“LUCIDITÉ” : Lettre ASAF du mois de février 2021

LUCIDITÉ” : Lettre ASAF du mois de février 2021

Un an après son irruption en Occident, la Covid-19 continue d’occuper le devant de la scène politique et médiatique, au point que nous courons le risque d’en oublier que la marche du monde ne se réduit pas à la question sanitaire, fût-elle jugée essentielle dans nos sociétés vieillissantes et fuyant la mort à mesure que la longévité humaine augmente.

"LUCIDITÉ" : Lettre ASAF du mois de février 2021

Un an après son irruption en Occident, la Covid-19 continue d’occuper le devant de la scène politique et médiatique, au point que nous courons le risque d’en oublier que la marche du monde ne se réduit pas à la question sanitaire, fût-elle jugée essentielle dans nos sociétés vieillissantes et fuyant la mort à mesure que la longévité humaine augmente

Aussi, pour éviter une lecture étroite, réductrice et, in fine, dangereuse de l’actualité, il n’est pas inutile de se remémorer le conseil que donnait Charles Péguy, en 1910, dans Notre jeunesse : « Il faut toujours dire ce que l’on voit, surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit ».

C’est muni de cette recommandation qu’il y a lieu de lire attentivement le document d’actualisation de l’analyse stratégique présenté le 21 janvier dernier par la ministre des Armées. Cet exercice met en lumière les profondes évolutions apparues depuis 2017 et qui, conjuguées, aboutissent à un dangereux délitement de l’ordre international en lieu et place des espoirs placés dans un univers coopératif et solidaire ou dans les vertus pacifiantes du marché.

Aussi la réalité qu’il importe de voir et de méditer est celle-ci :

  • accroissement de la compétition entre grandes puissances (en huit ans la Chine a doublé son budget de Défense tandis que celui des États-Unis atteint aujourd’hui 720 milliards de dollars, celui de la France étant de 39,2 milliards d’euros – soit 47,3 milliards de dollars – en 2021) ;
  • existence de stratégies hybrides combinant actions militaires et non militaires tout en demeurant à distance du conflit ouvert ;
  • affirmation de puissances régionales comme la Turquie ou l’Iran ;
  • aggravation des risques de prolifération nucléaire au Moyen-Orient et en Asie ;
  • ruptures technologiques dans le domaine du numérique et du spatial.

Partant de ce constat le ministère des Armées n’hésite pas à évoquer le risque de déclassement stratégique de l’Europe et de la France ; en contrepoint, il souligne l’effort de notre pays pour, via la Loi de programmation militaire 2019-2025, remonter en puissance nos forces. Celles-ci, grâce à la régénération nécessitée par des décennies de vaches maigres budgétaires et à l’adaptation aux nouveaux enjeux technologiques, devraient satisfaire à l’Ambition 2030, étape à franchir pour être efficaces à cet horizon sur l’ensemble du spectre des conflits possibles.

Quoique la période en soit achevée, formulons des vœux pour que ces ambitions, dont la réalisation conditionne non seulement le rang mais peut-être la survie de la France, soient traduites dans la durée, ce qui supposerait une véritable rupture avec des pratiques très anciennes résultant, qui sait, d’une vision insuffisamment tragique de l’Histoire…

On peut d’ailleurs se demander si cela n’est pas ce type de regard trop superficiel sur la nature de l’Histoire qui anime la Cour de Justice de la Communauté européenne. En effet, le 28 janvier dernier, à l’issue d’une affaire concernant l’armée slovène, elle a considéré, en écartant les arguments de spécificité absolue des militaires, que ceux-ci relevaient en principe, comme tous les travailleurs, du champ d’application de deux directives européennes (2003/88/CE et 89/391/CEE) relatives au temps de travail et à son aménagement et à la sécurité et à la santé des travailleurs, et qu’ils n’en étaient exclus que pour certaines activités spécifiques liées directement aux opérations et à l’entraînement.

Ce raisonnement, que d’aucuns apprécieront comme traduisant la recherche d’une voie moyenne entre les impératifs de sécurité et les droits individuels, nous apparaît irrecevable pour plusieurs raisons : d’une part il y va de la sécurité nationale qui est de la seule responsabilité des États membres,  d’autre part, l’application de ces directives affaiblirait le principe même de disponibilité, élément central du statut militaire et à ce titre emportant de nombreuses conséquences directes et indirectes favorables du point de vue de la condition du personnel et enfin il introduirait des complications de gestion et des surcoûts ( besoins en effectifs) dont une armée tournée vers les opérations et contrainte financièrement – comme l’est l’armée française –  n’a nul besoin.

Souhaitons vivement que la France reste ferme sur la position qu’elle tient sur ce sujet depuis 2014 ; si tel n’était pas le cas il y aurait quelque contradiction gravement fautive entre les principales conclusions de l’actualisation stratégique et la banalisation du métier militaire…

La RÉDACTION de l’ASAF
www.asafrance.fr

“Opinion publique et engagements de nos armées” : Lettre ASAF du mois de janvier 2021

Opinion publique et engagements de nos armées” : Lettre ASAF du mois de janvier 2021

 

Le caractère formel que revêtent souvent les échanges de vœux ne peut plus être de mise compte tenu des temps que nous vivons ; aussi l’équipe de rédaction de l’ASAF veut, avec une vigueur toute particulière, souhaiter aux membres de l’association et au-delà à tous nos amis et lecteurs, force, courage et perspicacité.

"Opinion publique et engagements de nos armées" : Lettre ASAF du mois de janvier 2021

Le caractère formel que revêtent souvent les échanges de vœux ne peut plus être de mise compte tenu des temps que nous vivons ; aussi l’équipe de rédaction de l’ASAF veut, avec une vigueur toute particulière, souhaiter aux membres de l’association et au-delà à tous nos amis et lecteurs, force, courage et perspicacité :

  • force pour résister à la tentation de « l’à quoi bon ?» que peut générer en nous le spectacle quotidien d’une crise de civilisation qui touche un Occident oublieux du tragique de l’Histoire et dont l’actuelle pandémie n’est qu’un des volets, révélatrice de nos peurs profondes et interrogatrice de nos idéaux ;
  • courage pour affirmer « hic et nunc» notre attachement à la souveraineté de la France, à son rayonnement et à la puissance nécessaire de ses armées et de son industrie d’armement ;
  • perspicacité, à l’ère du cybermonde et dans le tourbillon de l’information et de la communication, pour faire la part entre le fond des choses et ce qui est de l’ordre de l’éphémère et in fine pour déterminer ce qui va nourrir et féconder pensées et actions.

Ce n’est d’ailleurs pas l’actualité nationale et internationale qui viendra remettre en cause la nécessité, pour les citoyens qui se veulent éclairés, d’user de ce triptyque. En ce début d’année, les morts et blessés de nos forces engagées dans l’opération Barkhane sont venus rappeler à des gouvernants et à une opinion publique polarisés par la circulation du virus que l’Histoire continuait et qu’elle ne cessait d’imposer des devoirs précis à ceux qui ont en charge le destin de la Nation.

Il s’agit de fixer des buts de guerre ou « l’état final politique », de les définir et de les expliquer à la Nation, non dans la perspective d’échéances électorales mais en fonction des intérêts supérieurs du pays. Or, au-delà d’une vision simpliste ramenant le problème à la lutte contre des bandes djihadistes, les enjeux politiques et stratégiques au Sahel semblent mal connus pour beaucoup de nos concitoyens. Si par ailleurs, comme le déclarait la ministre des Armées, Mme. Parly, interrogée sur les opérations au Mali par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale mardi 12 janvier 2021, la Russie et la Turquie cherchent à nous discréditer dans cette partie du monde et qu’« il existe une guerre de l’information », on voit mal comment dans un tel contexte une opinion publique aussi peu informée sur le fond du dossier pourrait de toute façon soutenir durablement l’effort consenti dans la bande sahélienne.

Dès lors, le sondage de l’IFOP publié dans le Figaro du 13 janvier indiquant que, pour la première fois depuis les débuts de l’opération Barkhane, celle-ci n’est plus appuyée par une majorité de Français, sonne comme un premier et sérieux avertissement ; il pourrait hélas donner raison à Georges Clemenceau, déclarant en février 1925 : « Nous, Français, nous partons, nous courons comme un enfant qui se flatte d’atteindre, le soir, les bornes de l’horizon ; puis le lendemain, découragés, nous plantons tout là… »[1] Puisse l’avenir démentir le Tigre alors que, selon le général Marc Conruyt, actuel commandant de Barkhane, l’ennemi reste fort, structuré, déterminé et très accrocheur et que, surtout, « ce n’est qu’à l’horizon de 18 mois que pourra se poser la question de l’avenir de Barkhane »[2].

Près d’un quart de siècle après le début de la professionnalisation des armées et huit ans après les débuts de l’intervention française au Sahel, se profile à court terme le risque de voir nos forces privées du soutien de la Nation alors que leur engagement est jugé essentiel par les plus hautes autorités de l’État. Dans cette bataille de l’information à laquelle nous n’échapperons pas, il faut regretter l’absence de condamnation officielle des propos ignominieux tenus par un groupuscule racialiste  à l’encontre des deux militaires du 2e régiment de hussards tués le 2 janvier dernier dans le nord-est du Mali.

En conclusion, au long de cette année pré-électorale et alors que l’horizon international a peu de chances de s’éclaircir, il importera de rester des veilleurs attentifs à l’évolution des grands dossiers dont dépend notre sécurité présente et future et des éveilleurs soucieux de sensibiliser nos contemporains au caractère vital de la Défense et des questions éminentes qu’elle présuppose : l’unité de la Nation, l’identité de la France, son socle de valeurs, sa puissance, ses alliances…

La RÉDACTION de l’ASAF
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lire et télécharger le sondage de l’IFOP

IFOP Les Français et l’intervention militaire au Mali, 8 ans après le déclenchement de l’opération Serval

“La France face aux périls”: lettre ASAF du mois du 15 septembre 2020

La France face aux périls“: lettre ASAF du mois du 15 septembre 2020

 

En deux décennies, la France auréolée de gloire par sa victoire de 1918, en était réduite à la servitude après l’effondrement de 1940. Son armée, en 1918 la plus puissante et la plus moderne du monde équipée de 2 000 chars et 4 000 avions, avait été réduite à l’armée croupion de l’Armistice. 

 

 

"La France face aux périls": lettre ASAF du mois du 15 septembre 2020

Les leçons de l’Histoire

En cet été 2020, comment ne pas penser à celui brûlant de 1940, au cours duquel, durant 6 semaines s’affrontèrent soldats français et allemands dans des combats souvent héroïques et meurtriers. Ceux-ci prirent fin le 22 juin à la signature de l’armistice. Ainsi, en moins de 2 mois, la France dépecée en 5 zones aux statuts divers – annexée, occupées, rattachée, interdite – disparaissait de la carte du monde… Seul un lambeau de son territoire portait le nom de zone libre mais demeurait en fait sous contrôle nazi.

Il faudra 5 années de souffrances, de combats ininterrompus et de sacrifices quotidiens (600 000 morts, dont 100 000 soldats en 1940) pour que la France se redresse et se forge, avec l’appui de ses alliés, une nouvelle et puissante armée qui lui permette de retrouver la liberté et la dignité par le chemin de la victoire.

En deux décennies, la France auréolée de gloire par sa victoire de 1918, en était réduite à la servitude après l’effondrement de 1940. Son armée, en 1918 la plus puissante et la plus moderne du monde équipée de 2 000 chars et 4 000 avions, avait été réduite à l’armée croupion de l’Armistice. Cette période durant laquelle notre pays fut submergé et faillit disparaître hante encore les Français qui croient en la France.

 

La cohésion de la Nation menacée

Notre devoir nous commande de regarder les réalités en face sans a priori ni filtre idéologique. Les violents attentats de 2015 ont révélé brutalement aux Français la présence, sur notre territoire, d’un ennemi terroriste islamiste et totalitaire, solidement implanté, structuré et actif, soutenu par une forte minorité de sympathisants étrangers ou français souvent d’origine étrangère.

Loin d’être assimilés dans la Nation comme le furent antérieurement les populations immigrées d’origine européenne, ces groupes portent en eux la haine de la France et des Français, entretenue par les relents mortifères de la repentance. Ils prospèrent grâce au développement d’un communautarisme non seulement islamiste mais aussi ethnique, culturel et racial. Ces minorités activistes participent à la déstructuration de la Nation et la transforment progressivement en une mosaïque de quartiers échappant à la loi et dont l’activité est généralement souterraine et opaque. Ces pratiques sont souvent encouragées ou aidées par des partis politiques pour des raisons stupidement électoralistes de court terme.
Cette façon de faire n’est pas sans rappeler la politique américaine qui consista un temps à soutenir les terroristes islamistes pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan. Quelques années plus tard, ce fut le 11 septembre !

Ce processus de décomposition nationale risque de conduire la France et d’autres pays européens à une forme de libanisation dont nous voyons dans ce pays les effets dévastateurs depuis plus d’un demi-siècle. Corruption, implosion, explosions, destructions, liquéfaction entraînent en effet inexorablement l’ancienne « Suisse du Proche-Orient » à la disparition et à devenir une chasse gardée tenue d’une main de fer.

Restaurer la cohésion de la Nation pour retrouver le goût de bâtir ensemble, inculquer à tous le sens de l’intérêt général et rappeler que les droits ne sont jamais que les fruits des devoirs au premier chef desquels figure celui de défendre son pays, sont des impératifs absolus faute de quoi le premier des droits, celui à la liberté, n’existera plus.

 

Des capacités militaires encore insuffisantes

Pour autant, sans épée forte, quel est le poids de la France pour imposer le silence des armes à celui qui s’en prend à ses intérêts ou à ceux qu’elle s’est engagée à protéger ? Les rapports de force constituent toujours la base des relations internationales.

Après plus de 40 ans de réduction continue de notre effort financier dans le domaine de la Défense, nos capacités militaires actuelles sont aujourd’hui trop limitées. Elles ne nous permettent de faire face qu’à des menaces de basse intensité ou à des crises ponctuelles et limitées à l’Afrique subsaharienne. Le conflit du Sahel, qui dure depuis plus de 7 ans et qui se déroule sur un terrain de 5 millions de km2 dans des conditions d’emploi très exigeantes, nécessite des moyens militaires dont nous manquons et que nous devons solliciter auprès de nos alliés (avions ravitailleurs, drones, hélicoptères lourds et avions très gros porteurs du type AN124).

Mais face à un ennemi qui agirait selon des modes d’action classiques, soutenu par une population mobilisée et avec des forces équipées de matériels conventionnels, modernes et nombreux comme la plupart des pays bordant la Méditerranée, nous ne disposerions pas des capacités suffisantes, tant en unités de combat qu’en moyens logistiques, pour mener une guerre de haute intensité de quelques mois. Le nombre de nos matériels majeurs en ligne (aéronefs, blindés, bâtiments de la Marine) comme nos stocks de munitions sont calculés au plus juste, nos unités de réserve squelettiques sont insuffisamment entraînées ; de plus notre service de Santé ne peut probablement pas faire face en cas de pertes sévères tant il a eu ses moyens amputés. L’épidémie de la Covid-19 l’a révélé aux Français.
Bref, grâce à la bonne qualité de nos forces et à leur expérience, nous pouvons répondre à des crises mais nous ne sommes pas prêts pour la guerre. Il faut rattraper au plus vite notre retard et le pays, malgré la Covid, doit le savoir.

En 1990, après la chute de l’Union soviétique, un Premier ministre d’alors a déclaré que l’on pouvait tirer les dividendes de la paix. Nous sommes aujourd’hui désarmés face aux menaces à venir comme nous l’étions en 1938, 20 ans après la victoire sur les Empires centraux. Les leçons de l’Histoire ne doivent pas être oubliées !

La RÉDACTION de l’ASAF
www.asafrance.fr

Lettre infos ADORAC N°31 du 01/09/2020

Lettre infos ADORAC N°31 du 01/09/2020

EDITORIAL

Chers amis lecteurs,

L’heure de la rentrée a sonné. J’espère que vous avez profité pleinement de l’été malgré les menaces sanitaires prolifiques que nous connaissons.

Quel sera l’avenir proche ? Beaucoup d’incertitudes persistent : propagation de la COVID 19, rebondissements de probables conflits militaires en particulier à la porte Est de l’Europe, rentrée scolaire prévue laborieuse, émergence de problèmes sociaux (chômage, économie du pays sévèrement atteinte). Le doute s’installe, gangrenant un fonctionnement habituel de nos mœurs.

Notre association pourra t’elle réaliser ses projets de fin d’année ? (cérémonies, cocktail de rentrée, J.N.R., réunion du  Conseil régional interarmées du Languedoc Roussillon). Personne n’est en capacité de le prédire.

Néanmoins, le Conseil d’administration s’est réuni en séance plénière le 26 août et ses membres demeurent confiants et motivés pour le futur immédiat.

Restons vigilants plus que jamais.

Bon mois de septembre à toutes et tous.

Bien à vous.

Lieutenant-colonel  (h) Jean-Marc Noegelen

Président de l’ADORAC du Gard

Lire et télécharger la lettre infos: Lettre infos ADORAC N°31 du 01-09-020

Lettre infos ADORAC N°24 du 01/02/2020

Lettre infos ADORAC N°24 du 01/02/2020

EDITORIAL

Chers amis lecteurs,

Déjà un mois écoulé en cette année 2020. Mois traditionnel d’échanges des vœux. Je vous souhaite une excellente nouvelle année remplie de satisfactions dans vos projets, dans votre santé et votre bonheur. J’ai une pensée particulière pour ceux ou celles d’entre vous malades, blessés, dans l’incapacité de se déplacer pour des actes essentiels de la vie courate. Tous mes encouragements à eux.

Déjà le numéro 24 de votre lettre INFOS. Merci grandement à notre webmaster qui relate et diffuse l’information continuelle. Le site internet de l’ADORAC connaît un succès croissant grâce à vos fréquentations de plus en plus nombreuses.

Déjà l’assemblée annuelle statutaire passée. Elle s’est tenue le 18 janvier sous une participation remarquable des adhérents et un déroulement sobre, mais complet de la vie de notre association. Je rappelle que le montant de la cotisation n’évolue pas (27 Euros pour 2020, 27 Euros pour 2021).

Allons ensemble vers une année gagnante en matière de réalisation d’activités multiples et innovantes.

Je sais compter sur votre motivation.

Bien amicalement.                                           

Lieutenant-colonel  (h) Jean-Marc Noegelen

Président de l’ADORAC du Gard

 

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