HK 416 F – Le nouveau fusil d’assaut de l’armée française

HK 416 F – Le nouveau fusil d’assaut de l’armée française


Au mois de mai 2014, la Direction Générale de l’Armement annonce un appel d’offre européen pour remplacer le fusil d’assaut de l’armée française. Malheureusement aucune entreprise française ne sera sélectionnée. Verney-Carron souhaitait proposer son entrée mais sa candidature sera rejetée pour deux raisons. La première est que pour être éligible, il fallait avoir un chiffre d’affaires d’au moins 80 millions d’euros, ce qui n’était pas le cas de l’entreprise stéphanoise et la seconde raison est que Verney-Carron n’aurait pas eu la capacité industrielle à fournir rapidement les 90 000 fusils d’assaut nécessaires.

Il reste alors FN Herstal avec le SCAR-L, Heckler & Koch avec le HK 416, Beretta avec l’ARX 160, Sig Sauer avec le MCX et l’entreprise croate HS Produkt avec le VHS2 qui était le seul bullpup en compétition. Toutes ces armes seront testées de manière intensive par la Section Technique de l’Armée de Terre et ce sera finalement le HK 416 qui sera sélectionné. Le 23 septembre 2016, la DGA annonce officiellement l’adoption du HK 416 F.

Le contrat avec Heckler & Koch va porter sur 38 505 HK 416F (la version standard) et 54 575 HK 416 FC (la version compacte) qui doivent être livrés d’ici la fin de l’année 2021 puis de 12 000 fusils par an jusqu’en 2028.

Crédit : 35e RAP.

La ministre des Armées à Marignane pour lancer le Guépard et booster la disponibilité

La ministre des Armées à Marignane pour lancer le Guépard et booster la disponibilité


– Forces opérations blog – publié le

La ministre des Armées Florence Parly était de retour vendredi dernier sur le site de Marignane d’Airbus Helicopters. Cette visite, la troisième depuis mai 2019, avait un double enjeu : officialiser le lancement du programme HIL et s’assurer de la poursuite de l’effort en matière de soutien des flottes d’hélicoptères français.

Une commande historique

Moins de trois ans après s’être rendue dans les Bouches-du-Rhône pour annoncer l’accélération du programme HIL, Florence Parly y revenait cette fois pour officialiser « la plus grande commande d’hélicoptères jamais faite de l’histoire des armées françaises ». Le contrat annoncé fin décembre est en effet « historique par son volume », déclarait à son tour le PDG d’Airbus Helicopters.

Au total, la France achète 180 hélicoptères H160 et H160M : 170 Guépard pour les trois Armées, dont un modèle « banc d’essai » pour DGA Essais en vol, et 10 H160 civils modifiés pour la Gendarmerie nationale et financés grâce au plan de soutien aéronautique. Du côté des Armées, une tranche de 30 appareils est d’ores et déjà affermie, dont 21 sont destinés à l’armée de Terre. 

Évalué à 10 Mds€ par le ministère des Armées, le programme HIL assure une quinzaine d’années de visibilité à l’hélicoptériste. À lui seul, il pérennise 2000 emplois dans toute la filière française et soutiendra la création de 400 postes sur le site de Marignane avec des effets concrets dès cette année, essentiellement dans les bureaux d’étude et en ingénierie dans un premier temps.

Poussée par les commandes civiles, la chaîne d’assemblage H160/H160M est aujourd’hui en pleine montée en puissance

La Marine nationale, premier opérateur français du H160

Cette notification est un signal fort de l’engagement du ministère des Armées « pour soutenir notre industrie aéronautique de défense » et « pour rappeler l’importance du besoin pour un hélicoptère interarmées léger, pour lequel le H160M a été sélectionné », insistait Bruno Even.

Poussée par la cinquantaine de commandes civiles, la chaîne d’assemblage H160 est maintenant en plein « ramp up ». Il faudra cependant attendre 2027 pour les premières livraisons de série aux Armées. Elles bénéficieront en premier lieu à l’armée de Terre, dotée à terme de 80 Guépard. Suivront l’Armée de l’Air et de l’Espace en 2029 (40 exemplaires) puis, un an plus tard, la Marine nationale (49 exemplaires).

Si l’armée de Terre est en pointe sur le Guépard, la Marine nationale sera le premier opérateur étatique français du H160. En l’attente du Guépard, elle recevra une flotte intérimaire de six H160 loués auprès du groupe britannique Babcock pour soulager le Caïman Marine lors des opérations de secours en mer. Le premier a réalisé plusieurs vols d’essai et sera livré cette année. Le second est dans la chaîne d’assemblage. Avant livraison, ces appareils transiteront par Babcock pour être modifiés et recevoir plusieurs systèmes de mission, telle qu’une boule optronique Euroflir 410.

Des perspectives à l’export

Cette commande, précédée de peu par l’acquisition de 12 Caracal par les Émirats arabes unis, aura permis à Airbus Helicopters de clôturer 2021 sur les chapeaux de roues et d’aborder la suite avec un carnet de commandes bien rempli.

« L’année 2022 s’annonce sous les meilleurs augures pour Airbus Helicopters », estimait la ministre des Armées en marge de sa visite. L’industriel peut désormais jouer la carte « France » pour appuyer le H160M à l’export. « Son potentiel est immense, nous y croyons fermement », assurait Bruno Even. Ce dernier attend par ailleurs une bonne nouvelle concernant la rénovation à mi-vie de l’hélicoptère Tigre, sujet hautement symbolique pour ce programme de coopération franco-allemand à l’origine de la création d’Eurocopter, il y a pile 30 ans.

Le partenaire allemand s’est pour l’instant désengagé de l’avenir du Tigre mais, pour Bruno Even, le prochain objectif reste bien de « lancer la nouvelle version de cet appareil au standard Mk 3 avec la France et l’Espagne, tout en espérant convaincre l’Allemagne ». Bientôt notifié, le marché Tigre Mk3 est estimé à plus de 4 Mds€ pour la modernisation de 18 Tigre HAD espagnols et de 67 Tigre HAD français. Côté allemand, il ne faut pas attendre de réponse définitive avant la mi-2022 « au plus tôt », selon un rapport de la Défense allemande publié hier matin.

Une maquette 1:1 du H160M présentée vendredi dernier à Marignane. Le pod HMP400 est l’un des armements retenus pour la variante “Terre” du Guépard.

Le système de soutien intégré nativement

« Il est important que la maintenance soit prise en compte dès le lancement des programmes. Les aéronefs les plus faciles à soutenir sont ceux dont le soutien a été pris en compte dès la conception », soulignait début janvier la directrice de la maintenance aéronautique (DMAé), l’ingénieure générale hors classe (IGHCA) Monique Legrand-Larroche.

De ce futur Guépard, Florence Parly en attend « une bien plus grande disponibilité à un moindre coût ». Message reçu. Airbus Helicopters « a intégré d’emblée le contrat de maintien en conditions opérationnelles ». Le développement Ce contrat conclu pour 10 ans permet de responsabiliser l’industriel sur un engagement dans la durée.

En remplaçant cinq types d’hélicoptères par une plateforme unique dérivée d’un modèle civil, les Guépard sont fondé sur « deux facteurs qui contribueront à une standardisation de leur soutien et à l’amélioration globale de la disponibilité des hélicoptères des forces françaises », soulignait Bruno Even.

Hormis les plateformes, Airbus Helicopters livrera ainsi un système de soutien intégré dès les premières phases de conception du Guépard. Ce système sera testé tout au long du développement « de manière à garantir une maturité élevée de l’appareil dès son entrée en service ». Il bénéficiera aussi des retours d’expérience issus de la flotte intérimaire de la Marine nationale.

Des contrats verticalisés qui commencent à payer

Développer et produire des hélicoptères est une chose, mais « encore faut-il les entretenir pour pouvoir les faire voler ! », rappelait dans un second temps la ministre des Armées. Celle-ci a lancé en 2017 un plan de refonte du MCO aéronautique « fondé sur le constat que moins de la moitié de nos aéronefs, tous types confondus, étaient capables de voler ». Quatre ans plus tard, elle est « venue constater (…) à la fois les premiers effets, qui sont encourageants (…), et partager, comme on le fait toujours, ce qui va moins bien et voir comment nous pouvions remédier à cette situation ».

Florence Parly a fait du soutien « un enjeu fort pour lesquels les contrats de verticalisation lancés dans le cadre de la transformation du MCO aéronautique commencent à porter leurs fruits » grâce au « travail considérable réalisé ces quatre dernières années ».

Le contrat CHELEM (Contrat pour les HElicoptères Lourds et de Manoeuvre)  par exemple, notifié en novembre 2019 pour les flottes de Cougar, Caracal et Super Puma, a permis de faire passer la disponibilité « de 25% à 40% en 2021 ». Idem pour le Tigre, dont la disponibilité a grimpé de 25% en 2017 à 35% en 2021, voire à « plus de 40% sur les derniers mois de l’année 2021 ». 

La DTO des Caïman dans le viseur ministériel

Si la refonte du MCO livre de premiers résultats encourageants, « le combat de la remontée du taux de disponibilité de nos appareils est un combat quotidien, et il faut le poursuivre. Il y a notamment une flotte où tant reste à faire : c’est celle du NH90 Caïman, qui est indispensable aux missions de la Marine nationale », complétait Florence Parly.

Seuls sept des 27 Caïman Marine sont aujourd’hui en capacité de voler. « J’attends donc de meilleurs résultats sur la disponibilité de cet hélicoptère et je continuerai à être très attentive à vos efforts en ce sens. Il en va de notre capacité à agir, mais aussi de l’image d’Airbus Helicopters dans un environnement que nous savons tous très concurrentiel », soulignait Florence Parly.

La situation « n’est pas acceptable » pour le PDG d’Airbus Helicopters, qui a « bien conscience, et vous l’avez rappelé ce matin de manière très claire et très ferme, que nous avons encore du travail à faire (…) et en particulier pour la version Marine du Caïman ». Pour franchir l’écueil, l’hélicoptériste a mis en place un plan d’action à court, moyen et long termes engagé dès 2022. « On voit déjà sur ce début d’année 2022 par rapport à l’automne, une légère amélioration. Ce n’est pas suffisant, il faut qu’on continue », expliquait le patron d’Airbus Helicopters.

Bruno Even a assuré la ministre des Armées de l’« engagement total » de ses équipes. Le plan de transformation lancé par NHIndustries, pilote du programme NH90, les actions de soutien et la collaboration instaurée avec le SIAé et la Marine Nationale « contribueront fortement à l’amélioration des performances dès 2022. (…) C’est notre engagement le plus ferme », concluait le PDG.

Safran équipera l’hélicoptère interarmées léger (HIL) Guépard

Safran équipera l’hélicoptère interarmées léger (HIL) Guépard

 

Safran participe significativement au programme H160M Guépard, développé dans le cadre du programme d’hélicoptère interarmées léger (HIL), et destiné à remplacer cinq types d’hélicoptères actuellement en service dans les forces armées françaises (Gazelle, Alouette III, Dauphin, Panther et Fennec). Une première tranche ferme de 30 appareils sur un total de 169 hélicoptères a été notifiée tout récemment à Airbus par la Direction générale de l’armement, maitre d’ouvrage du programme HIL. Le marché comprend également la commande de dix hélicoptères H160 pour la Gendarmerie nationale, décidée dans le cadre du plan de soutien français à l’industrie aéronautique.

Une des principales contributions de Safran à ces hélicoptères sera l’Arrano, un moteur de nouvelle génération d’une puissance de 1300 cv qui intègre le meilleur de la technologie en matière de moteurs aéronautiques. Il offre une consommation en carburant réduite d’environ 20 % par rapport aux moteurs des hélicoptères qu’il va remplacer dans les forces françaises, et peut incorporer jusqu’à 50% de carburant d’aviation durable (SAF). L’Arrano a reçu sa certification EASA (Agence Européenne de la Sécurité Aérienne) en juin 2019.

 

                                                                              Crédit : Safran.
                           Crédit : Safran.

Autre équipement majeur, le système optronique Euroflir 410 de Safran qui apportera des performances d’observation inégalées aux hélicoptères Guépard et aux H160 de la Gendarmerie nationale. Grâce à un champ de vision large et une observation très longue portée, l’Euroflir 410 permet aux pilotes d’opérer à distance, de jour comme de nuit, pour identifier, rapidement et en toute sécurité, des personnes en danger ou différents types de menaces.

Safran équipera ces hélicoptères de systèmes performants nécessaires au pilotage et à la stabilité de l’aéronef, dont les actionneurs électromécaniques TRIM et SEMA (Smart Electro Mechanical Actuator) ainsi que des éléments de cockpit et les systèmes d’essuie-glace, ainsi que la la distribution électrique.

Safran fournira également les systèmes de sécurité (systèmes de flottabilités, radeaux de sauvetage), de gestion du carburant et de refroidissement.

 « Nous accueillons cette commande du ministère des Armées avec beaucoup de fierté et de satisfaction. Les moteurs Arrano seront fabriqués, assemblés et réparés en France. Cette commande témoigne de la confiance renouvelée de l’Etat français, notre premier client, avec 1 600 moteurs d’hélicoptères en service au sein de ses flottes. Au nom de toutes les sociétés du Groupe impliquées dans ce programme, je renouvelle notre soutien à notre partenaire Airbus dans la poursuite du développement de ces hélicoptères », a déclaré Franck Saudo, Président de Safran Helicopter Engines.

La structure modulaire balistique 2.0 arrive dans l’armée de Terre

La structure modulaire balistique 2.0 arrive dans l’armée de Terre


Une version « 2.0 » de la structure modulaire balistique est en cours de réception par le ministère des Armées. Cette première tranche de près de 6000 exemplaires permettra d’équiper entièrement 62 unités de l’armée de Terre.

Dès 2017, le ministère des Armés avait mis au point et déployé une nouvelle génération de gilet pare-balles : la structure modulaire balistique (SMB), qui combine gilet de protection balistique et système de transport des matériels de combat.

« Nous avions déjà déployé 60 000 gilets pare-balles de cette première version », rappelait hier le porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, lors d’un point presse hebdomadaire. La totalité de ces SMB V1 seront portées au standard V2 au cours du 1er semestre 2022.

La SMB V2 est le fruit des recommandations remontées depuis 2017 des opérationnels, essentiellement de la spécialité combat débarqué, vers la Section technique de l’armée de Terre (STAT). Il avait fait l’objet d’un appel d’offres lancé en janvier 2019, remporté en juin 2020 par le groupe norvégien NFM. Le budget alloué pour ce marché de cinq ans était alors de 46,6 M€, dont 41,6 M€ pour les SMB V2 proprement dites et 5 M€ pour les accessoires.

(Crédits : ministère des Armées)

Cette nouvelle version à la « modularité démultipliée » intègre notamment un sac d’hydratation, un porte-chargeur de fusil HK 416F, des kits platine ventrale et dos, des poches de délestage et porte-grenades, une protection de cou modifiée, etc.

« Ces améliorations s’inscrivent dans la politique de renouvellement des petits équipements du combattant, qui est voulue par Florence Parly et par le président de la République », commentait Hervé Grandjean.

Avec ces 5900 SMB V2 en cours de perception, la cible fixée dans la LPM 2019-2025 est aujourd’hui atteinte à 82%. L’armée de Terre disposera de 80 000 SMB V2 à l’horizon 2024.

Pour le ministère des Armées, une version du Rafale F4 dédiée à la guerre électronique « n’apparaît pas nécessaire »

Pour le ministère des Armées, une version du Rafale F4 dédiée à la guerre électronique « n’apparaît pas nécessaire »

 

Alors que l’engagement de « haute intensité » est désormais régulièrement évoqué par les chefs militaires et que les capacités d’interdiction et de déni d’accès [A2/AD], reposant notamment sur des moyens de défense aérienne en constante évolution, la question de développer une version du Rafale F4 dédiée à la guerre électronique peut se poser. En tout cas, en juin 2021, le député Jean-Christophe Lagarde interrogea, par écrit,  le ministère des Armées sur ce sujet.

« Certes, le Rafale dispose d’une certaine furtivité et d’un système d’autoprotection ‘SPECTRA’ [Système de protection et d’évitement des conduites de tir du Rafale, ndlr] réputé performant contre les radars et les missiles adverses, mais il ne dispose pas, à proprement parler, de la capacité à neutraliser les défenses anti-aériennes avancées ennemies en brouillant leurs radars de recherche et de tir et en les éliminant à l’aide de munitions antiradiations comme peuvent le faire certains appareils [comme le EA-18G Growler américain] », avait ainsi rappelé le parlementaire.

Et celui-ci de demander si, « l’accélération du réarmement mondial et à la montée du risque de conflits de haute intensité », le gouvernement envisageait de « développer rapidement un Rafale de guerre électronique dont l’armée de l’Air et de l’Espace [AAE] a besoin et qui pourrait, certainement, constituer une réussite à l’export ».

La question de M. Lagarde faisait par ailleurs écho à un souhait exprimé par l’AAE, dans un document de prospective publié en 2019. Ainsi, il y était question de « disposer le plus rapidement possible d’armements capables de neutraliser les défenses aériennes ennemies ». En clair il s’agissait de récupérer une capacité perdue à la fin des années 1990, quand il fut décidé de retirer du service les missiles anti-radar AS-37 Martel.

La réponse à la question écrite de M. Lagarde a été publiée au Journal Officiel du 28 décembre dernier. Et, sans grande surprise, le développement d’un Rafale F4 dédié à la guerre électronique n’est pas envisagé.

Rappelant que la « préparation des armées aux conflits de haute intensité constitue un objectif majeur de la loi de programmation militaire » [LPM], le ministère des Armées a souligné que le standard F4 du Rafale « met l’accent sur la connectivité et la mise en réseau de nos différentes capacités », ce qui permettra de « maintenir pour les années à venir notre capacité à entrer en premier et à faire face à des menaces de haut du spectre ».

En outre, a-t-il poursuivi, des « munitions modernisées » pour « mieux prendre en compte les besoins de lutte contre les dispositifs de déni d’accès et d’interdiction de zone » devraient être disponibles à l’horizon 2030″ et il est aussi prévu de continuer d’améliorer le système d’autoprotection du Rafale.

Aussi, « dans ce contexte, le développement d’une version de Rafale ‘dédiée’ à la guerre électronique n’apparaît pas nécessaire pour assurer le maintien de notre supériorité opérationnelle », estime le ministère des Armées.

Par ailleurs, celui-ci invite à « prendre en compte l’évolution des systèmes de défense adverses qui sont de plus en plus interconnectés, pleinement intégrés, redondants et beaucoup plus robustes », ce qui « induit une nouvelle approche vis-à-vis de ce type de défense, qui se caractérise par la nécessité de pouvoir appliquer des effets diversifiés et synchronisés sur ses différents constituants [centres de commandement et de contrôle, moyens de communication, réseaux, radars, systèmes sol-air…] pour en dégrader le fonctionnement ».

Aussi, dans un conflit de haute intensité, explique le ministère des Armées, la « suppression des défenses anti-aériennes adverses est considérée au travers d’une approche interarmées et multi-milieux, afin de pouvoir tirer parti d’une vaste palette de capacités complémentaires ».