La Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense veut gagner sa « bataille du recrutement »

La Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense veut gagner sa « bataille du recrutement »

http://www.opex360.com/2019/05/30/la-direction-du-renseignement-et-de-la-securite-de-la-defense-veut-gagner-sa-bataille-du-recrutement/

Kourou : Lancement réussi pour le satellite militaire CSO-1

Kourou : Lancement réussi pour le satellite militaire CSO-1

Ce lancement, à partir d’un lanceur russe SOYOUZ, marque le début du renouvellement de l’ensemble des capacités spatiales de la défense française. Le renouvellement complet interviendra pendant la loi de programmation militaire 2019-2025, dans les domaines de l’observation, des communications et du renseignement électromagnétique.

 

La constellation CSO, composée de 3 satellites, inaugure la nouvelle génération de satellites d’observation militaire qui sera complètement déployée à l’horizon 2021, en remplacement des satellites Hélios 2 actuellement en service. CSO apporte une qualité d’image sans équivalent en Europe permettant aux armées d’accéder à un plus grand niveau de détails, une plus-value significative pour les activités de renseignement et de ciblage. CSO est également un système à la pointe de la technologie offrant aux utilisateurs, en un seul survol, plus d’images sur une même zone géographique. Enfin, ses capacités de réactivité permettent une meilleure adaptation au rythme des opérations.

Le projet CSO, développé dans un cadre national au sein du programme MUSIS (Multinational Space-based Imaging System), est résolument ouvert aux partenariats européens au travers d’accords bilatéraux : l’Allemagne, la Suède et la Belgique ont déjà rejoint la communauté CSO via des accords de coopération ; des accords avec d’autres pays européens sont en discussion.

La Direction générale de l’armement (DGA) assure la conduite du programme MUSIS, en équipe intégrée avec le Commandement interarmées de l’espace de l’État-major des armées. Elle assure en propre la maîtrise d’ouvrage du segment sol utilisateurs, ainsi que l’ensemble des aspects liés à la mise en place des partenariats de coopération. La DGA a délégué au Centre national des études spatial (CNES), la maîtrise d’ouvrage pour la réalisation et le lancement des satellites CSO, ainsi que pour la réalisation du segment sol mission. La maîtrise d’œuvre des éléments constitutifs du système MUSIS fait intervenir les industriels Airbus Defence & Space, Thales Alenia Space, Thales Services, Capgemini et Arianespace.

Vidéo ci-dessous : décollage à partir de la 21e minute

Syrie : Suheil al-Hassan, un maître espion sanglant

Syrie : Suheil al-Hassan, un maître espion sanglant

TTU – Publié le 19 septembre 2018

https://www.ttu.fr/syrie-suheil-al-hassan-un-maitre-espion-sanglant/

Récemment promu général à 48 ans, le charismatique patron des forces spéciales syriennes Quwat al-Nimr reste à ce jour le seul militaire de son pays à s’être entretenu en privé avec Vladimir Poutine, et sans doute l’officiel syrien le plus écouté par les services occidentaux. Donné pour mort en 2015, érigé en héros par le régime qui l’a, depuis, surnommé le Tigre, auteur de poésies, Suheil al-Hassan est l’objet d’un véritable culte de la personnalité sur les réseaux sociaux.

En novembre dernier, Valery Gerasimov déclarait qu’il était le chef militaire syrien qui avait accompli «les missions les plus importantes dans les batailles les plus décisives». Membre à part entière de l’état-major russo-syrien, Hassan intègre à son dispositif plusieurs dizaines d’anciens Spetsnaz regroupés dans une unité baptisée «Le détachement», financée et entraînée par Moscou.

Membre de la minorité alaouite, il a prouvé sa loyauté au clan Assad dès le début de la contestation en 2011. Espion, il se spécialise dans le contre-terrorisme, et infiltre plusieurs agents au sein des réseaux d’Al-Qaida dès 2005. Commissaire politique, il est chargé dès le début des troubles des opérations spéciales au profit de la Direction du renseignement aérien sur la base de Hama, dans le but de veiller à la loyauté des officiers lorsque ceux-ci reçoivent l’ordre de tirer sur les manifestants. Il crée une unité spéciale constituée de volontaires et de mercenaires destinée à exécuter tous les défecteurs et les contestataires au sein de l’armée syrienne, puis à massacrer les populations des villages rebelles.

Sa politique de la terre brûlée a eu un impact psychologique considérable sur le moral de la population sunnite au moment où le pouvoir de Damas était sur le point de s’effondrer en 2012. Les militants des droits de l’Homme le considèrent comme le criminel de guerre le plus sanglant de Bachar el-Assad.

Chef de guerre enfin, en 2013 il intègre les forces spéciales Qawat al-Khassa pour faire face au Front Al-Nosra dans la région stratégique de Lattaquié, où est située la base navale russe. Une nomination qui lui permet non seulement de se distinguer au combat mais surtout de tisser son réseau auprès des Russes. Là il prend rapidement conscience de la nécessité de constituer un autre corps de forces spéciales, plus offensif et spécialisé dans les opérations urbaines bientôt baptisé Quwat al-Nimr, dont il prend le commandement.

 

Deux anciens de la DGSE mis en examen pour trahison au profit d’une puissance étrangère

Deux anciens de la DGSE mis en examen pour trahison au profit d’une puissance étrangère

Le ministère des Armées a partiellement confirmé une information donnée par l’émission « Quotidien » [TMC] et le journal Le Monde, selon laquelle des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE] ont été arrêtés et mis en examen pour intelligence avec une puissance étrangère.

Ainsi, via un communiqué publié le 24 mai au soir, le ministère des Armées précise que deux de ses « anciens personnels et la conjointe de l’un d’entre eux ont été déférés devant le juge d’instruction, pour des faits susceptibles de constituer les crimes et délits de trahison par livraison d’informations à une puissance étrangère, provocation au crime de trahison et atteinte au secret de la défense nationale. »

Toujours d’après la même source, les deux individus concernés, qui ont « appartenu à la DGSE par le passé », n’étaient plus en activité au moment de leur arrestation.

Contrairement à ce qu’ont affirmé Quotidien et Le Monde, les agissements de ces deux personnes n’ont pas été détectés par la Direction générale de la sécurité intérerieure [DGSI] mais par la DGSE elle-même. « Ces agissements d’une extrême gravité ont été détectés par ce service qui a porté à sa propre initiative ces faits à la connaissance du procureur de Paris, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale », précise en effet le ministère des Armées.

D’après une source judiciaire sollicitée par l’AFP, l’une des personnes impliquées a été mise en examen du « chef de provocation directe au crime de trahison ».

« Ce sont des faits graves. Les informations qui auraient été transmises sont susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l’État », a indiqué Florence Parly, la ministre des Armées, ce 25 mai, à CNEWS.

Le ministère des Armées et cette source judiciaire n’ont pas précisé la « puissance étrangère » pour laquelle ces deux anciens de la DGSE ont travaillé. D’après les deux médias qui ont révélé cette affaire, il s’agirait de la Chine.

Si tel est le cas, ce ne serait pas inédit. À la fin des années 1990, un officier de la DGSE en poste à Pékin, chargé d’assurer la liaison TOTEM, qui consiste à entretenir des relations avec les services chinois, avait été « retourné » par son interprète féminin. Cette information avait été révélée par Franck Renaud, dans son livre « Les diplomates : Derrière la façade des ambassades de France« .

Cyber espionnage : les supply chain occidentales ciblées

Cyber espionnage : les supply chain occidentales ciblées

TTU -24/05/2018

https://www.ttu.fr/cyber-espionnage-les-supply-chain-occidentales-ciblees/

L’interdiction de commercialisation des smartphones chinois ZTE sur les bases militaires américaines a relancé le débat sur les techniques de cyber espionnage ciblant les secteurs stratégiques occidentaux par l’infiltration de malwares logiciels ou matériels au travers des éléments les moins protégés de leur supply chain, dont la détection et la neutralisation sont par nature rendues délicates en raison de leur complexité.

C’est la société russe d’antivirus Kaspersky qui a été au cœur de la polémique l’année dernière, en raison de la présence de ses solutions sur plusieurs milliers d’ordinateurs des agences fédérales américaines, et du financement de la thèse de son fondateur par l’ancien service d’interception, le FAPSI, désormais intégré au FSB.

Pourtant, régulièrement, Kaspersky identifie les risques liés à des logiciels utilisés par des milliers d’entreprises occidentales, et souvent reliés aux services chinois. La solution NetSarang, installée sur de nombreux serveurs DNS (qui établissent la correspondance entre un nom de domaine et une adresse IP), ou le logiciel de nettoyage des disques durs CCleaner abritent en effet de puissantes backdoors. Mais les documents d’Edward Snowden avaient également révélé l’instrumentalisation par les services anglo-saxons des systèmes d’exploitation de Microsoft ou d’Apple sans même évoquer la suite bureautique Office.

L’approche matérielle est, elle, beaucoup plus coûteuse et complexe à détecter. Les semi-conducteurs sont souvent contrefaits pour abriter des solutions d’écoutes, et leur analyse nécessite en effet des inspections physiques (imagerie au rayon X, chromatographie, tests acoustiques, microscopie électronique…), électrique, ou logique (surveillance des flux entrants et sortants).

Loin d’être marginales, ces contrefaçons sont massives et représentent un marché de 100 milliards de dollars par an. Mais ce sont sans doute les coûts d’achats des matériels qui représentent la porte d’entrée la plus efficace pour les opérations de renseignement. C’est ainsi que certains routeurs de fabrication chinoise ou certains chipsets de PC ou de smartphone sont désormais en situation de quasi-monopole pour avoir permis la démocratisation de ces technologies à un prix attractif.