Un rapport de l’Institut de recherche de l’École militaire souligne l’ingérence chinoise en Nouvelle-Calédonie

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Relever les cibles de Scorpion ? C’est non pour le ministère des Armées

Relever les cibles de Scorpion ? C’est non pour le ministère des Armées

– Forces Opérations Blog – publié le

N’en déplaise à certains, les cibles du programme Scorpion n’évolueront pas à la hausse pour répondre aux nouveaux défis sécuritaires, a réaffirmé un ministère des Armées interpellé sur le sujet par deux parlementaires.

Les chiffres sont connus : d’ici une décennie, l’armée de Terre disposera de 300 Jaguar, 1872 Griffon, 978 Serval, 1060 Serval VLTP-P segment haut et 200 chars Leclerc XLR. Pas un de plus et, surtout, pas un de moins, conformément à l’ambition opérationnelle fixée pour 2030.

Pour les députés Bernard Bouley (LR) et Nicolas Dupont-Aignan (non-inscrit), l’effort n’est cependant pas suffisant compte tenu d’un « contexte actuel de réarmement mondial et de retour des risques de conflits de haute intensité ». Tous deux invitent à rehausser le niveau d’ambition de l’armée de Terre, propositions chiffrées à l’appui.

Le premier suggère d’étudier la rénovation « d’au moins 300 chars de combat (c’est à dire l’équivalent d’une division blindée OTAN), voire du parc entier de chars Leclerc » ainsi que « l’acquisition d’au moins 150 EBRC Jaguar supplémentaires ». Le second évoque « l’acquisition d’au moins 400 VBMR Griffon et 200 VBMR Serval supplémentaires à ceux déjà programmés ».

Aucun de ces scénarios n’est à l’ordre du jour du côté de l’hôtel de Brienne, qui défend des cibles délimitées pour permettre à l’armée de Terre de tenir ses contrats opérationnels. Le remplacement des VAB par 3910 blindés Scorpion s’accompagne aussi d’une baisse des effectifs, passés de 135 200 terriens en 2001 à 97 700 en 2021. Ce parc de blindés restant « relativement stable » d’après le ministère, il concourra donc à « accroître significativement le niveau de mise sous blindage de l’armée de Terre ». Idem pour les 247 AMX 10 RCR et 40 ERC 90 Sagaie encore en service, remplacés par un volume supérieur de Jaguar.

Pas de changement en vue non plus du côté du Leclerc. Des 406 chars livrés à l’armée de Terre entre 1993 et 2007, 173 ont été progressivement retirés du service et huit ont été modifiés pour renforcer la flotte de dépanneurs de chars Leclerc. Les prélèvements de pièces sur les exemplaires mis à la retraite « ont permis de réduire significativement les coûts de soutien », rappelle le ministère des Armées.

Parmi les 225 chars toujours en service, 200 seront rénovés dans le cadre du programme XLR, conçu pour faire durer la capacité jusqu’à 2040 et l’arrivée d’un successeur grâce au programme MGCS. Les 25 autres resteront en l’état actuel. Ils seront conservés jusqu’à la fin du processus de rénovation, en 2029, « pour faciliter la mise en production et limiter la perte de capacité des régiments pendant cette période de chantier ».

La feuille de route globale validée par le ministère des Armées comprend par ailleurs des opérations complémentaires non prises en compte dans le standard XLR et le nouveau contrat de soutien MSS2 attribué début 2021 à Nexter. Le lancement en réalisation de cette phase sera acté début 2022 et « permettra les premières livraisons dès la même année ». L’occasion choisie pour plancher sur la régénération du volet mobilité ?

“La place Charles-de-Gaulle outragée” : Lettre ASAF du mois de septembre 2021

“La place Charles-de-Gaulle outragée” : Lettre ASAF du mois de septembre 2021

 

Photo by Sameer Al-DOUMY / AFP

 

Parmi les monuments et lieux de mémoire dont regorge Paris, il en est deux particuliers parmi les plus visités : l’un symbolise l’âme de la capitale, c’est la cathédrale Notre-Dame, en cours de reconstruction, et l’autre son cœur, c’est l’Arc de Triomphe.

 

"La place Charles-de-Gaulle outragée" : Lettre ASAF du mois de septembre 2021

L’Arc est situé à la confluence de douze avenues prestigieuses – Champs-Élysées, Friedland, Hoche, Wagram, Mac-Mahon, Carnot, Grande-Armée, Foch, Victor-Hugo, Kléber, Iéna et Marceau – qui forment une étoile qui a longtemps donné son nom à la place qui les relie et, en position légèrement surélevée, il semble éclairer à l’est la ville qui s’étale à ses pieds.

« Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des Arcs de Triomphe ! » s’était exclamé l’empereur Napoléon au lendemain de la bataille d’Austerlitz. En 1806, par décret impérial, il ordonnait l’édification de cet Arc de Triomphe, pour « perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises ». Il fallut pourtant attendre trente ans pour que, en1836, le monument soit officiellement inauguré par Louis-Philippe.

Quatre-vingt-trois ans plus tard, le 14 juillet1919, défilèrent sous l’arche immense les troupes victorieuses de la Grande Guerre avant que n’y soient inhumés, le 28 janvier1921, les restes d’un soldat inconnu. Dès lors, le monument changeait de nature. En plus d’être un lieu de mémoire, il devenait l’écrin magnifique et grandiose d’un tombeau renfermant la dépouille d’un soldat qui en représentait 1 400 000 autres et qui lui conférait un caractère sacré.

Enfin, le dernier événement marquant la vie bien remplie de ce monument fut, par arrêté du 13 novembre 1970, soit quatre jours après la mort de l’intéressé, la décision de rebaptiser la place de l’Étoile en place Charles-de-Gaulle sans qu’à ce patronyme ne soit ajouté aucun titre particulier tel que général ou président. C’est l’homme Charles de Gaulle qui est honoré ici et qui inclut certes, le général et le président, mais aussi le soldat de la Grande Guerre et l’écrivain, car à ce titre il tenait beaucoup.

Et patatras! Alors qu’il entame les neuf derniers mois de son mandat de président, soit à peine la durée d’une année scolaire, le candidat potentiellement déclaré à sa réélection, Emmanuel Macron, fait procéder à l’emballage de cette sépulture. Il y avait déjà eu les outrages du 1er décembre 2018, quand des autoproclamés « gilets jaunes » s’étaient introduits dans le musée que le monument renferme pour en détruire le contenu. Ce même jour, veille de l’anniversaire de la bataille d’Austerlitz, les piliers de l’Arc ont recueilli des graffitis où s’exprimait la haine d’une foule hystérique envers nos gouvernants. Ce saccage avait suscité une réprobation générale et tout le monde était tombé d’accord sur un mot d’ordre alors impératif : « Plus jamais cela ! ».

À l’heure où vous lirez ces lignes, cet emballage stupide et odieux sera en cours et cachera pendant au moins deux semaines les noms des batailles mémorables comme ceux des combattants illustres qui sont gravés sur les piliers. Cette insulte aux gloires passées est insupportable à nos cœurs de soldats. Le général de Gaulle, auquel se réfère volontiers notre actuel président et à qui il rend hommage chaque année à Colombey, le jour anniversaire de sa mort, serait sans doute lui aussi révolté par cette honteuse mascarade. Et d’ailleurs, pourquoi n’est-il pas venu à l’esprit de l’actuel président d’emballer la tombe de son prédécesseur ?

Le 11 novembre 2019, le président de la République inaugurait, dans le parc André Citroën, à Paris, un monument depuis longtemps attendu, dédié aux soldats morts en opérations extérieures depuis la fin de la guerre d’Algérie. Sur les murs qui le bordent étaient alors gravés 549 noms de soldats tués sur 17 théâtres d’opérations. Depuis, ce chiffre s’est accru d’au moins 10 noms supplémentaires. Viendrait-il à l’idée de quelqu’un de cacher ces noms pendant quinze jours ? Quelle serait alors la réaction des familles ? Peut-on, au nom d’un « art » éphémère inventé par l’esprit tortueux d’un artiste étranger, aujourd’hui décédé et inhumé aux États-Unis, tout faire ? Pourquoi monsieur Christo n’a-t-il pas emballé le Capitole ou le mémorial Lincoln à Washington ?

Monsieur le Président, peut-être ne le savez- vous pas parce que personne n’a eu le courage de vous le dire, mais vous commettez là une grave erreur. En privé, des maires d’arrondissement à Paris, des députés, des directeurs d’administrations centrales du ministère des Armées et même des ministres désapprouvent ce projet. Ils ont compris eux que le monde combattant considérait cette initiative comme une véritable déclaration de guerre. Ils savent aussi que, toujours englués dans une crise sanitaire qui n’en finit pas, les Français ont bien d’autres préoccupations que d’apprécier ou non des initiatives artistiques douteuses et vont considérer cela comme une diversion bien mal venue.

Depuis un siècle, la tombe du Soldat inconnu est fleurie tous les jours par des Français venus de tous les horizons et souvent entourés de touristes étrangers de passage. Cet hommage modeste, qui émane du cœur du peuple, accompagné du ravivage de la Flamme qui éclaire le tombeau et qui, même sous l’occupation allemande, n’a jamais cessé, ne se suffit-il pas à lui-même et n’est-il pas plus signifiant qu’un énorme « barnum » qui n’avait pour objet initial que de satisfaire son « inventeur » ?

La RÉDACTION de L’ASAF

https://www.asafrance.fr/item/lettre-asaf-du-mois-de-septembre-2021.html

La sous-marinade boit la tasse: l’Australie dénonce le contrat avec Naval Group

La sous-marinade boit la tasse: l’Australie dénonce le contrat avec Naval Group

 

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Par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 15 septembre 2021

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Le gigantesque contrat de 50 milliards de dollars australiens (environ 35 milliards d’euros) remporté en 2016 par le français Naval Group pour fournir douze sous-marins à propulsion conventionnelle (diesel) à l’Australie va être abandonné, au profit d’un programme qui verrait l’Australie se doter de sous-marins à propulsion nucléaire (mais sans armes nucléaires) et équipés de technologies américaines et britanniques.


Cette annonce a bien sûr provoqué “une grande déception” chez Naval Group dont les collaborateurs avaient été prévenus d’une prochaine annonce lourde de conséquences. 

Mercredi soir, le Premier ministre australien Scott Morrison a confirmé que son pays allait se doter de sous-marins à propulsion nucléaire dans le cadre d’un nouveau partenariat dans la région indo-pacifique de concert avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Petit retour en arrière.
Français et Australiens ont signé, en 2016, un méga-contrat portant sur la fourniture de 12 sous-marins de la classe Barracuda pour remplacer les bâtiments vieillissants de la classe Collins. Pour ces 12 sous-marins, la facture s’élevait à 34 milliards d’euros. Le début de la construction du premier sous-marin était alors prévu pour 2023 et la première livraison escomptée à l’horizon 2030. Le 11 février 2019, a été signé l’accord de partenariat stratégique par le Commonwealth d’Australie et Naval Group. Cet accord, signé après 16 mois de discussions âpres, encadrait la coopération entre les deux partenaires pour les 50 prochaines années, mais aussi tous les futurs contrats du projet. La prochaine étape devait être la signature en 2023 d’un troisième contrat portant sur la fabrication des douze sous-marins. Cette signature devait coïncider avec le début du chantier de construction du premier sous-marin de la future classe Attack.

Axe anglo-saxon
Exit donc Naval Group et la France.

Place à un axe d’abord industriel anglo-australo-américain surnommé “AUKUS”. C’est pourquoi le président américain Joe Biden s’est fendu, mercredi soir, d’une déclaration sur “une initiative de sécurité nationale“. Il a été rejoint, en virtuel, par le Premier ministre australien Scott Morrison et le Premier ministre britannique Boris Johnson qui se sont félicités de ce partenariat stratégique et industriel qui garantira “la liberté dans la zone indo-pacifique”.

Seul Biden a cité la France, un “allié et un partenaire-clé” mais sans faire une allusion au contrat perdu par Naval Group. Le président US a annoncé une période d’études de 18 mois entre les trois pays pour lancer le programme des futurs sous-marins à propulsion nucléaire qui équiperont la RAN.

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Un communiqué a, peu après, été diffusé par la Maison Blanche (cliquer sur l’image pour l’agrandir):

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Naval Group, coulé!
L’équipementier français est accusé de dépassements de budget (le coût du programme serait passé de 50 à 90 milliards de dollars australiens, soit 50 milliards d’euros environ) et de retards, ce dont se défend l’industriel. Ajoutons que le choix de sous-marins français n’a jamais fait l’unanimité en Australie et que des campagnes médiatiques intenses et répétées ont été lancées pour critiquer le choix gouvernemental et dénoncer les conditions du marché. Ces campagnes n’étaient pas que le fait de l’opposition travailliste.

Stupeur dans le Cotentin.
A Cherbourg, selon mes confrères de la rédaction locale, la fin du contrat constituera un petit séisme social et économique : “Ce contrat a marqué le moment où ça a basculé ici, en matière de relais de croissance, notamment immobilière”, avance-t-on dans l’entourage du maire de Cherbourg, Benoît Arrivé.

Ce dernier a été informé de ce possible rebondissement par les dirigeants de Naval Group, et une prochaine rencontre afin d’évoquer les conséquences potentielles du désengagement de Canberra s’annonce. Loin de l’euphorie qui prédominait en 2017, un an après la signature impliquant construction et transfert de technologie. Cette convention, cadre de coopération décentralisée entre Adélaïde et le grand port du Nord-Cotentin, avait justifié le lyrisme du maire, saluant “cette collaboration qui s’étirera sur plusieurs décennies et nous ressentons une envie sincère des autorités australiennes de voir des liens d’amitié se tisser entre nos deux peuples”.

Hypersonique : Un député se dit « surpris » par le projet de tester un statoréacteur mixte français aux États-Unis

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http://www.opex360.com/2021/09/13/hypersonique-un-depute-se-dit-surpris-par-le-projet-de-tester-un-statoreacteur-mixte-francais-aux-etats-unis/