Le Service de santé des Armées déploie « Axone », le nouveau système d’information de ses centres médicaux

Le Service de santé des Armées déploie « Axone », le nouveau système d’information de ses centres médicaux

Une innovation du Service de santé des Armées va améliorer la sécurité des plongeurs militaires

Une innovation du Service de santé des Armées va améliorer la sécurité des plongeurs militaires

http://www.opex360.com/2018/12/16/une-innovation-du-service-de-sante-des-armees-va-ameliorer-la-securite-des-plongeurs-militaires/

Plongeurs de l’armée de Terre, plongeurs-démineurs et plongeurs de bord de la Marine nationale, nageurs de combat… Les militaires exerçant ces spécialités sont exposés à des risques d’œdème pulmonaire d’immersion étant donné qu’ils sont souvent obligés de faire un exercice physique intense, ce qui suppose un effort ventilatoire important. Ce qui peut donc donner lieu à une congestion, susceptible d’être fatale.

Or, d’après le Service de santé des armées [SSA], une augmentation de la « prévalence de cet œdème pulmonaire d’immersion » a été constatée chez les plongeurs militaires au cours de ces dernières années. « Cela s’explique notamment par le fait que cet accident est mieux connu et ses symptômes mieux identifiés », précise-t-il.

Pour réduire ce risque, l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA] a mis au point un « pneumo-barotachographe » [PBO], grâce au travaux d’un médecin-chef et d’un ingénieur d’études et de fabrication affectés à l’équipe résidente de recherche subaquatique opérationnelle de Toulon.

Actuellement, les ordinateurs de plongée que l’on trouve sur le marché ne font que mesurer la fréquence cardiaque du plongeur. Le PBO va beaucoup plus loin puisque, en plus, il enregistre l’ensemble des données respiratoires, c’est à dire la pression thoracique différentielle, le débit et la fréquence ventilatoires, ainsi que l’intensité du palmage, la profondeur d’immersion, la température et l’inclinaison du plongeur.

« Toutes ces informations sont accessibles immédiatement au cours de la plongée. Lorsqu’une ou plusieurs variables dépassent un seuil prédéfini, une alarme sonore et visuelle se déclenche et avertit le plongeur et son binôme. Le militaire peut ainsi réagir afin d’éviter un accident », explique le SSA.

Pour le moment, ce PBO est encore au stade de prototype. Il s’agit maintenant de pousser sa miniaturisation et de l’intégrer dans un ordinateur de plongée fixé au poignet du plongeur. Il reste également à affiner les seuils d’alerte et de pouvoir mesurer aussi la pression partielle des gaz inspirés et expirés.

Photos : Institut de recherche biomédicale des armées 

Le Service de santé des armées aura recours à plus de réservistes et de contractuels pour tenir son contrat opérationnel

Le Service de santé des armées aura recours à plus de réservistes et de contractuels pour tenir son contrat opérationnel

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Au cours de la Loi de programmation militaire [LPM] 2014-19 qui s’achève, le Service de santé des armées [SSA] aura vu fondre ses effectifs de 8% alors même qu’il a été confronté à une activité intense, liée à la remontée en puissance de la Force opérationnelle terrestre [FOT] et au niveau élevé de l’engagement des forces sur les théâtres extérieurs.

Le modèle du plan « SSA 2020 » est d’autant plus sous tension que le recrutement a du mal à suivre. « Le plafond d’emplois autorisés du SSA est passé de 16.529 effectifs en 2014 à 15.626 en 2018 [dont environ 5.000 civils, ndlr]. L’effectif moyen réalisé en cours d’année est inférieur de 600 unités au plafond d’emploi », ont relevé les sénateurs Jean-Marie Bockel et Christine Prunaud, co-rapporteurs pour avis sur le projet de loi de finances pour 2019 « Défense : Préparation et emploi des forces » [.pdf].

Actuellement, le SSA compte 700 médecins des forces : un niveau largement insuffisant puisqu’il lui en manque une centaine. Aussi, ce sont donc souvent les mêmes qui sont envoyés en opération extérieure. « Les personnels projetés effectuent 200 % du contrat opérationnel » du service, rappellent les deux sénateurs. Et cela ne peut avoir que des conséquences sur la fidélisation, d’autant plus que, et c’est une autre difficulté, certaines spécialités sont plus affectées que d’autres.

« Alors que les déficits de personnels sont déjà criants dans certaines spécialités telles que les chirurgiens orthopédistes, les dentistes, les infirmiers en soins spécialisés de bloc opératoire diplômés d’État et les masseurs kinésithérapeutes, la surprojection des mêmes personnels finit par les pousser à quitter le service. Leur fidélisation est un défi difficile à relever dans de telles conditions, et alors que la concurrence de la fonction publique hospitalière sur certaines spécialités est réelle. À ceci s’ajoute la longueur des formations pour nombre des métiers de la santé, générant des effets retardés sur les viviers », lit-on dans le rapport de M. Bockel et de Mme Prunaud.

Pour remédier à ces déficits dans ces spécialités, le SSA a recours de plus au plus à des contractuels. « Ces facteurs incitent à la civilianisation progressive des postes sans contrainte opérationnelle directe et au recours croissant aux praticiens contractuels », avance le rapport.

En 2016, les officiers contractuels représentaient 7% des effectifs des praticiens. Il est prévu de doubler cette part, avec une « cible établie à 16% d’ici 2021 », est-il indiqué dans le document.

Quant aux besoins liés aux engagements du SSA sur les théâtre extérieur (par exemple, 200 de ses personnels sont engagés au Sahel, au titre de l’opération Barkhane), le recours aux réservistes s’impose. Ce qui fait que, actuellement, 20% du contrat opérationnel du service est assuré par ces derniers, contre 10% l’an passé.

« À ce jour 2 900 réservistes participent aux missions du SSA, 50 % d’entre eux sont appelés à partir à la retraite à court terme. La directrice du SSA travaille activement à l’augmentation de leur nombre pour atteindre l’objectif de 3.500 réservistes », affirment les deux rapporteurs.

La LPM 2019-25 prévoit de stabiliser les effectifs du SSA jusqu’en 2023, avant de les augmenter « modérement » par la suite. « Cette nouvelle trajectoire positive se traduira par la mise en oeuvre du nouveau modèle hospitalier militaire, la poursuite de la remontée en puissance de la médecine des forces et la préparation de l’avenir avec la mise en formation de 15 élèves praticiens et 10 élèves infirmiers supplémentaires pour 2019 », fait valoir le rapport.

Toutefois, les sénateurs Bockel et Prunaud restent prudents car la situation du SSA restera fragile, avec trois points d’attention particuliers. « La féminisation du corps médical pose certains défis », estiment-ils. En outre, « le fonctionnement quotidien des centres médicaux des armées est également marqué par un accroissement des besoins en expertise médicale d’aptitude et une intensification des activités de soutien des activités à risque, du fait de l’augmentation de la force opérationnelle terrestre et du plan Réserve 2019 », ajoutent-ils. Enfin, « l’attractivité du secteur civil, particulièrement forte pour certaines spécialités hospitalières (radiologie, anesthésie-réanimation et chirurgie), favorise de nombreux départs de l’institution. »

Qu’est-ce que le service sanitaire, bientôt effectué par les étudiants en santé ?

Qu’est-ce que le service sanitaire, bientôt effectué par les étudiants en santé ?

Europe 1 – le 26 février 2018

europe1.fr/societe/quest-ce-que-le-service-sanitaire-bientot-effectue-par-les-etudiants-en-sante-3585509

Les étudiants en santé ne pratiqueront aucun acte de soin lors de ce service sanitaire. @ FRED DUFOUR / AFP

Dès la rentrée, 47.000 futurs médecins, sages-femmes ou infirmiers conduiront des missions de prévention, notamment dans les écoles, au cours d’un “service sanitaire”.

Obésité, cannabis, sédentarité : tous les étudiants en santé vont désormais faire de la prévention sur certains comportements à risque. Les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur, Agnès Buzyn et Frédérique Vidal, ont présenté lundi le “service sanitaire”, rendu obligatoire dans les cursus médicaux et qui rentrera en vigueur dès la rentrée 2018. “Une première en Europe”, s’est félicité l’exécutif.

Le service sanitaire, c’est quoi ?

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le service sanitaire est un ensemble d’actions de prévention réalisées par les étudiants inscrits en filières de santé, et organisées notamment dans les collèges, lycées et universités, afin de “promouvoir les comportements favorables à la santé”, selon l’exécutif. L’idée est d’apprendre aux enfants, lors de cours ou d’ateliers, les bienfaits d’une alimentation équilibrée et de l’activité physique, faire de la prévention chez les adolescents sur les addictions comme le tabac et l’alcool, ou encore parler sexualité et contraception aux étudiants. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué lundi que ces quatre thèmes retenus sont prioritaires, mais d’autres suivront plus tard.

Pourquoi miser sur la prévention ?

Un jeune sur quatre qui fume quotidiennement, l’obésité qui touche 3,5 % des enfants, 80% d’adultes qui passent une grande partie de leur journée assis… “La fréquence des comportements à risque reste élevée en France”, particulièrement “chez les jeunes et parmi les publics les plus fragiles socialement”, ont relevé les deux ministres lundi. Ainsi, le gouvernement mise sur la prévention pour tenter de lutter contre la morbidité évitable, mais aussi pour réduire les coûts qu’ils génèrent pour l’État : 20,4 milliards d’euros pour l’obésité, 15 milliards pour l’alcool et 26,6 milliards pour le tabac. Si l’exécutif a fait de la prévention une “stratégie nationale de santé”, selon les mots d’Agnès Buzyn, il assure que le service sanitaire n’aura pas vocation à “se substituer” aux actions des associations.

Où auront lieu les missions ?

Dans un premier temps, le service sanitaire se fera auprès des élèves dans les collèges, les lycées et les universités. Mais le service sanitaire a également vocation à se déployer dans les Ehpad, les prisons, les structures médico-sociales, les entreprises publiques et privées… “Nous avons demandé aux Agences régionales de santé et aux recteurs d’académie de recenser les lieux de stage. Les offres ne manqueront pas et nous avons besoin de prévention partout”, a expliqué Frédérique Vidal.  

En outre, l’idée du service sanitaire est de lutter contre les déserts médicaux, où les populations bénéficient moins de prévention. Les étudiants “vont sortir des villes, aller dans les territoires ruraux. Nous veillerons à une bonne répartition territoriale”, a assuré la ministre de l’Enseignement supérieur. Ainsi, les étudiants pourront être amenés à réaliser leur service sanitaire loin de leur lieu d’études.

Qui est concerné par le service sanitaire ?

Tous les étudiants inscrits dans une filière médicale – futurs médecins, sages-femmes, infirmiers, pharmaciens, dentistes, kinésithérapeutes, etc. –  vont devoir accomplir leur service sanitaire. Ainsi, quelque 47.000 étudiants seront concernés dès la rentrée 2018. L’année prochaine, le dispositif sera étendu à l’ensemble des filières en santé, comme l’ergothérapie ou l’orthophonie, ce qui portera à 50.000 le nombre d’étudiants concernés. L’obtention du diplôme sera conditionnée à l’accomplissement de ce service obligatoire.

Le service sanitaire sera d’une durée équivalente à trois mois à mi-temps, à faire de manière continue ou non (six semaines à temps plein ou 60 demi-journées), sans rallonger la durée des études. Mais pour s’adapter aux emplois du temps des étudiants, le service sanitaire pourra par exemple se faire sur un ou deux ans. D’après L’Etudiant, le service national se fera en deuxième année pour les infirmiers, en quatrième année pour l’odontologie, en cinquième année pour les pharmaciens, et en troisième année pour les médecins.  

Combien va coûter le dispositif ?

Les étudiants ne seront pas rémunérés pour ce nouveau module obligatoire dans leurs études. Mais la ministre de la Santé l’a promis : “Cela ne coûtera rien aux étudiants.” Ainsi, si les missions de prévention ont lieu loin du domicile de l’étudiant, les frais de transports seront pris en charge. Dans un rapport du comité de pilotage de la réforme, le coût d’une telle mesure est estimée à 6,75 millions d’euros, si on respecte l’idée d’effectuer le service sanitaire jusque dans les endroits les plus reculés de l’Hexagone. Seul financement précisé par l’exécutif : une dotation de 400.000 euros pour mettre en place un “dispositif d’évaluation embarqué“, qui sera chargé de faire un bilan sur ce tout nouveau service sanitaire.