La question d’un retrait de l’armée française du Mali “se pose”, dit Macron au JDD

La question d’un retrait de l’armée française du Mali “se pose”, dit Macron au JDD

 

(Crédits : Gonzalo Fuentes)

La Tribune – reuters.com  |  publié le 
https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN2DB06M/la-question-d-un-retrait-de-l-armee-francaise-du-mali-se-pose-dit-macron-au-jdd.html

PARIS (Reuters) – La question d’un retrait de l’armée française du Mali “se pose” après le nouveau coup d’Etat à Bamako et dans l’éventualité de négociations entre la junte et les islamistes, déclare Emmanuel Macron dans un entretien au Journal du Dimanche.

Dans cet entretien accordé pendant son déplacement au Rwanda et en Afrique du Sud cette semaine, le chef de l’Etat dit avoir fait part de son agacement aux dirigeants d’Afrique de l’Ouest après la mise à l’écart par la junte malienne du président de transition Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, eux-mêmes arrivés au pouvoir après le putsch contre Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020.

“Je leur ai passé le message que je ne resterais pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition”, dit Emmanuel Macron.

Evoquant de possibles négociations entre la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta, désigné vendredi président par intérim par la Cour constitutionnelle malienne, et les groupes djihadistes, le président français prévient qu’il s’agit d’une ligne rouge pour Paris.

L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie !”, s’exclame-t-il. “Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerai.”

La France est engagée militairement au Mali depuis son intervention en janvier 2013 contre les djihadistes qui s’étaient emparés du nord du pays, avec les opérations Serval puis Barkhane, qui compte environ 5.100 hommes, en plus des forces spéciales françaises et européennes de la mission Takuba récemment créée.

Malgré des “succès tactiques” vantés par l’état-major des armées et la mort de plusieurs dirigeants de groupes liés à Al Qaïda et à l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), l’insécurité reste forte dans le nord et le centre du Mali, où conflits intercommunautaires et lutte des djihadistes pour créer un califat s’entremêlent.

Je n’ai cessé, ces deux dernières années, de dire très clairement à notre armée de rester à l’écart de ces conflits, d’être vigilante à l’égard des armées africaines avec lesquelles nous travaillons au sein du G5 Sahel et de désigner l’ennemi”, insite Emmanuel Macron.

Depuis trois ans, j’ai dit au sein de plusieurs conseils de défense que nous devions penser à la sortie. Au sommet de Pau (en janvier 2020, après la mort de 13 soldats français dans un crash d’hélicoptères au Mali, NDLR), j’ai préparé un chemin de sortie“, poursuit-il.

“Je suis resté à la demande des États, parce que je pensais que la sortie était un point de déstabilisation. Mais la question se pose, et nous n’avons pas vocation à rester éternellement là-bas. 

(Tangi Salaün)

Sahel : Le Danemark confirme l’engagement de ses forces spéciales au sein de Barkhane

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Joe Biden et les relations transatlantiques

Joe Biden et les relations transatlantiques


par Le Club des Vingt (*)
Think Tank spécialisé en Relations internationales

– publié sur le site Esprit Surcouf le 17 mai 2021

https://espritsurcouf.fr/le-billet-defense_joe-biden-et-les-relations-transatlantiques_par_le-club-des-vingt/

 

« America is back ». Après quatre années d’une politique oscillant entre isolationnisme et agressivité, la France et l’Europe ont retrouvé un président et une administration au langage et aux pratiques plus civils, animée par une volonté de multilatéralisme. Mais les temps ont changé, et il semble nécessaire de repenser le lien transatlantique.

L’arrivée aux USA d’une nouvelle administration est l’occasion de mettre en perspective dans le contexte international actuel notre situation et nos intérêts par rapport à ce grand pays partenaire. Quelques chiffres nous permettent de mesurer l’importance stratégique et économique des États-Unis pour la France : aujourd’hui, 1 600 filiales d’entreprises américaines sont implantées en France, 4 500 entreprises françaises sont contrôlées par des investisseurs américains, et 450 000 Français sont employés par ces dernières. Les relations d’interdépendance évoluent généralement vers une forme de dépendance. Pour autant, cette tendance ne doit pas empêcher une recomposition des relations franco-américaines, qui, de toute façon, parait inévitable.

Refonder le lien transatlantique


Le concept d’alliance a correspondu à un moment du système international, au cours duquel dominaient les enjeux politiques et militaires, et non économiques et sociaux comme c’est le cas aujourd’hui, et une forme de frontalité dans les rapports entièrement couverts par le seul conflit Est-Ouest.

Aujourd’hui, l’identification de l’ennemi éventuel est devenue trop incertaine, complexe et changeante pour que l’alliance tienne le même rôle qu’autrefois. C’est pour cette raison que le Président Macron s’est inquiété, à juste titre, que l’alliance soit « en état de mort cérébrale ». Se borner à rester dans l’ancien contexte, ravivé par le retour de la France dans l’OTAN, risque d’entraver l’autonomie de nos choix, plus exigeante et nécessaire que jamais.

De fait, la France, l’UE et les États-Unis témoignent de divergences stratégiques et de projections internationales parfois antagonistes. Des tensions se déploient, dans le domaine de  l’autonomie stratégique et énergétique par exemple. Sur certains équipements militaires, la France dépend de 60 à 70% de composants américains que la législation rend très difficile à contourner. Il n’en demeure pas moins que Français et Allemands travaillent ensemble, aujourd’hui, à la conception d’avions de chasse de cinquième génération dans une perspective qui doit progressivement mener à une autonomie stratégique de l’Europe.

Sur le plan énergétique, des tensions existent également autour du gazoduc de GNL Nord Stream 2, fondamental pour l’Allemagne, à propos duquel le secrétaire d’État Antony Blinken est particulièrement virulent (il s’agit d’un gazoduc par lequel le géant russe Gazprom doit acheminer annuellement 55 milliards de mètres cubes vers l’Allemagne). Les impératifs de cette Europe de l’énergie, dans ses différentes composantes, doivent être clairement présentés à nos partenaires américains, levant ainsi les ambigüités et les risques de divergence.

 

Le gazoduc Nord Stream serpente au fond de la mer baltique sur 1 200 kilomètres de long. Carte ES

D’autres divergences


Les stratégies américaines vis-à-vis de la Chine, de la Russie et de l’ensemble Asie-Pacifique peuvent être en contradiction avec les intérêts français et européens dans ces dossiers. La Chine est presque exclusivement perçue comme une menace par les États-Unis, après avoir été longtemps conçue comme une opportunité. Elle est, pour l’Europe, un « rival systémique », un concurrent, mais aussi un partenaire, comme l’affirme la Commission européenne. La France, en particulier, a en Chine des intérêts industriels et technologiques anciens. Nos relations avec Pékin doivent être clairement définies, hors de tout fatalisme conflictuel et en prenant en compte, certes sans complaisance, des approches nouvelles du jeu international telles qu’elles sont élaborées par nos partenaires chinois. La France se doit d’avoir, sur ce dossier, un regard renouvelé qui ne doit en aucun cas être dépendant des vicissitudes du bilatéralisme sino-américain.

Vladimir Poutine a beau être un « killer without a soul » pour Joe Biden, il est aussi un partenaire potentiel pour les Européens pour qui il est un voisin direct. Une sorte de culture politique américaine tend à reconstruire les vieux schémas de la guerre froide faisan de Moscou l’ennemi naturel. Nous ne pouvons pas nous aligner sur ce schéma trop simple et dépassé par la complexité des relations internationales post-bipolaires. Le président Emmanuel Macron appelle ainsi, en 2019, à la construction d’une nouvelle architecture européenne de sécurité en incluant la Russie. Par-delà les crispations du moment, il s’agit là d’une orientation à construire et à préciser.

La politique française dans la zone Asie-Pacifique ne saurait simplement consister à contenir la Chine : elle doit viser à résister à toute forme d’hégémonie. Elle doit prendre la mesure de l’impressionnante intégration économique qui y règne de manière croissante, au-delà des oppositions et des tensions politiques classiques. De ce point de vue, une lecture trop naïve en termes essentiellement militaires et de « cordon sanitaire » risque de se révéler inopportune, surtout depuis la conclusion du récent traité RCEP couvrant 40% du commerce mondial incluant notamment Chine, Japon, Corée du Sud et Australie, dégageant des modes d’intégration économiques régionaux puissants qui surclassent une lecture uniquement construite en termes géopolitiques.

Une autre divergence stratégique existe dans les dossiers africains et moyen-orientaux sur lesquels la France et les Européens ont des positionnements différenciés pour des raisons certes géographiques et historiques classiques, mais aussi liées à leurs choix propres dans la gestion des relations internationales. Les Européens ont notamment perdu une part importante de leur influence diplomatique en ne sachant pas se distinguer des États-Unis sur les dossiers israélo-palestiniens ou iraniens.

 

L’Europe a un rôle à jouer

 

Comme on le voit, les divergences entre les États-Unis et leurs partenaires européens concernent ou peuvent concerner des sujets majeurs de la vie internationale. L’ensemble de ces différences d’approche doit faire l’objet de débats avec nos partenaires américains, cas par cas, l’une après l’autre. Des rapprochements sont évidemment possibles dès lors que Washington acceptera d’ouvrir ces débats de manière pragmatique. C’est à ce prix que la refondation du lien transatlantique prendra du sens.

C’est bien entendu à un niveau européen approprié que ces questions devraient être abordées. Certes, l’aptitude des Européens à engager une démarche commune reste à prouver. Mais la relation franco-allemande peut s’avérer motrice. La priorité atlantiste traditionnelle de l’Allemagne a été remise en cause par une série de faits au cours des années précédentes. La question du gazoduc Nord Stream 2, les rapports avec la Chine, le retrait de troupes américaines par Donald Trump sans consultation en 2020, les écoutes d’Angela Merkel par la NSA, entre autres, ont alimenté la réflexion à Berlin et modifié l’appréciation portée par l’Allemagne sur la relation avec les USA. Le cadre et les modalités d’un dialogue fondateur avec les États-Unis devraient être définis dans des échanges bilatéraux franco-allemands.

 

C’est une entreprise Suisse, propriétaire de ce navire de pose, qui a déroulé le gazoduc Nord Stream presqu’entièrement achevé et qui  devait entrer en service à la fin 2020. Photo Allseas.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, nous avons adhéré sans réserve au projet d’une alliance du monde libre alors représentée par l’Europe de l’Ouest adossée aux États-Unis, soutenue et protégée par leur puissance aussi bien militaire que politique, économique et culturelle. 75 ans plus tard, il faut regarder les réalités avec lucidité. Sans rien vouloir bouleverser inutilement et sans méconnaitre ce qui nous rapproche, force est de reconnaitre qu’Européens et Américains sont désormais dans des situations bien différentes. Nous sommes toujours liés à plusieurs égards, mais nos routes ne sont pas vraiment, ni toujours les mêmes.

Dans ce contexte, construire un partenariat aussi étroit que possible, valoriser nos convergences, mais reconnaitre nos désaccords et travailler à les résoudre quand cela est possible, voilà la refondation du lien transatlantique telle que nous devrions l’ambitionner.
Cette refondation est nécessaire. Le moment, en tout cas, est particulièrement opportun. Elle devrait être l’objectif de la diplomatie française pour les prochaines années.

(*) Le Club des Vingt.
Des personnalités ayant exercé d’importantes responsabilités dans le domaine des relations internationales ont créé « le Club des Vingt ». Libre d’attaches partisanes, il procède à des analyses de la situation internationale et publie des avis et des recommandations. Il a été créé par Francis Gutmann, Ambassadeur de France (décédé en juin 2020)

Hervé de CHARETTE –président du Club-, Roland DUMAS (anciens ministres des Affaires Étrangères), Sylvie BERMANN, Maurice GOURDAULT-MONTAGNE, Gabriel ROBIN (Ambassadeurs de France), Général Henri BENTEGEAT, Bertrand BADIE (Professeur des Universités), Denis BAUCHARD, Claude BLANCHEMAISON, Jean-Claude COUSSERAN, Dominique DAVID, Régis DEBRAY, Yves DOUTRIAUX, Alain FRACHON, Anne GAZEAU-SECRET, Jean-Louis GERGORIN, Renaud GIRARD, Bernard MIYET, Jean-Michel SEVERINO, Pierre-Jean VANDOORNE.

NOTA : ESPRITSURCOUF publie régulièrement les analyses du Club des Vingt
Toutes les Lettres d’Information du Club des Vingt, depuis la première, peuvent être consultées sur le site : https://clubdesvingt.home.blog

Berlin veut ouvrir le projet de char franco-allemand à d’autres pays de l’UE, de l’Otan et « d’ailleurs »

Berlin veut ouvrir le projet de char franco-allemand à d’autres pays de l’UE, de l’Otan et « d’ailleurs »

 


http://www.opex360.com/2021/05/15/berlin-veut-ouvrir-le-projet-de-char-franco-allemand-a-dautres-pays-de-lue-de-lotan-et-dailleurs/


Opération Pamir en Afghanistan (2001-2014)

Opération Pamir en Afghanistan (2001-2014)

par le Lieutenant (R) Christophe Lafaye – Soldats de France n° 16 – CDEC –

Opération Pickendorf. Les appuis sont en place sur les hauteurs du village de Dwakholeh. © Sébastien Dupont/ECPAD/Défense
Saut de ligne

Saut de ligne


L’engagement de l’armée française en Afghanistan marque le retour des combats dans un contexte interallié. Entre 2001 et 2014, 70 000 militaires se succèdent. En douze ans, les missions de l’armée française évoluent  : de la stabilisation vers des combats de plus en plus importants, au prix de 89 tués et plus de 700 blessés.

Une opération de stabilisation (2002-2006)

Après l’attaque du World Trade Center, le 11 septembre 2001, les premières forces françaises sont envoyées en Afghanistan. Après la chute des Talibans et les accords de Bonn du 5 décembre 2001, la France contribue à la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) dans le cadre de l’opération Pamir. Entre 2002 et 2006, le bataillon interarmes français (BATFRA) est présent à Kaboul. Il a pour mission de sécuriser la capitale et ses environs en restant centré sur l’aéroport, le Nord de la ville, les districts de police 11 et 15 ainsi que la plaine de Chamali. Le BATFRA se consacre à une mission de stabilisation. Durant l’été 2006, la Region Command Central Capital (RC-C), sous commandement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), est créée. Le district de Surobi est intégré dans ce nouveau découpage territorial. Chaque nation qui exerce le commandement du RC-C doit envoyer un détachement interarmes sur la base de Tora (Surobi), pour contrôler cet espace stratégique. Les soldats français se heurtent à une résistance plus vive. Dans le même temps, le nombre d’incidents liés à l’emploi d’engins explosifs improvisés (EEI) ne cesse de croître. Au mois d’octobre 2006, les Talibans appellent à l’insurrection en Afghanistan.

De l’imposition de la paix à la contre-insurrection (2007-2009)

Au printemps 2007, la France participe à la relance de la guerre contre les Talibans menée par la coalition  internationale. Les années 2008 et 2009 sont celles du redéploiement des forces françaises et de l’accélération du processus d’adaptation à la lutte contre-guérilla. Au printemps 2008, un groupement tactique interarmes (GTIA) supplémentaire est annoncé pour un déploiement en Kapisa à l’été. Alors que les restrictions d’emploi des troupes françaises sont levées, le processus d’adaptation réactive est lancé. Il vise à moderniser l’équipement des soldats français sur le terrain. Le 18 août 2008, l’embuscade meurtrière d’Uzbin, qui coûte la vie à dix soldats, agit comme un accélérateur de la transformation de l’armée française.

 De nouveaux matériels et équipements sont envoyés en Afghanistan. La mise en condition avant projection (MCP) passe à six mois. En janvier 2009, une doctrine de contre-rébellion est adoptée. Les mandats qui se succèdent lancent une série d’expérimentations tactiques. De la « cloche à fromage », à la « contre-réaction », en passant par la «théorie du Mikado », les GTIA français cherchent à obtenir des effets sur l’ennemi et la population. C’est le retour de la contre-insurrection, qui vise à couper la population des insurgés.

De la contre-insurrection au transfert à l’armée afghane (2009-2014)

À la fin de l’année 2009, l’ensemble des moyens militaires français est regroupé dans la province de Kapisa et dans le district de Surobi. Le 1er novembre, la brigade interarmes (ou Task Force) Lafayette est créée. Elle est placée sous commandement américain du RC-East. Les deux premiers mandats de la brigade ont pour objectif majeur «la conquête» de la population. Suivant le principe de la tâche d’huile, des bases opérationnelles avancées sont progressivement installées sur l’aire de responsabilité française pour faire progresser le contrôle des zones et leur pacification. La conférence de l’OTAN à Lisbonne, le 20 novembre 2010, fixe une date de retrait pour la fin de l’année 2014.

Le principe de transfert de responsabilité vers l’armée afghane est adopté. Le Battle Group (BG) Richelieu lance avec succès une tactique de nomadisation débutée dès l’hiver 2010-2011. À partir de décembre 2010, les troupes françaises conduisent des opérations de longue durée. Les militaires s’installent sur le terrain,  bouclent de vastes zones et procèdent à des fouilles systématiques. L’opération Storm Lightning permet de sécuriser, pour un temps, l’axe Vermont et de faire sauter le verrou de Jangali.

Dans le même temps, les troupes françaises du BG Allobroges poursuivent le quadrillage de la Kapisa en implantant de nouveaux postes de combat et des observatoires. 

Le quatrième mandat de la brigade Lafayette marque une rupture. La préservation des acquis de la campagne d’hiver entraîne de furieux combats durant l’été 2011.

Les Français ne retournent plus dans le fonds des vallées. Les deux mandats suivants de la brigade Lafayette voient le transfert progressif de la responsabilité des combats vers l’armée nationale afghane (ANA) puis la préparation et l’exécution d’un redéploiement logistique complexe et particulièrement risqué des emprises vers la capitale.

La brigade Lafayette est dissoute le 25 novembre 2012, après le transfert de la Surobi et de la Kapisa aux forces afghanes. Les Français sont regroupés à Kaboul et quittent définitivement l’Afghanistan le 31 décembre 2014. L’opération Pamir marque une évolution majeure pour l’armée française. Rompue à l’épreuve du feu,  dans un contexte international, elle a gagné en maturité.