Mali : deux soldats français de la force Barkhane tués par une bombe artisanale

Mali : deux soldats français de la force Barkhane tués par une bombe artisanale


Deux soldats français de la force Barkhane ont été tués et un troisième grièvement blessé par une bombe artisanale au Mali samedi 5 septembre. Ces décès portent à 45 le nombre de militaires français morts dans les opérations françaises au Sahel depuis 2013.

Les pertes s’enchaînent pour l’armée française au Sahel. Deux soldats français de la force Barkhane ont été tués et un autre grièvement blessé par une bombe artisanale dans le nord du Mali, samedi 5 septembre. “Le brigadier-chef de première classe S.T. et le hussard parachutiste de première classe Arnaud Volpe” ont été tués “après la destruction de leur véhicule blindé par un engin explosif improvisé (…) lors d’une opération dans la région de Tessalit“, a annoncé l’Elysée dans un communiqué diffusé samedi. Un troisième soldat était présent dans le véhicule, et a été blessé lors de l’explosion. L’état-major des armées françaises a précisé samedi que son état “est stable, mais son pronostic vital demeure réservé“, dans une déclaration relayée par l’AFP.

Ces décès portent à 45 le nombre de militaires français morts dans le cadre des opérations Serval (déclenchée en 2013) puis Barkhane (depuis août 2014), selon un bilan de l’état-major. Ils s’ajoutent à ceux du parachutiste Tojohasina Razafintralama, tombé en juillet dernier, ainsi que des légionnaires Kévin Clément et Dmytro Martynyouk en mai. Tandis que la France avait perdu 13 militaires dans un accident entre deux hélicoptères en opération au Mali en novembre 2019.

Flou institutionnel

La France est et reste engagée (…) dans ce combat sans relâche contre les groupes armés terroristes“, a déclaré la ministre des Armées Florence Parly dans un communiqué diffusé samedi, rendant hommage à des soldats “qui sont allés au bout de leur engagement“. Ces derniers mois, l’armée française et celles des pays africains du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont multiplié les offensives, revendiquant la neutralisation de plusieurs dizaines de djihadistes. Quelque 5.000 soldats français sont mobilisés dans le cadre de l’opération Barkhane.

La situation politique et sécuritaire reste confuse au Mali après le coup d’Etat du 18 août, qui a vu des militaires renverser le président Ibrahim Boubacar Keïta après sept ans au pouvoir. Après avoir promis une transition vers un pouvoir civil, la junte a ouvert ce samedi des concertations sur l’avenir du pays, qui doivent durer jusqu’au 12 septembre. “[Emmanuel Macron] appelle à la mise en place sans délai d’une transition politique civile au Mali, conformément aux attentes de son peuple, de l’ensemble des pays qui le soutiennent, et condition sine qua none d’une lutte efficace contre les terroristes“, a déclaré la présidence française dans son communiqué de samedi. “Nous allons voir si les armées maliennes sont en mesure de garder le tempo“, avait indiqué le chef d’état-major des armées françaises François Lecointre à l’AFP fin août, ajoutant souhaiter le maintien de “l’engagement de l’armée malienne dans la lutte contre les groupes armés terroristes“.

La biographie du 1re classe Tojohasina Razafintsalama

La biographie du 1re classe Tojohasina Razafintsalama

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense 23 juillet 2020

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

 

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Voici la biographie du 1re classe Tojohasina Razafintsalama tué au Mali ce jeudi.

Né le 20 octobre 1994 à Mahazoarivo (Madagascar), le 1ère classe Tojohasina Razafintsalama a accompli toute sa carrière au sein du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes. Il s’engage le 1 er août 2018 au sein de ce régiment.
Lors de sa formation initiale, il se distingue par son excellent état d’esprit et fait preuve d’un très bon potentiel. Affecté au 2e escadron comme cavalier blindé, il est élevé à la distinction de 1re classe le 1er février 2019.
Particulièrement compétent, il participe à une mission de courte durée en Nouvelle Calédonie du 31 juillet au 6 décembre 2019 où il s’investit sans compter et plus particulièrement lors d’une tournée de province, ce qui lui vaudra une lettre de félicitations émise par le colonel commandant le régiment d’infanterie de marine du Pacifique Nouvelle-Calédonie. Hussard parachutiste motivé, il réussit brillamment sa formation générale élémentaire lors de son retour à Tarbes. Cherchant constamment à accroitre ses connaissances, il accède à la fonction de tireur de mitrailleuse 12,7 mm au sein de son peloton.
Toujours volontaire, il est projeté au Mali le 14 juillet 2020 dans le cadre de l’opération “BARKHANE” au sein du groupement tactique désert n° 1 BRUNO en tant que cavalier blindé.
Le 23 juillet 2020, au cours d’une opération de reconnaissance sur la RN 16, le hussard parachutiste de 1ère classe Tojohasina Razafintsalama est mortellement touché par l’explosion d’un véhicule suicide ennemi à proximité de son véhicule blindé léger au Nord de la base opérationnelle avancée de Gossi.
Décoré de la médaille de la défense nationale “bronze” le 1er janvier 2019, le hussard parachutiste de 1 ère classe Tojohasina Razafintsalama était célibataire sans enfant.
Il est mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission.

Le 1er RHP subit des pertes au Mali: un mort et deux blessés

Le 1er RHP subit des pertes au Mali: un mort et deux blessés

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense 23 juillet 2020

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

 

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Les forces de l’opération Barkhane ont subi des pertes ce jeudi, au Mali.

L’Elysée vient de l’annoncer: “Le Président de la République a appris avec une très grande tristesse la mort du hussard parachutiste de 1ère classe Tojohasina Razafintsalama“, a indiqué la présidence dans un communiqué qui précise que ce décès est intervenu lors de combats contre un groupe armée terroriste.

Selon l’EMA, des éléments du 1er RHP (régiment qui fête son 300e anniversaire cette année) ont été accrochés lors d’une action contre un GAT, près de Gossi, au sud-ouest de Gao. Circulant à bord d’un VBL, ils ont été victimes d’un véhicule suicide lors d’une mission de reconnaissance sur la RN16 qui relie les bases de Gao et de Gossi. 

Une fusillade a suivi l’attaque kamikaze, selon l’EMA. Face à cette attaque, “l’unité a engagé le combat” et deux Tigre et un drone Reaper ont été déployés.

Un soldat a été tué et deux autres ont été blessés. Ces blessés vont être évacués vers la France en cours de nuit.

Les hussards parachutistes tarbais ont été déployés au Sahel à la fin juin et pour quatre mois, au sein du groupement tactique désert Bercheny:

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En mission à Metz, un réserviste du 40e RA a été mortellement blessé par un tir accidentel

En mission à Metz, un réserviste du 40e RA a été mortellement blessé par un tir accidentel

http://www.opex360.com/2020/06/25/en-mission-a-metz-un-reserviste-du-40e-ra-a-ete-mortellement-blesse-par-un-tir-accidentel/

Décès accidentel d’un réserviste du 40 régiment d’artillerie, à Metz

Décès accidentel d’un réserviste du 40 régiment d’artillerie, à Metz

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – Publié le 25 juin 2020

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Un réserviste du 40e RA, Alexis Battu, est mort après avoir reçu une balle d’un autre militaire qui gardait comme lui le palais du gouverneur de Metz.

La piste accidentelle est privilégiée. “La piste d’un accident dû vraisemblablement à une erreur de manipulation d’une arme est privilégiée” a précisé une source policière.

L’auteur du tir, également âgé d’une vingtaine d’année, a été placé en garde à vue et la police judiciaire saisie.