La Gendarmerie de nouveau endeuillée après la mort d’un motocycliste dans la Drôme

La Gendarmerie de nouveau endeuillée après la mort d’un motocycliste dans la Drôme

L’Essor – Publié le 3 août 2018

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Nouveau drame dans la Gendarmerie déjà endeuillée dimanche dernier dans le Calvados. Alors que les honneurs militaires étaient rendus à l’adjudant Cédric Gouadon dans le Calvados, un motocycliste du peloton motorisé de Malataverne (Drôme) a en effet trouvé la mort dans un accident est survenu ce vendredi matin sur l’autoroute A7, à hauteur de Saulce-sur-Rhône, dans le sens sud-nord.

Lors d’une collision avec deux voitures, le motocycliste a été grièvement blessé et pris en charge par les secours. Il n’a hélas pas survécu à ses blessures.

#Drôme (26) Vive émotion suite au nouveau décès en service d’un camarade motocycliste du peloton motorisé de #Malataverne #Soutien à ses proches

— GendarmerieNationale (@Gendarmerie) 3 août 2018

Romain Besozzi  avait 33 ans.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, fait part de sa vive émotion après le décès, dans l’exercice de ses fonctions du sous-officier de gendarmerie. Le ministre d’État adresse ses condoléances attristées et son soutien sincère à sa famille, ses camarades ainsi qu’à ses proches, dans ce moment douloureux. Gérard Collomb salue “le remarquable dévouement des militaires de la gendarmerie pour le service de la Nation et la protection de leurs concitoyens”.

 

 

Le mercato des généraux se poursuit

Le mercato des généraux se poursuit

Photo d’illustration (M.GL’Essor).

M.C. – L’Essor – 1er août 2018

https://lessor.org/le-mercato-des-generaux-se-poursuit/

Elles étaient attendues, c’est désormais chose faite. Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent article, de nombreux généraux de Gendarmerie vont changer d’affectation cet été. Ces nouvelles nominations ont été annoncées dans le décret du 30 juillet 2018 portant sur les affectations d’officiers généraux.

Lire aussi sur L’Essor : Le point sur les mouvements de l’été dans la Gendarmerie (actualisé)

  1. le général de corps d’armée Dupouy (Christian, Guy) est nommé chargé de mission auprès du chef de l’inspection générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er septembre 2018.
    Mme la générale de division Guion de Méritens (Isabelle, Simone, Yvonne, Germaine) est nommée chargé de mission auprès du chef de l’inspection générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er août 2018.
    M. le général de division Thomas (Thierry) est nommé chef de la division des audits, inspections et études de l’inspection générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er août 2018.
    M. le général de division Cayet (Thierry, Louis, Antoine, Marie) est nommé adjoint au directeur des soutiens et des finances de la direction générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er août 2018.
    M. le général de division Ottavi (Stéphane, Dominique, Georges, François) est nommé chargé de mission auprès du chef de l’inspection générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er août 2018.
    M. le général de brigade De Boysere (Philippe, Maurice) est nommé chargé de mission auprès du chef de l’inspection générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er septembre 2018.

Lire aussi sur L’EssorTreize colonels nommés généraux et deux généraux promus

  1. le général de brigade Caer (Thierry) est nommé chef de la division des enquêtes internes de l’inspection générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er septembre 2018.
    M. le général de brigade Carrillo (Jean-François) est nommé chef du département des inspecteurs chargés d’études et de missions de l’inspection générale de la gendarmerie nationale à compter du 1er septembre 2018.
    M. le général de brigade Daoust (François, Pierre, Henri) est nommé conseiller du directeur général de la Gendarmerie nationale en matière de police technique et scientifique à compter du 1er août 2018.
    M. le général de brigade Casaubieilh (Pierre) est nommé adjoint au directeur des opérations et de l’emploi de la direction générale de la Gendarmerie nationale à compter du 1er août 2018.
    M. le général de brigade Kim (Olivier, Georges) est nommé commandant du commandement des réserves de la Gendarmerie et délégué aux réserves de la Gendarmerie à compter du 1er août 2018.
    M. le général de brigade Boyer (Christophe) est nommé commandant de l’école des officiers de la Gendarmerie nationale à compter du 1er août 2018.
    M. le général de brigade Kerboull (Alain) est nommé commandant en second de la région de Gendarmerie Auvergne – Rhône-Alpes, commandant en second de la Gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Sud-Est à compter du 1er août 2018.
    M. le général de brigade Loron (Claude, Jean) est nommé chargé de mission au groupe des chargés de missions et de projets du service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure à compter du 1er août 2018.
    M. le général de brigade Touron (Patrick, André) est nommé chef du pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale à compter du 1er août 2018.

 

 

La Gendarmerie muscle sa recherche sur le darknet

La Gendarmerie muscle sa recherche sur le darknet

Gabriel Thierry – L’Essor – Publié le 1 août 2018

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Ce nouveau moteur de recherche devrait faciliter la vie des cybergendarmes. La Gendarmerie va s’équiper prochainement d’un moteur de recherche de pointe, mis au point par la société Aleph-Networks. Cette dernière vient de remporter un appel d’offres de l’Arme, le 3 juillet, pour l’acquisition “d’un outil destiné à faciliter la recherche sur le darknet et son maintien en condition opérationnelle. Il devrait vraisemblablement être utilisé dans l’un des services du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), à Cergy-Pontoise – contactée, l’entreprise n’a pas souhaité détailler le service destinataire des dix licences acquises.

Défense, Finances et Intérieur

Avec ce marché d’une valeur de 258.000 euros, la Gendarmerie s’inscrit dans les pas de services prestigieux. Selon la lettre spécialisée Intelligence online, la direction générale de la sécurité extérieure aurait elle aussi acquis des licences. Aleph-Networks n’a pas confirmé l’information, précisant toutefois avoir vendu déjà sa solution phare, Graymatter, aux ministères de la Défense, des Finances et de l’Intérieur.

Le logo du réseau informatique Tor (Crédit photo: Tor Project).

Créée en 2012, la start-up s’est forgée une réputation avec son moteur de recherche innovant. Brevetée, sa technologie GM Search Dark permet “une collecte de données ultra massive”, de manière discrète et non intrusive, et une restructuration des informations capturées sur les différents espaces du web, qu’il soit ouvert, non-indexé (Deepweb) ou utilisant des réseaux dédiés comme Tor (Darkweb). “Notre moteur de recherche est agnostique face aux données, de manière à ne pas mettre de côté des signaux faibles”, souligne Aleph-Networks.

L’outil développé, promet l’entreprise, permet “de mener des enquêtes et des analyses pointues dans les recoins les plus profonds et cachés du web, où se cache le cœur de la cybercriminalité. Concrètement, la plateforme offre des fonctionnalités de cartographie, de recherches d’éléments précis comme un numéro de carte bleue, et d’identification de fuites de données.

Des efforts de recherche qui payent. Ces dernières années, l’entreprise, soutenue par BPIFrance, a collectionné les distinctions. Elle a été sélectionnée en 2015 par le DGA Lab du ministère de la Défense. Elle est membre du cercle de start-up Generate du le Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (Gicat). Cerise sur le gâteau, elle a reçu en juin dernier le trophée de l’innovation du Gicat. Aleph-Networks, passée de cinq à huit salariés, espère désormais doubler son chiffre d’affaires (400.000 euros environ sur le dernier exercice).

 

Un motocycliste de la gendarmerie se tue lors d’une course-poursuite vers Pont-L’Evêque

Un motocycliste de la gendarmerie se tue lors d’une course-poursuite vers Pont-L’Evêque

Par Laurent Lagneau – Zone militaire – Le 29-07-2018

http://www.opex360.com/2018/07/29/motocycliste-de-gendarmerie-se-tue-lors-dune-course-poursuite-vers-pont-leveque/

Photo : Ministère de l’Intérieur

 

Le ministère de l’Intérieur a annoncé, ce 29 juillet, le décès d’un motocycliste de la Gendarmerie appartenant au peloton motorisé de Pont-L’Evêque, au cours d’un contrôle routier sur la départementale D58, à la hauteur de Saint-Martin-aux-Chartrains.

Selon le communiqué, ce sous-officier, âgé de 33 ans et père d’un enfant, s’était lancé à la poursuite d’un automobiliste ayant « effectué un refus d’obtempérer » lors de ce contrôle routier. Pour une raison qui reste à déterminer, le militaire a perdu le contrôle de sa motocyclette aux abords d’un virage.

Une enquête pour éclaircir les circonstances de ce drame a été confiée à la brigade de gendarmerie de Blangy-le-Château.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a fait part de sa « très grande tristesse » et adressé ses « sincères condoléances à sa famille, ses camarades ainsi qu’à ses proches » en leur assurant de « son total soutien en ces tragiques circonstances. »

ℹ️@gerardcollomb fait part de sa très grande tristesse après le décès d’un sous-officier de @Gendarmerie du peloton motorisé de #PontLEvêque, dans l’exercice de ses fonctions. Le ministre tient à adresser ses sincères condoléances à sa famille, ses camarades et ses proches. pic.twitter.com/irbI6lmVwF

— Ministère de l’Intérieur (@Place_Beauvau) 29 juillet 2018

Il s’agit du troisième accident mortel pour les motocyclistes de la gendarmerie en trois mois. Le 8 mai dernier, un sous-officier de la brigade motorisée (BMO) de Theix-Noyalo perdait la vie après avoir été percuté par un véhicule circulant dans un sens opposé. Puis, le 3 juillet, un motard de la Garde républicaine a succombé à ses blessures, reçues dans ces circonstances identiques, à la différence qu’il participait au transfèrement d’un Détenu Particulièrement Surveillé (DPS).

Dans un entretien donné le 18 juillet à Ouest France, le général Richard Lizurey, le directeur de la Gendarmerie nationale, avait souligné que l’on était « plus en sécurité dans une unité d’intervention du type GIGN que dans une unité motocycliste. »

« Pour réduire leur vulnérabilité, on a fait un effort de protection : par exemple, on les a équipés d’airbags depuis 5 ans, ce qui a réduit le nombre de blessures sérieuses. On travaille aussi sur leur formation », avait expliqué le général Lizurey, qui s’était par ailleurs dit « contre » la logique de « course-poursuite » et de « rattrapage des contrevenants », qui « met nos gendarmes dans le rouge» Et d’insister : « D’ailleurs, les bons de rattrapage sont interdits depuis deux ans. L’objectif ce n’est pas de faire du chiffre. »

 

 

 

Un an après les accidents mortels, les motos MT09 de retour chez les forces de l’ordre

Un an après les accidents mortels, les motos MT09 de retour chez les forces de l’ordre

Par Nicolas Goinard| Le Parisien – 27 juillet 2018

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-an-apres-les-accidents-mortels-les-motos-mt09-de-retour-chez-les-forces-de-l-ordre-27-07-2018-7835832.php

 Fontainebleau, mai 2016. Les nouvelles motos de la gendarmerie, la Yamaha MT09 Tracer 900 cm3 avaient été présentées au Centre national de formation à la sécurité routière. LP/Pascal Villebeuf

Après le rappel de 16 000 exemplaires par Yahama en 2017 et l’arrêt de leur utilisation par la gendarmerie et la police, suite à deux accidents mortels, les motos 450 MT09 sont retournées dans les escadrons de sécurité routière.

La gendarmerie nationale a édité une infographie toute en couleurs pour jouer la carte de la transparence et apaiser les craintes. Ce document que Le Parisien/Aujourd’hui en France a en sa possession, revient chronologiquement sur la gestion de la crise « MT09 », du nom de cette moto construite par Yamaha et qui équipait les Escadrons départementaux de sécurité routière (EDSR) depuis mai 2016. Le 7 juillet 2017, la direction de la gendarmerie avait décidé de ne plus exploiter cette moto jugée potentiellement dangereuse. Même mesure dans les rangs de la police nationale. Depuis la semaine dernière, après des mois de tests et de formations, ce deux-roues revient dans les garages des unités. Non sans crainte.

Et pour cause. En deux mois, en 2017, au moins deux accidents mortels inexpliqués impliquant des forces de l’ordre ont été recensés sur cette moto. D’abord à Tours (Indre-et-Loire), le 18 avril 2017. Florent Laverdure, un jeune policier municipal de 29 ans originaire de l’Aisne, perd, pour une raison indéterminée, le contrôle de sa moto alors qu’il circule sur l’autoroute A10 pour partir en intervention. Il percute le terre-plein central.

Triste coïncidence, dans les jours qui suivent, Yamaha adresse un courrier à 16 000 clients, propriétaires de cette gamme de moto (MT09, Tracer 900 et XSR 900) pour préconiser le remplacement des supports inférieurs de guidon. Dans une lettre adressée aux services de police et de gendarmerie, le constructeur écrit : « Du fait des vibrations du moteur, les goujons (NDLR : des supports inférieurs du guidon) peuvent se desserrer légèrement. Dans les cas extrêmes, ils pourraient se desserrer complètement […] ce qui pourrait entraîner une perte de contrôle de la direction. »

Yamaha a adressé en avril 2017 16 000 lettres de rappel à ses clients. DR

Pour les parents de Florent Laverdure, l’attente est aujourd’hui longue. « Nous espérons avoir le résultat de l’enquête prochainement » explique sa mère. « Nous avons déposé plainte et l’enquête est toujours en cours, d’après un courrier du procureur que nous avons reçu au mois de mars », annonce Olivier Lebreton, porte-parole de la mairie de Tours et adjoint à la sécurité au moment du drame. Il reprend : « Cette moto complétait notre parc, elle était récente. Aujourd’hui, il est hors de question qu’on se rééquipe en MT09 ».

Matériel lourd et utilisation « extrême »

Un nouveau drame survient le 7 juin 2017 sur l’A77, dans la Nièvre. Le major Frédéric Prouteau, 34 ans, gendarme au sein de la Brigade motorisée (BMO) de Château-Chinon (Nièvre) percute, là encore pour une raison indéterminée, un rail de sécurité. Il décède sur le coup. « L’enquête préliminaire est toujours en cours, précise le parquet de Nevers (Nièvre). Les constatations du département véhicule de l’IRCGN (NDLR : Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) n’ont pas permis de déterminer s’il y avait eu une défaillance de la moto. Nous sommes toujours dans l’attente du rapport d’un cabinet d’audit qui a travaillé avec le constructeur. Les témoins ont expliqué qu’ils avaient vu la moto chasser par l’arrière. »

Cet accident pousse la gendarmerie à retirer la MT09 de ses unités. La direction de la police lui emboîte le pas. « Cette moto n’était pas faite pour être équipée par tout le matériel, les radios, les sacoches », avance un gendarme du rang en poste dans un EDSR.

C’est également l’analyse faite par Jean-Pierre Bleuzet, vice-président de l’association Gend XXI, également motard de la gendarmerie : « Nos machines sont modifiées et n’ont rien à voir avec les motos qu’on trouve dans le civil. Les modifications apportées ont pu jouer sur la tenue de route. Des réglages ont depuis été réalisés sur la fourche et le problème a été identifié ».

Des améliorations ont été apportées sur les pneus, la fourche et les amortisseurs. Mais le choix sera laissé aux motards de ne pas partir en intervention sur une MT09. « Le motocycliste a besoin de faire confiance à sa machine », résume Jean-Pierre Bleuzet de Gend XXI.

« Nous ne souhaitons faire prendre aucun risque aux motards de la police, explique de son côté Christophe Coumel, délégué national motocyclistes du syndicat UNSA Police. Nous leur demandons de faire remonter tous les soucis qu’ils pourraient rencontrer. »