Inauguration Rond-point Colonel Arnaud Beltrame à Nîmes

Inauguration Rondpoint Colonel Arnaud Beltrame à Nîmes

 

 

Une impressionnante cérémonie s’est déroulée le 18 avril à Nîmes sous la houlette de Monique Boissière, commandant, membre de notre association et adjointe au maire déléguée au personnel à l’Armée et au monde combattant en hommage au colonel Arnaud Beltrame, héros des temps modernes. La ville invitait à l’inauguration du rond point dénommé dorénavant colonel Beltrame, situé avenue Pierre Gamel entre la gendarmerie et l’hôtel de police. La cérémonie eut lieu en présence des autorités civiles et militaires : monsieur le préfet du Gard, monsieur le maire de Nîmes et ses conseillers, le commandant du Groupement de gendarmerie du Gard, en compagnie d’une forte délégation de gendarmes, le chef de la D.M.D., Madame Martinez directrice de l’ONAC, les représentants des associations patriotiques et leurs porte-drapeaux, un piquet d’honneur de la gendarmerie et un public nombreux.

Notre association était présente naturellement à cet événement ; y assistaient le lieutenant-colonel Pierre Longobardi, président d’honneur et président de l’ANORAA Secteur Gard-Lozère, le lieutenant Daniel Béart, vice-président et porte-drapeau de l’ADORAC du Gard.

 

 

Après le dévoilement de la plaque, furent prononcées les allocutions appropriées du commandant du Groupent de gendarmerie, de monsieur le maire, et de monsieur le préfet. Un dépôt de gerbes suivait le cérémonial avant « La sonnerie aux morts », la minute de silence et « La Marseillaise » reprise en chœur par l’assistance.

 

Au Mali, un ultime hommage au capitaine Laycuras (GTD Richelieu) tué le 2 avril

Au Mali, un ultime hommage au capitaine Laycuras (GTD Richelieu) tué le 2 avril

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – Publié le 05 avril 2019

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

Le corps du capitaine Laycuras, un des médecins du GTD Richelieu, a été convoyé vers la France. Ce médecin du SSA a trouvé la mort mardi, au Mali.

Le militaire blessé avec le capitaine Laycuras a été évacué vers la France, selon l’EMA. Le VAB dans lequel se trouvait les deux militaires a été touché par un engin explosif lors d’une opération dans le Gourma, entre Gossi et Hombori, à l’ouest de Gao, zone où l’armée française vient de se redéployer.

Mali: un médecin militaire français tué dans une opération contre des «terroristes»

Mali: un médecin militaire français tué dans une opération contre des «terroristes»

Par Le Figaro –  Publié

http://www.lefigaro.fr/international/2019/04/02/01003-20190402ARTFIG00106-mali-un-medecin-militaire-francais-tue-dans-une-operation-contre-des-terroristes.php

 

Photo d’illustration. Daphné Benoit -AFP

 

Emmanuel Macron a fait part mardi soir de sa «très grande tristesse» et a rappelé «l’entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix» de 2015.

Un médecin militaire français a été tué mardi au Mali à la suite «du déclenchement d’un engin explosif improvisé» au passage de son véhicule blindé, lors d’une opération de lutte «contre les groupes armés terroristes», ont annoncé la présidence française et l’état-major des Armées. Le capitaine Marc Laycuras, qui relevait de la 120e antenne médicale basée au Mans (Ouest) et engagé aux côtés du 2e Régiment d’infanterie de marine (2e RIMa), était en opération dans la région du Gourma, frontalière du Burkina Faso, a précisé à l’AFP le porte-parole de l’état-major des Armées françaises, le colonel Patrik Steiger.

L’officier est le 24e militaire français décédé au Mali depuis l’intervention française Serval en 2013 dans ce pays suivie de l’opération antiterroriste Barkhane élargie à cinq pays du Sahel en 2014. «Il y a eu une détonation au passage d’un VAB (Véhicule de l’Avant Blindé). Deux militaires blessés ont immédiatement été pris en charge et transférés par un hélicoptère Caïman» vers Gossi, à 150 km à l’ouest de Gao (nord) où se situe le QG de la force française Barkhane au Mali, a-t-il ajouté. Le capitaine Laycuras, grièvement blessé, a succombé à ses blessures. L’état de l’autre militaire n’inspire en revanche «pas d’inquiétude», a précisé le colonel Steiger. «Aucun ennemi, aucune présence particulière n’ont été décelés» dans le secteur au moment de l’explosion, a-t-il également relevé, sans plus de précisions.

La «très grande tristesse» de Macron

«Le décès du médecin capitaine Marc Laycuras nous rappelle chaque jour le dévouement inlassable des femmes et des hommes du service de santé des armées sur tous les théâtres d’opérations»

Florence Parly, ministre des Armées

Le président Emmanuel Macron a fait part, dans un communiqué qui ne précise pas le lieu de l’opération, de sa «très grande tristesse» et rappelle «l’entier soutien de la France au Mali et à la force des Nations unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix» de 2015. «Le décès du médecin capitaine Marc Laycuras nous rappelle chaque jour le dévouement inlassable des femmes et des hommes du service de santé des armées sur tous les théâtres d’opérations», a ajouté la ministre des Armées Florence Parly dans un communiqué.

Dans un autre communiqué, le service de santé des Armées a rappelé le parcours du militaire, âgé de 30 ans, marié et titulaire de la médaille de la Défense nationale. Après une scolarité en Corrèze, Marc Laycuras avait rejoint l’école du service de santé des armées de Bordeaux, puis avait effectué son internat au sein de l’hôpital d’instruction des armées Percy. Il avait été reçu docteur en médecine le 13 octobre 2017, puis avait pris un premier poste auprès des marsousin du 2e RIMa le 2 janvier 2018, avant de rejoindre le Mali le 12 février 2019, et d’y périr moins de deux mois plus tard.

Groupes djihadistes

L’armée française mène depuis un an et demi, avec la force antijihadiste Barkhane, une série d’opérations militaires dans le Liptako, dans le nord-est du Mali, et étend désormais son action de l’autre côté du fleuve Niger, dans la zone adjacente du Gourma, frontalière du Burkina Faso. Le Gourma est «réputé être une zone sanctuaire» pour plusieurs groupes armés, implantés notamment dans les forêts et à la frontière avec le nord du Burkina Faso.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par l’intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du nord au centre du pays, beaucoup plus densément peuplé, où elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires. Une tuerie imputée à des chasseurs dogons se présentant comme un «groupe d’autodéfense» antijdihadiste a ainsi fait quelque 160 morts le 23 mars dans le village peul d’Ogossagou, près de la frontière burkinabè.

Comment la Marine espère retrouver l’épave du sous-marin « La Minerve »

Comment la Marine espère retrouver l’épave du sous-marin « La Minerve »

Le navire avait mystérieusement disparu en 1968. L’Ifremer a commencé les recherches au large de Toulon, avant deux autres campagnes courant 2019.

Par Guerric Poncet – Le Point – Publié le | Le Point.fr


Photo de 1965 montrant le sous-marin « La Minerve » dans le port de Marseille.© STF / AFP

La marine va rechercher l’épave du sous-marin « Minerve »

La marine va rechercher l’épave du sous-marin « Minerve »

Le submersible français avait disparu en 1968 au large de Toulon avec ses cinquante-deux membres d’équipage.


Le submersible « Minerve », à quai dans le port de Marseille, le 1er janvier 1965. AFP

Par Nathalie Guibert – Le Monde – Publié le 5 février 2019

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/05/la-marine-va-rechercher-l-epave-du-sous-marin-minerve_5419664_3210.html

 

Grande nouvelle pour les familles des marins disparus de la Minerve, le sous-marin français qui avait disparu au large de Toulon en 1968 : le ministère des armées a annoncé, mardi 5 février, que les recherches allaient reprendre pour retrouver l’épave.

Un communiqué de la ministre des armées, Florence Parly, précise que les opérations seront confiées à la marine nationale avec le concours de l’Ifremer et du Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM).

« Consciente de la souffrance des familles, que le temps ne saurait effacer, la ministre renouvelle sa compassion aux familles des cinquante-deux marins disparus dans l’accomplissement de leur devoir et salue leur mémoire », indique Mme Parly, tout en tenant « à souligner que, malgré les progrès technologiques, des recherches par plus de 2 000 mètres de fonds restent complexes et sans certitude d’aboutir ».

La disparition tragique du sous-marin argentin San-Juan et de ses quarante-quatre membres d’équipage, le 15 novembre 2017, avait eu un grand écho dans la communauté militaire sous-marine du monde entier. Le San-Juan avait implosé sous l’effet de la pression à la suite d’une avarie, et gisait par 870 mètres de fond, à 400 kilomètres au large de la Patagonie. Le drame avait tenu l’Argentine en haleine jusqu’à ce que, le 16 novembre 2018, une entreprise privée américaine localise l’épave.

Deux campagnes de recherche infructueuses

En France, les sous-mariniers se sont alors souvenus du drame du 27 janvier 1968, quand la Minerve, un sous-marin d’attaque de 58 mètres à propulsion diesel-électrique de la classe Daphné, avait coulé à une vingtaine de kilomètres au large de Toulon au cours d’un exercice. Le navire pourrait se trouver entre 1 000 et 2 000 mètres de profondeur.

Evoquant le San-Juan, les familles des cinquante-deux militaires disparus de la Minerve avaient interpellé Mme Parly. « Les Argentins ont retrouvé le San-Juan, après un an de recherches. Nos compatriotes savent-ils qu’un sous-marin de notre marine nationale a aussi disparu et que nous ne cherchons pas, nous, à savoir où il est ? », ont demandé Christophe Agnus et Hervé Fauve, respectivement le fils de l’ingénieur machine du navire, le lieutenant de vaisseau Jean Agnus, et le fils du commandant, le lieutenant de vaisseau André Fauve.

Lors de la disparition de la Minerve, la marine française avait mené des recherches durant cinq jours. Une autre campagne infructueuse avait eu lieu durant treize jours en 1969, avant que le dossier ne soit classé secret-défense, et les familles abandonnées au silence.

« Nous accueillons avec une grande satisfaction, et beaucoup d’espoirs, la décision de Mme Florence Parly (…), déclare Christophe Agnus, au nom des familles. Nous apprécions aussi le souhait de la ministre d’associer étroitement les familles à toutes les étapes de cette campagne de recherche. Une première réunion à l’état-major de la marine, ayant lieu dès lundi prochain, montre le changement important et la prise en compte de la douleur des familles. Une ouverture qui vient enfin après cinquante et un ans de silence de l’Etat, sur un dossier classé secret-défense pendant un demi-siècle, et qui est la récompense d’un travail de mémoire des familles, soutenu par quelques élus de la région toulonnaise. »

Des techniques plus performantes aujourd’hui

La Minerve est ainsi le seul sous-marin militaire du monde dont on ne connaît pas la position parmi ceux qui ont disparu depuis la seconde guerre mondiale, fait valoir Christophe Agnus. Les familles des morts ne demandent que « le respect », plaide-t-il, en pouvant localiser le tombeau de leurs proches sur une carte marine. Emmanuel Macron avait ouvert les archives en juin 2017. Christophe Agnus, qui les avait déjà consultées seul en 2007 à l’invitation de Nicolas Sarkozy, n’y avait rien découvert.

En 1968, les techniques de recherche étaient beaucoup moins performantes. La campagne 2019 « commencera par des essais techniques de quelques jours en février, dans la zone de présence possible de la Minerve, déterminée par l’analyse des enregistrements sismiques de l’implosion du sous-marin lors de sa disparition », indique le ministère. Et elle continuera, en juillet, pour bénéficier de conditions météorologiques favorables. Les moyens annoncés comprennent des bâtiments porteurs de sondeurs multifaisceaux, des drones sous-marins et un mini-sous-marin capable de photographier à grande profondeur.