L’Allemagne peut bloquer les ventes d’armes de la France (mais pas pour longtemps)

L’Allemagne peut bloquer les ventes d’armes de la France (mais pas pour longtemps)



La France et l’Allemagne ne cessent d’accroître leur liens dans le militaire: les développements de l’avion de chasse du futur ou du char franco-allemand en sont de bons exemples. Mais il reste à redéfinir des règles en revenant sur le droit de blocage de l’Allemagne sur certains contrats signés par la France.

Pour le chef d’état-major des armées, l’autonomie stratégique de l’Union européenne est une « urgence »

Pour le chef d’état-major des armées, l’autonomie stratégique de l’Union européenne est une « urgence »

http://www.opex360.com/2018/09/11/chef-detat-major-armees-lautonomie-strategique-de-lunion-europeenne-urgence/

 

Deux semaines après la discours du président Macron lors de la Conférence des ambassadeurs, au cours duquel il a estimé que l’Europe ne pouvait « plus remettre sa sécurité aux seuls États-Unis », la ministre des Armées, Florence Parly a assuré, si l’on peut dire, le service après-vente lors de ses récentes interventions.

« L’Europe de la Défense, c’est aujourd’hui un impératif, par réalisme, par pragmatisme, presque par constat », a ainsi affirmé Mme Parly, le 9 septembre, lors d’un dîner organisé la veille de l’Université d’été de la Défense [UED], qui se tient actuellement à Versailles-Satory. « Nous écoutons le président des Etats-Unis, nous lisons ses tweets […]. Ils disent tous une chose claire : nous ne pourrons pas nous abriter éternellement derrière le paravent américain », a-t-elle ajouté.

« Les États-Unis sont nos alliés, ce sont nos amis […] et l’Alliance atlantique restera le pilier de la sécurité transatlantique. Mais aujourd’hui le doute est permis. Les États-Unis seront-ils toujours à nos côtés, en tous lieux et en toutes circonstances? », a demandé Mme Parly. « Un mouvement s’est enclenché, il est peut-être inexorable, il ne dépend sans doute ni d’un chef d’État ni des résultats d’une élection », a-t-elle ensuite prévenu.

Cette question concernant l’attitude des ֤États-Unis à l’égard de l’Europe en cas de conflit n’est pas nouvelle. Dans le tome II de ses entretiens avec le général de Gaulle, Alain Peyrefitte fit en effet état d’interrogations du même ordre, alors que le contexte était différent. Le président Kennedy « affirme que l’Amérique ferait la guerre plutôt que nous laisser dans la poche des soviets. Mais dans quelles conditions, à quel moment, avec quels moyens? Pendant la première puis la seconde guerre, elle a bien fini par nous secourir. Mais dans quel état nous étions! », aurait ainsi déclaré l’ex-chef de la France Libre, en juillet 1963.

Quoi qu’il en soit, le 10 septembre, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, partage le constat de Mme Parly. En juillet, lors d’une audition parlementaire, il avait déploré le fait que l’Europe ne disposait d’aucune « instance réellement dédiée à l’élaboration d’une vision stratégique commune », à l’heure où les États-Unis semblaient prendre leurs distances avec l’Otan.

« Dans un contexte de remise en cause du multilatéralisme, de fragilisation des alliances et de bascule vers un nouveau centre de gravité mondial situé entre États-Unis et Asie, le continent européen devra affronter à lui seul et – de plus en plus – par lui-même, tous les types de menaces : puissance, terrorisme, hybride, cyber, migrations », a expliqué le CEMA, lors de l’Université d’été de la Défense.

« L’objectif est clair : parvenir à construire ensemble une autonomie stratégique européenne », a insisté le général Lecointre, estimant qu’il « y a urgence » à avancer dans ce domaine. C’est d’ailleurs le sens de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) qui, lancée à l’initiative de Paris, vise à intensifier les échanges entre les états-majors des 9 pays participants.

Quant aux rapports avec les États-Unis, le général Lecointre avait tenu à faire une mise au point lors de sa dernière audition parlementaire.

« En tout état de cause, nous sommes des partenaires crédibles pour nos alliés américains. J’entretiens ainsi une grande proximité avec mon homologue américain, le général Joseph Dunford, comme je le crois la ministre avec le sien, le secrétaire d’État à la Défense James Mattis. Cela me vaut d’ailleurs d’être critiqué par certains. Je voudrais ici être très clair : je ne suis ni ‘anti-gaulliste’, ni ‘OTANien’ forcené. Il faut s’en tenir aux faits : Français et Américains sommes engagés ensemble, en frères d’armes qui paient le prix du sang, conformément aux responsabilités que nous confient nos autorités politiques respectives », avait-il dit.

Reste que le constat fait par les responsables politiques français n’est pas tout à fait le même de l’autre côté du Rhin, à en juger par les propos tenus par Ursula von der Leyen, l’homologue allemande de Mme Parly, le 9 septembre.

« Nous nous sommes fixé l’objectif en tant que gouvernement fédéral de rester transatlantiques et en même temps de devenir plus Européens », a rappelé Mme von der Leyen, après l’annonce d’un renforcement de la présence militaire américaine en Allemagne. « L’Otan reste indispensable pour la défense collective et la sécurité de l’Europe. Cela ne va pas changer même si le gouvernement américain actuel veille plus jalousement sur les intérêts de son pays et que la Maison Blanche communique sur un ton plus acerbe et plus cavalier », veut-elle croire.

La défense de l’UE fait des envieux

La défense de l’UE fait des envieux

Plus la politique extérieure américaine se fait agressive plus les initiatives pour une politique de défense pour l’Union Européenne semblent se concrétiser. Alors, le Royaume-Uni qui quitte l’UE veut conserver quelques avantages de la future défense européenne. La Norvège qui est l’un des rares membres de l’OTAN à ne pas être membre de l’UE a peur d’être mise sur la touche. L’Europe de la Défense doit être pensée au-delà des cadres de l’UE…ou elle ne sera pas. 

 

Emmanuel Macron accueillant les chefs des armées de l'UE lors du lancement de la PESCO, le 14 décembre 2017. (Crédits : Reuters)

Emmanuel Macron accueillant les chefs des armées de l’UE lors du lancement de la PESCO, le 14 décembre 2017. (Crédits : Reuters)

Ce mardi 15 mai, la ministre des Armées Florence Parly s’entretiendra avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Leur rencontre intervient dans un contexte presque tendu entre les membres européens de l’OTAN et le principal contributeur de l’organisation, Washington. Pendant que Donald Trump bouscule les relations transatlantiques en poursuivant une certaine politique internationale solitaire, sans trop se soucier des réactions de ses homologues européens, ces derniers paraissent vouloir prendre en main la défense de leur continent. À ce sujet, la Chancelière allemande Angela Merkel a déclaré la semaine passée que « le temps où l’on pouvait compter tout simplement sur les États-Unis pour nous protéger est révolu » avant d’ajouter « l’Europe doit prendre son destin elle-même en main, c’est notre défi pour l’avenir ». Sauf qu’entre Washington et Bruxelles, il y a l’OTAN, et l’OTAN ce n’est pas uniquement Washington. Autrement dit, le destin de l’Europe, ce n’est pas seulement l’UE, mais aussi ces pays qui n’en sont pas membres, qui ne le seront bientôt plus, ou qui entretiennent une coopération militaire solide avec les États-Unis.

Nous en parlions il y a quelques jours sur le FOB, les ministres de la Défense suédois et finlandais, dont les pays ne sont pas membres de l’OTAN, se sont rendus à Washington pour signer une déclaration d’intention tri-partite visant à renforcer leur coopération militaire, soit une manière détournée de sa rapprocher de l’OTAN. Si ce rapprochement n’a pas vraiment fait réagir au sein de l’UE, il est bienvenu selon le ministre letton des Affaires étrangères, Edgars Rinkevics, qui a déclaré que si la Suède et la Finlande souhaitaient adhérer à l’OTAN, elles obtiendraient le plein soutien de la Lettonie. Les États-membres de l’UE ne se retireront pas de l’OTAN qui garantit aujourd’hui leur sécurité, mais il est certain que les relations seront revues en profondeur, qu’une émancipation de l’Europe de la Défense amènera forcément à une réflexion sur la place de l’OTAN et de Washington pour protéger le continent européen. Et puis, d’ici là il restera à convaincre les pays baltes (bien que l’Estonie affiche son soutien aux initiatives), la Pologne, la Roumanie, très attachés à l’aide militaire américaine, des bénéfices d’une Europe qui prend « son destin elle-même en main ». Et puis, faut-il penser le destin de l’Europe – ou tout simplement sa sécurité – sans penser aux Norvégiens ou aux Ukrainiens ? Et que dire des Britanniques ? Ou encore des Suisses ?

Fonds de défense de l’UE,  propocoopération structurée permanente (PESCO), « force commune d’intervention »sée par Emmanuel Macron, ou programmes en coopération futurs, comme nous l’avons répété maintes fois, au sein de l’UE les initiatives pour l’Europe de la Défense se multiplient; en conséquence, Oslo comme Londres deviennent soucieuses. « Nous voyons de plus en plus l’importance de la coopération avec l’UE dans la politique de défense et de sécurité », a indiqué la ministre norvégienne des Affaires étrangères le 9 mai dernier qui a rappelé que son pays était exclu de fait de la « gestion » de la PESCO (pays tiers, la Norvège ne serait autorisée qu’à participer exceptionnellement à des projets uniques et bien précis, si elle y apporte une valeur ajoutée) et du fonds de défense. Si le gouvernement norvégien ne s’attarde pas aujourd’hui sur la question de la PESCO, il affiche son intention de participer au fonds de défense qui laisserait son industrie de défense (dont le leader est Kongsberg) sur la touche. Au niveau décisionnel et stratégique la Norvège, qui veut « contribuer aux efforts conjoints pour la sécurité européenne » cherchera alors à se rapprocher du « forum de coopération en matière de politique de sécurité et de défense de l’UE » grâce à sa nouvelle « stratégie de coopération avec l’UE » dévoilée à l’occasion.

Au même moment, Londres (dont le rôle dans la future défense européenne à été récemment discuté sur le FOB) publiait une stratégie semblable via un document intitulé « Framework for the UK-EU security » qui insiste pour que soit conservé un lien stratégique certain avec la défense de l’UE, en proposant par exemple de fournir des troupes aux « unités de réaction rapide de l’UE » et d’accueillir des QG opérationnels. Selon les mots du secrétaire britannique au Brexit, David Davis, l’UE a le choix : « Ils peuvent nous traiter comme un pays tiers, en créant quelque chose qui est loin de nos relations existantes, ou ils peuvent adopter une approche plus adaptable dans laquelle nous fournissons conjointement la capacité opérationnelle dont nous avons besoin pour faire face aux menaces de notre sécurité partagée. » Cette vision est aussi celle des États du Benelux qui ont publié un document de réflexion intitulé « Participation des États tiers aux projets PESCO » qui propose aux autres États-membres de l’UE de se pencher – le plus rapidement possible – sur la question de la participation des non-membres.

Le document, obtenu par POLITICO, et qui définit les conditions dans lesquelles la participation d’un pays non-membre de l’UE serait envisagée, bénéficierait du soutien de 10 autres membres : la Lituanie, l’Estonie, la Lettonie, la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque, la Bulgarie, le Portugal, la Suède et la Finlande). Par celui-ci, les États du Benelux – pour qui la sécurité de l’Europe est plus importante que les débats sur la sortie de l’UE par le Royaume-Uni – souhaitent que tout ce qui pourrait bénéficier à l’Europe de la Défense doit être compris dans sa consolidation : des économies d’échelle aux capacités de projection des forces britanniques en passant par l’expertise ajoutée ou des apports financiers, rien de doit être laissé de côté, ni même l’alliance avec les États-Unis et le Canada.

Bref, si beaucoup a été fait par l’UE et pour l’UE, tout reste à faire avec les pays « tiers », mais c’est peut-être par là que l’Europe de la Défense arrivera à maturité.

L’UE veut un ” Schengen militaire ” !

L’UE veut un « Schengen militaire » !

Alain Henry de Frahan – Forces Opérations Blog – 29 mars, 2018

forcesoperations.com/lue-veut-un-schengen-militaire/

Depuis la fin de la guerre froide, les obstacles administratifs à la circulation de contingents militaires au sein de l’Union européenne se sont multipliés, ne serait-ce que par l’ajout de nouveaux pays membres. Simultanément, la construction des grandes infrastructures ferroviaires et routières (ponts et tunnels compris) ont cessé de répondre à des impératifs de compatibilité avec les contraintes militaires. Il est désormais urgent de faire sauter ces obstacles !

Les chars et l’artillerie autopropulsée d’aujourd’hui excèdent, en masse et en gabarit, les engins pris en considération dans la construction des réseaux ferroviaires et routiers des années 1950-60. Des adaptations sont requises d’urgence (photo: US Army)

Une fois encore – et ce n’est pas par nostalgie pour une époque révolue –, on ne peut que déplorer une dégradation de certains paramètres de circulation concernant les armées européennes à l’intérieur de l’espace communautaire. Depuis des années, les déclarations alarmistes et les promesses de solutions s’évanouissent pourtant comme l’eau sur le sable…

Et voilà que les tensions croissantes avec la Russie réveillent les ardeurs pour pallier ces problèmes qui, s’ils ne sont pas résolus, pourraient bien coûter très cher à une Europe endormie par 75 ans de paix intérieure.

L’expression « Shengen de la défense » a été utilisée et elle est pertinente car il s’agit de progresser dans les limites d’un noyau de pays décidés à partager des règles communes plus vite et plus intensément que d’autres. 

Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, a déclaré: « La promotion de la paix et la garantie de la sécurité de nos citoyens sont nos premières priorités en tant qu’Union européenne. En facilitant la mobilité militaire au sein de l’UE, nous pouvons être plus efficaces dans la prévention des crises, plus efficaces dans le déploiement de nos missions et plus réactifs en cas de difficultés. Ce sera une nouvelle étape dans l’approfondissement de notre coopération au niveau de l’UE, également dans le cadre de la coopération structurée permanente que nous avons officiellement lancée récemment, et avec nos partenaires, à commencer par l’OTAN. Pour nous, en tant qu’UE, la coopération reste le seul moyen d’être efficace dans le monde d’aujourd’hui. »

Mercredi 28 mars, la Commission européenne a donc présenté un plan d’action pour créer un « Schengen militaire » afin de faciliter les transports de troupes et de matériel au sein de l’Union européenne, actuellement freinés par une multitude de formalités administratives et un manque d’infrastructures adéquates, surtout en ce qui concerne les ponts routiers et l’infrastructure ferroviaire : depuis bien des années, on a cessé d’intégrer les paramètres militaires à ceux des seules exigences civiles. Ah, il faut bien réaliser que, en plus d’une inflation de gabarit, les presque 58 tonnes d’un char AMX Leclerc, 62,5 tonnes d’un M1A2 Abrams ou 64 tonnes d’un Leopard 2A7, c’est autre chose que les 37 tonnes d’un AMX 30B1, 47 tonnes d’un M60 ou 40 tonnes d’un Leopard 1 ! Mine de rien, cette inflation de la masse au combat des chars conduit à compliquer parfois diablement certains déplacements. La pose de ponts flottants, lorsqu’il faut s’y résoudre, ne s’effectue pas en quelques minutes… Ah ! N’oublions pas la question des tunnels trop étroits et trop bas !

Aussi le plan d’action présenté par la Commission européenne, élaboré en concertation avec l’OTAN, prévoit-il notamment d’identifier les besoins pour les transports militaires et de recenser les infrastructures utilisables. L’initiative s’inscrit dans la stratégie de relance d’une Europe de la Défense, un domaine dans lequel la plupart des pays membres de l’UE veillent jalousement à leur souveraineté nationale.

Plus fondamentalement, « Nous avons besoin d’un espace Schengen militaire. Les Russes ont une totale liberté de mouvement au sein de leur territoire. Nous devons pouvoir nous déplacer aussi rapidement, sinon plus vite, pour masser des forces contre un potentiel ennemi afin d’être dissuasifs », a soutenu récemment le général américain Ben Hodges, ancien commandant des forces américaines en Europe. C’est la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, qui est la première à avoir régulièrement évoqué la création d’un « Schengen militaire ». L’Allemagne a d’ailleurs déjà proposé la ville de Ulm pour accueillir, dans le cadre de l’OTAN, un QG dédié et déjà baptisé Joint Support and Enabling Command (JSEC).

Pour mémoire, l’Espace Shengen est le fruit d’un accord entre vingt-six pays européens pour supprimer les contrôles à leurs frontières intérieures. « Nous avons besoin de la même liberté de mouvement au sein de l’UE qu’un routier acheminant un chargement de pommes de Pologne en France », a fort justement déclaré le général Hodges. Les Etats baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie) ont déjà constitué entre eux un mini-Schengen militaire, souligne Elisabeth Braw, analyste de l’Atlantic Council, un centre de réflexion spécialisé dans les relations internationales, a rapporté l’AFP.

Mais voilà… Dans la situation administrative actuelle, les formalités douanières à remplir pour acheminer un charroi militaire avec ses munitions depuis la France (par exemple) jusqu’à l’un des pays baltes constituent pour le moins un obstacle théorique sérieux à un déploiement urgent. A quoi s’ajoutent des obstacles au niveau de l’infrastructure routière et ferroviaire évoqués plus haut.

Il s’agit de commencer par dresser un inventaire de la situation actuelle en matière de mobilité militaire. Réglementation et infrastructure en constituent les deux volets. Sur base du rapport, l’étape suivante consistera à élaborer un calendrier d’action.

Une liste prioritaire de projets sera établie par la Commission européenne, avec une priorité pertinemment octroyée aux projets à double usage civil et militaire car les gros engins de génie civil bénéficieront aussi des solutions apportées aux armées.

On ne doute guère de l’approbation que doivent donner les Etats membres à ce plan d’action. Notons quand même qu’en novembre 2017, l’UE a lancé une coopération structurée permanente en matière de défense entre vingt-cinq pays, dans le cadre de l’Union de la Défense pour 2025 appelée de ses vœux par Jean-Claude Juncker, mais que le Royaume-Uni, le Danemark et Malte n’y participent pas.

Ce qui sera d’un grand intérêt – un intérêt peut-être vital – c’est le niveau et le rythme de concrétisation des bonnes intentions. L’Europe ne peut plus se permettre l’image de l’eau qui s’évanouit dans le sable… « Ce que nous voulons faire, c’est qu’au cas où il faudrait activer nos moyens de défense, nous soyons en mesure de le faire », a déclaré Violeta Bulc, Commissaire européenne aux Transports. Rien que ça.