Avec la fin annoncée de Barkhane, le Mali dénonce un « abandon en plein vol » de la France

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Les talibans disent contrôler la vallée du Panchir, où Ahmad Massoud dénonce l’implication du Pakistan

Les talibans disent contrôler la vallée du Panchir, où Ahmad Massoud dénonce l’implication du Pakistan

http://www.opex360.com/2021/09/06/les-talibans-disent-controler-la-vallee-du-panchir-ou-ahmad-massoud-denonce-limplication-du-pakistan/

ZAPAD 21: bruits de bottes et sueurs froides à l’est

ZAPAD 21: bruits de bottes et sueurs froides à l’est

 

Par Philippe Chapleau – Ligne de défense – publié le 7 septembre 2021

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Polonais, Ukrainiens Estoniens ne cachent pas leurs inquiétudes. L’Otan exhorte, quant à elle, la Russie à la transparence… Il faut dire que l’exercice biélo-russe Zapad 2021 (Ouest) a de quoi impressionner. 

Selon le ministère russe de la Défense, cette manœuvre conjointe rassemblera 200 000 militaires (dont 200 fantassins indiens), plus de 80 avions et hélicoptères, 290 chars, 240 systèmes d’artillerie et jusqu’à 15 navires.

L’édition 2021 (la précédente date de 2017) se tiendra du vendredi 10 septembre au jeudi 16 septembre.

Cette année, les phases dynamiques auront lieu sur cinq polygones de la République de Biélorussie et sur neuf polygones de la Fédération de Russie, le long de la frontière que la Russie partage avec les pays de l’Otan.

Inquiétant ? C’est ce que pensent un certain nombre d’observateurs. On lire par exemple une étude du CSIS américain de juillet dernier: “Russia Goes to War: Exercises, Signaling, War Scares, and Military Confrontations“. 

Mais il faut relativiser la portée de cet exercice. Zapad est à l’image de ce que font l’Otan et les Etats-Unis en Europe de l’est en matière d’entraînement d’une part; c’est une manoeuvre qui, par son ampleur, suscite régulièrement des craintes d’imminence d’une invasion russe dans les pays riverains, d’autre part. Des craintes fondées? Toujours est-il que les Polonais surveillent de près leur frontière, que les Ukrainiens ont des sueurs froides (et cela surtout depuis mars dernier. Voir le rapport du CRS sur le déploiement de forces russes à proximité de l’Ukraine) et que les vols ISR américains et otaniens sont encore plus nombreux au-dessus des zones d’éventuelles confrontations armées.

En outre, cet exercice ne constitue qu’une des multiples manœuvres effectuées par les Russes cette année. Parmi les plus récentes, citons Rubezh-2021 et Zapad-Interaction 2021.

Ainsi, à partir de ce mardi et pour trois jours, aura lieu Rubezh-2021 au Kirghizistan où ont été rassemblées des troupes en provenance de Russie, du Kazakhstan, d’Arménie, de Biélorussie et du Tadjikistan. Ces forces réduites (5 000 hommes seulement) interagiront avec celles du pays hôte sous l’égide de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) qui réunit ces six États.

En août, l’armée russe s’est entraînée avec l’armée populaire chinoise. L’exercice russo-chinois baptisé Zapad-Interaction 2021, qui avait pour thème la sauvegarde conjointe de la stabilité de la sécurité régionale face à une menace terroriste, a vu le déploiement de plus de 10 000 soldats.

APAGAN : Face au risque d’attaque, un A400M français largue des leurres anti-missiles en décollant de Kaboul

APAGAN : Face au risque d’attaque, un A400M français largue des leurres anti-missiles en décollant de Kaboul

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Afghanistan : un pilote militaire tchèque raconte les conditions difficiles des liaisons avec Kaboul

Afghanistan : un pilote militaire tchèque raconte les conditions difficiles des liaisons avec Kaboul


Un avion militaire, à Kaboul le 19 août.
Un avion militaire, à Kaboul le 19 août. GIUSEPPE CACACE / AFP

Ce pilote, qui a ramené 62 personnes de Kaboul à Prague, décrit des rotations aériennes sans véritable contrôle aérien, sans approvisionnement en kérosène sur place, et avec des décollages périlleux.

Un pilote militaire tchèque de retour de Kaboul a décrit mardi 17 août les conditions difficiles des rotations aériennes avec l’Afghanistan, sans véritable contrôle aérien, sans approvisionnement possible en kérosène sur place et avec des décollages périlleux.

Ce pilote, identifié seulement comme le «Commandant MM» sur le site du ministère tchèque de la Défense qui publie son récit, a ramené mercredi 62 personnes de Kaboul à Prague. «J’ai effectué quelques vols non conventionnels, mais celui-là était exigeant et sacrément long», a raconté ce pilote qui a 20 ans d’ancienneté dans l’armée. Son Airbus a ramené des soldats tchèques, des interprètes afghans et leurs familles, ainsi que quatre Afghans embarqués à la demande de la Slovaquie, voisine de la République tchèque.

«À vos risques et périls»

Faute de contrôle aérien digne de ce nom dans l’espace aérien afghan, au milieu d’un fort trafic au-dessus de Kaboul, «nous devions garder nos distances en l’air et atterrir l’un derrière l’autre. Nous cherchions des fréquences pour communiquer les uns avec les autres», a expliqué le «commandant MM». Le système provisoire de contrôle aérien à Kaboul était à peine audible et les décisions laissées à la responsabilité de l’équipage, les contrôleurs se contentant de donner des informations, chacune ponctuée d’un «à vos risques et périls».

L’Airbus et son équipage ont passé quatre heures et demie à l’aéroport de Kaboul. «On ne peut pas compter sur du kérosène à Kaboul, donc nous avions rempli les réservoirs à Bakou», en Azerbaïdjan, poursuit le pilote. Malgré des conditions hasardeuses, dans un aéroport en proie au chaos, les décollages étaient plutôt bien organisés. «Nous formions des files pour le roulage et le décollage. Je suivais le TCAS, (système d’alerte anticollision embarqué), tout comme les autres», a-t-il ajouté.

«On pouvait voir la distance entre nous sur le moniteur du TCAS et c’était, outre les communications directes entre équipages, la principale façon de se coordonner». «On ne se sentait pas en danger, mais la situation était vraiment compliquée, en raison des conditions à Kaboul. C’était une expérience», a estimé le «Commandant MM». Au total, l‘armée tchèque a transporté 195 personnes de Kaboul vers Prague, au cours de trois vols entre lundi et mercredi. Le 3e vol, mercredi était le dernier, a indiqué jeudi le premier ministre tchèque Andrej Babis à la presse.