Une plaque en hommage au colonel Arnaud Beltrame fait polémique à Paris

Une plaque en hommage au colonel Arnaud Beltrame fait polémique à Paris

http://www.opex360.com/2020/10/12/une-plaque-en-hommage-au-colonel-arnaud-beltrame-fait-polemique-a-paris/

La Gendarmerie nationale va pouvoir commencer à remplacer ses vieux blindés en 2021

La Gendarmerie nationale va pouvoir commencer à remplacer ses vieux blindés en 2021

Réserve: ce qui a changé depuis deux ans et l’arrivée du général Olivier Kim

Le général Olivier Kim, commandant des réserves de la Gendarmerie, à la rencontre des réservistes en formation au camp de Beynes (Yvelines). (Photo: JMT/L’Essor)

Réserve: ce qui a changé depuis deux ans et l’arrivée du général Olivier Kim

Depuis la nomination du général Olivier Kim à la tête du commandement des réserves de la Gendarmerie en 2018, plusieurs modifications ont eu lieu, notamment dans la gestion des réservistes et leur équipement. Tour d’horizon de ces évolutions.

Le général Olivier Kim commande les réserves depuis le 1er aout (Photo Major Fabrice Balsamo/Gendarmerie Nationale)
Le général Olivier Kim commande les réserves depuis le 1er aout 2018. (Photo: Mjr F.Balsamo/Gendarmerie)

Les retards de règlement de solde sont souvent verbalisés par les réservistes des armées. Pour ceux de la Gendarmerie, désormais, la solde tombe –comme pour l’active– le mois suivant. C’est une des quelques évolutions majeures qui sont intervenues ces deux dernières années depuis que le général de division Olivier Kim a pris les rênes du commandement des réserves de l’Arme. C’est aussi un évident facteur de fidélisation, même si, dans les faits, le nombre de jours n’est en moyenne que des 15 à 20 par an.

 

Changement évident aussi pour la protection balistique. “C’est la même que pour l’active, constate Olivier Kim, et elle est individuelle. Alors qu’il y a deux ans, les gendarmes (de réserve) se servaient dans une dotation collective”. Deux ans plus tard, on imagine les dégâts éventuels qu’aurait provoqué cette dotation collective en pleine crise de la Covid-19…

L’armement, un des derniers points différenciant gendarmes d’active et de réserve

Un des rares points différenciant la réserve et l’active est l’armement. Ce dernier pouvait être disparate suivant les départements il y a quelques années encore. Une situation générant des problèmes logistiques et d’interopérabilité. Aujourd’hui, les réservistes ne disposent plus (pour ceux qui y avaient été formés) du pistolet Sig 20-22 réglementaire. Ils bénéficient tous de l’ancien modèle, le PA Mas-G1. Ceux que nous avons croisé en formation initiale (PMG), à Beynes en juillet, s’entraînaient d’ailleurs avec cette arme. Mais dans une version légèrement modifiée permettant de tirer avec des balles “FX” plastiques.

La protection sociale du réserviste a également été améliorée en concertation avec les mutuelles présentes sur le marché (Unéo, Tégo, SRPGN, Mutuelle de l’Intérieur). La connaissance des réservistes a été perfectionnée en faisant appel à un vrai système d’information des ressources humaines (SIRH) qui peut prendre en compte certaines spécificités.

Drone: faire appel à des réservistes télépilotes

Les télépilotes de drones dans le civil peuvent rendre de bons services dans la réserve. “Même s’ils serviront d’abord en sécurité publique générale”, comme la plupart des réservistes, avant d’être potentiellement orienté vers l’unité du groupement (ou de la gendarmerie spécialisée) qui dispose de drone(s). Cela ne dispense évidemment pas l’active de disposer de ses propres télépilotes. Ces derniers sont plus à même de répondre à des interventions qui se déclenchent au débotté. Par contre, sur des missions planifiées très à l’avance (surveillance de grands évènements par exemple), c’est parfaitement gérable avec des réservistes qui ont pour eux une grosse expérience du vol, ce qui ne nuit pas à la sécurité des vols et à la dextérité.

Absorber les coups de chauds

La Gendarmerie a bien compris tous les atouts incarnés par la réserve. Particulièrement durant ses “coups de chauds traditionnels” comme le Tour de France (décalé cette année en septembre), mais aussi les contestations sociales des trois dernières années. Sans compter un épuisement de certaines formations d’active. La présence d’une réserve disponible permet une forme de régénération et d’alléger parfois les semaines des gendarmes départementaux, premiers bénéficiaires de la réserve.

Les réservistes seront au cœur des grands évènements institutionnels à venir. Parmi eux, la coupe du monde de Rugby en 2023, et évidemment, les Jeux olympiques, l’année suivante. De quoi inciter à poursuivre la progression qualitative et quantitative de la réserve, des 30.000 actuels vers une cible non formellement émise, mais sans doute de 40.000.

Avant de l’atteindre, une autre évolution majeure va concerner la réserve, avec la possibilité de servir hors de France, notamment pour des missions de formation. Mais sans doute pas dans des missions trop exposées, comme la mission de mentoring au Mali, et encore moins celle d’escorte (TEASS). Ce projet devait déboucher au printemps, ce qui a évidemment été contrarié par la crise sanitaire de la Covid-19.

La DGA a commandé trois Vedettes côtières de surveillance maritime à Socarenam

La DGA a commandé trois Vedettes côtières de surveillance maritime à Socarenam

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Vers la fermeture des brigades comptant moins de 10 gendarmes?

Vers la fermeture des brigades comptant moins de 10 gendarmes?

par Laurent Lagneau – Zone militaire – Publié le 24 novembre 2019

http://www.opex360.com/2019/11/24/vers-la-fermeture-des-brigades-comptant-moins-de-10-gendarmes/

 

 Dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques [RGPP] menée entre 2008 et 2012, la Gendarmerie nationale avait revu son maillage territorial en créant des « communautés de brigades » [COB] et en fermant environ 500 casernes. Résultat : la capacité à détecter les signaux dits « faibles » en matière de renseignement s’est dégradée et le délai d’intervention s’est accru.En outre, le contact avec la population s’est étiolé, comme le déplorait le général Richard Lizurey, l’ex-directeur de la Gendarmerie nationale [DGGN]. Aussi en appelait-il à revenir aux « fondamentaux ».

« On a longtemps oublié que le cœur de notre métier, c’est la relation humaine. […] Ces dernières années, on a industrialisé des ‘process’ techniques, on a rationalisé, on a posé des équations, on a fait des grands tableaux pour créer des schémas d’action nationale, mais la vocation du policier et du gendarme, c’est d’être là quand les citoyens ont besoin d’eux. D’être disponible, de prendre du temps pour discuter. Pour des raisons X ou Y, on a perdu ces bases posées par nos grands anciens », avait ainsi confié le général Lizurey dans les feuilles du quotidien Libération.

Seulement, il n’est pas dit que la Gendarmerie échappera à une nouvelle revue de son maillage territoriale. Ce qui préoccupe les sénateurs Philippe Paul et Yannick Vaugrenard, rapporteurs pour avis sur les crédits qui lui serotn alloués en 2020.

« Au cours de l’année 2019, la gendarmerie a organisé une série d »ateliers d’idéation’, avec l’aide de 1.483 réservistes citoyens, qui ont apporté leur vision de l’avenir de la gendarmerie en mobilisant chacun leur domaine de compétence. Ces ateliers, qui ont eu lieu à l’extérieur de la ‘maison gendarmerie’, ont permis au directeur général de la gendarmerie nationale de soumettre 101 propositions d’évolutions au ministre de l’intérieur. Certaines ont d’ores et déjà été retenues, comme la création d’un statut d’engagé pour les actuels gendarmes adjoints volontaires », commencent par rappeler les rapporteurs.

L’un de ces ateliers s’est penché sur les façons de « dégager des marges nouvelles pour investir ». Un « thème essentiel », selon les deux sénateurs, compte-tenu « la stagnation des moyens en investissement depuis des années au sein de la gendarmerie malgré les plans immobiliers récents qui permettent tout juste de traiter les problèmes les plus importants mais sont loin de correspondre à des investissements ‘normaux’ pour un parc d’une telle ampleur. »

Là, plusieurs propositions ont été retenues, comme la valorisation de certaines prestations externes [secours en montagne, Garde républiciaine, GIGN], la facturation systématique des « missions non spécifiques réalisées au profit d’un opérateur externe », ou encore donner la possibilité aux collectivités locales de financer les forces de sécurité sur les aspects de fonctionnement et d’investissement.

Mais l’une d’elles, qualifiée de « plus radicale » par les rapporteurs, consisterait à « contracter significativement le maillage territorial par regroupements d’unités et fermer les brigades de moins de 10 gendarmes. »

Or, les deux sénateurs sont vent debout contre cette proposition. Si une « telle réorganisation permettrait peut-être d’obtenir certaines améliorations en termes de rationalisation des moyens, de concentration des ressources au profit des unités restantes qui seraient alors mieux dotées », admettent-ils, il n’en reste pas moins qu’elle « représenterait en même temps un recul des services publics de proximité, ce qui semble particulièrement peu pertinent dans le contexte actuel. »

« Il est vrai que la situation actuelle, dénoncée à maintes reprises par la commission, risque d’aboutir dans les années qui viennent à la fermeture de certaines brigades et casernes en raison de problèmes de sécurité ou de salubrité », écrivent MM. Paul et Vaugrenard.

Quoi qu’il en soit, pour maintenir sa présence territoriale, et donc le contact avec la population, l’une des pistes envigagées par la gendarmerie consisterait à « transformer les maisons de services au public en maisons ‘France service’, dont 300 doivent ouvrir d’ici janvier 2020 et, en principe, 2 000 d’ici 2022 », expliquent les sénateurs.

Ainsi, l’idée serait de « profiter du dense maillage des brigades de gendarmerie et des plages horaires larges des gendarmes qui y travaillent pour y installer d’autres services publics », ce qui permettrait de « mieux rentabiliser la présence d’emprises foncières parfois sous-employées, voire redondantes avec d’autres services publics. »

Mais là encore, cette solution n’est pas du goût des rapporteurs, dans la mesure où cette solution ne pourrait que conduire à une « banalisation de la gendarmerie et des services de sécurité. »

« En outre, poser le problème en ces termes revient à abandonner de facto l’idée d’une véritable remise à niveau tant du parc immobiliers que des moyens mobiles de la gendarmerie, alors que de nombreux rapports parlementaires plaident pour une telle remise à niveau et que les Gouvernements successifs affirment tous faire de la sécurité une priorité », préviennent les rapporteurs.

Ces derniers plaident en revanche pour un renforcement des moyens via une nouvelle loi de programmation de la sécurité intérieure [LOPSI], laquelle pourrait être mise à profit pour « remédier au déficit des moyens des forces de sécurité en termes d’équipements et d’investissements. »

De toute façon, il faudra trancher à un moment ou à un autre. « Soit les prochaines années verront une forte remise en cause de son modèle territorial, éventuellement partiellement compensée par des efforts drastiques de mutualisation avec les autres services de l’État, soit la Nation décide d’un effort d’ampleur en faveur du service public de la sécurité, ce qui implique le déblocage de financements importants et pérennes permettant de remettre à niveau l’ensemble des moyens matériels sur lesquels s’appuient la gendarmerie nationale […] pour remplir [ses] missions au service de nos concitoyens », résument MM. Paul et Vaugrenard.