Avec les geeks en treillis de la « 7 »

Avec les geeks en treillis de la « 7 »

 


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Des lignes de code incompréhensibles pour le non-initié se succèdent sur l’écran d’ordinateur du sergent-chef Quentin, l’un des « geeks en treillis » œuvrant au sein de la très discrète 785e compagnie de guerre électronique (785e CGE) de l’armée de Terre. Nul HK 416F ni VBCI pour ces soldats numériques, dont l’arsenal repose avant tout sur leurs dix doigts, un clavier et une réelle passion pour l’informatique. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Éléments de réponses en compagnie de trois d’entre-eux venus promouvoir leur unité lors de la Fabrique Défense, organisée la semaine dernière à Paris.

 

Il fallait quelque peu explorer les recoins de la Fabrique Défense avant de tomber nez à nez avec le stand occupé par la 785e CGE. C’est en effet peu dire si la discrétion est dans l’ADN de cette unité soixantenaire basée depuis 2012 à proximité du pôle COMCYBER de Rennes. Contrairement à la 807e compagnie de transmissions (807e CTrs), spécialisée dans la cyberdéfense et inféodée au COMSIC, la 785e CGE reste subordonnée au commandement du renseignement de l’armée de Terre (COMRENS) de Strasbourg. Ses missions recouvrent trois pôles de compétence, que sont la sécurité informatique, les ondes électromagnétiques et le développement et l’intégration, ce dernier visant notamment à « intégrer tout le matériel que nous créons dans des boîtiers, des châssis, voire dans des contenants spécifiques créés grâce nos imprimantes 3D, tel qu’un faux caillou, » explique l’adjudant Nicolas.

La 785e CGE compte une centaine de militaires, dont une grande majorité de sous-officiers et de 10 à 15% de femmes. Hormis une réelle fibre de l’informatique, seul le niveau baccalauréat est requis pour entrer à l’École des sous-officiers (ENSOA) de Saint-Maixent-l’École, puis à l’École des transmissions (ETRS) de Rennes afin d’être formé dans une spécialité. « Ce cursus est surtout une porte d’entrée pour notre métier. Nous sommes sous contrat avec des sociétés et organismes civils pour approfondir le cycle de formation, dont CentraleSupélec, » ajoute l’adjudant Nicolas. Autodidactes accomplis, les militaires de la 785e CGE se forment également au quotidien entre deux déploiements en OPEX ou au sein de l’opération Sentinelle.

Bien qu’elle n’ait pas vocation à être « opexée », la 785e CGE réalise néanmoins de courtes missions à l’étranger. Unité d’expérimentation et d’audit, ses missions ne sont pas à caractère offensif et concernent essentiellement le soutien des « tours d’horizon électromagnétiques », spécialité du 54e régiment de transmissions (54e RT). À savoir, la détection et l’interception de toutes les émissions de l’ennemi sur zone. « Nous ne suivons pas le principe de rotation opérationnelle des autres régiments. Nous ne partons que pour des missions de courte durée, généralement d’un à deux mois, » détaille le sergent Aurélien. Son action sur le théâtre se résume dès lors à développer et fournir des solutions aux régiments de transmission, qui les déploieront eux-mêmes par la suite. « Notre objectif sera en priorité de répondre au besoin d’une expertise professionnelle qui ne serait pas déjà présente sur le théâtre. Les personnels déployés vont requérir notre avis et notre expérience de spécialistes pour résoudre une problématique en passant par des outils et techniques peu ou pas utilisés au sein de l’armée de Terre, » précise-t-il. En moyenne, une dizaine de MCD de ce type sont réalisées tous les ans.

 

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Desdites missions opérationnelles, nous n’en saurons pas beaucoup plus, la 785e CGE étant tout particulièrement attachée à sa discrétion. Tout au plus, l’adjudant Nicolas accepte de nous décrire un exemple de scénario, sujet d’un atelier présenté dans le cadre de la Fabrique Défense. « Prenons le cas d’un réseau Wifi rencontré en mission, susceptible de transmettre des données et que l’on ne saurait brouiller faute de matériel adéquat, » suggère-t-il. Sur base d’une simple radio logicielle achetée à 200€ sur internet et d’un logiciel open source, les militaires de la 785e CGE vont eux-mêmes créer des scénarios de brouillage pour déterminer de quelle manière l’attaquant est susceptible d’opérer, ce qui permettra ensuite de suggérer des solutions de protection des réseaux Wifi aux Forces. Le principe est le même pour d’autres dispositifs usuels, telle qu’une simple télécommande de garage. La radio logicielle va de ce fait parvenir à enregistrer le signal afin de pouvoir le réémettre par la suite. « Ce ne sont pas nécessairement des cas d’utilisation concrets, » temporise l’adjudant, qui justifie ce type de manoeuvre par la nécessité « d’attaquer pour mieux comprendre comment se défendre ». Les données récoltées viendront par après aider les régiments de transmission à mieux détecter les tentatives de brouillage. Pour acquérir les outils nécessaires, la « 7 » dispose d’une enveloppe budgétaire annuelle dont l’étendue « relève davantage du régiment ».

La plupart du temps, la 785e CGE reste cantonnée au territoire métropolitain. Elle est par exemple chargée de tester le matériel déployé par le 54e RT, composante « guerre électronique » du COMRENS. C’est à eux que revient la tâche d’examiner pratiquement toutes les antennes et autres nouveaux matériels de transmission perçus auprès d’opérateurs civils avant leur déploiement. Leur évaluation – tant positive que négative – est ensuite transmise aux régiments, qui définiront en conséquence les règles d’usage du matériel acquis.

 

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Hormis l’évaluation et les « penetration tests », la 785e CGE s’acquitte d’une tâche supplémentaire de sensibilisation aux risques informatiques auprès des Forces, à commencer par Saint-Maixent. « La sécurité repose non seulement sur de l’informatique pure, mais aussi sur des règles humaines qu’il faut apprendre à respecter. C’est généralement là que la chaîne de sécurité ‘casse’, » relève le sergent-chef Quentin. Le réseau Intradef et ses 200 000 utilisateurs, par exemple, est souvent l’objet de remontées d’alertes en raison, entre autres, d’une clef USB non vérifiée connectée sur un ordinateur des Armées. « Nous énumérons et démontrons des cas concrets de bonnes habitudes à développer en matière de sécurité informatique, sur base d’évènements réels répertoriés au jour le jour par nos équipes, » souligne le sergent-chef Quentin. La veille est donc un enjeu majeur pour la « 7 », dont les membres décortiquent chaque jour la presse spécialisée pour maintenir leur connaissance des questions cyber. Parmi les exemples récurrents, l’affaire Strava survenue en janvier 2018. Ce « Facebook des sportifs » dévoilait le positionnement de soldats américains et français en zone de conflit, forçant les Armées à rappeler les troupes à l’ordre quant à l’utilisation d’applications dotées de la géolocalisation en contexte opérationnel.

Le volet sensibilisation repose aussi sur des démonstrations pratiques « durant lesquelles nous allons montrer en direct ce qu’un pirate informatique est susceptible d’utiliser comme vecteur, aussi communément admit soit-il ». Exemples « maison » à l’appui, avec ce « chauffe-tasse USB », article publicitaire parmi d’autres distribués par centaines lors des salons et autres évènements publics. En apparence inoffensif, ce chauffe-tasse recèle en réalité un mouchard, une carte électronique Arduino acquise dans le commerce et capable de prendre le contrôle de votre ordinateur par l’entremise du port USB. Le second axe de vigilance découle de la prolifération des tablettes et téléphones portables au sein des Armées. « L’un des réflexes les plus dommageables revient simplement à recharger son téléphone portable au départ du port USB d’un ordinateur professionnel, démultipliant les risques d’infection, » note le sergent-chef Quentin. « L’autre effort de prudence à intégrer impérativement relève des droits que nous conférons aux applications mobiles sans nécessairement les lire en détail avant le téléchargement. Votre application a-t-elle réellement besoin de tout savoir ? C’est la première question à se poser avant chaque téléchargement, » indique le sergent Aurélien.

L’armée de terre française boucle in extrémis la réception de 92 blindés

L’armée de terre française boucle in extrémis la réception de 92 blindés

 

L’armée française a bouclé in extremis la réception de 92 véhicules blindés multi-rôles lourds Griffon, destinés à moderniser une flotte de blindés vieillissante, a annoncé lundi la ministre des Armées Florence Parly, mettant un terme à des craintes de retard de livraison.“Les 92 véhicules blindés Griffon seront bien livrés en 2019 à l’armée de Terre. Comme prévu”, a twitté la ministre. “Merci à ceux – notamment la DGA (Direction générale de l’armement)- qui ont permis de tenir ce calendrier”.

Ces blindés à six roues (24,5 tonnes) de nouvelle génération, qui doivent remplacer les véhicules de l’avant blindé (VAB) vieillissants, ont été développés par les industriels français Nexter, Arquus et Thales, dans le programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat terrestre.

Le Griffon, dont 1.872 exemplaires doivent être livrés à l’armée de Terre d’ici à 2030, améliorera notamment la protection des soldats engagés au combat avec un blindage plus performant contre les tirs, les mines et les engins explosifs improvisés (IED), une mitrailleuse télé-opérée et des capteurs de dernière génération.

La livraison des premiers blindés prévue fin 2018 avait accusé un certain retard pour des questions de “mise au point” technique, a précisé à l’AFP le cabinet de la ministre. Retard qui soulevait quelques doutes sur le respect du calendrier.

“L’enjeu de cette fin de d’année était la montée en puissance de la production industrielle”, a encore indiqué le cabinet, évoquant un “mécanisme de surveillance” mis en place par la DGA pour assurer le respect des échéances. “C’est un effort important qui a payé”, a-t-on insisté de même source.

Parmi les autres blindés du programme Scorpion figurent les engins de reconnaissance et de combat (EBRC) Jaguar et les véhicules blindés multi-rôles légers (VBMR léger) Serval, dont les premiers exemplaires seront respectivement livrés à l’armée de Terre en 2020 et 2022.

La Loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit que 50% des nouveaux blindés du programme Scorpion soient livrés d’ici à 2025 pour remplacer les matériels plus anciens. Fin 2025, l’armée de Terre devrait disposer de 936 Griffon.

Un total de 128 blindés Griffon doivent être livrés en 2020.

La DGA a réceptionné les 92 Griffon prévus pour 2019

La DGA a réceptionné les 92 Griffon prévus pour 2019


Deux exemplaires de VBMR Griffon qu'utilise le 1er RCA de Canjuers pour sa mission de formation

Deux exemplaires de VBMR Griffon qu’utilise le 1er RCA de Canjuers pour sa mission de formation


Mission accomplie pour le GME Scorpion (Arquus-Nexter-Thales), qui est parvenu à livrer de justesse les 92 VBMR Griffon prévus pour 2019, confirmait ce matin la ministre des Armées Florence Parly.

 

« Les 92 véhicules blindés Griffon seront bien livrés en 2019 à l’armée de Terre. Comme prévu, » a-t-elle annoncé ce matin sur son compte Twitter, avant de remercier « ceux – notamment la DGA – qui ont permis de tenir ce calendrier (…) ».

Le dernier Griffon attendu a été réceptionné le 24 décembre par la Direction générale de l’armement (DGA), qui ajoute que « tous les véhicules auront été acheminés à Canjuers d’ici ce soir ». Comme détaillé il y a peu sur ce blog, le 1er régiment de chasseurs d’Afrique de Canjuers (Var) est en effet responsable de la perception unique et de la vérification en bon fonctionnement de la totalité des Griffon livrés à l’armée de Terre.

Ces annonces mettent un terme à l’éventualité d’un retard dans les livraisons, scénario ayant suscité quelques inquiétudes du côté des parlementaires lors des discussions relatives au projet de loi de finances 2020. Une incertitude face à laquelle la ministre des Armées aura maintenu une ligne claire oscillant entre vigilance et confiance. « Jusqu’à présent – je reste prudente –, il n’y a pas de raison particulière de douter de la capacité à obtenir les livraisons requises, » soulignait-elle en octobre face à la Commission défense de l’Assemblée nationale.

Nul besoin finalement de recourir au système de pénalités en usage dans les contrats passés avec les trois industriels concernés. Les mesures de vigilance mises en place par la DGA auront porté leurs fruits, l’effort supplémentaire consenti ayant permis d’assurer la montée en puissance de la production industrielle selon les jalons établis.

Nul impact également sur une mécanique Scorpion désormais entrée en phase d’implémentation au sein des forces. Le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Thierry Burkhard, avait lui aussi insisté sur l’importance de l’objectif fixé aux industriels. « Peu m’importe comment ils y parviendront. Il leur revient de les livrer car tout retard nous pénalise, » déclarait-il en octobre face à la Commission défense du Sénat. Message reçu cinq sur cinq.

Une fois ses instructeurs régimentaires certifiés, le 3e RIMa de Vannes (Morbihan) deviendra, en février prochain, le premier régiment opérationnel à percevoir un lot de Griffon. Un total de 128 nouveaux véhicules seront livrés en 2020 à l’armée de Terre. Selon le PLF 2020, les Armées commanderont par ailleurs 271 véhicules supplémentaires l’an prochain.

L’armée de Terre fait face aux difficultés des industriels pour doter ses régiments d’artillerie en obus de précision

L’armée de Terre fait face aux difficultés des industriels pour doter ses régiments d’artillerie en obus de précision

 

http://www.opex360.com/2019/12/22/larmee-de-terre-fait-face-aux-difficultes-des-industriels-pour-doter-ses-regiments-dartillerie-en-obus-de-precision/

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

Pour le transport ou le combat, les hélicoptères comme ceux qui sont entrés en collision lundi 25 novembre au soir, faisant 13 morts, ont un rôle central dans la stratégie militaire française.

 

Par Le Figaro –

Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération».
Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération». Benoit Tessier/REUTERS

Lundi soir, aux alentours de 19h40, deux hélicoptères de l’ALAT, l’Aviation légère de l’armée de terre française se percutaient, tuant les treize soldats embarqués à leurs bords. Les deux hélicoptères volaient manifestement avec un troisième engin, en formation serrée appelée «vol tactique», pour venir au secours d’un groupement commandos parachutistes (GCP) engagé avec des djihadistes.

Les hélicoptères jouent un «rôle stratégique majeur» au sein de l’armée française, comme le rappelle un rapport du Sénat de 2018. L’ALAT, s’est «avérée indispensable pour les forces spéciales, appuie le rapport, dans le cadre de l’opération Sabre [mission des forces spéciales au sein de l’opération Barkhane], et plus généralement en bande sahélo-saharienne (BSS), dans le cadre de l’opération Barkhane».

Depuis sa création en 1954, l’ALAT a évolué pour s’adapter aux formes de combats menés par l’armée française, et notamment à la contre-insurrection qu’elle a menée en Afghanistan et qu’elle mène aujourd’hui au Sahel. Pour Joseph Henrotin, chercheur spécialiste des questions de défense et rédacteur en chef de la revue Défense et Sécurité internationale, le rôle central accordé aux hélicoptères est dû à trois facteurs: sa rapidité, sa polyvalence et son affranchissement des dangers du sol.

Aller vite, loin, sans se soucier du terrain

Au Sahel, les 4500 hommes de Barkhane doivent couvrir une zone grande comme la moitié de l’Europe (environ 5 millions de km2). «L’hélicoptère permet une compression de l’espace, analyse ainsi Joseph Henrotin. Il permet d‘intervenir rapidement, et compense ainsi notre faible présence sur le terrain».

Par ailleurs, l’usage d’hélicoptères permet de s’affranchir des dangers du terrain. Voler, c’est éviter les routes et donc les embuscades et les IED (Improvised Explosive Device, engin explosif impovisé), ces mines artisanales utilisées par les djihadistes.

Ces avantages font que les aéronefs sont fortement utilisés: transport de troupes et de matériel, extraction de soldats, renseignement, appui-feu aux troupes aux sols, ou encore chasse aux ennemis. Au Sahel, 19 hélicoptères étaient déployés jusqu’à l’accident du 25 novembre, auxquels s’ajoutent les trois hélicoptères lourds Ch-47 Chinook britanniques, et deux hélicoptères de manœuvre danois .

Les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009

Commandant Brice, pilote de Tigre

Par conséquent, la mobilisation des régiments de l’ALAT est très importante. À titre d’exemple, «les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC [le régiment concerné par l’accident] sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009», explique le commandant Brice, pilote de Tigre, qui s’est lui-même rendu cinq fois au Mali et une fois en Afghanistan entre 2012 et 2016.

Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre.
Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre. PASCAL GUYOT/AFP

Le vol tactique, un savoir-faire français

Le vol tactique est une des formations qui permet à l’ALAT d’exploiter son avantage sa vélocité. Pour le commandant Brice, pilote de Tigre, est typique du savoir-faire de l’ALAT, «son intérêt est double, on se protège en volant bas et vite, on ménage un effet de surprise». Cette formation suppose de voler entre 5 et 15 mètres au-dessus du sol selon le pilote, à une vitesse qui peut atteindre les 250km à l’heure. Elle suppose aussi de voler en formation plus ou moins serrée en fonction de l’effet voulu.

Les pilotes de l’ALAT sont capables de voler à très basse altitude

De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches

Commandant Brice, pilote de Tigre

Les pilotes français sont parmi les seuls à savoir effectuer des vols tactiques de nuit, comme ce fut le cas lundi 25 novembre. Ce soir-là, les conditions sont particulièrement difficiles: l’obscurité est classée niveau 5 – le plus élevé sur l’échelle de mesure – une obscurité telle qu’il est quasiment impossible de la reproduire en France. «De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches», confie le commandant Brice, qui insiste cependant sur l’excellente formation des pilotes. «D’après des conversations que j’ai pu avoir avec des médecins de l’École de guerre, poursuit-il, lors d’un vol tactique de nuit, on arrive aux limites de ce que le cerveau humain peut intégrer comme informations simultanées».

Pour autant, les causes de la collision du 25 novembre ne sont pas encore connues. Devant la presse, le général Lecointre a insisté sur l’expertise des pilotes impliqués, en attendant l’analyse des boîtes noires des deux appareils.