L’arrivée d’un porte-avions américain au Moyen-Orient annoncée d’une façon tonitruante par Washington

L’arrivée d’un porte-avions américain au Moyen-Orient annoncée d’une façon tonitruante par Washington

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Le F-35B frappe pour la première fois

Le F-35B frappe pour la première fois

Un F-35B, déployé sur l’USS Essex, part en mission. © US Navy

Par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos – Publié le 28/09/2018

 http://www.air-cosmos.com/le-f-35b-frappe-pour-la-premiere-fois-115435

Un F-35B a réalisé une mission de combat en Afghanistan. A cette occasion, l’appareil a effectué une frappe aérienne, la première dans l’histoire du F-35B.

Ca y’est, le F-35 a été employé au combat. L’US Navy l’a annoncé le 27 septembre 2018. Pour la première fois un F-35B Lightning II du corps des Marines a participé à une mission de guerre au dessus de l’Afghanistan. A cette occasion, le F-35B a réalisé une frappe qui selon l’US Navy a été un succès. L’appareil appartenant au « Marine Fighter Attack Squadron 211 » avait décollé du porte-aéronefs amphibie USS Essex (LHD 2) de l’US Navy. 

Dans un film diffusé par la marine américaine en rapport avec cette frappe, on voit des techniciens charger une bombe JDAM (Joint Direct Attack Munition) dans la soute d’un F-35B puis préparer des munitions pour le canon de l’appareil. On voit ensuite un F-35B décoller avec un pod canon. 

Il s’agit de la première frappe réalisée par un F-35 B dans l’histoire de l’appareil. Israël avait annoncé avoir réalisé des frappes avec ses F-35A en mai 2018. Dés 2015, Lockheed Martin affirmait que son appareil était apte au combat. Quelques semaines plus tard, le corps des Marines prononçait la capacité opérationnelle initiale du F-35B. Par la suite la montée en puissance s’est poursuivie avec la participation a des exercices majeurs (Red Flag en 2016) et un premier déploiement outre mer au Japon. Cette première frappe sur un théâtre d’opération marque une étape importante pour le programme F-35 qui a connu de nombreux retards et surcoûts et qui a fait l’objet de nombreuses critiques aux États-Unis comme en Europe. 

 

 

 

L’armée américaine a un énorme problème avec les… Américains

L’armée américaine a un énorme problème avec les… Américains

Au premier semestre, le Pentagone n’a pas réussi à recruter suffisamment de candidats – AFP Photo/Brendan Smialowski

Raphaël Bloch – Les Echos – Publié le 17/8/2018

https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0302127917495-larmee-americaine-a-un-enorme-probleme-avec-les-americains-2198541.php

Obésité, diplômes, casiers judiciaires… Faute de candidats recevables, la première armée du monde peine à recruter.

« Too fat to fight ». Ces quatre mots pourraient être tout droit sortis du célèbre film américain « Full Metal Jacket » (1987). Et pourtant. Ils proviennent en réalité d’un rapport de l’administration américaine sur la difficulté du pays à recruter de nouveaux militaires.

Le problème n’est pas nouveau. Depuis des années, la première armée du monde peine à embaucher. Mais comme le souligne, le « Daily News », qui a mis la main sur ce document interne, le problème s’est fortement accentué ces dernières années. A tel point que, début 2018, le Pentagone n’a même pas réussi à atteindre ses objectifs de recrutement.

Une obésité endémique

La principale cause de ce problème provient essentiellement de l’obésité des Américains. Aujourd’hui, 40 % de la population est concernée par le phénomène, sans compter les millions d’Américains en surpoids. Une situation que l’on retrouve évidemment chez les 34 millions de 18-24 ans, qui constituent le vivier des recrues de l’armée.

Un candidat sur trois est ainsi concerné par l’obésité, selon l’administration américaine. Conséquence directe de ce phénomène, sur les six premiers mois de l’année, l’armée n’a retenu que 28.000 personnes, alors que Trump, qui vient d’augmenter de 7 % le budget de l’armée, avait fixé pour objectif l’embauche de 80.000 personnes sur la période.

Drogues, diplômes, casiers judiciaires

L’obésité n’est pas pour autant seule responsable de ce manque d’effectifs. Selon l’administration américaine, plusieurs éléments comme la consommation de drogue ou l’existence d’un casier judiciaire empêchent certains volontaires d’être retenus. Cela concerne environ 10 % des candidatures.

Autre obstacle – et non des moindres – souligné par le rapport : le niveau d’éducation des candidats. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à ne pas disposer des diplômes nécessaires, équivalents au BAC, pour pouvoir s’engager dans l’armée. Ce problème concerne un quart des candidats.

 

Dissoute en 2011, la 2e Flotte US sera recréée le 1er juillet

Dissoute en 2011, la 2e Flotte US sera recréée le 1er juillet

Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – 07/05/2018

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

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L’annonce de la renaissance de la 2e Flotte a été faite le 4 mai lors d’une cérémonie par le Chief of Naval Operations, l’amiral John Richardson. Voir le communiqué ici.

Selon Richardson, les Etats-Unis sont “de retour dans une ère de compétition entre grandes puissances“. Il va sans dire que dans la zone de la 2e Flotte, c’est la présence croissante des forces navales et aériennes russes qui est visée.

La “2nd Fleet” gérera les activités opérationnelles et les entraînements des forces navales de la côte est des USA à l’Atlantique Nord. Soit une zone d’une superficie de 6 700 000 square miles (17 millions de km2) 

Créée après la Seconde guerre mondiale au profit de l’Otan, la 2nd Fleet comptait en 2011 126 bâtiments, 4 500 avions et 90 000 personnels. 

La 2e Flotte reverra le jour le 1er juillet à Norfolk; 250 personnes vont rejoindre l’état-major. C’est à Norfolk que pourrait aussi être basé le futur “Joint Force Command” de l’Otan.

Pékin a encore renforcé ses capacités d’interdiction et de déni d’accès en mer de Chine méridionale

Pékin a encore renforcé ses capacités d’interdiction et de déni d’accès en mer de Chine méridionale

http://www.opex360.com/2018/05/04/pekin-a-renforce-capacites-dinterdiction-de-deni-dacces-mer-de-chine-meridionale/

 

 

Photo : archive

Selon des sources du renseignement américains citées par CNBC, Pékin a installé des missiles anti-navire (YJ-12) et sol-air (systèmes de défense aérienne HQ-9) sur les récifs de Fiery Cross [Yongshu], Subi [Zhubi] et Mischief [Meiji], tous situés dans l’archipel des Spratleys, en mer de Chine méridionale, soit à l’est du Vietnam et l’ouest des Philippines.

Pour rappel, Pékin estime que la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale lui appartient, alors que d’autres pays de la région y ont des prétentions. En juillet 2016, la .Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye avait estimé que les revendications chinoises dans cette partie du monde, qui plus est stratégique, n’avaient « aucun fondement juridique »

Mais cela n’a nullement empêché Pékin de continuer à aménager plusieurs récifs des archipels Spratleys et Paracel à des fins militaires, notamment en y installant des capacités d’interdiction et de déni d’accès (A2/AD).

S’assurer du contrôle de la mer de Chine méridionale n’est pas anodin dans la mesure où cette région est un carrefour de routes maritimes essentielles pour le commerce mondial (et, accessoirement, pour l’approvisionnement énergétique du Japon). En outre, elle serait riche en hydrocarbures et en ressources halieutiques. Enfin, d’un point de vue strictement militaire, il s’agit aussi pour la marine chinoise de disposer d’une zone de déploiement sécurisée pour ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) basé à Hainan.

Quoi qu’il en soit, Pékin n’a pas démenti l’information donnée par CNBC. « Les constructions pacifiques de la Chine dans l’archipel des Spratleys, y compris le déploiement de nécessaires installations de défense du territoire national, ont pour but de protéger la souveraineté et la sécurité de la Chine », a affirmé Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Ceux n’ayant pas de velléité de violer [cette souveraineté] n’ont aucune raison de s’inquiéter », a-t-elle ajouté.

Les États-Unis, qui ont multiplié les missions visant à garantir la liberté de navigation en mer de Chine méridionale en envoyant des navires de l’US Navy près des récifs en question, ont dénoncé l’attitude de Pékin.

« Nous sommes bien au fait de la militarisation de la mer de Chine méridionale par la Chine », a déclaré, le 3 mai, Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche. « Nous avons évoqué nos préoccupations à ce sujet directement avec les Chinois et il y aura des conséquences à court terme et à long terme », a-t-elle poursuivi, sans préciser la nature des « conséquences » qu’elle venait d’évoquer.

En tout cas, pour Washington, il importe que la liberté de navigation soit respectée. « Nous allons poursuivre nos opérations », a indiqué Dana White, une porte-parole du Pentagone. « La Chine doit réaliser qu’elle a bénéficié de la liberté de navigation et que l’US Navy a été le garant de cela », a-t-elle fait valoir.