Covid-19 : Selon la ministre des Armées, environ 400 militaires ont été contaminés

Covid-19 : Selon la ministre des Armées, environ 400 militaires ont été contaminés

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Comment le CENZUB s’apprête à entrer dans l’ère Scorpion

Comment le CENZUB s’apprête à entrer dans l’ère Scorpion


 

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Les parachutistes du 1er RCP de Pamiers à la manoeuvre sur le village de Jeoffrécourt

Après 14 années d’existence, le Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine – 94e régiment d’infanterie (CENZUB-94eRI) de Sissonne s’apprête lui aussi à entrer dans l’ère du combat Scorpion. Dès l’an prochain, il deviendra le premier centre d’entraînement doté du système CERBERE, outil pédagogique hors normes qui permettra d’entraîner l’équivalent d’un groupement tactique interarmes (GTIA) dans les conditions les plus proches du réel. Retour en détails sur le sursaut capacitaire attendu en compagnie du colonel Jean-Gabriel Herbinet, chef de corps du CENZUB-94eRI.

 

FOB : Qu’est ce que le CENZUB en 2020 ?

Col Herbinet : Le CENZUB en 2020, c’est finalement un aboutissement de tout ce qui a été réalisé depuis 2005. Il est désormais le centre unique de formation pour tous les sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA) destinés à s’engager en zone urbaine. Sur base des moyens dont nous disposons, nous avons aujourd’hui atteint une compétence complète au niveau du SGTIA et nous commençons à préparer la prochaine étape majeure, qui sera d’entraîner à l’échelon du GTIA.

Animer le CENZUB, c’est également s’adapter en permanence au contexte qui nous est aujourd’hui demandé, à savoir le combat de haute intensité. Enfin, notre troisième mission est celle de la préparation à l’évolution vers le système d’entraînement performant qu’est CERBERE (Centres d’entraînement représentatifs des espaces de bataille et de restitution des engagements). Il servira d’outil afin de renforcer les savoir-faire humains des militaires du centre.

 

FOB : Cette montée en puissance progressive s’accompagne d’une augmentation du capital humain du 94e RI ?

Col Herbinet : Nous nous trouvons aujourd’hui dans une phase de transition, tant du point de vue des ressources humaines que matérielles. Cette évolution d’ensemble est à la fois liée au système CERBERE et au contexte de la haute intensité. Nous sommes en train d’augmenter la FORAD (force adverse), les équipes d’instructeurs et les groupes tactiques liés au volet simulation afin d’atteindre le niveau prévu, qui est de fournir 50% de capacités d’entraînement supplémentaires à l’horizon 2023-2024. Le CENZUB sera alors en mesure d’entraîner trois SGTIA en simultané dans un GTIA. Cela nécessite de renforcer les effectifs des instructeurs et  la FORAD, qui recevra une section d’infanterie, un peloton de chars et un groupe de génie additionnels.

 

FOB : Le combat de haute intensité sert de base aux scénarios d’entraînement, comment les construisez-vous et les faites-vous évoluer ?

Col Herbinet : Ces scénarios sont relativement génériques depuis 15 ans, à quelques exceptions près. Nous nous étions, entre autres, occupés de la mise en condition finale avant projection dans le cadre de l’opération Sangaris (RCA 2013-2016). Il s’agissait dans ce cas de confronter un ennemi ne disposant pas forcément d’appuis extrêmement puissants. Avec la haute intensité, nous densifions la partie adverse, qui devient plus puissante et présente des capacités d’appui-feu et de renseignement plus importantes. Nous jouons donc essentiellement sur le renforcement de l’ennemi, principal élément susceptible d’accentuer ou de diminuer la complexité du scénario d’entraînement. Ces évolutions sont en partie issues du RETEX global, que l’on trouve dans les sources ouvertes. Cela peut concerner aussi bien l’Ukraine et la Syrie, que ce que les armées françaises rencontrent au Sahel. Nous privilégions une vision très élargie pour déterminer ce que sont les moyens rencontrés, les procédés tactiques des différents belligérants. En terme d’exigences, nous nous privilégions néanmoins le ‘scénario du pire’ par rapport à ce qui pourrait être rencontré en cas de conflit.

 

Derrière chaque mur, chaque fenêtre, chaque porter, la force adverse (FORAD) simule un ennemi conventionnel doté de moyens d'appui

Derrière chaque mur, chaque fenêtre, chaque porter, la force adverse (FORAD) simule un ennemi conventionnel doté de moyens d’appui

 

FOB : Le système CERBERE annonce une rupture capacitaire majeure pour le CENZUB, quels sont les principaux enjeux de ce programme ?

Col Herbinet : L’origine de CERBERE, c’est le besoin de disposer d’un système d’entraînement prenant en compte les interactions entre les forces entraînées, la force adverse et le bâti, ce qui n’était pas simple jusqu’à présent. Cela comprend également les étapes allant de la conception de l’exercice, y compris les données techniques de paramétrage des équipements, à l’analyse après action.

L’accent se situe donc autant sur la capacité de restitution des interactions que sur le volet conception et supervision. CERBERE n’est pas qu’un outil de simulation, il offrira aux instructeurs une capacité de suivi de l’entraînement de la conception initiale des objectifs jusqu’aux restitutions pédagogiques vers l’entraînés, à savoir ses points forts et ce sur quoi il doit davantage s’exercer. Je pense que la nouveauté de CERBERE repose davantage sur la conception d’un système central que sur la prise en compte des interactions.

Le système CERBERE doit faciliter le travail des instructeurs, et nullement le remplacer. Les instructeurs se concentreront sur leur rôle pédagogique mais conserveront partiellement une  fonction d’arbitrage. Intrinsèquement, le système de simulation restera en effet soumis à quelques imperfections. Il peut s’agir de détails en apparence anodins, mais qu’il est nécessaire de corriger en maintenant des instructeurs-arbitres sur le terrain. Un exemple simple et propre aux entraînements en zone urbaine : un véhicule de combat s’avance légèrement à l’angle d’un mur. Si aucun capteur n’est disposé sur la partie visible du châssis ou de la tourelle, le tir d’un canon, d’un missile antichar ou d’un lance-roquettes ne pourra être perçu. La présence des instructeurs restera nécessaire surtout pour des raisons pédagogiques par l’observation directe au cœur de l’action des entraînés.

 

FOB : L’environnement unique du CENZUB nécessitera par ailleurs quelques adaptations supplémentaires par rapport au terrain ouvert que présente le CENTAC de Mailly-le-Camp ?

Col Herbinet : En terme de calendrier, le CENZUB doit en être doté en premier. Il sera ensuite transposé au CENTAC. Toutefois, les enjeux ne sont pas forcément les mêmes. L’action en zone urbaine implique de disposer d’une visualisation précise et stable parmi tout le bâti et d’avoir une prise en compte des interactions avec ce bâti. Voici la très grosse spécificité de CERBERE en zone urbaine. A contrario, certains éléments annexes sont facilités par ce type d’environnement, tel que l’usage de grenades réutilisables faciles à localiser et récupérées dans des espaces restreints.

 

La révolution, dans le cas de CERBERE est en grande majorité invisible. L’usage du système individuel n’aura d’ailleurs pratiquement aucun impact pour l’entraîné. L’élément individuel comportera quelques capteurs supplémentaires et un système de localisation, mais sans conséquences significatives sur le poids ou la compacité. Le volet NRBC et réalisation des premiers soins au combat seront bien mieux prise en compte. Le tout, au profit d’un réalisme renforcé par l’intégration de vibreurs qui serviront à  prévenir l’entraîné quand il est touché par un tir de manière plus forte que les dispositifs actuels.

Au travers de CERBERE, c’est finalement toute l’instrumentation de l’environnement de combat évoluera pour offrir une immersion plus « intensive » au moyen, notamment, de haut-parleurs. Ce travail est en cours dans la zone moderne du village de Joffrecourt et auquel le CENZUB-94e RI est étroitement lié. Les essais opérationnels sont attendus d’ici l’automne prochain. L’année 2020-2021 sera la première année de transition effective vers CERBERE. Les tranches suivantes se succéderont pour parvenir à un espace totalement opérationnel en 2023.

 

FOB : Pour parvenir au niveau du GTIA, les capacités de récolte, d’analyse, de conservation et de restitution des données du CENZUB devront elles aussi évoluer pour répondre à l’amplification des flux ?

Col Herbinet : Le centre opérationnel devra être adapté, sachant que des exercices de commandement ont été réalisés lors de la préparation de CERBERE afin de valider la manière avec laquelle nous travaillerons. Ensuite, les flux et l’accumulation des données sont effectivement des enjeux. Grâce à CERBERE, la situation de chaque participant sera suivie en temps réel avec la possibilité pour les instructeurs de marquer des moments particuliers. Lors de la phase d’analyse, le système permettra de venir se placer où l’on veut dans le film des évènements afin de revoir certaines phases. De la qualité et de la puissance du système central dépendra donc la facilité d’accès à l’action dans l’espace et le temps pour pouvoir ensuite en sortir une analyse pédagogique pertinente.

 

Le 1/3 bataillon de Lanciers de la Composante Terre belge, partenaire privilégié de l'armée de Terre

Le 1/3 bataillon de Lanciers de la Composante Terre belge, au coeur du partenariat CaMo constitué avec l’armée de Terre

 

FOB : Les matériels Scorpion arrivent progressivement dans les forces, avec quel impact pour le CENZUB ?

Col Herbinet : CERBERE est nativement agnostique en terme de matériel. Il formera la brique essentielle de l’entraînement des unités au combat Scorpion. Tous les systèmes Scorpion sont entièrement compatibles avec le futur environnement CERBERE. Au-delà de l’armement et des véhicules, l’objectif est en outre de parvenir à intégrer le Système d’information du combat Scorpion (SICS). Véritable « oeil de Dieu », CERBERE aura accès à toutes les informations et aura, d’une certaine manière, toujours raison. Là où SICS relève davantage de la connaissance par l’entraîné de sa situation tactique. Voilà un  avantage majeur d’un système tel que CERBERE : parvenir à comparer ce que l’entraîné connait par rapport à la réalité dans son ensemble.

 

FOB : L’intégration d’un SGTIA belge n’est qu’un exemple parmi d’autres des coopérations interalliés menées au CENZUB, ce volet pourra-t-il évoluer grâce à cette bascule vers CERBERE ?

Col Herbinet : Le CENZUB restera une capacité établie en priorité au profit des unités françaises, et que l’armée de Terre met ponctuellement à disposition de partenaires internationaux suivant une programmation précise. La situation sera néanmoins particulière vis-à-vis de nos alliés belges, dans la mesure où la doctrine et la majorité des matériels seront communs à ceux de l’armée de Terre.

Nous savons dès à présent que le CENZUB accueillera davantage d’unités belges et que celles-ci bénéficieront d’un niveau d’intégration plus poussé au sein de CERBERE. Quelques dissemblances mineures subsisteront, tels que des configurations de véhicules et un armement différents.

Notre mission relève surtout de la mise en œuvre, nous n’avons dès lors qu’une faible implication directe dans l’élaboration de la doctrine Scorpion franco-belge. Le CENZUB reçoit cependant des visites régulières de délégations belges afin d’exposer notre savoir-faire, preuve si l’en est de son importance dans la construction d’une doctrine commune. Nous en profitons pour élargir le champ à certains aspects techniques et procédures de fonctionnement que nous ne présentons pas à d’autres partenaires, en vue d’anticiper cette intégration d’unités belges à l’horizon 2025.

Le cas du programme CaMo est d’autant plus intéressant pour nous qu’il suppose l’élaboration et le déploiement d’une doctrine commune. C’est à dire que, demain, un instructeur français pourra fournir toutes ses compétences au profit d’un SGTIA, voire d’un GTIA belge Scorpion. De même, un instructeur belge formé et qualifié comme les instructeurs français du CENZUB serait parfaitement légitime pour entraîner une unité française.

En 2020, le nombre de sergents et de lieutenants va encore significativement augmenter

En 2020, le nombre de sergents et de lieutenants va encore significativement augmenter

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Cadets de la Défense : deux centres créés dans le Gard

Cadets de la Défense : deux centres créés dans le Gard

La convention a été signée ce jeudi à Nîmes. DR / BC1 Max Lozano

Midi Libre – Publié le

Une convention a été signée entre l’armée et l’Education nationale. À Garons et Laudun-l’Ardoise, les centres accueilleront trente jeunes collégiens et lycéens d’Alès, La Grand-Combre, Bagnols-sur-Cèze et Villeneuve-lès-Avignon.

 

Le général Jean-Christophe Béchon, délégué militaire départemental du Gard, a accueilli, ce jeudi à Nîmes, à l’état-major de la 6e brigade légère blindée, Laurent Noé, directeur académique des services de l’Éducation nationale du Gard ainsi que le général Pierre Dolo, président de l’association régionale de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).Au programme : la signature de la convention visant à créer deux centres de Cadets de la Défense dans le département.

Ces deux centres seront partenaires du 503e régiment de train, installé à Garons, et du 1er régiment étranger de génie, installé à Laudun-l’Ardoise. Ils recevront les élèves de collèges ou lycées d’Alès, La Grand-Combe, Bagnols-sur-Cèze et Villeneuve-lès-Avignon.

Une demi-journée tous les quinze jours dans les centres

Chaque centre accueille trente jeunes âgés de 13 à 16 ans lors de cette année scolaire 2019 – 2020, à raison d’une demi-journée tous les quinze jours avec un programme varié portant sur quatre thèmes: civisme, découverte du monde de la Défense, activités physiques et sportives et devoir de mémoire avec notamment la participation aux différentes cérémonies commémoratives telles que le 11 novembre et le 8 mai. Précédé d’une cérémonie de remise du diplôme, un camp d’été de cinq jours en immersion clôturera le cycle.

Dans le cadre du plan “égalité des chances”

Le concept de Cadets de la Défense fait partie du plan “égalité des chances”. Il lie le ministère des Armées à celui de l’Éducation nationale et de la jeunesse, en association avec l’IHEDN.Il vise à permettre au plus grand nombre de jeunes citoyens de s’intégrer dans la société.

Les objectifs sont de faciliter la mixité sociale par des contacts entre jeunes adolescents issus de cultures différentes; participer à l’éducation à la citoyenneté et à la promotion des valeurs de la République ; bénéficier d’un réseau de jeunes ambassadeurs portant témoignage par leur comportement et participant ainsi aux liens Armées-Nation propice à la résilience ; satisfaire à une demande anticipée de jeunes qui souhaitent découvrir sans tarder de manière active le monde de la défense.

Pas d’ « aéronefs convertibles » pour les Armées, mais…

Pas d’ « aéronefs convertibles » pour les Armées, mais…

Le projet RACER d’Airbus Helicopters, scruté de près par la DGA et les armées (Crédit photo: Airbus Helicopters)

 

Par Nathan Gain – Blog Opérations Forces – Publié le 21 octobre 2019

http://forcesoperations.com/pas-d-aeronefs-convertibles-pour-les-armees-mais/

 

La France « n’entend pas acquérir l’aéronef de transport V280-VALOR ou tout autre appareil de type convertible, » rappelait cette semaine le ministère des Armées dans une réponse écrite au député LR Franck Marlin. Pour autant, les armées et la DGA ne restent pas les bras ballants et étudient d’autres pistes liées à « l’apport de la grande vitesse pour les hélicoptères ».

 

Développé par Bell, le V-280 Valor est l’une des plateformes à décollage et atterrissage verticaux (VTOL) proposées pour le programme Future Vertical Lift de l’US Army. Grâce à ses deux rotors basculants, le prototype a atteint la vitesse de 556 km/h en mars dernier. Un succès d’autant plus retentissant que la BITD européenne est aujourd’hui clairement à la traîne dans ce domaine. « En Europe il n’existe aucune offre industrielle tant sur les hélicoptères lourds que sur les aéronefs à décollage et atterrissage verticaux (…), qui incarnent manifestement le prochain trou capacitaire, » déplore le député Marlin, qui oublie manifestement l’existence du programme AW609 dirigé par l’Italien Leonardo Helicopters.

La France, il est vrai, a tourné le dos aux aéronefs VTOL. Elle conserve néanmoins un intérêt pour d’autres types de propulsion, à commencer par celui envisagé par le démonstrateur RACER d’Airbus Helicopters. Développé dans le cadre du projet de recherche civil européen Cleansky II, le RACER présente une motorisation « combinée » conçue sur base d’une voilure tournante classique et de deux hélices latérales fixées sur un modèle d’aile innovant. Un prototype devrait voler en 2020 pour viser, à terme, une vitesse de pointe de 410 km/h. Hormis les applications civiles, le RACER a été offert à l’armée américaine dans la perspective du Future Attack Reconnaissance Aircraft (FARA). Sans succès, le Pentagone ayant d’emblée choisi de privilégier les propositions américaines.

La militarisation du RACER n’est pas à l’ordre du jour coté français et l’aérocombat continue officiellement de reposer sur la motorisation conventionnelle du futur trio Tigre Standard 3-Guépard-Caïman Standard 2. Ce dernier sera livré au 4e RFHS à compter de 2025 pour les six premiers appareils. Le Tigre Standard 3 arrivera dans les forces à partir de 2025, suivi un an plus tard des premiers Guépards. En parallèle à ces programmes de renouvellement, des études sont aujourd’hui menées afin de moderniser les systèmes d’autodéfense destinés à équiper « l’ensemble des flottes d’hélicoptères et d’avions de transport tactique » à l’horizon 2030 au travers du programme SAHAT. Selon le ministère des Armées, ces évolutions permettront de compenser l’absence de gain en terme de vitesse par un niveau accru de protection « afin de contrer le développement des systèmes d’armes destinés à l’interdiction de l’espace aérien ».

Le déclic devra donc provenir du développement d’une nouvelle plateforme, ce qui pourrait intervenir plus tôt qu’espéré. Dans sa réponse au député Marlin, le ministère des Armées signale en effet que les études préliminaires au lancement du « programme hélicoptère de manœuvre de nouvelle génération » démarreront en cours de LPM 2019-2025. Celui-ci permettra de pourvoir au remplacement « après 2030 » des Caracal et des Cougar en service au sein des forces françaises. La LPM ne mentionne nulle part un tel projet et l’information disponible s’arrête donc là, réduisant la réflexion à de prudentes suppositions. Le mode de propulsion des trois hélicoptères évoqués plus haut étant fixé depuis longtemps, ne subsiste que le scénario d’une intégration sur une future plateforme issue d’une feuille blanche.

Si cette option l’emporte, l’un des prétendants naturels resterait le X6 d’Airbus Helicopters, à condition que celui-ci redécolle un jour. Annoncé en 2015 lors du salon du Bourget, le X6 devait succéder au H225 Super Puma et à sa variante militaire à l’horizon 2025. Ambitieux et risqué, son développement devait théoriquement profiter d’une avance remboursable de 377M€ octroyée par l’Union européenne. Ce prêt ne s’est jamais concrétisé et l’évolution du marché, en particulier la crise du secteur offshore, de même que le manque de maturité des technologies disruptives nécessaires, ont conduit à sa mise au frigo sine die en janvier 2018. Et si la recherche d’un successeur aux Caracal  et Cougar était l’électrochoc nécessaire au réveil de ce projet ? Qu’il s’agisse ou non d’un X6 auquel Airbus accolera la propulsion du RACER, gageons en priorité que l’alignement des planètes s’opèrera durant la prochaine décennie pour que l’aérocombat français ne soit pas pris de vitesse par les menaces émergentes.