Barkhane est sous la menace d’une réduction éventuelle de la présence militaire américaine en Afrique de l’Ouest

Barkhane est sous la menace d’une réduction éventuelle de la présence militaire américaine en Afrique de l’Ouest

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Barkhane : Première frappe d’un drone Reaper français lors d’une opération anti-jihadiste

Barkhane : Première frappe d’un drone Reaper français lors d’une opération anti-jihadiste


33+7: 40 membres d’un GAT tués au Mali par Barkhane

33+7: 40 membres d’un GAT tués au Mali par Barkhane

 

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Un premier tir opérationnel pour un Reaper du Belfort ce week-end!


Selon l’EMA, dans la journée du 21 décembre, poursuivant l’action d’opportunité lancée dans la nuit précédente contre un important regroupement de combattants terroristes, l’opération Barkhane a neutralisé 7 terroristes supplémentaires ainsi que mis hors d’état des ressources importantes.

Cette action a été conduite dans la forêt de Ouagadou, zone d’évolution de la Katiba Macina, située à 150 kilomètres au Nord-Ouest de la ville de Mopti.

l’EMA explique que “alors que les commandos engagés dans cette opération procédaient à la fouille de la zone de combat, ceux-ci ont été pris à partie par un groupe de terroristes infiltrés à moto. Œuvrant dans un environnement difficile, dans une région densément boisée, cette action a été rendue possible par l’action des troupes au sol appuyés par la composante aérienne“.

Les tirs ont été délivrés par un drone Reaper et une patrouille de Mirage 2000, a précisé l’EMA qui ajoute que “cette frappe est la première réalisée en opération par un drone armé”.

Au bilan, ce nouveau succès porte à 40 le nombre de terroristes mis hors de combat au cours de la totalité de l’opération, qui a par ailleurs permis la libération de deux gendarmes maliens retenus en otage. En outre, c’est un coup très dur porté aux GAT dans la région avec la neutralisation de plusieurs motos, de véhicules armés et d’un important volume d’armement.

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

L’hélicoptère, un élément clé des opérations militaires françaises

Pour le transport ou le combat, les hélicoptères comme ceux qui sont entrés en collision lundi 25 novembre au soir, faisant 13 morts, ont un rôle central dans la stratégie militaire française.

 

Par Le Figaro –

Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération».
Le NH 90 Caiman, hélicoptère dit de «nouvelle génération». Benoit Tessier/REUTERS

Lundi soir, aux alentours de 19h40, deux hélicoptères de l’ALAT, l’Aviation légère de l’armée de terre française se percutaient, tuant les treize soldats embarqués à leurs bords. Les deux hélicoptères volaient manifestement avec un troisième engin, en formation serrée appelée «vol tactique», pour venir au secours d’un groupement commandos parachutistes (GCP) engagé avec des djihadistes.

Les hélicoptères jouent un «rôle stratégique majeur» au sein de l’armée française, comme le rappelle un rapport du Sénat de 2018. L’ALAT, s’est «avérée indispensable pour les forces spéciales, appuie le rapport, dans le cadre de l’opération Sabre [mission des forces spéciales au sein de l’opération Barkhane], et plus généralement en bande sahélo-saharienne (BSS), dans le cadre de l’opération Barkhane».

Depuis sa création en 1954, l’ALAT a évolué pour s’adapter aux formes de combats menés par l’armée française, et notamment à la contre-insurrection qu’elle a menée en Afghanistan et qu’elle mène aujourd’hui au Sahel. Pour Joseph Henrotin, chercheur spécialiste des questions de défense et rédacteur en chef de la revue Défense et Sécurité internationale, le rôle central accordé aux hélicoptères est dû à trois facteurs: sa rapidité, sa polyvalence et son affranchissement des dangers du sol.

Aller vite, loin, sans se soucier du terrain

Au Sahel, les 4500 hommes de Barkhane doivent couvrir une zone grande comme la moitié de l’Europe (environ 5 millions de km2). «L’hélicoptère permet une compression de l’espace, analyse ainsi Joseph Henrotin. Il permet d‘intervenir rapidement, et compense ainsi notre faible présence sur le terrain».

Par ailleurs, l’usage d’hélicoptères permet de s’affranchir des dangers du terrain. Voler, c’est éviter les routes et donc les embuscades et les IED (Improvised Explosive Device, engin explosif impovisé), ces mines artisanales utilisées par les djihadistes.

Ces avantages font que les aéronefs sont fortement utilisés: transport de troupes et de matériel, extraction de soldats, renseignement, appui-feu aux troupes aux sols, ou encore chasse aux ennemis. Au Sahel, 19 hélicoptères étaient déployés jusqu’à l’accident du 25 novembre, auxquels s’ajoutent les trois hélicoptères lourds Ch-47 Chinook britanniques, et deux hélicoptères de manœuvre danois .

Les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009

Commandant Brice, pilote de Tigre

Par conséquent, la mobilisation des régiments de l’ALAT est très importante. À titre d’exemple, «les escadrilles de Cougars et de Tigres du 5e RHC [le régiment concerné par l’accident] sont déployées en auto-relève en permanence depuis 2009», explique le commandant Brice, pilote de Tigre, qui s’est lui-même rendu cinq fois au Mali et une fois en Afghanistan entre 2012 et 2016.

Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre.
Vol tactique au Mali. Sur la droite, un hélicoptère Tigre. PASCAL GUYOT/AFP

Le vol tactique, un savoir-faire français

Le vol tactique est une des formations qui permet à l’ALAT d’exploiter son avantage sa vélocité. Pour le commandant Brice, pilote de Tigre, est typique du savoir-faire de l’ALAT, «son intérêt est double, on se protège en volant bas et vite, on ménage un effet de surprise». Cette formation suppose de voler entre 5 et 15 mètres au-dessus du sol selon le pilote, à une vitesse qui peut atteindre les 250km à l’heure. Elle suppose aussi de voler en formation plus ou moins serrée en fonction de l’effet voulu.

Les pilotes de l’ALAT sont capables de voler à très basse altitude

De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches

Commandant Brice, pilote de Tigre

Les pilotes français sont parmi les seuls à savoir effectuer des vols tactiques de nuit, comme ce fut le cas lundi 25 novembre. Ce soir-là, les conditions sont particulièrement difficiles: l’obscurité est classée niveau 5 – le plus élevé sur l’échelle de mesure – une obscurité telle qu’il est quasiment impossible de la reproduire en France. «De jour, le vol tactique est difficile, mais on s’y fait. De nuit, c’est une autre paire de manches», confie le commandant Brice, qui insiste cependant sur l’excellente formation des pilotes. «D’après des conversations que j’ai pu avoir avec des médecins de l’École de guerre, poursuit-il, lors d’un vol tactique de nuit, on arrive aux limites de ce que le cerveau humain peut intégrer comme informations simultanées».

Pour autant, les causes de la collision du 25 novembre ne sont pas encore connues. Devant la presse, le général Lecointre a insisté sur l’expertise des pilotes impliqués, en attendant l’analyse des boîtes noires des deux appareils.

Des militaires russes bientôt au Mali?

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