Qui sont les généraux de Gendarmerie du cru 2023 ?

Qui sont les généraux de Gendarmerie du cru 2023 ?


Les généraux 2023 (Montage LVDG)

 

La liste d’aptitude des généraux de Gendarmerie est désormais connue. 16 généraux de brigade de Gendarmerie obtiennent une troisième étoile dont 14 en première section (comme en 2022). Comme en 2022, 25 colonels seront nommés généraux en 2023, dont 24 en 1ère section.

Une septième femme, la colonelle Nelly Jegaden, en poste à l’état-major de la région Hauts-de-France à Lille, et ancienne commandante de la section de recherches de la Gendarmerie de l’air, accède aux étoiles. Elle est la troisième sous-officière après Anne Fougerat et Frédérique Nourdin à être nommée générale.

La liste d’aptitude est une proposition de noms mais, concrètement, ils ne sont nommés qu’en conseil des ministres. Il arrive comme en 2021 que des colonels, non inscrits sur la liste d’aptitude, soient nommés en cours d’année.

Généraux de division

1ère section

Les généraux de brigade

Ronan de Lorgeril : chargé de mission à la direction générale. Après avoir commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Marne, il a été commandant adjoint de la région de Gendarmerie Grand-Est, chargé de mission à l’inspection générale de la Gendarmerie nationale.

Marc de Tarlé : commandant l’OCLDI, office central de lutte contre la délinquance itinérante, ancien adjoint au sous-directeur de la police judiciaire, chef du bureau des affaires criminelles et commandant de la section de recherches d’Orléans. Il est un des rares généraux de Gendarmerie issu de l’École navale. Ce bordache a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Sélestat (Bas-Rhin) et la compagnie de Lorient.

Jacques Diacono : chef de la division des enquêtes internes à l’IGGN. Ancien chef de l’OCLAESP, l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ce Saint-Cyrien a notamment commandé la section de recherches de Marseille.

Le général Bertrand François (Photo Facebook école de Gendarmerie de Dijon)

Bertrand François : chef de la mission sûreté de la Gendarmerie nationale. Il a été adjoint à la direction de la coopération internationale (DCI) et a été le premier commandant de l’école de Gendarmerie de Dijon. Il a commandé le groupement de la Haute-Savoie.

Le général Jean-Pierre Gesnot (Photo Facebook GTA)

Jean-Pierre Gesnot : adjoint au directeur des personnels militaires de la Gendarmerie, ancien commandant de la Gendarmerie des transports aériens et chef du bureau personnel officier (PO), il a commandé le groupement de gendarmerie départementale de Seine-Maritime (76). Issu du recrutement officier de réserve de Gendarmerie, il a été commandant de peloton à l’EGM 13/9 de Calais, a commandé l’EGM 32/1 d’Aubervilliers et la compagnie de Louhans (71).

Le général Gosset (Photo LVDG)

Eric Gosset : adjoint au commandant de la région SUD et de la zone de Gendarmerie sud, cet ancien commandant de la Gendarmerie prévôtale, du groupement de gendarmerie départementale de Corse-du-Sud et de la section de recherches de Paris a aussi été chef d’état-major de l’inspecteur général des armées Gendarmerie.

Laurent Le Gentil : commandant en second la Gendarmerie des Pays de Loire. Ancien sous-directeur de la gestion du personnel, ce Saint-Cyrien a commandé le groupement d’Ille-et-Vilaine et la compagnie de Saint-Martin en Guadeloupe.

Le général Luchez alors colonel en Martinique (Photo Facebook Gendarmerie Martinique)

Dominique Luchez : chef de la division des signalements et de la déontologie de l’IGGN, ancien commandant de la Gendarmerie de Martinique. Ce mosellan a commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Moselle, a été chef du département sous-officiers à la DGGN et a été à la tête du 2 e puis du 1 er groupement d’élèves-officiers à l’EOGN.

Il a commencé comme commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile de Besançon, puis commandant de l’EGM de Nîmes avant de prendre la tête de la compagnie de Nancy.

Emmanuel Miglierina : sous directeur Europe à la direction de la coopération internationale. Attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France à Rome, ce Saint-Cyrien parlant parfaitement l’Italien a commandé la Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, le groupement de gendarmerie départementale de l’Eure et la compagnie de Menton (06).

Le général Laurent Phelip (Photo archives LVDG)

Laurent Phelip : directeur du commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire (Cossen). Ce Lyonnais, Saint-Cyrien, a notamment commandé le GIGN où il a servi à plusieurs reprises et le groupement des Bouches-du-Rhône (13). Il a commencé comme commandant de peloton à l’EGM de Baccarat avant de rejoindre le GIGN à. Il a ensuite commandé la compagnie d’Avignon. Il a aussi servi au cabinet du ministre de la Défense et a été chef du bureau de la Défense et de la sécurité nationale à la DGGN.

Le général Pierre Poty (Photo Facebook Gendarmerie de la Réunion)

 

Pierre Poty : commandant la Gendarmerie de la Réunion, ancien commandant en second de la Gendarmerie de Guyane et adjoint au sous directeur de l’anticipation opérationnelle. Celui qui est l’un des rares à arborer sur sa tenue le galon de caporal d’honneur de la Légion étrangère, a commandé le groupement du Gard et la section de recherches de Rennes. Issu du recrutement officier de réserve (armée de Terre), il a commencé comme commandant de peloton à l’EGM d’Aurillac, a commandé l’EGM 13/9 de Calais, la compagnie de Corte (2B), et a été chef de la section terrorisme indépendantisme au bureau de la lutte anti terroriste de la DGGN.

Le général Yann Trehin (Photo Facebook GGD38)

Yann Trehin : commandant le groupement de Gendarmerie de l’Isère après avoir été adjoint commandement à la région Centre-Val de Loire et commandant du groupement de la Charente. Saint-Cyrien, il a été aussi officier communication à la DICOD.

Le général Villeminey (Photo Gendarmerie Corse)

Jean-Luc Villeminey : commandant de la Gendarmerie de Corse, commandant le groupement de Corse du sud, ancien sous-directeur de l’emploi des forces. (SDEF) et ancien commandant du groupement de l’Isère. Saint-Cyrien âgé de 50 ans, a commencé comme commandant le peloton d’intervention de l’EGM 22/8 de Belfort avant d’être officier instructeur à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il a ensuite commandé la compagnie de Palaiseau (78) . Il a été aussi adjoint au chef du bureau des affaires réservées du cabinet du DGGN, chef de la section du haut encadrement du bureau du personnel officier à la DPMGN et adjoint au chef du bureau du personnel officier.

2ème section

Les généraux de brigade

Philippe Durand
Le général Philippe Durand (Photo Facebook ESOG Montluçon )

Philippe Durand : adjoint à la direction de la coopération internationale de sécurité, ancien commandant de l’école de Montluçon, ancien adjoint au directeur du CHEMI.

Rémond
Le général Didier Rémond

Didier Rémond : chef du département de la sécurité nucléaire au ministère de la transition écologique, ancien commandant en second du service de la Transformation de la Gendarmerie. Didier Rémond a commencé comme sous-officier.

Général de brigade

1ère section

Les colonels

Lucien Barth : commandant en second la Gendarmerie de Corse, ancien commandant en second de la Gendarmerie de Martinique, ancien commandant du groupement de la Nièvre.

Le colonel Bisognin (Photo Facebook GGD 62)

Jérôme Bisognin : conseiller pour les affaires intérieures au SGDSN, secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, ancien commandant du groupement du Pas-de-Calais. Il a aussi commandé un groupement d’instruction à l’EOGN et a été chef de l’unité de coordination de la lutte contre l’insécurité routière.

Antoine Breart de Boisanger : Chargé de mission Jeux Olympiques et Grands Événements et précédemment adjoint au commandant du CNO, le centre national des opérations. Cet ancien commandant du groupement de la Dordogne, de la compagnie de Montpellier et d’un escadron du GBGM où il a été chef d’état-major adjoint, a été sous-directeur adjoint de la défense, de l’ordre public et de la protection et attaché de sécurité intérieure pour les ambassades de France Afghanistan Turkménistan et Tadjikistan. Il est issu du recrutement officier des armées (OA), et a été chef de section dans le Génie à Charleville-Mézières.

Le colonel Quentin de Bennetot (Photo Facebook groupement d’Indre-et-Loire)

Quentin Cotton de Bennetot : officier à la cellule anticipation stratégique et orientation du cabinet du major général des armées, ancien commandant en second du GIGN et du groupement d’Indre-et-Loire. Saint cyrien, il a été aussi commandant en second du groupement de Loire-Atlantique et attaché de sécurité intérieure en Turquie. Il a commencé comme commandant de peloton d’intervention en gendarmerie mobile avant d’intégrer le GIGN où il a passé dix ans avant d’y revenir comme commandant en second. Le colonel Cotton de Bennetot va intégrer le cercle très restreint des généraux chuteurs opérationnels, les généraux Olivier Kim, Hubert Bonneau et Lionel Lavergne.

Charles Dudognon : commandant en second du COMSOPGN, commandant du soutien opérationnel de la Gendarmerie. Il a notamment commandé le groupement de la Mayenne. Issu du recrutement officier de réserve de l’armée de Terre, il a été commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile d’Amiens et a commandé la compagnie d’Elbeuf (76).

Stéphane Fauvelet : officier adjoint commandant au commandant de la région de Gendarmerie Pays de Loire à Nantes depuis l’été 2022. Il était auparavant chef de la division formation du centre national d’entraînement des forces de Gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier. Ancien commandant de groupement de gendarmerie mobile, il est un pilier de Saint-Astier où il a commandé le département rétablissement de l’ordre.

Photo LVDG

Rudy Gaspard : commandant du groupement de la Gendarmerie départementale de l’Ain, ancien chargé de mission au sein de la division des audits internes et des études de l’IGGN après avoir commandé le groupement de gendarmerie départementale du Cher. Saint-cyrien, il est issu du recrutement officier des armes et a commencé dans l’armée de Terre comme chef de section au 2e régiment du génie de Metz et dans la Gendarmerie comme commandant de l’escadron de gendarmerie mobile de Toulouse avant de commander la compagnie de Nîmes. 

Le colonel Guisset (Photo Facebook Gendarmerie de l’Aude)

Philippe Guisset : chef de la division des opérations de la région de Gendarmerie Sud à Marseille. Il a commandé le groupement de l’Aude (11) et la Gendarmerie de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il aussi été officier communication à Bordeaux.

François Heulard : commandant l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie (IRCGN). Il a commandé la section de recherches de Dijon (21), la compagnie de Metz et le peloton d’intervention de l’escadron de gendarmerie mobile de Thionville. Véritable “expert”, il a été chef du département environnement-incendies-explosifs et de la Division criminalistique physique et chimie de l’IRCGN.

Guillaume Jacquet : commandant de l’école de Gendarmerie de Fontainebleau. Il a commandé (comme son père) le groupement de gendarmerie départementale des Deux-Sèvres.

La colonelleNelly Jegaden (Photo DC/LVDG)

Nelly Jegaden : adjointe police judiciaire zonale au commandant de la région de Gendarmerie des Hauts-de-France. Ancienne commandante de la section de recherches de la Gendarmerie de l’air et première femme commandante de section de recherches, Nelly Jegaden a commencé son parcours comme sous-officier à la brigade de Perros-Guirec après sa formation à Montluçon. Elle a un parcours atypique entre la police judiciaire – section de recherches de Lille, bureau PJ à Metz, formation à la PJ à l’EOGN, bureau enquêtes PJ de l’IGGN – et le régiment … cavalerie ! Cavalière émérite (galop 7), Nelly Jegaden a été la 1ère femme officier au régiment de cavalerie, où elle a été officier adjoint organisation emploi au centre d’instruction en charge des équipes sportives.

Le colonel Stéphane Lacroix (Photo Facebook Gendarmerie du Gard)

 

 

Stéphane Lacroix : attaché de sécurité intérieure au Qatar. Il a commandé le groupement de gendarmerie départementale du Gard après avoir été chef du bureau Afrique du Nord – Moyen-Orient à direction de la coopération Internationale (DCI) et conseiller technique du directeur de la Police fédérale irakienne.

Le colonel Bruno Makary (Photo Facebook Gendarmerie Charente-Maritime)

Bruno Makary : sous-directeur de la gestion du personnel à la DPMGN. Il a commandé le groupement de gendarmerie departementale de la Charente-Maritime, la compagnie des Îles du Vent en Polynésie et le peloton d’intervention de l’EGM 41/3 d’Orléans. Il est issu du recrutement officier de réserve et a servi dans l’armée de Terre au régiment de livraison par air et au 2ème régiment du Génie.

Le colonel Bertin Malhet lors de sa prise de commandement au CNEFG (Photo Facebook CNEFG)

 

 

 

 

Bertin Malhet : commandant du CNEFG, centre national d’entraînement des forces de Gendarmerie. Il a commandé le groupement de gendarmerie départementale du Pas-de-Calais et l’escadron départemental de sécurité routière de l’Oise. Ce spécialiste du maintien de l’ordre a été à la tête du groupement de gendarmerie mobile IV/7 de Dijon, de l’EGM de Joué-les-Tours et a été commandant de peloton à l’EGM de Blois. Issu du recrutement officier de réserve, il a été ORSA au 2e régiment de Hussards, comme commandant de peloton de reconnaissance blindée, de peloton antichar, et de peloton de recherche humaine en profondeur.

Le colonel Philippe Mirabaud lors de sa prise de commandement de la GTA (Photo A/C Cabaret GTA)

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Mirabaud : commandant la Gendarmerie des transports aériens (GTA), ancien conseiller Gendarmerie et technologie et numérique du ministre de l’Intérieur et ancien commandant du groupement du Nord. Polytechnicien, fils du préfet Pierre Mirabaud, qui a été notamment délégué à l’Aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar), le colonel Mirabaud a commencé sa carrière comme chef de section au 1er régiment d’infanterie. Il a commandé la compagnie de Rambouillet mais est surtout un scientifique diplômé de Télécom Paris. Il a été chef de projet télécoms à la DGGN, responsable de la stratégie de transformation pour les réseaux télécoms et les centres informatiques et chargé de mission cyber sécurité et numérique au cabinet du DGGN.

Le colonel Monguillon (Photo Facebook Gendarmerie de la Marne)

Dominique Monguillon : commandant du groupement I/V de gendarmerie mobile de Sathonay-Camp (69). Ancien commandant en second du commandement des réserves de la Gendarmerie et ancien commandant du groupement de gendarmerie mobile III/7 de Reims.

 

José-Manuel Montull : commandant la division renseignements de l’office anti stupéfiants (OFAST). Il a notamment commandé les sections de recherches de Bordeaux et de Pau et la compagnie de Compiègne.

Le colonel Munoz (Photo Gendarmerie de Vaucluse)

 

 

 

 

 

 

 

Salvador Munoz : sous-directeur adjoint de l’organisation et des effectifs, ancien commandant du groupement de Vaucluse. Ancien sous-officier, il a été lieutenant à Gex (01) et a commandé la compagnie d’Epinal (88). Il a aussi été chef du détachement Gendarmerie au centre de coopération policier et douanier d’Hendaye.

Le colonel Payrar (Photo Linkedin)

 

 

 

 

 

Marc Payrar : adjoint au haut fonctionnaire de défense au ministère de l’écologie. Il a notamment commandé le groupement de la Vendée. Il a aussi été chef de détachement au Sahel pendant 8 mois. Saint-Cyrien, il a commencé son parcours dans l’armée de Terre en tant que chef de section dans l’infanterie et a notamment servi au 9ème RiMa et au 110 ème RI à Donaueschingen en Allemagne puis comme officier de renseignement à l’OTAN. Il a commandé la compagnie de de Gendarmerie de Paris puis celle de Strasbourg et a été adjoint à l’attaché de sécurité intérieure à Londres.

Le colonel Christophe Perret (Photo Facebook Gendarmerie de la Haute-Marne)

 

 

 

 

 

 

Christophe Perret :sous-directeur de l’action internationale à la direction des affaires européennes et internationales du ministère de l’Intérieur. Saint-Cyrien, il a commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Marne et la compagnie de Trévoux (01). Il a été adjoint au chef du bureau des affaires criminelles de la DGGN et attaché de sécurité intérieure à Tunis (Tunisie). Il a commencé sa carrière comme commandant de peloton au sein de l’escadron de gendarmerie mobile d’Aubervilliers (93). Il a servi en Bosnie pendant onze mois au sein des Nations Unies.

Le colonel Gonzague Arnaud Prouvost (Photo Facebook Gendarmerie Indre-et-Loire)

Gonzague-Arnaud Prouvost : chef du département personnel officier (BPO) à la DGGN, ancien commandant du groupement d’Indre-et-Loire à Tours. Saint-Cyrien, il a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Marmande et la compagnie d’Etampes (91).Il a aussi été chef du bureau Amérique à la direction de la coopération internationale.

Le colonel Rollin (Photo Gendarmerie du Nord)

 

 

 

 

 

 

Lionel Rollin : commandant le groupement de gendarmerie départementale du Nord. Il a dirigé l’unité de coordination des forces mobiles (UCFM) au ministère de l’Intérieur, commandé le groupement de gendarmerie mobile de Rennes, a été commandant en second du 1er régiment d’infanterie de la Garde républicaine et a commandé la compagnie de Nancy ainsi que l’escadron de gendarmerie mobile de Nîmes. Issu de l’armée de Terre, ce saint-cyrien a été instructeur à l’école des sous-officiers d’active de Saint-Maixent et chef de section dans les transmissions à Nancy.

Christophe Vercellone : sous-directeur de l’architecture et des infrastructures techniques à la direction numérique du ministère de l’Intérieur. Il a notamment commandé le groupement de gendarmerie départementale des Pyrénées-Atlantiques et la compagnie de Lorient.

Le colonel Jean-François Voillot le jour de sa prise de commandement (Photo Facebook GGM II/1)

 

 

 

 

 

 

Jean-François Voillot : commandant du groupement de gendarmerie mobile II/1 de Maisons-Alfort où il a succédé au général Richard Caminade, il a été chef d’état-major du commandement de la Gendarmerie d’outre-mer et chef du groupement tactique (GTG) de gendarmerie mobile de Guyane. Il a été également pendant deux ans adjoint au chef de la composante police de l’opération MINUSMA au Mali. Issu de l’école de l’air, il a commandé un peloton de gendarmerie mobile à Marseille, la compagnie de Gassin Saint-Tropez, a été chef de département balistique et chef de l’unité nationale d’identification et d’investigation de l’IRCGN.

2ème section

André Gachié : chef de division à la région de Gendarmerie sud à Marseille, ancien commandant du groupement de l’Aube (10).

Crime organisé : Chronique d’une impasse annoncée

Crime organisé : Chronique d’une impasse annoncée

 

par Jean Cazeres (*) – Esprit Surcouf – publié le 16 décembre 2022
Magistrat
https://espritsurcouf.fr/securite_crime-organise-chronique-d-une-impasse-annoncee_par_jean-cazeres/


Une bonne entente entre magistrats et policiers n’est pas toujours évidente. Mais ils se sont récemment retrouvés unis dans la rue, pour manifester contre la réforme de la police judiciaire engagée par le gouvernement. L’auteur, naturellement concerné, développe un aspect du problème : le crime organisé.

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La lutte contre le crime organisé en France est aujourd’hui handicapée sous le poids de plusieurs facteurs conjugués, dont la convergence ne laisse pas d’inquiéter au regard des enjeux portés par un phénomène invasif et subversif. Dans la somme des évènements préoccupants qui doivent ici être évoqués, figurent bien entendu la réforme annoncée de la police nationale et de son organisation territoriale.

Mais cette réforme n’est jamais que la conséquence de postulats et de positions de fond porteurs de renoncement et d’abdication. Les limites actuelles de la lutte contre le crime organisé, sont de trois ordres, et les perspectives d’évolution positive doivent être situées à l’aune de la capacité des pouvoirs publics à les surmonter à court ou moyen terme.

Au plan politique?

Il convient de s’interroger sur le degré de détermination du pouvoir : suffisant ou non ? La réponse est comme souvent contenue dans la question. Un auteur qui fait autorité en la matière soulignait que le crime organisé était un garant, paradoxal mais nécessaire, de l’ordre public. Le pouvoir politique, quel qu’il soit, a-t-il vraiment intérêt à organiser la lutte contre le crime organisé qui, irriguant les quartiers sensibles (appelés aussi quartiers de reconquête républicaine), assure un équilibre économique souterrain et un ordre public extérieur qui n’est finalement rompu que par des règlements de comptes violents ? Ces derniers apparaissent ainsi comme des symptômes d’un mal profond contre lequel il est complexe de lutter, sauf à risquer des troubles encore plus graves à l’ordre public, qui non sans raisons peuvent rendre les pouvoirs publics démunis et par conséquent prudents.

La place insuffisante du renseignement criminel.
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On doit constater  l’extrême concentration de l’outil renseignement à des fins exclusivement préventives, certes indispensables pour l’identification et l’éradication des menaces contemporaines, le terrorisme et la radicalisation notamment. Mais rien ne justifie qu’il soit à ce point cantonné, il doit concerner au contraire toute matière définie comme stratégique, et l’action anticriminelle doit donc intégrer le renseignement opérationnel. On rappellera à cet égard que l’un des fondements des écoutes (interceptions administratives de communications, article L 241 du code de sécurité intérieure) est la prévention du crime organisé, et que ces investigations, qui permettent souvent de faire le lien avec les investigations judiciaires, doivent permettre une véritable anticipation du crime organisé. Au plan criminologique, il est difficilement compréhensible que des territoires d’ampleur limitée ne puissent faire l’objet d’une surveillance plus étroite de ceux qui y sont les tenants des activités liées au crime organisé. Car il ne s’agit pas de la très grande majorité de la population, mais tout au plus de quelques groupes, le plus souvent familiaux, au demeurant bien connues, déjà poursuivies et condamnées.

Obsèques de Pierre-Marie Santucci, un des piliers du clan de la « brise de mer ». En Corse, le crime organisé n’est pas structuré en familles mafieuses. Les groupes se forment et se déforment au gré des assassinats des chefs de clans et des arrestations. Photo DR

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Au plan juridique et judiciaire, Il faut rappeler ce qu’est l’infraction d’association de malfaiteurs : « Tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement » (article 450-1 du code pénal). Cette infraction est dite infraction « obstacle », ce qui signifie qu’elle est en principe destinée à appréhender des comportements criminels préparatoires à la commission d’infractions, et par conséquent à les empêcher. Or on doit constater aujourd’hui qu’elle n’a plus cette fonction pratique et opérationnelle de prévention ou d’anticipation. Elle est devenue une simple référence technique et juridique, en décrivant un mode de participation criminelle intermédiaire, inférieure en gravité à la bande organisée et supérieure à la simple réunion d’auteurs ou de complices, permettant au juge d’apprécier la gravité des faits et de moduler la peine. Il est toutefois temps de redonner à cette infraction de prévention judiciaire sa véritable vocation, en lien avec le renforcement de l’efficacité du renseignement précédemment évoqué.

La politique pénale et l’exécution des peines

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En ce qui concerne la politique pénale, c’est-à-dire la définition des choix prioritaires pour lutter contre la criminalité, on doit constater une certaine dilution d’objectifs, tout à la fois légitimes mais trop nombreux pour permettre l’émergence d’une lutte véritablement efficace contre la criminalité organisée. La situation globale du point de vue de la sécurité intérieure faisant apparaître de nombreuses fragilités sectorielles, il est d’autant plus complexe de faire émerger une véritable priorité à la lutte contre le crime organisé, qui est à l’origine d’une délinquance importante (vols avec violences, fraudes, trafics de stupéfiants, trafics d’armes traite d’êtres humains notamment).

Les circulaires de politique pénale des différents gardes des Sceaux depuis plus de dix ans en attestent, qui énoncent une pluralité de priorités qui deviennent relatives. Sur le fond, le recours aux qualifications criminelles en matière de trafics de stupéfiants, et la priorité donnée aux enquêtes judiciaires au long cours, permettant la remontée des réseaux et l’identification de leurs responsables à l’étranger, devrait prendre le pas sur les investigations en flagrance et les seules saisies dans ce cadre. La politique de harcèlement des points de trafics est assurément nécessaire, mais elle est toutefois le signe d’une approche délibérément tournée vers l’ordre public davantage que sur un véritable travail de police judiciaire fondée sur les investigations et le démantèlement des réseaux.

Le prononcé et l’exécution de peines particulièrement sévères apparaissent aujourd’hui indispensables pour assurer une véritable dissuasion des trafiquants, et notamment des importateurs. On peut aujourd’hui considérer que l’écosystème du trafic des stupéfiants intègre dans ses charges l’appareil répressif et ses décisions, qui n’est pas toujours assez dissuasif au regard des profits engendrés. Il est donc urgent de redéfinir le niveau des peines prononcées, en se souvenant notamment de l’existence de qualifications criminelles, et de veiller à leur exécution effective. Sur ce dernier point qui conduit à interroger l’efficacité dissuasive du régime juridique de l’exécution des peines, le prononcé de périodes de sureté étendues, allant jusqu’aux deux tiers des peines prononcées (tout en respectant la Constitution) pourrait constituer une avancée nécessaire.

La réforme de la police judiciaire

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Pas plus que toute autre institution, la police judiciaire ne peut échapper à l’évaluation de ses performances et à la nécessité de se réformer. Mais il est bon de rappeler que sa mission est de lutter contre les formes les plus graves de la criminalité, et notamment le crime organisé, ce qui en fait un service spécialisé et original, par essence différent de la sécurité publique, dont l’activité de police judiciaire concerne la délinquance du quotidien. Son organisation territoriale est fondée sur des structures dont l’aire géographique est importante, directions zonales et offices centraux épousant celle des bassins de criminalité. Elle repose sur une expertise et une disponibilité spéciales pour conduire des enquêtes complexes et au long cours, reposant sur le recueil et le traitement de l’information et du renseignement criminel, l’analyse minutieuse de données de connexion et de téléphonie, la mise ne place de techniques spéciales d’enquête, la coopération avec des services étrangers.

 

Extrait du « Progrès de Lyon » (20 décembre 1974), après l’arrestation du gang des Lyonnais.
Collection personnelle.

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La police judiciaire présente donc une spécificité qui n’est pas soluble dans une police départementalisée. On ne peut décemment réduire la lutte contre le crime organisé à la répression des règlements de comptes dans les quartiers de reconquête républicaine. Sauf au prix d’une confusion entre les causes et les effets, la maladie et ses symptômes.

La réforme en cours a  pourtant pour objectif de placer les services de police judiciaire sous l’autorité de directeurs départementaux de la police nationale, à côté des autres services de sécurité publique, de police aux frontières et de renseignement territorial. Elle est ainsi porteuse de  risques majeurs pour la police judiciaire : la dilution de ses moyens au sein de la sécurité publique ; la réduction de son champ d’action à l’échelon d’un département ; le transfert de la direction des enquêtes du juge au préfet, avec pour conséquence possible la neutralisation des enquêtes mettant en cause des élus ou des personnalités locales

Sans réel débat interministériel, sans opposition d’une chancellerie apparemment peu inquiète, ces dangers ont été dénoncés par les procureurs généraux qui ont demandé la suspension de la réforme, exerçant à cet égard leur mission de surveillance de la police judiciaire.

Le choix ainsi fait par les pouvoirs publics revient de fait à donner la priorité au maintien de l’ordre public ou à la lutte par ailleurs nécessaire mais non exclusive contre la petite et moyenne délinquance. On peut ainsi gager que les engagements pris par le ministère de l’intérieur de maintenir les effectifs actuels des services de police judiciaire ne pèseront pas lourd face aux exigences du renforcement de la sécurisation des quartiers sous la pression des élus, et de la politique du chiffre qui est le non-dit de cette réforme.

Le crime organisé est aujourd’hui « un défi actuel, un défi majeur » selon les mots de laure Beccuau, procureur de la république de Paris, qui s’exprimait dans un entretien au « Monde ».

Il reste aux pouvoirs publics de s’en convaincre et de faire face à cette menace qu’il faut affronter, et cesser d’éviter.

Source photo bandeau : SIRPA Gendarmerie

Jean Cazeres (*) est le pseudonyme d’un Magistrat

Interdit de Sainte Geneviève, le capitaine Moreau porte plainte contre X

Interdit de Sainte Geneviève, le capitaine Moreau porte plainte contre X

Auteur de deux livres très critiques sur le fonctionnement de la Gendarmerie et de la Justice, le capitaine Hervé Moreau a déposé plainte contre X après avoir appris qu’il ne pourrait pas participer, dans une semaine, à la traditionnelle cérémonie de la Sainte Geneviève.

La couverture du nouveau livre auto-édité du capitaine Hervé Moreau, "Candidat libre" (2022).

La couverture du nouveau livre auto-édité du capitaine Hervé Moreau, “Candidat libre” (2022).

par Pierre-Marie Giraud – L’Essor du gendarme – publié le 23 novembre 2022

https://lessor.org/vie-des-personnels/interdit-de-sainte-genevieve-le-capitaine-moreau-porte-plainte-contre-x


Patronne de la Gendarmerie depuis soixante ans, la Sainte Geneviève est fêtée chaque année par les gendarmes qui le souhaitent lors d’une messe, suivie d’un déjeuner de tradition. Le capitaine Hervé Moreau a quitté le service actif en mai 2021 après avoir publié quelques mois auparavant “Vérités d’un capitaine de Gendarmerie”, un livre auto-édité vendu jusqu’à présent à quelque 18.000 exemplaires. Ce livre, qui rompait le devoir de réserve, lui a valu un blâme de la ministre des Armées en février 2021, puis 40 jours d’arrêt de rigueur à la veille de son départ de l’Arme.

Le capitaine Moreau vient de publier “Candidat libre” dans la maison d’édition qu’il a fondée (La librairie du capitaine). Il assure l’avoir déjà vendu à près de 2 000 exemplaires en une semaine. Il s’est présenté (sans étiquette) à la députation ce printemps dans la 5e circonscription de la Côte d’Or où il a été commandant en second (2015 – 2019) de la compagnie de Beaune. Il a été éliminé dès le 1er tour obtenant 6,93 % des voix. Il devait participer à la cérémonie de la Saint-Geneviève, prévue le 30 novembre dans le ressort de son ancienne compagnie, marquée par une messe en l’église de Nuits-Saint-Georges, suivie d’un déjeuner de tradition à la Maison de cette localité bourguignonne fameuse pour ses grands crus.

Invité par l’UNPRG

Il avait été invité en effet par le président de la section de Beaune de l’Union nationale des personnes en retraite (UNPRG) a participer à la cérémonie, puis au déjeuner de tradition de la Saint-Geneviève. Il renvoie donc son coupon-réponse, accompagné d’une chèque de 60 euros, au secrétariat de la compagnie de Beaune. Quelques jours plus tard il reçoit un coup de fil du président de la section de Beaune qui lui fait savoir que la chef d’escadron, commandant la compagnie de Beaune, ne souhaite pas sa présence à la Sainte-Geneviève. Visiblement, assure le capitaine Moreau à L’Essor, ce refus “vient du plus haut niveau de la Gendarmerie“.

Du coup, l’ancien officier de Gendarmerie se rend le 17 novembre à la compagnie de Beaune pour y déposer plainte contre X. Une plainte qui vise évidemment la direction de la Gendarmerie qu’il accuse “d’abus de pouvoir manifeste et de discrimination à son encontre. “Et ce n’est pas la première fois“, soutient-il. Le capitaine Moreau révèle en effet dans “Candidat libre” qu’il n’avait pas accéder, il a neuf mois, à l’Ecole des sous-officiers de Chaumont où il devait remettre les insignes de grade à un jeune élève gendarme dans le cadre de son baptême de promotion.

Interrogée par L’Essor, la direction de la Gendarmerie “ne fait pas de commentaire”.

Décès accidentel d’un officier du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale lors d’un stage

Décès accidentel d’un officier du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale lors d’un stage

http://www.opex360.com/2022/07/02/deces-accidentel-dun-officier-du-groupe-dintervention-de-la-gendarmerie-nationale-lors-dun-stage/


 

« Douleur et vive émotion suite au décès de notre camarade du GIGN [Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale] lors d’un stage de formation. Âgé de 33 ans, il était marié et père de famille. Nos sincères condoléances et tout notre soutien à sa famille, ses proches et à ses camarades », a fait savoir la Gendarmerie, via les réseaux sociaux.

Plus tard, témoignant de « son plus vif soutien à sa famille », le GIGN a précisé qu’il s’agissait du capitaine Jérôme Favier, chef de la section 3 de sa Force intervention. Cet « officier de 33 ans, brevet GIGN n°1311, chuteur opérationnel, laisse d’ores et déjà un vide qui ne pourra se combler », a déploré l’unité d’élite de la Gendarmerie.

Après des études de droit, Jérôme Favier avait suivi les traces de son père, le général Denis Favier, figure du GIGN qu’il commanda à deux reprises [1992/1997 et 2007/2011], avant d’être nommé directeur de la Gendarmerie.

Ayant intégré l’École d’officiers de la Gendarmerie nationale [EOGN] en 2015, Jérôme Favier avait d’abord servi au sein de la gendarmerie mobile, avant de passer avec succès la sélection du GIGN en 2018. Lors des adieux aux armes de son père, il avait été le porte-drapeau de l’Arme, rappelle l’Essor de la Gendarmerie.

D’après les informations de l’Écho Républicain, l’accident qui a coûté la vie au capitaine Favier est survenu alors qu’il était à deux jours de passer son brevet de pilote, dans le cadre d’une formation assurée par « Uranus Paramoteur ». Afin d’en déterminer les circonstances exactes et les causes, des investigations seront conduites par la Gendarmerie des transports aériens [GTA] ainsi que par le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile.

Une quinzaine de gendarmes de l’IRCGN sont arrivés en Ukraine

Une quinzaine de gendarmes de l’IRCGN sont arrivés en Ukraine

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 11 avril 2022

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Suite de mon post de la semaine dernière sur l’aide française aux autorités ukrainiennes.

À la suite des exactions commises à Bucha, une équipe technique du ministère de l’Intérieur chargée d’apporter son expertise en matière d’identification et de recueil de preuves aux autorités ukrainiennes est arrivée en Ukraine ce lundi matin. En accord avec les autorités ukrainiennes, elle pourra également contribuer à l’enquête de la CPI.

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Elle est composée de deux médecins légistes et d’une quinzaine de gendarmes de l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie Nationale (IRCGN), experts des scènes de crime et d’identification des victimes. Ils disposent notamment de compétences reconnues en balistique, explosifs, prélèvement et traitement ADN, et empreintes digitales. Cette équipe sera en mesure de mettre en place une chaîne d’examen et d’identification de corps. Elle déploiera enfin un LAB’ADN, dispositif d’analyses génétiques rapide et projetable. Ce matériel a été développé par l’IRCGN.

Guerre en Ukraine, les enjeux oubliés et pourtant déterminants de l’ordre public

Guerre en Ukraine, les enjeux oubliés et pourtant déterminants de l’ordre public


Coopération entre le CNEF de Saint-Astier et la garde nationale ukrainienne (Photo Ambassade de France en Ukraine)https://ua.ambafrance.org/Cooperation-entre-la-Gendarmerie-nationale-et-la-Garde-nationale-d-Ukraine

Le colonel (ER) Philippe Cholous, spécialiste du maintien de l’ordre, auteur du livre “l’ordre et la liberté, approche militaire de l”‘art méconnu du maintien de l’ordre”, et conseiller de “La Voix du Gendarme” se penche sur un aspect quelque peu oublié des commentateurs et experts : les enjeux déterminants de l’ordre public dans la guerre en Ukraine.

Tribune du colonel Philippe Cholous

La situation actuelle en Ukraine marque le retour d’un conflit armé international en Europe pour la première fois depuis 1999, à seulement 1 000 kilomètres de la France. Pour l’opinion internationale, cette guerre de haute intensité conventionnelle et symétrique, replace logiquement le nécessaire respect du droit des conflits armés au cœur des préoccupations sécuritaires sur ce théâtre. Par ailleurs, la protection des populations de la zone de contact et l’assistance aux déplacés de la région, sont également des soucis majeurs pour les acteurs diplomatiques et humanitaires.

Pour autant, au-delà de ces enjeux évidents, l’indispensable respect du droit ukrainien et du droit international des droits de l’homme par les autorités en charge de l’application des lois, ne doit surtout pas être perdu de vue. L’Ukraine est un pays immense et par conséquent, les régions occupées et contrôlées par des forces armées excèdent de loin les seules zones d’affrontement. C’est pourquoi, les autorités politico-militaires russes comme ukrainiennes se doivent dès à présent de prendre en compte :

D’une part le fait que loin de suspendre les activités criminelles, les conflits armés facilitent au contraire leur développement ;

D’autre part le fait que dans ce type de crise, le maintien de l’ordre et l’application de la loi, reviennent souvent et par défaut à des autorités militaires, paramilitaires, civilo-militaires ou de circonstance. 

 

Centre d’entraînement de formation internationale de la garde nationale d’Ukraine de STARE au sud-est de Kiev. L’instructeur CNEFG teste le bouclier Ukrainien…(Photo Facebook CNEFG)

 

Or, dans un monde médiatisé et judiciarisé, la prise en compte par les parties au conflit du maintien de l’ordre, de la sécurité publique, de la police aux armées et de la police judiciaire, constituent autant de conditions impératives du succès final de leurs opérations militaires.

La question de la mise en œuvre du volet policier des missions de contrôle de zone imparties à chacun.

Il ne nous appartient bien évidemment pas ici de prendre partie ni de juger nos frères ukrainiens ni nos frères russes dans un affrontement géopolitique global dont les enjeux nous dépassent.

En revanche et s’agissant du conflit actuel, il nous faut souligner un réel danger d’exactions parce qu’il peut y avoir un flou dans la répartition des responsabilités régaliennes ou d’occupation. En premier lieu, il convient de noter que tant les forces armées ukrainiennes que russes, sont organisées selon un modèle qui a longtemps prévalu en Europe de l’Est et qui diffère de celui existant en Europe de l’Ouest. En effet, ces deux pays disposent de forces hybrides, ne disposant pas de l’étendue des compétences des forces de type Gendarmerie et en cela distinctes, certaines à statut militaire et d’autres à statut civil, pouvant légalement intervenir soit au combat, soit dans des missions de police (par exemple, la Garde nationale en Ukraine, les Troupes de l’intérieur de la Fédération de Russie, ou encore les OMON). A ces forces, s’ajoutent à l’Ouest des unités de combattants volontaires internationaux et à l’Est des milices de défense issues des populations russophones. Or ce type de forces non institutionnelles et non conventionnelles, sont par nature partisanes. Elles ne sont par ailleurs ni formées au droit des conflits armés, ni au droit international des droits de l’homme, ni au droit national, encore moins aux exigences de l’ordre public ou de la police judiciaire élémentaire.

A l’heure où les forces russes semblent avoir atteint leurs objectifs initiaux et où s’engagent les batailles décisives d’une part pour le contrôle de la côte Sud, d’autre part entre le principal corps de bataille ukrainien et l’armée russe à l’Ouest du Donbass, va commencer à se poser avec une acuité grandissante la question de la mise en œuvre du volet policier des missions de contrôle de zone imparties à chacun. Ne nous y trompons pas, il s’agit là d’un facteur second mais essentiel de la projection de puissance, qui contribuera à décider à moyen ou long terme, de la défaite ou de la victoire des uns et des autres sur la scène internationale. 

Pourquoi le GIGN est-il en Ukraine?

Pourquoi le GIGN est-il en Ukraine?


GIGN FSP
La force de sécurité et de protection à l’entraînement dernièrement (Photo Fabrice Balsamo DICOM)

Un détachement de Gendarmes du GIGN (groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) est en Ukraine depuis bientôt une semaine. Huit militaires de la Force Sécurité/Protection (FSP) sont arrivés mercredi dernier à l’ambassade de France à Kiev où sont affectés en permanence cinq gardes de sécurité diplomatique (GSD) en charge de la protection de l’ambassade et du personnel diplomatique. Ce détachement du GIGN est parti mardi 22 février, par la route, depuis sa base de Satory (Yvelines). 

Ce lundi, ces Gendarmes ont accompagné et sécurisé le déménagement de l’ambassade de France qui s’est déplacée de Kiev à Lviv, dans l’ouest du pays, du fait des “risques et des menaces” qui pèsent sur la capitale ukrainienne. 

Les Gendarmes déployés appartiennent majoritairement à la Force Sécurité/Protection (FSP). Ils sont accompagnés, selon nos informations, d’autres militaires du groupe spécialisés, notamment dans les communications.

Le GIGN peut être sollicité pour un plan RESEVAC

Les Gendarmes de FSP, surnommée dans le jargon du GIGN la “protec” sont rodés à ce type de mission à haut risque. Ce sont ces mêmes militaires qui sont projetés “en tout lieu” et en “tout temps” partout dans le monde pour préserver les intérêts diplomatiques français. Interopérables avec leurs camarades des autres armées, ils sont déployés en permanence en Irak, Lybie, Mali, Arabie saoudite, Centrafrique ou encore Burkina Faso, détaille Gendinfo qui a consacré un reportage à la “protect” du GIGN. Ces Gendarmes veillent à la sécurité des ambassades et des diplomates, mais également à celles des ressortissants français lorsque la situation le commande. En cas de déclenchement d’un plan RESEVAC (Évacuation des ressortissants), le GIGN peut être sollicité pour s’occuper de nos compatriotes et les sécuriser au sein de l’ambassade, en attendant leur rapatriement.

Un an et demi de formation

Les membres de la “Protec” ont une formation spécifique.

“Pour former un membre de la Protec, il faut environ un an et demi. Après, c’est de la formation continue et de l’entraînement. Quand on n’est pas en mission, on suit des stages permettant d’acquérir des capacités qui seront indispensables à l’étranger : conduite rapide, investigation, secourisme, parachutisme, neutralisation de colis piégés, sports de combat ou encore télé-pilotage de drone, et bien d’autres. Les besoins sont énormes, car nous sommes le plus souvent déployés en petites équipes autonomes, sans soutien direct, et nous devons donc savoir nous débrouiller par nous-mêmes dans des situations dégradées”, explique Sébastien, un membre du groupe dans Gendinfo.

Les Gendarmes de la FSP interviennent aussi depuis l’année dernière dans la formation des gardes de sécurité diplomatique (GSD) avec un module spécifique.

Les réservistes de la Gendarmerie et de la Police OPJ pendant 5 ans

Les réservistes de la Gendarmerie et de la Police OPJ pendant 5 ans


Réserviste en train de procéder aux opérations de contrôle personnel de sécurité sur un MASG1 avant un départ en mission (Photo d’illustration LVDG)

Les retraités réservistes opérationnels de la Gendarmerie et de la Police qui avaient la qualité d’officier de police judiciaire (OPJ) en activité vont pouvoir la conserver pour une durée de 5 ans à compter de leur départ à la retraite. Poussée par le député (UDI) Christophe Naegelen, sollicité par l’APNM Gendarmes & Citoyens, cette disposition réclamée par les retraités n’avait pas été incluse dans la loi sur la sécurité globale mais a été insérée par le ministère de l’Intérieur dans la nouvelle loi sur la responsabilité pénale et la sécurité intérieure.

Cette disposition, déposée sous forme d’une proposition de loi en mars 2020 portée par le député des Vosges (UDI, Agir, indépendant) Christophe Naegelen, sollicité par l’APNM Gendarmes & Citoyens est donc désormais une réalité.

Sur le même thème : Un député et Gendarmes & Citoyens demandent le maintien de la qualification OPJ pour les réservistes anciens de l’Arme

Jusqu’à maintenant, les réservistes anciens de l’arme perdaient leur habilitation d’OPJ et n’étaient que agents de police judiciaire (APJ), tandis que les autres réservistes qui ne sont pas anciens de l’Arme, sont agents de police judiciaire adjoints (APJA).

Le président de Gendarmes & Citoyens fier de cette évolution majeure

Dans un précédent article consacré à ce dispositif, l’adjudant Thierry Guerrero, président de l’Association professionnelle nationale militaire Gendarmes & Citoyens, qui porte ce projet depuis plusieurs années, s’était dit “particulièrement fier de cette évolution majeure pour notre institution”.

Un maintien soumis à conditions

Pour conserver cette qualité, les OPJ devront néanmoins respecter quelques conditions. Ils devront d’abord effectuer une actualisation de leurs connaissances.

 Art. 16-1 A.Lorsqu’ils servent dans la réserve opérationnelle de la police nationale ou dans la réserve opérationnelle de la Gendarmerie nationale, les fonctionnaires de la police nationale et les militaires de la Gendarmerie nationale actifs ou à la retraite ayant eu durant leur activité la qualité d’officier de police judiciaire peuvent, après une actualisation de leurs connaissances et dès lors qu’est établi qu’ils réunissent les conditions d’expérience et d’aptitude requises, conserver la qualité d’officier de police judiciaire pour une durée de cinq ans à compter de la date de leur départ à la retraite.
Toutefois, ils ne peuvent exercer effectivement les attributions attachées à leur qualité d’officier de police judiciaire et se prévaloir de cette qualité que s’ils sont affectés à des missions comportant l’exercice de ces attributions et en application d’une décision du procureur général près la cour d’appel les y habilitant personnellement. 
L’habilitation est délivrée par le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle intervient la première affectation du réserviste. Sous réserve du premier alinéa, elle est valable pour toute la durée de l’engagement dans la réserve, y compris en cas de changement d’affectation. Le procureur général peut prononcer le retrait de l’habilitation ou sa suspension pour une durée déterminée
.”

Texte de loi sur la responsabilité pénale et la sécurité intérieure

Safran équipera l’hélicoptère interarmées léger (HIL) Guépard

Safran équipera l’hélicoptère interarmées léger (HIL) Guépard

 

Safran participe significativement au programme H160M Guépard, développé dans le cadre du programme d’hélicoptère interarmées léger (HIL), et destiné à remplacer cinq types d’hélicoptères actuellement en service dans les forces armées françaises (Gazelle, Alouette III, Dauphin, Panther et Fennec). Une première tranche ferme de 30 appareils sur un total de 169 hélicoptères a été notifiée tout récemment à Airbus par la Direction générale de l’armement, maitre d’ouvrage du programme HIL. Le marché comprend également la commande de dix hélicoptères H160 pour la Gendarmerie nationale, décidée dans le cadre du plan de soutien français à l’industrie aéronautique.

Une des principales contributions de Safran à ces hélicoptères sera l’Arrano, un moteur de nouvelle génération d’une puissance de 1300 cv qui intègre le meilleur de la technologie en matière de moteurs aéronautiques. Il offre une consommation en carburant réduite d’environ 20 % par rapport aux moteurs des hélicoptères qu’il va remplacer dans les forces françaises, et peut incorporer jusqu’à 50% de carburant d’aviation durable (SAF). L’Arrano a reçu sa certification EASA (Agence Européenne de la Sécurité Aérienne) en juin 2019.

 

                                                                              Crédit : Safran.
                           Crédit : Safran.

Autre équipement majeur, le système optronique Euroflir 410 de Safran qui apportera des performances d’observation inégalées aux hélicoptères Guépard et aux H160 de la Gendarmerie nationale. Grâce à un champ de vision large et une observation très longue portée, l’Euroflir 410 permet aux pilotes d’opérer à distance, de jour comme de nuit, pour identifier, rapidement et en toute sécurité, des personnes en danger ou différents types de menaces.

Safran équipera ces hélicoptères de systèmes performants nécessaires au pilotage et à la stabilité de l’aéronef, dont les actionneurs électromécaniques TRIM et SEMA (Smart Electro Mechanical Actuator) ainsi que des éléments de cockpit et les systèmes d’essuie-glace, ainsi que la la distribution électrique.

Safran fournira également les systèmes de sécurité (systèmes de flottabilités, radeaux de sauvetage), de gestion du carburant et de refroidissement.

 « Nous accueillons cette commande du ministère des Armées avec beaucoup de fierté et de satisfaction. Les moteurs Arrano seront fabriqués, assemblés et réparés en France. Cette commande témoigne de la confiance renouvelée de l’Etat français, notre premier client, avec 1 600 moteurs d’hélicoptères en service au sein de ses flottes. Au nom de toutes les sociétés du Groupe impliquées dans ce programme, je renouvelle notre soutien à notre partenaire Airbus dans la poursuite du développement de ces hélicoptères », a déclaré Franck Saudo, Président de Safran Helicopter Engines.

Qui sont les futurs généraux de Gendarmerie ?

Qui sont les futurs généraux de Gendarmerie ?


Montage LVDG

29 colonels, dont une femme,  Florence Guillaume, qui sera le premier général de Gendarmerie de moins de 48 ans, sont inscrits sur la liste d’aptitude des généraux pour 2022. La Voix du Gendarme vous les présente.

Les colonels (par ordre alphabétique).

1ere section

Loïc Baras, adjoint au sous-directeur de l’emploi des forces. Saint-Cyrien, il a notamment été commandant du groupement des Yvelines, commandant de la compagnie de Saint-Martin (Guadeloupe) et de la compagnie de Grasse (06).

Il a aussi été adjoint au chef du bureau de la sécurité publique, responsable pédagogique à l’EOGN et conseiller du directeur général de l’association des maires de France.

Christian Borie, chef du service ressources humaines et finances de région de Gendarmerie Nouvelle Aquitaine. Il présente la particularité d’un passage dans le privé pendant deux ans comme directeur d’exploitation des taxis G7.

Olivier Capelle, commandant la Gendarmerie de Mayotte, ancien commandant du groupement de Gendarmerie mobile  mobile IV-7 de Dijon. Saint-Cyrien, il a été adjoint au chef de la division des opérations de la région de Gendarmerie d’Alsace à Strasbourg, chef du bureau de la performance et de la cohérence opérationnelle de la région de Gendarmerie d’Alsace.

Olivier Capelle (Photo Comgend Mayotte)

Ce spécialiste du maintien de l’ordre a été chef de bureau à la DGGN, responsable de la section doctrine de l’ordre public pour la Gendarmerie nationale. Il a aussi commandé la compagnie d’Agen. Il est ancien combattant et notamment titulaire de la croix de la valeur militaire.

Constant Caylus, inspection générale de la Gendarmerie, ancien chef d’état-major de l’inspecteur général des armées Gendarmerie. Ce saint-cyrien a notamment commandé regroupement du Haut-Rhin et a été détaché à EDF.

Eric Delain, chef du bureau personnel officiers de la Gendarmerie. Ce spécialiste des resources humaines qui a été conseiller ressources au cabinet du Directeur général, a été commandant de la compagnie d’Arcachon et du groupement de Maine-et-Loire.

Christian Fillon, inspecteur, chargé de mission à l’iGGN, ancien directeur adjoint de l’institut de recherches criminelles de la Gendarmerie. Physicien de formation, il a servi à plusieurs reprises à l’IRCGN notamment en qualité de chef de la division physique chimie, chef de l’Unic (unité nationale d’investigation criminelle) mais a aussi commandé le groupement des Ardennes et la compagnie de Montauban.

Arnault Girault, commandant en second la région de gendarmerie Poitou-Charentes, commandant le groupement de la Vienne. Issu de l’école militaire interarmes, ce “dolo”, qui a servi 13 ans dans l’armée de Terre a commandé l’escadron de Gendarmerie mobile de Valenciennes, la compagnie de Dunkerque, une promotion de l’EOGN, le groupement de la Manche et a été chef de la division de l’appui opérationnel de la région de Gendarmerie des Hauts-de-France.

Florence Guillaume, conseiller Gendarmerie du 1er ministre. 

Florence Guillaume (Photo LVDG)

Elle est la seule officière de Gendarmerie dont on dit qu’elle a le potentiel pour être la première Directrice générale. Elle aura 48 ans en décembre 2022, et sera ainsi le premier général avant ses 48 ans. Première femme à avoir intégré le centre des hautes études militaires (CHEM), ancienne commandante du groupement de l’Ain, commandante de la compagnie de la Tour-du-Pin (38), ancienne chargée de mission du DGGN Denis Favier,  elle a été adjoint du conseiller Gendarmerie auprès du ministère de l’Intérieur, aide de camp du DGGN Guy Parayre, chargée de mission du DGGN Saint-Cyrienne, fils d’un officier de l’armée de terre passé en Gendarmerie et ayant intégré le corps préfectoral, elle a débuté en Gendarmerie mobile comme commandant du peloton d’intervention de l’escadron d’Arras, puis a servi au Sirpa comme officier de presse. Femme d’action, elle est titulaire du brevet parachutiste français, du brevet de parachutiste allemand, et des brevets d’alpiniste et de skieur militaire.

Laurent Haas, commandant de la Gendarmerie prévôtale. Admis en Gendarmerie parle biais du concours ouvert aux officiers de réserve (Infanterie), il est ancien commandant du groupement du Gard, de la compagnie de Saint-Gaudens (31), et du PGHM de Briançon. Plongeur, il a aussi commandé le centre national d’instruction nautique de la Gendarmerie (CNING) à Antibes et a été attaché de sécurité intérieure en Italie. Il est titulaire de la médaille du secours en montagne.

Pascal Julien, adjoint du “pôle tratégie capacitaire” de la DGGN. Saint-cyrien, il a intégré la Gendarmerie au grade de capitaine après une première partie de carrière dans l’armée de Terre comme chef de section et commandant adjoint de compagnie de combat du génie, il a commandé l’escadron de Bayonne, la compagnie de Montpellier, le groupement de la Sarthe, le bureau des effectifs de la DGGN, et a été à l’état-major de l’inspecteur général des armées-Gendarmerie.(IGAG).

Thibault Lagrange, conseiller du DGGN pour les sujets de transformation, de numérique, de systèmes d’information et de cybersécurité. Ce saint cyrien, ceinture noire de judo 2ème dan, est aussi un ingénieur diplômé de télécom Paris.

Thibaut Lagrange (Photo Facebook GGD 69)

Il a débuté comme commandant du peloton d’intervention de l’EGM 34/7 de Troyes qu’il a commandé ensuite. Après avoir été chef de projet Télécom, il a commandé la compagnie d’Aubagne, a fait un long passage au Service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure (ST(SI)2 avant de commander le groupement du Rhône.

Vincent Lamballe, commandant la Gendarmerie de la Guadeloupe. Saint-Cyrien, ce Breton de 50 ans a débuté dans l’armée de Terre (train) comme commandant de pelotons de circulation à Besançon et Arras. Après une opération extérieure à Sarajevo d’avril à août 1999, il a intégré la Gendarmerie au grade de capitaine. A sa sortie de l’EOGN, il a commandé l’EGM de Châtellerault (Vienne) qui l’a vu être projeté plusieurs fois outre-mer, puis la compagnie de Quimper (Finistère).

Vincent Lamballe (Photo Comgend Guadeloupe)

Après l’École de guerre, il a été à la tête de la section veille et éléments de langage du Sirpa, puis a commandé le groupement du Jura avant d’être chargé de mission après du directeur du personnel puis sous-directeur adjoint de la direction du personnel. Disposant de qualifications en dialogue social et en communication, moniteur commando, chef de combat en montagne, il est chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, titulaire de la médaille de la Gendarmerie avec citation à l’ordre du régiment et de la croix du combattant.

Dominique Lambert, chef de l’office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI). Ce “pjiste” a commandé deux sections de recherche, Marseille et Dijon, a été chef de la section “prospective pénale et pratique judiciaire”, puis adjoint au chef du bureau de la Police judiciaire, chef de la section “relations internationales, relations extérieures et formation”,  de l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC). Montagnard, il a débuté comme commandant du peloton montagne de l’escadron 34/2 de gendarmerie mobile de Saint-Gaudens (31) avant de commander la compagnie montagne de Saint-Girons (09).

Jean-Luc Lefour, chargé de mission à la représentation de la France à l’ONU. Saint-Cyrien, ce pilote, ancien de l’aviation légère de l’armée de terre ayant servi au Cambodge et en Ex-Yougoslavie comme chef d’escacrille dans un régiment d’hélicoptères de combat, a intégré la Gendarmerie via le concours des officiers des armées (OA). Après avoir commandé un escadron de Gendarmerie mobile, il a pris la tête d’une section aérienne de la Gendarmerie, puis a été chargé de mission sûreté des transports au ministère de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie. Breveté de l’École de guerre, il a ensuite commandé le groupement nord de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) avant d’être directeur adjoint du bureau enquête accidents défense air (BEADA).

Samuel Machac, attaché de sécurité intérieure au Canada. Ancien commandant du groupement de la Savoie et chef du bureau de l’analyse et de l’anticipation à la DGGN, il a été rapporteur à la cour des comptes.

Samuel Machac (Photo Facebook GGD 73)

Saint-Cyrien, il a débuté par le commandement du peloton montagne de l’escadron de gendarmerie mobile de Grenoble (38) avant de prendre la tête de la compagnie de Saint-Gaudens (31). Il a été aussi instructeur à l’EOGN et chargé de projets à la DGGN.

François-Xavier Martin,  commandant adjoint de la région de gendarmerie des Hauts-de-France, commandant la formation administrative de Picardie et le groupement de la Somme. Il a notamment commandé le groupement de l’Ain puis a été chef du bureau de l’analyse et de l’anticipation des politiques de ressources humaines à la DGGN.

Jacques Martin, chef de la mission du systeme d’information Agorha (DSI-RH). Cet ingénieur informatique de Telecom Paris-Tech, ancien de l’armée de l’air, a été commandant en second de la Gendarmerie de l’air, conseiller du commandant supérieur de la Gendarmerie de la République de Côte d’Ivoire, a commandé la compagnie d’Ambroise. Il a aussi servi au ministère des armées à la direction des services d’information et de communication (devenue DNUM). 

Nicolas Matthéos, commandant en second la Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie.

Saint-cyrien, il a débuté comme commandant de peloton à l’escadron 21/6 de gendarmerie mobile de Hyères, avant de rejoindre l’Hérault comme commandant de l’escadron départemental de sécurité routière. 

Nicolas Matthéos (Photo Facebook GGD 71)

Il a commandé la compagnie de Nouméa et des îles Loyauté, a été adjoint du secrétaire général du conseil de la fonction militaire Gendarmerie, puis officier supérieur adjoint du directeur des personnels militaires de la Gendarmerie. Il aussi été chef d’état-major de la Gendarmerie de Guadeloupe et a commandé le groupement de Saône-et-Loire (71).

Jean-Marc Michelet, sous-directeur administratif et financier à la DGGN. Issu de l’EMIA, ce spécialiste des finances et du budget a alterné les postes à la DGGN et sur le terrain. Il a notamment commandé le groupement de l’Essonne (91) et la compagnie de Cergy (95).

Frédéric Monin, directeur du Centre de Formation des Dirigeants de la Gendarmerie (CDDG) à Melun. (anciennement centre d’enseignement supérieur de la Gendarmerie en charge de la formation continue des officiers et du MBA spécialisé “management de la sécurité” ouvert aux officiers et aux cadres du privé.

Frédéric Monin lors de son départ du Maine-et-Loire (Photo Facebook GGD Maine-et-Loire)

Il a notamment commandé la compagnie de Dinan, a été chargé de mission à EDF, cadre professeur à l’École de guerre, a commandé le groupement du Maine-et-Loire avant d’être chargé de mission à la direction des personnels militaires où il a notamment piloté le pôle transition professionnelle de la Gendarmerie.

Patrick Perrot, coordinateur de l’intelligence artificielle au service de la transformation de la Gendarmerie. 

Ingénieur en Télécoms, docteur en intelligence artificielle, titulaire d’un mastère de l’école nationale supérieure des Télécoms, Patrick Perrot, a d’abord effectué son service comme officier de marine sur le “Monge”, puis a travaillé comme ingénieur chez Lucent technologies avant d’intégrer l’EOGN via le concours sur titre, réservé aux officiers de réserve.

Patrick Perrot (Photo Sirpa Gendarmerie)

Il a commandé le peloton d’ intervention de l’EGM de Bourgoin- Jallieu (38) avant de rejoindre, pour 8 ans, le département signal- image-parole de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie Nationale où il a travaillé comme expert en biométrie, notamment en reconnaissance faciale, en reconnaissance de locuteur ou dans la détection de comportements et a promu l’analyse en 3D des scènes de crime.

Il a ensuite commandé la compagnie de Saint-Jean d’Angely (17) avant de revenir à l’IRCGN comme chef de division analyse et investigation criminelles au service central de renseignement criminel. En charge de l’animation et de la coordination de la fonction de renseignement criminel, il a développé le concept d’analyse anticipative de la délinquance fondé sur des méthodes d’intelligence artificielle en lien avec la CNIL. Il a été en charge de la direction de programme inter- services relative à l’analyse décisionnelle. Il a commandé le groupement de la Haute-Marne de 2017 à 2020. 

François Santarelli, commandant le centre de planification et de gestion de crise (CPGC) . Ancien commandant du groupement de la Charente, il a d’abord servi comme officier de réserve en situation d’activité (ORSA) dans l’armée de terre (train), avant d’intégrer la Gendarmerie. A sa sortie de l’EOGN, il a été commandant de peloton de Gendarmerie mobile à Marseille. Il a ensuite commandé la compagnie de Villefranche-de-Rouergue (12), a servi au bureau de l’analyse statistique et de l’évaluation de l’activité du service des opérations et de l’emploi, au bureau défense, et a été chef de bureau à la direction des opérations et de l’emploi.

Jean-Christophe Sintive, conseiller défense et sécurité et adjoint Gendarmerie au cabinet militaire de la ministre des armées. Saint-Cyrien, il a débuté comme commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile de Chatellerault avec lequel il a été projeté au Kosovo, a été ensuite cadre professeur à l’école Polytechnique avant de commander la compagnie de Béziers (34).

Le colonel Jean-Christophe Sintive (Photo Facebook GGD 33)

Chargé de mission à l’inspection générale de l’administration, il a enchaîné comme chargé de mission à l’IGGN avant d’être en charge de la gestion des officiers à la DGGN. Il a commandé le groupement de la Gironde (33) puis a suivi le centre des hautes études militaires (CHEM).

Emmanuel Valot, sous-directeur de la politique des ressources humaines. Saint-Cyrien, il a commandé le peloton d’intervention de l’escadron de gendarmerie mobile de Roanne (42), la compagnie de Quimper (29) a été instructeur à Polytechnique, et commandé le groupement de l’Eure. Il a aussi servi comme chargé de mission sur le volet “soutien financier” au cabinet du DGGN.

2ème section

Stéphane Daudrix, mission de liaison avec la Police nationale. Il présente la particularité d’être le seul officier de Gendarmerie à avoir été officier de la Police nationale! Il a choisi de bifurquer dans la Gendarmerie par le biais du concours ouvert aux officiers de réserve, ayant effectué son service comme officier, aide de camp du gouverneur militaire de Metz. Il a notamment commandé le groupement du Gers.

Philippe du Hommet, du corps technique et administratif. Secrétaire général adjoint du SGAMI Rhône-Alpes. Il a notamment été chef d’état-major de la Gendarmerie des transports aériens.

François Gaultier, chef de la division de l’appui opérationnel de la région Rhône-Alpes Auvergne. Il a été chef des ressources humaines de la région Auvergne Rhone-Alpes et chef du bureau de la chancellerie à la DGGN.

Alexandre Korsakoff, commandant en second la Gendarmerie d’Alsace et le groupement du Bas-Rhin.

Issu de l’armée de terre, éclaireur de montagne formé à l’EMHM, il a servi au 27 ème BCA comme sergent et a intégré à l’EMIA. A sa sortie, il a servi comme chef de section au regretté 159ème régiment d’infanterie alpine de Briançon avec lequel il a été projeté au Liban au sein du 420 ème détachement de soutien logistique. Il a ensuite encadré des sections d’élèves officiers aux école de Saint-Cyr Coëtquidan (promotion “cadets de Cherchell” et “lieutenant Schaffar”) avant d’entrer en Gendarmerie au grade de capitaine.

Le colonel Korsakoff (Photo Facebook GGD 67)

Il a commandé l’escadron 25/6 de gendarmerie mobile de montagne de Digne puis a retrouvé Briançon comme commandant de la compagnie. Il a ensuite retrouvé les armées comme officier rédacteur à l’état-major des armées avant de commander le groupement des Alpes de Haute-Provence puis d’être cadre professeur à l’École de guerre dont il est breveté. Il a aussi été officier communication en Bretagne.

Eric Vankerrebrouck, attaché de sécurité intérieure en Centrafrique. Il a notamment commandé le groupement II/1 de Gendarmerie mobile de Maisons-Alfort.