Le 24e régiment d’infanterie change de chef de corps

Le 24e régiment d’infanterie change de chef de corps

 

L’unique régiment de réserve de l’armée de Terre, le 24e RI, rattaché au commandement de la Force Logistique (COMLOG) et intégré dans la Garde Nationale, vient de changer de chef (photos 24e RI).

 

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – Publié le 3 juillet 2019

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Le lieutenant-colonel Claude Nicpon (promotion EOR Bataille de Jebsheim), après deux années à la tête de l’unité composée à 99% de réservistes, basée à Vincennes (2 compagnies) et au camp des Matelots à Versailles (2 autres compagnies), a été remplacé le 23 juin par le lieutenant-colonel Goulven Lainé. Celui-ci était précédemment officier adjoint réserve du 12e régiment de cuirassiers.

 

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L’effectif actuel du 24e RI est actuellement composé de 680 personnels dont 18% de femmes et seulement 10 personnels d’active. Le régiment est engagé dans la mission Sentinelle, la moyenne d’activité par réserviste y étant de 40 jours par an.

Cachez ce soldat, que je ne saurais voir. 

Cachez ce soldat, que je ne saurais voir. 

 

Par Michel Goya – La Voie de l’épée – Publié le 2 juin 2019

https://lavoiedelepee.blogspot.com/

Nous sommes le 2 juin 2019 et c’est la Journée des Forces armées canadiennes. Demain, tous les militaires canadiens, réservistes et réguliers, seront encouragés à porter fièrement leur uniforme dans les lieux publics, y compris et surtout sur leur lieu de travail pour les nombreux réservistes.

Chez nous on les cache, hormis pour le 14 juillet et pour l’opération Sentinelle. Notons bien ce paradoxe, le Canada, qui a eu son lot d’attaques terroristes, n’utilise pas ses soldats comme supplétifs de la police, mais n’a pas peur de les montrer. Nous faisons l’inverse. Nous mettons des soldats en tenue dans les rues sans discontinuer depuis 24 ans, au nom d’une dissuasion affichée qui n’existe pas et d’une volonté de gesticulation politique qui existe mais n’est pas avouée. Rappelons qu’à l’exception peut-être du marché de Noël à Strasbourg l’an dernier, et au prix total d’environ un milliard d’euros, ces millions de journées de présence n’ont permis de combattre que les quelques ennemis qui sont venus attaquer des soldats (La Défense, Nice, Valence, Louvre, Orly, Levallois). La quarantaine d’autres djihadistes qui a commis des attaques terroristes pendant la même période les a facilement évités pour attaquer des centaines de civils, sans que les soldats puissent les en empêcher. Au total, dissuasion : 0 preuve à ce jour, interventions dans des attaques contre des civils : 1 sur 15 environ.

Nous serions logiques, ou plutôt exactement nous souhaiterions être plus efficaces dans la protection des gens, nos soldats seraient camouflés comme ils le sont lorsqu’ils affrontent d’autres combattants. Et comment est-on camouflés lorsqu’on est au milieu de la population civile ? Et bien en étant en tenue civile soi-même. C’est bien ce que font, mais eux sont souvent plus cohérents, beaucoup de ceux que nous affrontons sur d’autres théâtres. On ne le fait pas chez nous, parce que c’est une règle de droit, le soldat « doit combattre en uniforme », mais parce que surtout on aime bien le montrer, le soldat, ça rassure paraît-il. On pourrait expliquer qu’avec toutes les ressources que l’on a dépensées pour cela, on aurait pu financer des choses plus efficaces pour assurer la défense des Français, mais ces choses auraient été trop peu visibles.

Là où cela donc devient très étonnant, c’est que dans le même temps. On (je ne sais pas qui est ce « on ») interdit aux autres soldats de sortir en tenue, comme à l’époque où notre armée était honteuse et où il y avait encore des antimilitaristes. Hormis quelques cerveaux figés sur la guerre d’Algérie, la « militarophobie », pour parle plus actuel, a presque disparu, et l’institution militaire est la plus populaire du pays. Pour ma part, chaque fois que je me suis fait aborder dans la rue alors que j’étais seul et en tenue militaire, c’était pour me dire des choses sympathiques et ce venant de tous les publics possibles.

On devrait donc se dire : Les citoyens aiment ceux qui les défendent, montrons –les! Honorons-les! Nous avons besoin du soutien de la nation, c’est notre base et pas seulement de recrutement.

« On » répondra : Et bien non, on ne les montrera et on n’en parlera que lorsqu’ils mourront!

Pourquoi donc?

Et bien parce que sinon, ils….pourraient être attaqués dans la rue.

N’est-ce pas le cas de Sentinelle? Si on veut 0 attaque contre des soldats en tenue, supprimons Sentinelle !

(Ton pompier) «Là où un soldat est attaqué, c’est un civil qui a été sauvé!» «On n’abdique pas l’honneur d’être une cible», etc. Les soldats de Sentinelle peuvent se défendre. Sentinelle est EFFICACE. La preuve? L’opération est toujours là.

Dans ce cas, si des soldats armés en tenues sont efficaces parce qu’ils peuvent se défendre, faisons en sorte que tous les militaires soient en tenue et donnons-leur des armes de poing, on sera dix à vingt fois plus efficace. Arrêtons de considérer les soldats comme des victimes potentielles, mais considérons-les pour ce qu’ils sont par nature : des combattants.

Oui, mais accidents, vols, pertes, compliqué, pas confiance, argent, marchés publics, etc.

Pourquoi ? Ce ne sont pas les mêmes militaires qui font Sentinelle et font autre chose sur le même territoire? Par ailleurs, un militaire n’est-il pas en service 24/24 et tous les jours de l’année?

Les attaques ne sont pas assez nombreuses pour envisager cela.

Elles sont assez nombreuses apparemment pour se planquer, interdire de se déplacer en tenue, donner des noms complets dans les interviews. De fait, on doit être à une attaque sérieuse par million de journées de présence de Vigipirate-Sentinelle. Si on suit cette logique, il faudrait interdire aux militaires de conduire des voitures parce qu’ils meurent en France bien plus sur les routes que sous les coups des djihadistes.

Ce n’est pas comparable. On est dans le symbolique. On ne parlera pas de cent accidents de voiture, alors qu’on parlera d’une seule attaque de soldat ou de son épouse.

Soyons sérieux, on s’est enfui de l’espace public comme des couards. On n’abdique pas l’honneur d’être une cible? Et bien, montrons-le, même sans armes, mais avec nos couleurs.

Un vieux proverbe militaire prétend que «l’officier français est un lâche sauf sur le champ de bataille». Ce n’est pas tout à fait vrai. Où que l’on se tourne, et effectivement à l’exception du champ de bataille, ce n’est pas l’officier qui est lâche mais toute l’institution lorsqu’elle pointe le nez hors des quartiers. Je le répète : le soldat n’est pas une victime, mais un combattant. Qu’il soit vu, au sens premier, comme tel. Le courage est par essence sa vertu première et bien montrons-le ! 

 

 

Préparation militaire supérieure. Une communauté des gens de mer


Les futurs officiers ont reçu le diplôme marquant la fin de leur formation.

 

À l’issue de deux semaines d’une formation qui s’est déroulée du 8 au 19 avril, les 17 élèves des ENSM (Écoles nationales supérieures maritimes), quinze hommes et deux femmes, de la Préparation militaire supérieure marine marchande, ont reçu leur diplôme. Une cérémonie qui s’est déroulée vendredi matin dans la salle des directeurs, sous la présidence du commissaire en chef de première classe Logette, chef de la division de l’Action de l’État en mer.

Cette période très active, qui s’est déroulée durant les congés de ces volontaires, a conduit ces jeunes futurs officiers de la marine marchande à effectuer différentes visites que ce soit le Cross Corsen, des bâtiments de la Marine nationale ou l’Abeille-Bourbon. Ils ont aussi suivi différents cours purement militaires, en particulier sur le contexte international maritime, et ont participé à des séances de tir avec des armes militaires.

Une belle initiation pour ces futurs cadres de la marine marchande, issus des écoles de Nantes (Loire-Atlantique), Marseille (Bouches-du-Rhône), Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et Anvers (Belgique) appelés à côtoyer en mer les bâtiments de la Marine nationale et leurs équipages. Une façon aussi de renforcer les liens entre la Royale et la mar-mar.

Ils ont reçu leur diplôme et certains d’entre eux signeront leur acte d’engagement dans la réserve opérationnelle où ils occuperont diverses fonctions.

Paris signe une convention de soutien à la politique de réserve militaire

Paris signe une convention de soutien à la politique de réserve militaire

 

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – Publié le 04 avril 2019

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/04/03/garde-nationale-20154.html?fbclid=IwAR2T0nmxZKYGj931k2uXNDUUXSj5i3ZNTusy53YtebfGpcC5zkw34fwA9UM

 

La Ville de Paris et le Secrétariat Général de la Garde nationale (SGGN) ont signé conjointement une convention de soutien à la politique de réserve militaire. Sur la photo, la générale Fougerat est accompagnée par Philippe Goujon, maire du XV, Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire de Paris en charge de la mémoire et du monde combattant et Véronique Levieu, adjointe au maire de Paris en charge des ressources humaines.

Concrètement, les fonctionnaires de la Ville de Paris peuvent exercer leurs activités de réserviste de la Garde nationale jusqu’à 30 jours par an. La Ville de Paris s’engage en outre à réduire les préavis s’appliquant aux agents souhaitant effectuer des missions et à mettre en place une clause de réactivité pour réduire davantage le préavis en cas d’urgence.

Au total 620 conventions ont été signées dont 170 par des collectivités locales. Depuis le début de l’année 2019, 56 conventions dont 17 par des collectivités”, a précisé Anne Fougerat, la secrétaire générale de la Garde nationale.