Vers la fermeture des brigades comptant moins de 10 gendarmes?

Vers la fermeture des brigades comptant moins de 10 gendarmes?

par Laurent Lagneau – Zone militaire – Publié le 24 novembre 2019

http://www.opex360.com/2019/11/24/vers-la-fermeture-des-brigades-comptant-moins-de-10-gendarmes/

 

 Dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques [RGPP] menée entre 2008 et 2012, la Gendarmerie nationale avait revu son maillage territorial en créant des « communautés de brigades » [COB] et en fermant environ 500 casernes. Résultat : la capacité à détecter les signaux dits « faibles » en matière de renseignement s’est dégradée et le délai d’intervention s’est accru.En outre, le contact avec la population s’est étiolé, comme le déplorait le général Richard Lizurey, l’ex-directeur de la Gendarmerie nationale [DGGN]. Aussi en appelait-il à revenir aux « fondamentaux ».

« On a longtemps oublié que le cœur de notre métier, c’est la relation humaine. […] Ces dernières années, on a industrialisé des ‘process’ techniques, on a rationalisé, on a posé des équations, on a fait des grands tableaux pour créer des schémas d’action nationale, mais la vocation du policier et du gendarme, c’est d’être là quand les citoyens ont besoin d’eux. D’être disponible, de prendre du temps pour discuter. Pour des raisons X ou Y, on a perdu ces bases posées par nos grands anciens », avait ainsi confié le général Lizurey dans les feuilles du quotidien Libération.

Seulement, il n’est pas dit que la Gendarmerie échappera à une nouvelle revue de son maillage territoriale. Ce qui préoccupe les sénateurs Philippe Paul et Yannick Vaugrenard, rapporteurs pour avis sur les crédits qui lui serotn alloués en 2020.

« Au cours de l’année 2019, la gendarmerie a organisé une série d »ateliers d’idéation’, avec l’aide de 1.483 réservistes citoyens, qui ont apporté leur vision de l’avenir de la gendarmerie en mobilisant chacun leur domaine de compétence. Ces ateliers, qui ont eu lieu à l’extérieur de la ‘maison gendarmerie’, ont permis au directeur général de la gendarmerie nationale de soumettre 101 propositions d’évolutions au ministre de l’intérieur. Certaines ont d’ores et déjà été retenues, comme la création d’un statut d’engagé pour les actuels gendarmes adjoints volontaires », commencent par rappeler les rapporteurs.

L’un de ces ateliers s’est penché sur les façons de « dégager des marges nouvelles pour investir ». Un « thème essentiel », selon les deux sénateurs, compte-tenu « la stagnation des moyens en investissement depuis des années au sein de la gendarmerie malgré les plans immobiliers récents qui permettent tout juste de traiter les problèmes les plus importants mais sont loin de correspondre à des investissements ‘normaux’ pour un parc d’une telle ampleur. »

Là, plusieurs propositions ont été retenues, comme la valorisation de certaines prestations externes [secours en montagne, Garde républiciaine, GIGN], la facturation systématique des « missions non spécifiques réalisées au profit d’un opérateur externe », ou encore donner la possibilité aux collectivités locales de financer les forces de sécurité sur les aspects de fonctionnement et d’investissement.

Mais l’une d’elles, qualifiée de « plus radicale » par les rapporteurs, consisterait à « contracter significativement le maillage territorial par regroupements d’unités et fermer les brigades de moins de 10 gendarmes. »

Or, les deux sénateurs sont vent debout contre cette proposition. Si une « telle réorganisation permettrait peut-être d’obtenir certaines améliorations en termes de rationalisation des moyens, de concentration des ressources au profit des unités restantes qui seraient alors mieux dotées », admettent-ils, il n’en reste pas moins qu’elle « représenterait en même temps un recul des services publics de proximité, ce qui semble particulièrement peu pertinent dans le contexte actuel. »

« Il est vrai que la situation actuelle, dénoncée à maintes reprises par la commission, risque d’aboutir dans les années qui viennent à la fermeture de certaines brigades et casernes en raison de problèmes de sécurité ou de salubrité », écrivent MM. Paul et Vaugrenard.

Quoi qu’il en soit, pour maintenir sa présence territoriale, et donc le contact avec la population, l’une des pistes envigagées par la gendarmerie consisterait à « transformer les maisons de services au public en maisons ‘France service’, dont 300 doivent ouvrir d’ici janvier 2020 et, en principe, 2 000 d’ici 2022 », expliquent les sénateurs.

Ainsi, l’idée serait de « profiter du dense maillage des brigades de gendarmerie et des plages horaires larges des gendarmes qui y travaillent pour y installer d’autres services publics », ce qui permettrait de « mieux rentabiliser la présence d’emprises foncières parfois sous-employées, voire redondantes avec d’autres services publics. »

Mais là encore, cette solution n’est pas du goût des rapporteurs, dans la mesure où cette solution ne pourrait que conduire à une « banalisation de la gendarmerie et des services de sécurité. »

« En outre, poser le problème en ces termes revient à abandonner de facto l’idée d’une véritable remise à niveau tant du parc immobiliers que des moyens mobiles de la gendarmerie, alors que de nombreux rapports parlementaires plaident pour une telle remise à niveau et que les Gouvernements successifs affirment tous faire de la sécurité une priorité », préviennent les rapporteurs.

Ces derniers plaident en revanche pour un renforcement des moyens via une nouvelle loi de programmation de la sécurité intérieure [LOPSI], laquelle pourrait être mise à profit pour « remédier au déficit des moyens des forces de sécurité en termes d’équipements et d’investissements. »

De toute façon, il faudra trancher à un moment ou à un autre. « Soit les prochaines années verront une forte remise en cause de son modèle territorial, éventuellement partiellement compensée par des efforts drastiques de mutualisation avec les autres services de l’État, soit la Nation décide d’un effort d’ampleur en faveur du service public de la sécurité, ce qui implique le déblocage de financements importants et pérennes permettant de remettre à niveau l’ensemble des moyens matériels sur lesquels s’appuient la gendarmerie nationale […] pour remplir [ses] missions au service de nos concitoyens », résument MM. Paul et Vaugrenard.

 

Quel avenir pour le parc blindé de la Gendarmerie ?

Quel avenir pour le parc blindé de la Gendarmerie ?


Les quatre véhicules aujourd’hui à l’étude pour le renouvellement du parc blindé de la Gendarmerie

 

Que faire des 84 véhicules blindés à roues de la Gendarmerie (VBRG), entrés en service en 1974 ? Régulièrement déployé lors des manifestations menées dans le cadre des ZAD et des Gilets jaunes, le vénérable VBRG se cherche désormais un avenir, ballotté en entre retraite anticipée et prolongation du service. Longuement évoqué à l’occasion du budget 2020 de la Gendarmerie, le sujet est à nouveau revenu sur le devant de la scène lors du salon Milipol, organisé cette semaine à Paris.

 

Trois scénarios

Le parc blindé de la Gendarmerie comprend une centaine de véhicules, dont 84 VBRG. À ceux-ci, stationnés pour la plupart au Groupement blindé de gendarmerie mobile de Satory (38) et en Outre-mer (32), s’ajoute une vingtaine de VAB récupérés auprès de l’armée de Terre. Quatorze d’entre-eux bénéficient d’un surblindage hérité de leur engagement précédent en Afghanistan. Ils présentent une moyenne d’âge de 34 ans. Si ces derniers peuvent encore « tenir » quelques décennies, l’accélération et l’intensification des crises rencontrées ces deux dernières années, rend par contre impérieux le renouvellement du parc de VBRG. Trois scénarios sont pour l’instant à l’étude, rapporte la députée LREM Aude Bono-Vandorme dans un rapport sur le projet de loi de finances pour 2020. Il s’agira soit d’identifier une nouvelle plateforme adaptée au meilleur prix, soit de remettre à niveau les VBRG tout en récupérant des VAB destinés à la déconstruction, soit, enfin, de choisir une solution mixte reposant sur l’acquisition de nouveaux matériels et le « rétrofitage » d’une partie des véhicules en service.

La seconde alternative était celle privilégiée par le général Lizurey, aux manettes de la Gendarmerie jusqu’au 15 octobre dernier et son adieu aux armes. « Nous nous orientons vers le rétrofit des véhicules blindés actuels et des VAB qui ne sont plus d’utilité aux armées, » annonçait-il devant la Commission défense de l’Assemblée nationale. Selon l’ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), rafraîchir les VBRG coûterait environ 250 000€ à l’unité, « incluant la remotorisation complète, la climatisation et la révision de l’ensemble du système ». La modernisation de la totalité de la flotte reviendrait donc à une vingtaine de millions d’euros. Soit, « cinq à six fois moins cher que le développement d’un matériel par des industriels, » notait alors le général Lizurey .

Si elle est économique, cette formule n’en est pas moins complexe et n’apporterait pas le sursaut technologique suffisant pour correspondre aux missions d’aujourd’hui. « Pour des véhicules de 45 ans d’âge, cela devient un peu problématique. Nous pouvons les améliorer quelque peu, mais il ne faut pas croire que ce soit une solution si économique que cela. Et les véhicules qui en découleront présenteront des capacités assez limitées par rapport aux véhicules plus récents et mieux équipés, » relève le PDG d’Arquus, Emmanuel Levacher. Le constructeur originel du VBRG, Berlier, a disparu, de même que la majeure partie des connaissances techniques au sein du groupe Arquus, sans parler de l’absence de pièces détachées. Concurrent historique du VAB, le VBRG partage des caractéristiques techniques globalement similaires. S’acharner à prolonger son existence n’apporterait finalement qu’une plus-value toute relative face à une évolution vers un modèle « 100% VAB » plus cohérent.

Le transfert et la modernisation de VAB de l’armée de Terre serait probablement la solution médiane idéale entre un VBRG hors d’âge et du neuf hors budget. « Tout existe déjà pour le VAB, » déclare Arquus, qui réalise pour le moment le rétrofit de 150 véhicules au profit d’un client du Moyen-Orient. Il s’agirait, grosso modo, de récupérer quelques briques du standard Ultima, auquel il conviendra intégrer les systèmes spécifiques aux missions de sécurité. Tout en restant peu onéreuse, l’idée permettrait de reposer sur les savoir-faire existants, tant du côté de l’industriel en charge de la DTO que des opérationnels rompus au maniement de l’engin. Les dispositifs de soutien continueront d’exister à Fourchambault, de même que la petite forge nécessaire pour créer les pièces détachées nécessaires. Contrairement au VBRG, « il reste des mécaniciens formés pour donner une seconde vie à un VAB, » explique Arquus.

 

Sherpa vs Serval

Reste l’éventualité d’une nouvelle plateforme blindée. « Nous préférons bien entendu proposer des matériels neufs que de rétrofiter à l’infini des matériels anciens, » ajoute Levacher. Bien que celle-ci soit « hors de portée budgétaire » et qu’aucun programme n’a été formalisé à ce jour, la Gendarmerie a récemment exprimé un embryon de besoin auprès d’Arquus et de Nexter. Ni calendrier ni cible précise, mais un choix qui s’orienterait vers un véhicule 4×4, « l’option du TITUS est donc totalement à oublier, » confirme-t-on du côté de Nexter. Sa masse maximale devra permettre à la fois d’évoluer sur la voirie française et de conserver un niveau de protection suffisant.

 

Le Sherpa APC modifié présenté par Arquus durant le salon Milipol

Le Sherpa APC modifié présenté par Arquus durant le salon Milipol

 

Pour réduire la facture, les deux groupes versaillais ont décidé de construire leur proposition sur base de plateformes existantes ou bientôt disponibles qu’il suffira de modifier en temps voulu. Du côté d’Arquus, il n’est dès lors pas surprenant de retrouver le Sherpa APC, déjà opéré en version « échelle d’assaut » par le GIGN. Avec près de 1000 unités produites toutes variantes confondues, le Sherpa est particulièrement présent sur le segment du maintien de l’ordre, avec des ventes enregistrées notamment en Inde, au Brésil, au Kosovo et au Chili. L’exemplaire exposé durant Milipol conserve sa couleur noire caractéristique, et ajoute principalement une lame de déblaiement et une tourelle d’observation.

 

Une variante "Gendarmerie" dévoilée par Nexter au salon Milipol

Une variante « Gendarmerie » dévoilée par Nexter au salon Milipol

 

Nexter propose quant à lui une nouvelle version « Gendarmerie » du VBMR Léger commandé par le ministère des Armées. Hautement protégé, ce blindé de plus de 15 tonnes sera livré à 978 exemplaires à l’armée de Terre, dont 489 d’ici 2025. La version « Gendarmerie » présentée à Milipol reprend à son tour les fondamentaux du VBRG : une lame capable de déployer jusqu’à six tonnes de débris, des grilles de protection et une tourelle d’observation. Nexter y apporte ensuite une motorisation, un niveau de protection et une capacité de transport supérieurs, de même que cinq diascopes et quatre caméras offrant une vision à 360°. Le niveau de blindage du Serval pourra par ailleurs être sensiblement diminué pour consacrer le gain masse à d’autres ajouts. Pour l’heure, tant Nexter qu’Arquus sont encore au stade du « maquettage » et aucune configuration précise n’a été verrouillée pour l’instant. Certaines spécifités propres à la Gendarmerie, tel que l’ajout d’une cage pour les chiens policiers, sont autant d’axes de développement sur lesquels les deux entreprises devront encore plancher.

 

Des options mais pas de fonds

Des solutions ont donc été identifiées mais leur traduction en programme se heurte à de nombreux obstacles, à commencer par une absence de clarté sur le processus de réflexion interne mené par la Gendarmerie. Celui-ci est tellement complexe que « nous avons un peu de mal à suivre. Nous sommes en dialogue permanent, des besoins sont exprimés mais ne se traduisent pas forcément en programmes. Cela est aussi dû au fait que le ministère de l’Intérieur a des processus d’acquisition qui ne sont pas aussi structurés que ceux des Armées, » souligne Emmanuel Levacher.

Le sujet, pourtant maintes fois évoqués par le passé, intervient également à l’heure où le général Rodriguez prend ses fonction en tant que nouveau commandant de la Gendarmerie. Cette étape de passation de pouvoir, synonyme de flottement décisionnel, à l’heure où l’absence de remontée des budgets est pointée du doigt par les parlementaires. Éternel parent pauvre des lois de finances, la Gendarmerie sera dotée de 9Md€ de crédits de paiement en 2020, dont seulement 43,6M€ seront consacrés au renouvellement des moyens mobiles. Des inscriptions budgétaires qui, selon la députée Bono-Vandorme, ne permettront pas d’acquérir les 1600 véhicules prévus. Celle-ci préconise en conséquence de recourir à des dispositifs locatifs, une astuce qui, si elle se matérialise, pourrait par la suite être étudiée pour matérialiser la modernisation du parc blindé.

Ce schéma de « leasing » a déjà fait ses preuves en Belgique. Face aux contraintes budgétaires, la Défense a choisi dès 2014 de remplacer sa flotte vieillissante de véhicules utilitaires au travers d’un contrat de location. Réussie, l’expérience a été renouvelée cet été avec Arval et le groupe automobile PSA pour un montant de 16M€. Outre une ventilation moins contraignante des budgets, l’externalisation de certaines tâches de gestion de flotte et de maintenance permettrait de libérer des postes au sein des unités de soutien.

Malgré ces appels du pied répétés des parlementaires et du DGGN, le question du VBRG risque de rester sans réponse tant qu’elle ne sera pas inscrite dans la trajectoire financière de la Gendarmerie. En l’absence de solution immédiate, il ne fait donc aucun doute, selon la député que cette problématique devra être élevée au rang de priorité à la fois « dans le cadre des travaux d’élaboration du Livre blanc de la sécurité intérieure » et dans la loi de programmation en cours d’écriture. Réponse, au mieux, en début d’année prochaine.

Bruno Jockers, homme de terrain et de cabinet, numéro 2 de la Gendarmerie

Bruno Jockers, homme de terrain et de cabinet, numéro 2 de la Gendarmerie

Le général Bruno Jockers devant la carte de la région Grand Est (Photo JF Cortot)

 

https://lessor.org/a-la-une/bruno-jockers-homme-de-terrain-et-de-cabinet-numero-2-de-la-gendarmerie/

Le général de corps d’armée Bruno Jockers, 56 ans, commandant la région Grand Est, succède au général de corps d’armée Christian Rodriguez comme major général.

L’officier supérieur vient d’être nommé à ce poste ce mercredi 20 novembre en Conseil des ministres. Le nouveau numéro 2 de la Gendarmerie est un officier général polyvalent au parcours très complet. Sa nomination, attendue, n’est pas une surprise.

Le parcours du général Bruno Jockers

Né en septembre 1963, le général Jockers est saint-cyrien. Il débute son parcours dans l’Arme en 1988 comme commandant de peloton à l’escadron 3/18 de Sélestat. Puis il revient à Saint-Cyr comme officier instructeur de 1991 à 1994. L’officier commande ensuite la compagnie de Caen (Calvados). Il est ensuite affecté comme aide de camp du ministre de la Défense.

Avant de suivre le Collège interarmées de défense (École de guerre), il est rédacteur au bureau de l’organisation et des effectifs à la DGGN. Il retrouve la direction générale comme adjoint au chef du bureau du personnel officier (BPO), puis est chef de la section mobilité au BPO.

Retour en Alsace

En 2006, il rentre dans son Alsace natale en prenant le commandement du groupement du Bas-Rhin. Deux ans plus tard, il effectue un nouveau retour à la DG à la tête du BPO, puis comme chef de bureau au directeur des personnels militaires de la Gendarmerie.

En juin 2011, il est choisi pour commander les forces de Gendarmerie en Afghanistan. Cette expérience marquante dure un an. En septembre 2012, il prend la tête à Reims de la région Champagne-Ardennes et du groupement de la Marne.

Chef de cabinet

De 2015 à 2017, il est chef de cabinet du directeur général. L’officier supérieur sert deux DG, les généraux Favier et Lizurey. En septembre 2017, il renoue avec sa région natale en prenant le commandement de la région Grand Est et de la zone de sécurité Est à Metz.

Officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, il est aussi titulaire de la croix de la valeur militaire, de la croix du combattant et de la médaille d’or de la sécurité intérieure.

D.C

Le général Rodriguez nommé directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN)

Le général Rodriguez nommé directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN)

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense -Publié le 30 octobre 2019

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

 

Le général d’armée Christian Rodriguez a été nommé ce mercredi en Conseil des ministres, directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) où il succède au général Richard Lizurey. 

Né le 11 janvier 1964 à Mayenne (Mayenne), le nouveau patron des gendarmes a rejoint en 1986 l’école d’officiers de Melun, à l’issue de son cursus d’ingénieur à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

Durant ces 33 années au sein de la gendarmerie nationale, Christian Rodriguez a exercé “des responsabilités de commandement opérationnel, de réflexion stratégique, de conception et de direction, dans les territoires, en état-major, en administration centrale, ainsi qu’en cabinet ministériel”, a précisé son entourage.

Il a débuté ainsi en 1987 sa carrière en gendarmerie mobile. D’abord en qualité de commandant de peloton au sein de l’escadron de Dijon jusqu’en 1990 puis à la tête de l’escadron blindé (VBRG) de Thionville (Moselle). Il a participé à des opérations de maintien de l’ordre en Corse et en Nouvelle-Calédonie notamment.

Au cours de sa carrière, le général Rodriguez a exercé également en gendarmerie départementale (Loire-Atlantique, Haute-Savoie, Corse). Après ces différentes responsabilités opérationnelles, Christian Rodriguez a complété son parcours professionnel en état-major et en cabinet ministériel. Affecté à la direction générale en 1996, il y est chargé de la politique de formation des officiers.

En 1999, à sa sortie de l’École de Guerre, il rejoint le centre de prospective de la gendarmerie nationale. De 2007 à 2010, il est affecté au cabinet du directeur général de la gendarmerie où il participe à l’intégration de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur. Nommé officier général en 2013, il devient conseiller gendarmerie au sein du cabinet du ministre de l’Intérieur, poste qu’il occupera jusqu’en 2016.

Nommé major général de la gendarmerie le 1er septembre 2016, il est chargé de l’animation, le suivi et la coordination de l’administration centrale de la gendarmerie et seconde le directeur général Richard Lizurey, à qui il succède mercredi.

Lors de l’adieu aux armes du général Lizurey, le 15 octobre dernier, il n’avait pas été procédé, comme le veut la tradition, à la transmission du drapeau, faute de successeur alors nommé. 

Inauguration Rond-point Colonel Arnaud Beltrame à Nîmes

Inauguration Rondpoint Colonel Arnaud Beltrame à Nîmes

 

 

Une impressionnante cérémonie s’est déroulée le 18 avril à Nîmes sous la houlette de Monique Boissière, commandant, membre de notre association et adjointe au maire déléguée au personnel à l’Armée et au monde combattant en hommage au colonel Arnaud Beltrame, héros des temps modernes. La ville invitait à l’inauguration du rond point dénommé dorénavant colonel Beltrame, situé avenue Pierre Gamel entre la gendarmerie et l’hôtel de police. La cérémonie eut lieu en présence des autorités civiles et militaires : monsieur le préfet du Gard, monsieur le maire de Nîmes et ses conseillers, le commandant du Groupement de gendarmerie du Gard, en compagnie d’une forte délégation de gendarmes, le chef de la D.M.D., Madame Martinez directrice de l’ONAC, les représentants des associations patriotiques et leurs porte-drapeaux, un piquet d’honneur de la gendarmerie et un public nombreux.

Notre association était présente naturellement à cet événement ; y assistaient le lieutenant-colonel Pierre Longobardi, président d’honneur et président de l’ANORAA Secteur Gard-Lozère, le lieutenant Daniel Béart, vice-président et porte-drapeau de l’ADORAC du Gard.

 

 

Après le dévoilement de la plaque, furent prononcées les allocutions appropriées du commandant du Groupent de gendarmerie, de monsieur le maire, et de monsieur le préfet. Un dépôt de gerbes suivait le cérémonial avant « La sonnerie aux morts », la minute de silence et « La Marseillaise » reprise en chœur par l’assistance.