L’armée de Terre a créé un nouveau galon à quatre chevrons pour les « sergents-chefs BM2 »

L’armée de Terre a créé un nouveau galon à quatre chevrons pour les « sergents-chefs BM2 »

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Ainsi, cette réforme s’est notamment traduite par le remplacement du Brevet supérieur de technicien de l’armée de Terre [BSTAT] par un « Brevet militaire de deuxième niveau » [BM2], qu’un sous-officier peut obtenir au bout de cinq ans de service [contre 7 à 10 ans pour le BSTAT, ndlr].

« Un sergent ne peut plus attendre sept ans pour être formé au niveau auquel il est d’ores et déjà employé. C’est pourquoi le nouveau brevet militaire du 2e niveau […] deviendra un passage imposé du cursus des sous-officiers de recrutement direct et semi-direct, dans leur cinquième année de service en tant que sous-officier. La réussite du BM2 entraînera dans l’année la promotion au grade de sergent-chef », avait alors expliqué la Direction des ressources de l’armée de Terre [DRHAT], en décembre 2020.

L’une des conséquences de cette mesure est l’apparition d’un nouveau galon à quatre chevrons pour distinguer les sergents-chefs titulaires de l’ancien BSTAT ou qui viennent d’obtenir leur BM2.

Après avoir créé le galon de caporal-chef de première classe, l’armée de Terre se distingue par rapport à la Marine nationale et à l’armée de l’Air & de l’Espace, qui comptent chacune dix grades pour leurs sous-officiers et militaires du rang… Mais elle se rapproche de plusieurs armées de l’Otan, à commencer par l’US Army et la British Army, dont l’équivalent pour « sergent-chef BM2 » est « Sergeant First Class » [code Otan : OR-7].

Parmi les autres armées de l’Otan, l’Esercito Italiano a aussi un tel grade, appelé « Sergente maggiore capo ». Justement, l’armée française avait institué le galon de « sergent-major » en 1776. Puis il fut remplacé par celui de « sergent-chef » en 1928, avant de réapparaître entre 1942 et 1962 pour désigner le sous-officier responsable de la comptabilité de la compagnie. Il a été définitivement supprimé en 1971. Sans doute serait-il opportun de le remettre au goût du jour pour ces « sergents-chefs BM2 »?

 

Quoi qu’il en soit, les premiers galons de « sergent-chef BM2 » ont été remis par le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion d’une visite de commandement au 61e Régiment d’Artillerie [RA] de Chaumont, le 5 septembre.

Photo : armée de Terre

Économie de guerre : de premiers engagements et une nouvelle réunion en octobre

Économie de guerre : de premiers engagements et une nouvelle réunion en octobre

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Produire plus d’armement, plus vite et moins cher. Voilà le triple enjeu fixé par le ministère des Armées et les industriels français au cours d’une première réunion de travail consacrée à l’économie de guerre. Parmi les premiers engagements pris, la simplification administrative et l’engagement d’une réflexion sur les stocks.

Le format, « assez inédit », entendait refléter l’importance du sujet. Autour de la table, le ministre des Armées, les chefs d’état-major, la Direction générale de l’armement (DGA), le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale (SGDSN) et les principaux représentants de la base industrielle et technologique de défense française. Ensemble, ils ont initié un plan d’action pour être « capable de produire suffisamment, d’une part, et dans les temps, d’autre part, à des prix qui sont responsables dans les années qui viennent », a rappelé le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Une série de caps, pour majorité pressentis, ont été fixés de chaque côté. 

Pour les armées, le premier engagement sera celui de la simplification des expressions de besoin. « Ces vingt dernières années, parfois, nous ont conduit à quelques pentes dans lesquelles nous avons demandé à certains équipements de tout faire », relève le ministre des Armées. Il s’agira de parvenir à émettre des expressions de besoin « beaucoup plus rustiques, beaucoup plus simples, ce qui nous permettra, en fonction des besoins de massifier ».

Second axe d’effort : la simplification administrative. Si le ministre souligne « une volonté de bien faire », un programme d’armement repose parfois sur « des milliers de pages de documentation administrative ». Et si ces documents sont autant de gages de qualité de la part de l’industriel, la notion de risque « doit s’évaluer autrement » en temps de guerre. « Incontestablement, on doit savoir prendre quelques risques, y compris dans les procédures en les réduisant ». Le délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva, et son adjoint, le général Thierry Carlier, ont donc été mandatés pour être force de propositions.

Dans les rangs industriels, le principal engagement porte sur la gestion des stocks. La crise sanitaire, puis la guerre en Ukraine ont chacune contribué à fragiliser les chaînes d’approvisionnement. « On ne peut pas comprendre qu’un certain nombre de pièces soient produites à l’étranger, parfois même dans des pays qui sont potentiellement des concurrents ou des compétiteurs », explique un ministre qui souhaite « un agenda de relocalisation » pour écarter ces dépendances.

« Pendant des années, avoir du stock était un signal de mauvaise gestion », déclarait-il. Il faut désormais inverser le registre et garantir la constitution de réserves « suffisamment solides pour faire face ». Au risque d’une diminution des marges, ce pour quoi le ministre en appelle à « la dimension patriotique » de la souveraineté. La main d’œuvre qualifiée, enfin, doit être préservée en réfléchissant par exemple à l’intéressement et à la participation.

Traduits en objectifs, et « au regard de ce que nous connaissons de la guerre en Ukraine », l’effort doit permettre de réduire le temps de production d’un obus d’artillerie de 155 mm à trois mois au lieu de neuf mois. Même logique pour le canon CAESAR, livré au terme d’un processus parfois long de 30 mois. « Grâce aux efforts de Nexter, nous sommes arrivés à 24 mois. Je souhaite que l’on puisse tomber à 12 mois », indique le ministre des Armées. Exemples parmi d’autres, tant les munitions d’artillerie que le canon CAESAR figurent désormais dans une liste de 10 armements prioritaires, aux côtés de la défense sol-air, entre autres.

Le ministère des Armées en a conscience, « tout cela ne se fera pas du jour au lendemain ». D’autres questions se posent, à l’instar des investissements financiers à consentir. Sauf écueil parlementaire, le ministère des Armées bénéficiera d’une enveloppe supplémentaire de 3 Md€ en 2023. « Est-ce que cela suffit à réparer très vite tout ce qui a été abîmé pendant des années ? Non ». Pour Sébastien Lecornu, l’effort budgétaire doit « coller au risque ». Hors, depuis le 24 février, « le niveau de risque est d’une autre nature ». Les différents acteurs se réuniront à nouveau au mois d’octobre pour progresser dans ces réflexions, « dans un RETEX permanent de ce que nous voyons en Ukraine ».

L’armée est-elle prête à un conflit de « haute intensité » ? Ce qu’ont dit les chef d’état-major aux députés

L’armée est-elle prête à un conflit de « haute intensité » ? Ce qu’ont dit les chef d’état-major aux députés


Devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale, les différents chefs d’état-major détaillent les lacunes dont souffre le modèle militaire français et presse le gouvernement à revoir à la hausse le budget alloué au secteur pour être à même de faire face à un conflit de « haute intensité ».

 

Les chefs d'état-major ne cachent pas leurs inquiétudes quant à la possibilité d'un conflit de « haute intensité ».
Les chefs d’état-major ne cachent pas leurs inquiétudes quant à la possibilité d’un conflit de « haute intensité ». (Ludovic MARIN / AFP)

L’entrée des forces armées russes en Ukraine le 24 février replace la probabilité d’un conflit de « haute intensité » au centre des débats dans le secteur militaire français. En juin dernier, le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense au Sénat Christian Chambon expliquait que « l’armée française est une force complète, un modèle composite, pouvant prendre en charge tout le spectre des missions mais disposant d’une faible épaisseur », notamment en termes de moyens. À l’occasion des auditions menées à huis clos en juillet par la nouvelle commission de la défense de l’Assemblée nationale, dont les comptes–rendus ont été publiés début août, les différents chefs d’état–major de l’armée française ont levé le voile sur leurs réflexions, relate Le Monde .

Ils ont notamment alerté sur les moyens peu nombreux et vétustes dont dispose l’armée française, et appelé le gouvernement à revoir à la hausse le budget de la défense alloué dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) en cours (2019-2025), dont Emmanuel Macron a promis une « réévaluation ». « Notre capacité à être une force expéditionnaire ne nous rend pas instantanément aptes à conduire une guerre de haute intensité. Le changement d’échelle et le recouvrement des capacités que nous avons éclipsées sont des défis », a déclaré sans détour le général Thierry Burkhard, lors de son audition le 13 juillet, ajoutant que « vingt années de conflits asymétriques (…) ont conduit à des arbitrages réduisant certaines capacités »

Des besoins matériels criants

Malgré une « remontée en puissance » commencée en 2017, le budget français de la défense peine aujourd’hui à atteindre 2 % du PIB, alors qu’il dépassait 3 % dans les années 1980, relate Le Monde. Et c’est dans le domaine des équipements que les gradés ont formulé les plus fortes inquiétudes. S’ils reconnaissent des avancées, ils déplorent des équipements peu nombreux et parfois vétustes. « Parmi les capacités à renforcer, je citerai les capacités de défense sol-air, les drones, les feux dans la profondeur [l’artillerie de longue portée], les systèmes d’information et de communication, le renseignement ou les moyens de franchissement [les barges et ponts flottants] », a listé le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de terre, le 20 juillet.

Aucun corps de l’armée ne semble épargner par ce constat. Les généraux soulignent ainsi la nécessité d’« aller au-delà ». Dans le secteur de l’artillerie longue portée par exemple, la France ne possède que 76 exemplaires du canon autoporté Caesar, dont 18 ont été envoyés en Ukraine. Malgré un complément de 32 pièces d’ores et déjà prévu, une note rédigée au début de l’été par l’Observatoire de l’artillerie, qui regroupe des officiels et des experts, estime à 2015 le nombre nécessaire de ces canons pour que l’armée de terre soit apte à mener un conflit de « haute intensité ».

Dans l’aérien et le naval, la situation est aussi tendue. Depuis 1996, l’armée de l’air a fermé une base aérienne par an et ses effectifs ont chuté de 30 % au cours de la LPM 2014-2019. Un effort jugé « excessif » par le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, qui a appelé à « rééquilibrer le modèle » devant les députés, le 20 juillet. L’armée de l’air ne dispose plus que de 195 avions de chasse, soit trois fois moins qu’il y a trente ans. « Sans doute faudrait-il tendre vers un plancher de 225 avions afin de pouvoir remplir sereinement nos missions », a indiqué le général Frédéric Parisot, numéro deux de l’armée de l’air, lors de cette même audition. De même, « depuis 1990, le format de la marine a été réduit de moitié », regrette l’amiral Vandier qui soulignent les « très fortes réductions temporaires de capacités » qui sont à attendre, du fait de l’entretien et de la remise à niveau des battements.

Des revendications « normales »

Le ministère des Armées assure entendre ces revendications. « Le président de la République s’est engagé à réévaluer la LPM en cours au vu de la situation en Ukraine. Il est normal que chacun exprime ses besoins », indique au Monde l’entourage de Sébastien Lecornu, ministre des armées. Le gouvernement a d’ores et déjà pris l’engagement de tenir les échéances budgétaires issues de la LPM 2019-2025 et promet en 2023, une augmentation du budget de la défense de 3 milliards d’euros, pour atteindre un total de 44 milliards. L’exécutif envisage également des « mises à jour » ciblées, en ce qui concerne l’artillerie ou le stock de munitions, qui constitue pour les hauts-fonctionnaires auditionnés une « priorité, pour toutes les armées ».

« Il faut désormais regarder avec lucidité (…) la perspective d’une confrontation globale », a insisté l’amiral Vandier devant la commission de la défense. « Les menaces se multiplient et le passage à l’acte, comme en Ukraine, est une réalité, même en Europe », a mis en garde le général Burkhard, rappelant que « l’emploi désinhibé de la force est redevenu pour beaucoup le mode de règlement des conflits ». De son côté, le ministre des Armées a mis en garde le 7 juillet dernier les militaires : « On peut se demander si un équipement à la pointe technologiquement, mais en faible quantité, est préférable à des matériels nombreux, plus rustiques mais indispensables ».

Pour le chef d’état-major de l’armée de Terre, le char lourd reste indispensable… à condition d’être bien utilisé

Pour le chef d’état-major de l’armée de Terre, le char lourd reste indispensable… à condition d’être bien utilisé

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Cela étant, le débat sur la pertinence du char de combat est ancien. Il remonte même avant la première apparition du Mark 1 britannique sur le champ de bataille, le colonel Sir Ernest Dunlop Swinton, qui était leur plus fervent avocat, s’étant opposé à Lord Kitchener, le ministre de la Guerre, qui ne voyait pas leur intérêt.

Quoi qu’il en soit, les pertes subies par les forces russes durant la première phase de leur offensive contre l’Ukraine ont fait dire à quelques observateurs – sans doute un peu trop pressés – que le char de combat était « mort ».

Certes, les missiles anti-chars ukrainiens auraient été efficaces [comme ils l’ont aussi été contre d’autres types de blindés]. Cependant, la conception des T-72 russes, avec leurs obus stockés « en collier » au niveau de leur tourelle, c’est à dire là où ils ont le plus vulnérables, explique beaucoup de chose…. De même que les déficiences en matière de logistique, un certain nombre de chars russes ayant été abandonnés, faute de carburant.

Pour autant, si le char était vraiment « mort », pourquoi l’armée ukrainienne en a-t-elle réclamé à ses partenaires? Et pourquoi la Pologne envisage d’en commander plus d’un millier d’exemplaires?

Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 20 juillet dernier, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, a remis les pendules à l’heure.

« Le char lourd fait partie des trous capacitaires que j’ai évoqués en Ukraine, moins pour des raisons de pertinence qu’en raison du nombre de plateformes. Il reste l’un des outils indispensables au combat des trente années à venir », a-t-il dit aux députés.

« Dans l’offensive initiale russe, censée être une opération rapide qui devait probablement faire s’écrouler le système adverse, les chars lourds ont été mis en échec suite à de mauvaises appréciations tactiques : la fonte des neiges précoce et la concentration des chars ont rendu ceux-ci vulnérables aux fantassins, qui ont pu mener des attaques contre les colonnes de blindés à partir des zones forestières et urbaines. Il n’en demeure pas moins que cette capacité est primordiale pour rompre un dispositif et exploiter ensuite l’avantage en profondeur », a ensuite développé le général Schill.

Aussi, a-t-il fait valoir, s’il est « utilisé correctement », le char lourd « offre des capacités de connectivité et surtout de subsidiarité aux différents niveaux tactiques » . Et ce point est un «élément primordial de la culture opérationnelle et militaire française que les événements d’Ukraine nous invitent à développer davantage et qui est absent de la culture de l’armée russe, où les ordres sont très directifs et laissent peu de place à l’initiative aux échelons subordonnés », a expliqué le CEMAT.

En clair, une arme ne vaut que par l’emploi que l’on en fait… Et, sur ce plan, la doctrine de l’armée russe a été déficiente. De même que, probablement, la formation de ses soldats.

« La complexité de l’engagement au sein du milieu terrestre requiert une préparation exigeante. Il ne suffit pas à un soldat de détenir une arme ou de piloter un engin blindé, il doit savoir l’employer en coordination avec les autres unités. C’est l’enjeu du combat dit interarmes. Les capacités des armes de mêlée sont limitées sans appui ni soutien », a également souligné le général Schill.

L’armée de Terre parle de recruter 10’000 jeunes par an pour effectuer un service militaire de six mois

L’armée de Terre parle de recruter 10’000 jeunes par an pour effectuer un service militaire de six mois

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Mais cela ne fait pas tout… Ainsi, l’amiral américain Arleigh Burke conseillait-il d’ajouter une « brassée de sabres » à l’armement des « destroyers » auxquels il a donné son nom… En clair, la technologie est une chose… mais sans la force morale, c’est à dire sans la combativité du soldat, du marin ou de l’aviateur, son apport s’en trouvera limité. « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens », disait Thucydide…

D’ailleurs, le président Macron a repris cette citation de l’historien grec pour illustrer l’importance de la force morale, à laquelle il a consacré quasiment la moitié de l’allocution qu’il a prononcée à l’Hôtel de Brienne le 13 juillet dernier. Et à cette occasion, il a aussi demandé aux Armées de donner une « nouvelle ambition » à « nos réserves », en donnant l’objectif de « doubler le volume de la réserve opérationnelle ».

Pour la seule armée de Terre, cela signifie qu’il lui faut recruter 24’000 réservistes opérationnels supplémentaires… et de déterminer la nature des missions qui leur seront confiées.

« Je tiens à trancher, au sein de l’armée de Terre, la question de savoir si la réserve est une armée à part, chargée de missions à part, ou si elle est une partie de l’armée de Terre exécutant les mêmes missions que les autres. Il incombe aux divers échelon de responsabilité, notamment à l’échelon régimentaire, d’en décider », a déclaré le général Schill, lors de son audition à l’Assemblée nationale.

En tout cas, le CEMAT a son idée sur cette question. « Je défends une autre vision de l’emploi de nos 24’000 réserviste. L’armée de Terre a a des ressources, composées des hommes et des femmes d’active, ainsi que des hommes et des femmes de réserve. Avec ces ressources, elle accomplit ses missions. S’il se trouve que, dans l’environnement des Jeux olympiques de 2024, la 3e compagnie d’active du 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] est déployée avec des réservistes en son sein parce que le chef de corps en a décidé ainsi, tant mieux ! Ce modèle est celui d’une réserve pleinement intégrée », a-t-il dit aux députés.

Et d’insister : « Plutôt que de cantonner les unités de réserve dans un métier de base de l’armée de Terre – l’infanterie légère, pour faire très court –, on pourrait faire le choix de les spécialiser dans le métier de chaque régiment, par exemple en affectant un escadron de reconnaissance à chaque régiment de cavalerie ou une unité de franchissement à chaque régiment du génie ».

Quoi qu’il en soit, passer de 24’000 à 48’000 réservistes opérationnels suppose de revoir l’organisation des unités et, surtout, de faire un effort en matière de recrutement et de formation, d’autant plus que le général Schill a défendu l’idée de « faire le nécessaire pour professionnaliser » la réserve opérationnelle de l’armée de Terre.

Or, d’après le CEMAT, « pour déployer une compagnie de réserve sur le territoire national dans le cadre de la mission Sentinelle, il faut investir […] trente jours de formation par militaire et de nombreux autres pour chaque échelon. Tout cela pour qu’une telle compagnie ne soit disponible qu’une quinzaine de jours par an, compte tenu de la possibilité de ne mobiliser chaque réserviste que trente jours par an. Par conséquent, la volonté d’augmenter l’activité des unités de réserve induit une déperdition des activités de la réserve du point de vue opérationnel ».

La solution la plus évidente pour tenir l’objectif fixé par le président de la République tout en étant la plus rationnelle au niveau de l’efficacité militaire serait « d’employer la réserve opérationnelle de deuxième niveau [RO2] dans le cadre de l’obligation de service de cinq ans applicable à quiconque quitte les armées, soit 15’000 personnes chaque année pour l’armée de Terre », a fait valoir le CEMAT. Seulement, elle ne permettrait pas de renforcer le lien « armée-nation », qui est aussi une priorité.

Aussi, a-t-il continué, il faudrait « recruter des jeunes qui ne souhaitent pas consacrer leur vie à la défense ni devenir soldats professionnels ». Qui plus est, « ces jeunes soldats à temps partiel présente[raient] des avantages du point de vue de la résilience de la Nation. On peut supposer que, ayant accompli dans leur vie une démarche d’engagement, ils se proposeront pour apporter leur aide dans une situation difficile ou catastrophique. Par ailleurs, les recruter permet une forme de brassage, notamment géographique », a ajouté le général Schill.

D’où la proposition qu’il a soumise au ministre des Armées, Sébastien Lecornu, et au général Thierry Burkhard, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Proposition qui viendrait s’ajouter aux dispositifs existants, comme le Service militaire volontaire [SMV], qui a une vocation davantage tournée vers le social, au même titre que le Service militaire adaptée [SMA] dont il s’est inspiré.

« J’ai donc proposé […] que l’armée de Terre recrute 10’000 jeunes par an dans le cadre d’un service de six mois, qui servirait d’instrument pour augmenter les effectifs de la réserve. Comme nous ne pouvons pas le faire à organisation inchangée, je lui proposerai d’implanter de nouveaux bataillons dans de nouveaux espaces, que nous pourrions appeler ‘Volontaires du territoire national’ », a-t-il expliqué aux députés.

Seulement, 10’000 « volontaires du territoire national » représentent l’équivalent – environ – vingt bataillons. Ce qui suppose de disposer des casernes nécessaires [au plus une dizaine, ndlr]… Or, avec les réformes conduites entre 2008 et 2015, beaucoup ont été cédées – souvent pour l’euro symbolique – aux collectivités locales… Ce qui a créé des « déserts militaires ».

S’agissant de ces « nouveaux espaces », le général Schill a expliqué qu’ils pourraient être implantés à « proximité d’agglomérations importantes dans un désert militaire, mais aussi [dans] un bassin de population où se trouvent des jeunes susceptibles d’être intéressés par un service de six mois ou par un engagement dans la réserve pas trop loin de chez eux. » Et d’ajouter : « Faire appel à eux permettrait aussi de territorialiser une partie de l’armée de Terre. Ces unités pourraient, en effet, être des unités territoriales, placées sous le commandement de l’officier général chargé de la zone de défense correspondante ».

Le CEMAT a dit avoir chiffré le coût d’une telle proposition… mais il s’est gardé de le préciser aux députés. « Il faut financer des infrastructures, peut-être en lien avec les collectivités territoriales, qui doivent en tirer un bénéfice localement, et assumer un coût de fonctionnement qui n’est pas négligeable, dès lors que 2000 cadres et gradés d’active sont nécessaires », a-t-il seulement indiqué. En outre, a-t-il fait valoir, ce projet « pourrait aussi constituer une contribution de l’armée de Terre à la phase trois du service national universel [SNU] pour, in fine, intéresser tous les jeunes ».

Quoi qu’il en soit, et du seul point de vue de l’efficacité militaire, le général Schill n’est pas favorable à un retour de la conscription. La « priorité étant de garantir l’efficacité opérationnelle, je considère […] que le recours à des soldats professionnels est la bonne solution en matière d’opérationnalisation de l’outil militaire. Du point de vue de la nécessité de se préparer à une forme de menace ou d’action sur le territoire national, […] la bonne solution est la réserve, à hauteur de quelques dizaines de milliers de personnes, même si son organisation actuelle n’est pas optimale », a-t-il dit.

Et d’insister : « Généraliser la conscription, du point de vue de l’efficacité militaire, je n’y suis pas favorable, non sans être conscient de son intérêt pour diffuser l’esprit de défense, assurer le brassage des populations et satisfaire la volonté d’engagement de la jeunesse » car « si on fait du militaire, avec de l’encadrement militaire, il faut viser une finalité militaire. Sinon, il s’agit d’une pièce de théâtre, consistant à faire comme si on était à l’armée, en faisant semblant de donner et d’exécuter des ordres ».

“Le retour des conflits de haute intensité pressenti par le général Burkhard face aux dividendes de la paix de monsieur Fabius.” : Lettre ASAF du mois de mars 2022

Le retour des conflits de haute intensité pressenti par le général Burkhard face aux dividendes de la paix de monsieur Fabius.” : Lettre ASAF du mois de mars 2022

 

Le 8 septembre 1993, devant les stagiaires civils et militaires du Centre des hautes études de l’armement (Chear), monsieur François Léotard, alors ministre de la Défense, dénonçait avec force la thèse exprimée par monsieur Laurent Fabius lorsqu’il était premier secrétaire du parti socialiste …

"Le retour des conflits de haute intensité pressenti par le général Burkhard face aux dividendes de la paix de monsieur Fabius." : Lettre ASAF du mois de mars 2022

Le 8 septembre 1993, devant les stagiaires civils et militaires du Centre des hautes études de l’armement (Chear), monsieur François Léotard, alors ministre de la Défense, dénonçait avec force la thèse exprimée par monsieur Laurent Fabius lorsqu’il était premier secrétaire du parti socialiste selon laquelle la France devait désormais, après l’écroulement de l’Union soviétique, savoir engranger « les dividendes de la paix » en diminuant son budget militaire.  Il y aurait un grave risque, expliquait alors  François Léotard, pour notre pays et pour la paix elle-même, à se lancer dans un « désarmement budgétaire ».

S’il a été entendu par les stagiaires du Chear, monsieur Léotard ne l’a guère été par ses amis politiques. En effet, à peine votée, la loi du 2 juillet 1996 relative à la programmation militaire pour la période 1997 à 2002, première loi votée s’appliquant à la nouvelle armée professionnelle décidée  par monsieur Jacques Chirac, président de la République, et annoncée le 22 février précédent, était déjà amputée. Il fallut, sur les injonctions de monsieur Alain Juppé, Premier ministre, dégager 20 milliards de francs d’économie (nous n’étions pas encore passés à l’Euro) sur les quatre premières années d’exécution de la loi.

Dès lors, le budget de la Défense ne cessa de s’éroder jusqu’à l’arrivée de monsieur Emmanuel Macron qui stoppa cette dérive mortifère. Mais les retards accumulés ne pouvaient  plus être instantanément comblés et seuls la durée et le respect des engagements financiers pouvaient les pallier.

Et patatras ! Vingt-cinq ans plus tard, la Russie, encore elle, certes qui n’est plus soviétique, mais qui a à sa tête un nouveau tsar dont l’obsession est de reconstituer l’Empire soviétique, attaque l’Ukraine et menace la paix globale en Europe. Comble d’ironie, il s’agit bien de la Russie dont l’effondrement trop tôt considéré comme définitif avait fourni le prétexte aux fameux « dividendes de la paix ».

L’attaque de l’Ukraine par la Russie était écrite depuis 2014 avec la crise du Donbass voire depuis 2008 avec l’exemple géorgien. Cependant, la diplomatie française et le président de notre République ont inutilement gesticulé devant monsieur Poutine oubliant un adage toujours démontré dans l’Histoire : quand un dictateur parle de paix, il ment, quand il parle de guerre, il dit la vérité.

À l’inverse de tous ces dénis de la réalité, dès son accession à sa précédente  fonction de chef d’état-major de l’armée de Terre, en 2019, l’actuel chef d’état-major des Armées, le général Thierry Burkhard, n’a cessé d’alerter sur le probable retour de conflits où l’on assisterait à une résurgence du combat de haute intensité. Il nous faut, n’a-t-il cessé de répéter, « gagner la guerre avant la guerre ».  Cette forme de dissuasion « classique » sous-entend un effort considérable de « réarmement » comme ce fut le cas pour la mise en place de notre dissuasion nucléaire. On est bien loin des « dividendes de la paix », formule dont l’inanité nous est cruellement démontrée par monsieur Poutine.

Aujourd’hui, les hypothèses du général Burkhard se vérifient. Dès lors, que peut faire la France au plan militaire ? Elle matérialise sa présence dans l’OTAN en éparpillant quelques poignées d’hommes et de femmes dans des pays membres de l’OTAN et frontaliers avec la Russie ou l’Ukraine : présence de 300 hommes et d’un escadron de chars en Estonie, envoi de 500 hommes en Roumanie. On voit bien qu’il s’agit là de gestes symboliques, mais, à la vérité, pourrait-on vraiment faire plus ? Avec une armée de Terre taillée au plus juste depuis sa professionnalisation et ne comptant aujourd’hui que 121 000 personnes (guère plus que la Gendarmerie qui en totalise 101 000), par ailleurs déjà très engagée, pas seulement au Sahel mais armant des bases permanentes en Afrique et déployant des forces de souveraineté Outre-mer, celle-ci est en limite de rupture. Ce qui sera mis là sera forcément pris ailleurs.

À terme quelle est l’issue ? Si l’Union soviétique comptait 360 millions de ressortissants, les Russes ne sont plus aujourd’hui que 144 millions soit l’équivalent des populations cumulées de l’Allemagne et de la France. Par ailleurs la Russie, avec un PIB équivalent à celui de l’Espagne, est un pays pauvre alors que l’Union européenne est la première puissance économique du monde.

Il n’est donc pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que le salut ne peut venir que de là. D’ailleurs, monsieur Poutine, lui, l’a très bien compris. Il s’oppose de toutes ses forces à cette UE démocratique dont le possible effet de contagion sur ses peuples lui fait peur. C’est parce que la démocratie avait atteint l’Ukraine qu’il a décidé de  l’éradiquer.

Par son impuissance face à un homme qui ne raisonne qu’en terme de  rapport de force, l’Europe paie aujourd’hui le relâchement dont elle a fait preuve, collectivement, en matière d’effort de défense pendant des décennies.  Consacrer les moyens nécessaires à sa défense, c’est faire un investissement en faveur de la paix. Les dividendes de la paix dont parlait monsieur Fabius, c’est monsieur Poutine qui aujourd’hui les empoche.

La RÉDACTION de L’ASAF
www.asafrance.fr

Ukraine : la vision et les rappels du CEMA

Ukraine : la vision et les rappels du CEMA

 

 

par le Mamouth – publié le 11 mars 2022

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Dans un courrier qui n’avait sans doute pas vocation à être rendu public, en tout cas, pas aussi vite, le CEMA livre son appréciation de situation de la guerre entre l’Ukraine et la Russie (qui l’a commencée). Le courrier aux officiers généraux est daté du 9 mars.

Le général Thierry Burkhard, qui avait prophétisé la haute intensité dans sa vision de CEMAT (il y a plus de 3 ans, avant le CEMA en poste…) estime que l’objectif de la Russie est notamment, après la prise de Kiev et du président ukrainien, de “couper en deux les forces ukrainiennes pour empêcher une résistance coordonnée dans la durée“.

Il est clair que Vladimir Poutine a sous-estimé plusieurs points, poursuit-il : la combativité des forces ukrainiennes qui leur permet de mener une résistance efficace, la solidarité européenne extrêmement forte, l’ampleur de l’émotion internationale (à mon sens, encore surestimée tant que les horreurs de la guerre russe ne sera pas bien visible, NDLR)”.

Il est désormais dans une situation stratégique qu’il n’avait sans doute pas anticipée. Alors que l’opération spéciale devait montrer la force de la Russie, c’est l’inverse qui se produit. Cela rend Vladimir Poutine d’autant plus imprévisible (…) Tout peut arriver et nous devons y être prêts.
Pour ce qui concerne la suite des évènements, je considère qu’en dépit de la remarquable résistance dont elles font preuve, les forces ukrainiennes, confrontées à la difficulté de tenir un dispositif étiré, sans réserve opérative, pourraient connaître un effondrement subit. La défense civile -ou territoriale- ne prendra pas pour autant fin, notamment dans les localités assiégées. La guerre pourrait durer. Dans la mesure où le deuxième échelon russe est déjà engagé, Moscou sera contraint de déployer des moyens supplémentaires. Se posera alors la question des armées russes à tenir un tel engagement de manière prolongée, ce qui pourrait ouvrir la porte à des négociations plus équilibrées qu’attendu”.

Plus que jamais, la cohésion nationale est une condition de l’efficacité opérationnelle des armées, dont la mission n’a jamais été aussi claire ni aussi essentielle depuis la fin de la guerre froide : forces conventionnelles et forces nucléaires s’épaulent en permanence“.

Faute d’un accord avec Berlin, l’armée de Terre ne pourra moderniser que 42 hélicoptères Tigre (sur 67)

Faute d’un accord avec Berlin, l’armée de Terre ne pourra moderniser que 42 hélicoptères Tigre (sur 67)

http://www.opex360.com/2022/01/31/faute-dun-accord-avec-berlin-larmee-de-terre-ne-pourra-moderniser-que-42-helicopteres-tigre-sur-67/

 

Les programmes d’armement menés dans le cadre d’une coopération entre la France et l’Allemagne ne sont pas épargnés par les difficultés… faute de pouvoir s’entendre sur les montages industriels, la répartition des charges de travail, les capacités à développer ou bien encore sur les calendriers et les coûts.

Ainsi, le Maritime Airborne Warfare System [MAWS] est compromis, suite à la décision de Berlin d’acquérir cinq avions de patrouille maritime P-8A Poseidon auprès des États-Unis. Le Système de combat aérien du futur [SCAF] est embourbé dans des discussions compliquées entre Dassault Aviation et Airbus. Même chose pour le Main Ground Combat System [MGCS], c’est à dire le char de combat du futur, pour lequel les industriels concernés [Nexter, Krauss Maffei Wegmann et Rheinmetall] peinent à s’entendre.

Cela étant, d’après La Tribune, qui cite le major général de l’armée de Terre [MGAT], le général Hervé Gomart, un document de concept exploratoire concernant le MGCS a été validé par la partie française… qui attend désormais le retour de son homologue d’outre-Rhin. En outre, Paris attend ce qu’en dira la nouvelle coalition gouvernementale au pouvoir à Berlin. Jusqu’à présent, Christine Lambrecht, la ministre allemande de la Défense, n’a rien dit au sujet de ce programme.

Un autre dossier qui pose problème est la modernisation des hélicoptères d’attaque Tigre. Normalement, l’Allemagne en était partie prenante… Seulement, en raison de la faible disponibilité des 53 appareils mis en oeuvre par la Bundeswehr, Berlin a exprimé son intérêt pour le AH-64 Apache américain.

Cette modernisation de l’EC-665 Tigre consiste à le porter au standard Mk3. Elle doit permettre de traiter ses obsolescences tout en le dotant de nouvelles capacités, tant au niveau du combat collaboratif que de l’armement, notamment avec le futur missile MHT [missile haut de trame], développé par MBDA.

Le coût de ce chantier est estimé à 5,5 milliards d’euros. D’où les hésitations allemandes. Cependant, l’Espagne, intéressée par ce programme, a donné son feu vert à la modernisation des 18 Tigre des Fuerzas aeromobiles del Ejercito de tierra [FAMET]. Seulement, la participation de l’Allemagne à ce projet en garantissait l’équilibre économique.

En attendant que le gouvernement change éventuellement d’avis, les ambitions ont dû être revues à la baisse côté français. En octobre dernier, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, avait en effet prévenu que, faute d’une participation allemande à ce programme, il ne serait pas possible de moderniser les 67 Tigre de l’ALAT [Aviation légère de l’armée de Terre].

Devant l’Association des journalistes de défense [AJD], rapporte La Tribune, le général Gomart a donné plus de précisions… Ainsi, en l’état actuel de la situation, seulement 42 Tigre pourront être portés au standard MK3. Soit un peu moins des deux tiers de la flotte. Cela étant, la porte est toujours ouverte à une participation allemande…. Du moins jusqu’à l’été prochain. Faute de quoi, il faudra trouver des ressources dans la prochaine Loi de programmation militaire [LPM] pour que les 25 appareils qui resteront alors à moderniser puissent l’être.

Un nouveau CEMAT: le marsouin Pierre Schill succèdera à Thierry Burkhard

Un nouveau CEMAT: le marsouin Pierre Schill succèdera à Thierry Burkhard

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 7 juillet 2021

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/07/07/un-nouveau-cemat-le-general-pierre-schill-succedera-a-thierr-22289.html


C’est officiel, selon le compte-rendu du Conseil des ministres. Le général Pierre Schill succèdera à Thierry Burkhard à la tête de l’armée de Terre (photo 2e RIMa). 

Marié et père de trois enfants, le général Pierre Schill est né le 10 septembre 1967 à Chalons sur Marne (51). Il intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan en 1987 (promotion Lieutenant Tom Morel), puis choisit les Troupes de marine.

Il a régulièrement servi au sein des régiments de la division puis de la brigade d’infanterie de marine. 

Portrait général Pierre Schill.jpgMuté en 1996 au 2e Régiment d’infanterie de marine au Mans, il y exerce les fonctions d’officier traitant au sein du bureau opérations et instruction et est projeté en Albanie. Commandant la 2e compagnie de combat du régiment de 1997 à 1999, il est engagé en RCA. 

Promu lieutenant-colonel en 2004, il est affecté au 3e Régiment d’infanterie de marine à Vannes pour tenir les fonctions de chef du bureau opérations et instruction. Il est engagé comme chef opérations du régiment en Côte d’Ivoire. 

Il commande le 3e Régiment d’infanterie de marine  de 2009 à 2011.

Il est nommé général de brigade à compter du 1er août 2017, date à laquelle il prend le commandement de la 9e Brigade d’infanterie de Marine à Poitiers.

Il est actuellement chef de la division emploi des forces – protection, à l’état-major des armées.

Le général Lecointre va quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées

Le général Lecointre va quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées

http://www.opex360.com/2021/06/13/le-general-lecointre-va-quitter-ses-fonctions-de-chef-detat-major-des-armees/