méconnaissance de leurs capacités, les équipes cynotechniques ont pu être sous-exploitées par les unités de contact, d’où la nécessité d’un entraînement commun et de connaissances réciproques, préalable indispensable lors de la MCP. Les équipes cyno, bien intégrées, ont, elles, très vite constitué une importante plus-value pour le moral des détachements appuyés.

1-2 Emploi des groupes cynophiles à SERVAL puis BARKHANE : la capacité ARDE confirme sa complémentarité avec les moyens du génie

Dédiée au groupe FOS (fouille opérationnelle spécialisée), la capacité cynotechnique engagée au Mali indifféremment avec celui-ci ou avec les sections de combat du Génie qualifiées FOC (fouille opérationnelle complémentaire) a apporté une réelle plus-value dans les opérations de fouille, même si, en raison des contraintes climatiques particulièrement éprouvantes, l’emploi des chiens peut être restreint[3], imposant un environnement climatisé (tente et véhicule – PVP) et un travail en binôme d’équipe cyno.

Des équipiers Appui à la recherche et à la détection d’explosifs (ARDE) sont intégrés lors des stages de formation fouille opérationnelle au Pôle interarmées de traitement du danger des munitions et explosifs (PIAM). Il s’avère alors indispensable que les divisions programment des exercices et des entraînements communs avec les équipes ARDE de l’armée de Terre.

1-3 Sur le Territoire national (TN) dans le cadre de la mission Sentinelle

Sur un plan tactique, le déploiement de chiens sur le TN s’avère particulièrement adapté : en permettant de varier les modes d’action et de les rendre plus difficilement prédictibles, il renforce l’effet dissuasif d’une patrouille face à des individus hostiles. L’appui cynotechnique permet une gradation de la menace et une alternative à l’ouverture du feu. Sur le plan de l’emploi, le déploiement de chiens d’intervention permet au 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre (BCAT) de s’entraîner dans son cœur de métier, tout en privilégiant la réversibilité.

Les équipes ARDE, sollicitées depuis longtemps pour contribuer à la sécurisation d’événements sur le territoire national, n’appellent aucune réticence des autorités civiles quant à leur emploi. La vigilance doit même s’imposer au regard des besoins importants formulés par ces autorités. La crainte d’une accoutumance, voire d’abus d’emploi de la part des autorités d’emploi qui mènerait les équipes cynotechniques militaires à devenir les supplétifs de leurs homologues des autres ministères, constitue une limite.

Les chiens ADNH[4], en revanche, utilisés pour faire du mordant ou de la percussion avec muselière, sont assimilés à une arme par destination. Leur utilisation doit, dans le cadre légal applicable pour ce type engagement notamment en matière d’emploi de la force et d’usage des armes, respecter les conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité. Si le MININT reste plutôt réticent à l’emploi de ces chiens sur le TN dans le cadre de Sentinelle, il est néanmoins vraisemblable que la connaissance mutuelle au niveau du département est déterminante[5].

Des chiens ADNH sont d’ailleurs déjà employés en appui de la mission Harpie (Guyane). Compte tenu de la spécificité du milieu, les sollicitations se sont multipliées et des besoins en protection et en préparation opérationnelle ont été identifiés118. Cette capacité a donné toute satisfaction dans ce milieu cloisonné au climat éprouvant.

Le maître-chien et le chien débarque du zodiac pour rejoindre la rive. Pendant une semaine les maîtres-chiens et leurs chiens de la zone terre sud-est (ZTSE) se sont rassemblés au Centre d’entraînement et d’instruction aux techniques aquatiques (CEITA) de Fréjus. Ce stage avait pour but de former et d’habituer les chiens à évoluer en milieu aquatique pour neutraliser une menace.

 

2 . Une capacité souple et réversible qui poursuit son adaptation LIBRES RÉFLEXIONS 

La capacité de discrimination des équipes cyno constitue un atout considérable[6]. L’appui cynotechnique se caractérise par l’aptitude de l’équipe à rechercher des individus à partir d’indices, des engins explosifs, participer à un point de contrôle, rechercher de l’armement, nettoyer une zone, appuyer le contrôle d’une foule, reconnaître, surveiller, éclairer. Ces modes d’actions sont particulièrement adaptés à un engagement type contrerébellion/contre-terrorisme, dans un contexte d’engagements où, mêlés à la population, terroristes et « combattants réguliers » se confondent.

L’appui cyno au contrôle de foule, aptitude qui a été employée au Kosovo et en RCA, constitue un savoir-faire entretenu au 132e BCAT dans le cadre des rotations au Centre d’entraînement en zone urbaine (CENZUB) et qui fait partie des prérequis avant projection. La réversibilité des équipes cyno constitue un point crucial : un maître-chien maîtrise plusieurs savoir-faire, ce qui octroie souplesse d’emploi, imprédictibilité et réactivité en fonction des situations (sécurisation/appui direct). L’aspect dissuasif du chien produit un effet psychologique significatif et contribue à l’effet tactique produit.

Le chien contribue directement à la résilience : il représente une présence sécurisante pour celui qui l’utilise et/ou pour l’environnement dans lequel il évolue, et cet aspect doit être pris en compte chaque fois qu’est envisagée l’utilisation de robots à la place de l’animal.

Le champ d’intervention du système d’arme homme-chien doit en revanche être exploité dans des modes d’action innovants en lien avec les évolutions technologiques (drones, cameras, lasers, etc.). Le binôme cynotechnique s’est d’ailleurs révélé une capacité clef pour les opérations spéciales dans tout le spectre des missions. Il est également particulièrement adapté à l’emploi en souterrain (recherche en tunnel) et milieux confinés (zone urbaine).

Une connaissance fine des capacités cyno mais également des contraintes spécifiques engendrées (logistique, rythme des opérations notamment, besoins vétérinaires) par les unités appuyées est indispensable. L’emploi des chiens n’est pas concevable en ambiance Nucléaire radiologique biologique et chimique (NRBC) ; il est également techniquement compliqué d’en envisager l’emploi pour des sauts à très haute altitude. Climat extrême et terrain difficilement praticable constituent un frein à l’emploi des chiens[7]. L’engagement opérationnel peut impliquer la mise en place d’un environnement dédié à l’animal (climatisation, protection) afin qu’il soit dans les meilleures conditions physiques lors des opérations.

Comme tout soldat, la capacité de travail d’un chien est liée aux conditions de préparation et d’entraînement à la mission : une optimisation de l’entraînement cynotechnique lié aux théâtres et aux environnements doit être privilégiée. Des entraînements communs et des procédures concertées constituent les préalables indispensables à une utilisation judicieuse de cette capacité. Les exercices conjoints permettent de pousser le niveau d’intégration des unités, poursuivi en en interarmes, interarmées, interalliés et interministériel.

Tout en étudiant la mise en œuvre de certaines adaptations réactives, il faut néanmoins se garder d’une surenchère en matériels spécifiques. La recherche constante d’adaptation ne doit pas conduire à en privilégier l’acquisition avant d’en définir les structures, le niveau d’intégration et la doctrine d’emploi.

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[1] Opération Baliste 2006 .

[2] Reconnaissance de tunnels, grottes, maisons et points particuliers d’itinéraires .

Revue de doctrine des forces terrestre

[3] Période de travail réduite à 20 mn suivies d’une période de repos avant reprise du travail de détection .

Revue de doctrine des forces terrestres

[4] Aide à la détection et neutralisation humaine, anciennement chiens d’intervention .

[5] Le 132e BCAT a conduit au printemps 2018 des patrouilles en gare de Châlons-enChampagne pour acclimater ses chiens à évoluer en milieu civil . Un détachement cyno à 10 équipes a été déployé à Lyon début décembre 2018 dans le cadre du renfort Sentinelle à l’occasion de la fête des lumières . Une séquence d’acclimatation au milieu urbain a été conduite en amont en liaison avec la police ferroviaire en Ile-de-France . 118  Entraînement à la nage utilitaire et à la recherche de carburant .

[6] Ex : désignation au chien de son objectif par laser .

Revue de doctrine des forces terrestres

[7] Même si les races bergères, qui constituent le cheptel canin des armées, présentent une bonne rusticité et une bonne capacité d’adaptation .

 

 

Le général d’armée Thierry Burkhard veut une armée de Terre “audacieuse” et inventive

Le général d’armée Thierry Burkhard veut une armée de Terre “audacieuse” et inventive

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Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – Publié le 5 juillet 2019

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/07/31/le-general-d-armee-thierry-burkhard-veut-une-armee-de-terre-audacieuse-et-i.html

Le général d’armée Thierry Burkhard, nouveau chef d’état-major de l’armée de Terre, a officiellement succédé au général Bosser. 

Le nouveau CEMAT a diffusé, ce mercredi, un ordre du jour (le n°1) dans lequel il rend hommage à son prédécesseur: “Je compte résolument m’ inscrire dans sa continuité”, précise-t-il. Cet ordre du jour est à lire ici.

Il entend aussi “sous l’impulsion de la ministre des armées, stabiliser et consolider l’armée de Terre tout en lui donnant l’agilité nécessaire pour s’adapter aux nouvelles menaces et contraintes“.

Le CEMAT ajoute: “Nous sommes entrés dans un monde en transformation rapide qui présente des formidables opportunités, notamment technologiques. Mais ce monde est aussi celui de l’incertitude et de l’instabilité, où le rapport de force redevient le mode de règlement des différends entre nations. Nous devons résolument nous y préparer en gardant à l’esprit que le combat de haute intensité devient une option très probable. Agir ensemble, avec nos alliés et nos partenaires, est un impératif”.

La préparation opérationnelle sera, pour moi, un point d’attention majeur. Préparer La guerre ne peut souffrir aucune approximation. Cultivons, sans relâche, l’esprit guerrier. La formation initiale et tactique, de même que l’entraînement, socle de la force morale, seront nos priorités. Les premiers Griffon ont été livrés mais l’aventure Scorpion n’est qu’à ses débuts. Les efforts de tous seront donc nécessaires pour entrer, de plein pied, dans le monde du combat info valorisé et garder la supériorité sur nos adversaires.

L’ordre du jour se conclut sur cette exhortation: “Volonté, disponibilité, inventivité et courage au combat, comme dans l’adversité, sont les vertus militaires qui doivent guider notre action. Une armée de Terre forte, fière et audacieuse, telle est mon ambition. Les défis ont nombre. Les relever est notre devoir de soldat. Vous pouvez compter sur moi comme je sais pouvoir compter sur vous.”

Le général Thierry Burkhard sera le prochain chef d’état-major de l’armée de Terre

Le général Thierry Burkhard sera le prochain chef d’état-major de l’armée de Terre

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L’armée de Terre perçoit ses premiers EBMR GRIFFON

L’armée de Terre perçoit ses premiers EBMR GRIFFON


 

L’armée de Terre a reçu hier ses premiers engins blindés multi-rôles (EBMR) de nouvelle génération GRIFFON développés par le groupement momentané d’entreprises (GME) Nexter-Thales-Arquus. Le GRIFFON sera le véhicule vedette du prochain défilé militaire du 14 juillet. Deux GRIFFON seront également de la partie lors du la fête nationale belge du 21 juillet. À travers le programme CaMo, la Belgique a également commandé 382 GRIFFON et 60 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) JAGUAR.

Ces deux véhicules blindés sont les pierres angulaires du programmes SCORPION destiné à renouveler et à moderniser les capacités de combat de l’armée de Terre autour de nouvelles plateformes et d’un système d’information du combat unique.

Les premières livraisons des véhicules Griffon ont pour objectif de pouvoir projeter un GTIA équipé de GRIFFON dès 2021 et une brigade interarmes avec GRIFFON, JAGUAR et char LECLERC rénové dès 2023. Pour l’année 2019, 92 GRIFFON seront livrés conformément à la LPM. Les premières unités de l’armée de Terre qui en seront dotées sont le 3e Régiment d’infanterie de Marine, le 13e Bataillon de chasseurs alpins, le 1er Régiment d’infanterie, le 21e Régiment d’infanterie Marine et le 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine.

Pour accompagner cette transformation Scorpion, plusieurs unités et écoles joueront un rôle essentiel pour les primoformations puis les formations : le 1er régiment de chasseurs d’Afrique, l’école des transmissions, l’école de la maintenance ainsi que toutes les écoles d’armes.

Organisation du GME

En janvier 2014, les sociétés françaises Nexter, Arquus et Thales ont constitué GME en réponse à la consultation de la DGA sur l’Engin Blindé Multi-Rôles (EBMR) — composante médiane du programme Scorpion.

2 types de systèmes sont concernés par le projet EBMR :

  • Le GRIFFON qui doit succéder au VAB
  • Le JAGUAR qui remplacera les AMX-10RC, ERC 90 Sagaie et le VAB HOT

Nexter, mandataire du GME, est en charge du développement et de la production de la structure des deux engins, comprenant les caisses, les solutions de protection balistique, les systèmes de protection nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC), et de l’aménagement intérieur du JAGUAR et des 10 variantes du GRIFFON. Nexter est également en charge du développement de la tourelle du JAGUAR, qui sera équipée d’un canon de 40 mm et de missiles de moyenne portée fournis par MBDA.

Arquus est en charge du développement et de la production des solutions de mobilité (groupe motopropulseur, transmission, suspension, direction, freinage et roues) pour les deux véhicules, ainsi que de la génération électrique, des moyens de test, des groupes auxiliaires de puissance et des tourelleaux télé opérés montés sur le GRIFFON et sur la tourelle du Jaguar. Arquus se chargera de la gestion de toutes les pièces de rechange pour les trois sociétés et de leurs acheminements vers les unités de l’armée de Terre française dans le cadre d’un engagement de disponibilité opérationnelle pris par le GME.

Thales est en charge du sous-système vétronique, du développement et de la production de la vétronique commune SCORPION, des solutions de communications (notamment l’intercommunication), du dispositif de vision périmétrique, des dispositifs d’autoprotection et du système de navigation sur toutes les variantes de l’EBMR. Par ailleurs, Thales est responsable de la charge utile et des radars du Véhicule d’Observation de l’Artillerie (VOA) qui consiste en un viseur Jour & Nuit avec désignateur laser ; l’ensemble étant fixé sur un mat télescopique et couplé à un radar GO12. Le réseau vétronique est notamment conçu pour accueillir le futur poste radio logicielle CONTACT, le Système d’Information au Contact Scorpion (SICS) ou le Système d’artillerie ATLAS développés au titre de contrats séparés. Ce réseau permet également d’assurer l’info valorisation et la numérisation des plates-formes. Thales fournira également le mortier rayé 2R2M de 120 mm qui armera une cinquantaine d’exemplaires de GRIFFON en version Mortier embarqué pour l’appui au contact (MEPAC). Cette capacité d’artillerie mobile, protégée (et dissimulée) permettra aux unités projetées d’effectuer de la déception, dont un des buts principaux est « l’obtention de la surprise et la sidération de l’ennemi qui restreignent sa liberté d’action et l’empêchent donc de manœuvrer correctement ». Le développement bien avancé de la munition guidée de mortier (MGM) augmentera grandement les capacités d’appui feu de l’échelon découverte en portée (17 km) et en précision (inférieure au mètre).

 

Stéphane MAYER, PDG de Nexter et Florence PARLY, ministre des Armées.

CARACTERISTIQUES

  • Véhicule 6×6 de classe 24,5 t,
  • Dimensions : 3 m (l) x 6 m(L) x 3 m(h),
  • Équipage (suivant les versions) : 2 + 8 hommes équipés du système d’armes FELIN,
  • Mitrailleuse téléopérée de 12,7 ou 7,62 mm,
  • Système lance grenade fumigènes GALIX,
  • Vétronique commune Scorpion : système d’information SICS, radio CONTACT, moyens d’autoprotection,
  • Prédisposé à la simulation embarquée.

MISSIONS

  • Remplacer le véhicule de l’avant blindé (VAB) selon 4 versions principales : transport de troupes (6 sous-versions), poste de commandement, véhicule d’observation d’artillerie et véhicule sanitaire,
  • Transporter et appuyer le Groupement tactique interarmes (GTIA) au plus près du combat.

APPORTS

  • Un niveau de protection nettement amélioré : balistique (latéral), mines (sous plancher), engins explosifs improvisés (IED),
  • Une plus grande ergonomie : volume unique assurant l’inter-visibilité des membres d’équipage y compris avec l’avant, agrandi (+3m3 par rapport au VAB) et climatisé,
  • Une forte maniabilité et mobilité tous-chemins : moteur de 400ch, système de variation de pression de gonflage, train arrière directeur,
  • Une modularité des versions via un système de kits (protection additionnelle, capteurs…),
  • Une électronique embarquée et conçue sur une base commune aux différentes versions,
  • Des tourelleaux téléopérés (12,7 mm, 7,62 mm, (LGA) Lance Grenade Automatique),
  • Différents capteurs pour recueillir d’informations sur l’activité et/ou la présence ennemie (détecteur d’alerte laser, détecteur de départ de missile, détecteur de cible mobile, un kit de vision hémisphérique proche (ANTARES) : vision à 380 …),
  • Une réduction des flux logistiques par une recherche de fiabilité élevée combinée à de faibles durées d’actes de maintenance,
  • Une capacité de combat collaboratif grâce au système d’information SICS qui permet de partager en quasi-instantané les données recueillies par l’ensemble des véhicules SCORPION et de décider qui peut traiter au mieux les menaces (celui qui repère l’ennemi n’est pas obligatoirement celui qui l’engage).

CALENDRIER

  • Décembre 2014 : notification au GME EBMR Scorpion du marché de développement et de production de 1722 Griffon,
  • Juillet 2018 : la LPM 2019-2025 augmente le nombre de Griffon prévus (1872 à l’horizon 2030) et accélère le programme (50% des véhicules livrés d’ici 2025),
  • 24 Juin 2019 : la DGA prononce la qualification du Griffon, ce qui permet la livraison des premiers véhicules le 4 juillet 2019,
  • Fin 2025 : 936 Griffon en service dans l’armée de Terre.