Le prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle se concentrera sur la Méditerranée et la mer Noire

Le prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle se concentrera sur la Méditerranée et la mer Noire

 

http://www.opex360.com/2022/01/21/le-prochaine-mission-du-porte-avions-charles-de-gaulle-se-concentrera-sur-la-mediterranee-et-la-mer-noire/


La mission Clemenceau 2022 que s’apprête à mener le groupe aéronaval français [GAN, encore appelé Task Force 473 ou bien encore, et c’est nouveau, « French Carrier Strike Group »] aura un profil particulier par rapport à celles qui ont été conduites durent ces dernières années.

En effet, le porte-avions Charles de Gaulle n’aura pas à traverser le Canal de Suez pour naviguer, avec son escorte, dans l’océan Indien ou dans le golfe Persique… Pas plus qu’il ne se rendra dans l’Atlantique Nord, comme en 2020. Et pour cause : il ne quittera pas la Méditerranée. Et ce n’est pas une surprise, quand on se souvient des propos tenus par le président Macron, le 13 juillet 2020.

« La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s’y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources », avait résumé le locataire de l’Élysée, avant d’en appeler à une « véritable politique européenne pour la Méditerranée ».

Et d’insister : « La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d’autres puissances ».

Lors du point presse du minsitère des Armées, le 20 janvier, l’amiral Gilles Boidevezi, commandant de la zone maritime Méditerranée [CECMED], a rappelé que, au-delà des conflits et des tensions, cette mer, qui ne représente que 1% de la surface des océans, est le lieu de transit de « nombreux flux, tant licites [25% du trafic mondial et 65% de flux énergétiques des pays de l’Union européenne] qu’illicites [migrations, stupéfiants, armes, traite d’êtres humains], ce qui n’est pas sans conséquence(s) sur la sécurité du Vieux Continent.

« La présence française dans la zone s’avère donc nécessaire pour défendre nos intérêts économiques et sécuritaires » ainsi que pour « réaffirmer notre attachement à la liberté de circulation aérienne et maritime comme au respect du droit international », a expliqué l’amiral Boidevezi.

Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera de Toulon au début du mois de février, avec, à son bord, un groupe aérien embarqué [GAé] composé d’une vingtaine de Rafale M F3R des Flotilles 12F et 17F, de deux E-2C Hawkeye de la Flottille 4F et de plusieurs hélicoptères [Dauphin de la 35F et Panther de la 36F]. L’un des quatre NH-90 NFH belges devrait le rejoindre en cours de mission.

D’ailleurs, la composition de son escorte n’est pas figée. Au départ, celle-ci réunira la Frégate multimissions à capacité de défense aérienne renforcée [FREMM DA] « Alsace », récemment admise en service, ainsi que la Frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », la FREMM « Normandie », le pétrolier-ravitailleur « Marne » [avec un hélicoptère Alouette III de la 34F] et un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA].

La présence de ce dernier devant être intermittente, il sera suppléé par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Chypre ou en Crète et un sous-marin grec, dont le type n’a pas été précisé.

Au fil de sa mission, le porte-avions Charles de Gaulle sera aussi rejoint par le « destroyer » américain USS Ross et par la frégate espagnol SPS Juan de Borbon [classe F-100] et une frégate grecque. En outre, des officiers allemands, italiens et canadiens seront insérés au sein de l’état-major du GAN.

Le programme de la mission Clemenceau 2022 sera assez copieux. Il se résume en cinq points : lutter contre le terrorisme, renforcer la capacité autonome française d’appréciation de la situation, affirmer la liberté de navigation, tant maritime qu’aérienne, appuyer l’effort de défense européen, coopérer avec les alliés et partenaires de la France.

Ainsi; le groupe aéronaval sera engagé dans l’opération Chammal [nom de la participation française à l’opération Inherent Resolve dirigée, au Levant, par les États-Unis contre l’État islamique]. Puis, il prendra part à la mission européenne Irini, laquelle consiste à faire appliquer l’embargo sur les armes décidé par les Nations unies à l’égard de la Libye. Il se rendra en mer Adriatique, où des actions de coopération avec des pays de la région, notamment la Croatie, sont prévues.

Toujours au chapitre des coopérations, le GAN se rendra en Grèce puis à Chypre. Et le Charles de Gaulle aura à manœuvrer avec le porte-aéronefs italien Cavour [désormais en mesure d’accueillir des avions F-35B] et un porte-avions américain.

Mais l’une des parties de ce déploiement qui sera sans doute la plus délicate, au regard des tensions avec la Russie, sera la « coopération en mer Noire », où certains « moyens navals et aériens » du GAN se déploieront au début du mois d’avril, pour des exercices avec les forces roumaines.

Pour rappel, lors de son premier déploiement, l’an passé, le groupe aéronaval britannique formé autour du porte-avions HMS Queen Elizabeth avait fait la même chose. Et cela avait donné lieu à un incident ayant opposé le « destroyer » HMS Defender à la marine russe.

À noter, d’ailleurs, que le début de la mission Clemenceau 2022 coïncidera avec des exercices navals russes de grande ampleur, lesquels se tiendront dans toutes les zones d’intérêt de Moscou. La Méditerranée et la mer Noire en font partie.

Photo : Marine nationale

La ministre des Armées à Marignane pour lancer le Guépard et booster la disponibilité

La ministre des Armées à Marignane pour lancer le Guépard et booster la disponibilité


– Forces opérations blog – publié le

La ministre des Armées Florence Parly était de retour vendredi dernier sur le site de Marignane d’Airbus Helicopters. Cette visite, la troisième depuis mai 2019, avait un double enjeu : officialiser le lancement du programme HIL et s’assurer de la poursuite de l’effort en matière de soutien des flottes d’hélicoptères français.

Une commande historique

Moins de trois ans après s’être rendue dans les Bouches-du-Rhône pour annoncer l’accélération du programme HIL, Florence Parly y revenait cette fois pour officialiser « la plus grande commande d’hélicoptères jamais faite de l’histoire des armées françaises ». Le contrat annoncé fin décembre est en effet « historique par son volume », déclarait à son tour le PDG d’Airbus Helicopters.

Au total, la France achète 180 hélicoptères H160 et H160M : 170 Guépard pour les trois Armées, dont un modèle « banc d’essai » pour DGA Essais en vol, et 10 H160 civils modifiés pour la Gendarmerie nationale et financés grâce au plan de soutien aéronautique. Du côté des Armées, une tranche de 30 appareils est d’ores et déjà affermie, dont 21 sont destinés à l’armée de Terre. 

Évalué à 10 Mds€ par le ministère des Armées, le programme HIL assure une quinzaine d’années de visibilité à l’hélicoptériste. À lui seul, il pérennise 2000 emplois dans toute la filière française et soutiendra la création de 400 postes sur le site de Marignane avec des effets concrets dès cette année, essentiellement dans les bureaux d’étude et en ingénierie dans un premier temps.

Poussée par les commandes civiles, la chaîne d’assemblage H160/H160M est aujourd’hui en pleine montée en puissance

La Marine nationale, premier opérateur français du H160

Cette notification est un signal fort de l’engagement du ministère des Armées « pour soutenir notre industrie aéronautique de défense » et « pour rappeler l’importance du besoin pour un hélicoptère interarmées léger, pour lequel le H160M a été sélectionné », insistait Bruno Even.

Poussée par la cinquantaine de commandes civiles, la chaîne d’assemblage H160 est maintenant en plein « ramp up ». Il faudra cependant attendre 2027 pour les premières livraisons de série aux Armées. Elles bénéficieront en premier lieu à l’armée de Terre, dotée à terme de 80 Guépard. Suivront l’Armée de l’Air et de l’Espace en 2029 (40 exemplaires) puis, un an plus tard, la Marine nationale (49 exemplaires).

Si l’armée de Terre est en pointe sur le Guépard, la Marine nationale sera le premier opérateur étatique français du H160. En l’attente du Guépard, elle recevra une flotte intérimaire de six H160 loués auprès du groupe britannique Babcock pour soulager le Caïman Marine lors des opérations de secours en mer. Le premier a réalisé plusieurs vols d’essai et sera livré cette année. Le second est dans la chaîne d’assemblage. Avant livraison, ces appareils transiteront par Babcock pour être modifiés et recevoir plusieurs systèmes de mission, telle qu’une boule optronique Euroflir 410.

Des perspectives à l’export

Cette commande, précédée de peu par l’acquisition de 12 Caracal par les Émirats arabes unis, aura permis à Airbus Helicopters de clôturer 2021 sur les chapeaux de roues et d’aborder la suite avec un carnet de commandes bien rempli.

« L’année 2022 s’annonce sous les meilleurs augures pour Airbus Helicopters », estimait la ministre des Armées en marge de sa visite. L’industriel peut désormais jouer la carte « France » pour appuyer le H160M à l’export. « Son potentiel est immense, nous y croyons fermement », assurait Bruno Even. Ce dernier attend par ailleurs une bonne nouvelle concernant la rénovation à mi-vie de l’hélicoptère Tigre, sujet hautement symbolique pour ce programme de coopération franco-allemand à l’origine de la création d’Eurocopter, il y a pile 30 ans.

Le partenaire allemand s’est pour l’instant désengagé de l’avenir du Tigre mais, pour Bruno Even, le prochain objectif reste bien de « lancer la nouvelle version de cet appareil au standard Mk 3 avec la France et l’Espagne, tout en espérant convaincre l’Allemagne ». Bientôt notifié, le marché Tigre Mk3 est estimé à plus de 4 Mds€ pour la modernisation de 18 Tigre HAD espagnols et de 67 Tigre HAD français. Côté allemand, il ne faut pas attendre de réponse définitive avant la mi-2022 « au plus tôt », selon un rapport de la Défense allemande publié hier matin.

Une maquette 1:1 du H160M présentée vendredi dernier à Marignane. Le pod HMP400 est l’un des armements retenus pour la variante “Terre” du Guépard.

Le système de soutien intégré nativement

« Il est important que la maintenance soit prise en compte dès le lancement des programmes. Les aéronefs les plus faciles à soutenir sont ceux dont le soutien a été pris en compte dès la conception », soulignait début janvier la directrice de la maintenance aéronautique (DMAé), l’ingénieure générale hors classe (IGHCA) Monique Legrand-Larroche.

De ce futur Guépard, Florence Parly en attend « une bien plus grande disponibilité à un moindre coût ». Message reçu. Airbus Helicopters « a intégré d’emblée le contrat de maintien en conditions opérationnelles ». Le développement Ce contrat conclu pour 10 ans permet de responsabiliser l’industriel sur un engagement dans la durée.

En remplaçant cinq types d’hélicoptères par une plateforme unique dérivée d’un modèle civil, les Guépard sont fondé sur « deux facteurs qui contribueront à une standardisation de leur soutien et à l’amélioration globale de la disponibilité des hélicoptères des forces françaises », soulignait Bruno Even.

Hormis les plateformes, Airbus Helicopters livrera ainsi un système de soutien intégré dès les premières phases de conception du Guépard. Ce système sera testé tout au long du développement « de manière à garantir une maturité élevée de l’appareil dès son entrée en service ». Il bénéficiera aussi des retours d’expérience issus de la flotte intérimaire de la Marine nationale.

Des contrats verticalisés qui commencent à payer

Développer et produire des hélicoptères est une chose, mais « encore faut-il les entretenir pour pouvoir les faire voler ! », rappelait dans un second temps la ministre des Armées. Celle-ci a lancé en 2017 un plan de refonte du MCO aéronautique « fondé sur le constat que moins de la moitié de nos aéronefs, tous types confondus, étaient capables de voler ». Quatre ans plus tard, elle est « venue constater (…) à la fois les premiers effets, qui sont encourageants (…), et partager, comme on le fait toujours, ce qui va moins bien et voir comment nous pouvions remédier à cette situation ».

Florence Parly a fait du soutien « un enjeu fort pour lesquels les contrats de verticalisation lancés dans le cadre de la transformation du MCO aéronautique commencent à porter leurs fruits » grâce au « travail considérable réalisé ces quatre dernières années ».

Le contrat CHELEM (Contrat pour les HElicoptères Lourds et de Manoeuvre)  par exemple, notifié en novembre 2019 pour les flottes de Cougar, Caracal et Super Puma, a permis de faire passer la disponibilité « de 25% à 40% en 2021 ». Idem pour le Tigre, dont la disponibilité a grimpé de 25% en 2017 à 35% en 2021, voire à « plus de 40% sur les derniers mois de l’année 2021 ». 

La DTO des Caïman dans le viseur ministériel

Si la refonte du MCO livre de premiers résultats encourageants, « le combat de la remontée du taux de disponibilité de nos appareils est un combat quotidien, et il faut le poursuivre. Il y a notamment une flotte où tant reste à faire : c’est celle du NH90 Caïman, qui est indispensable aux missions de la Marine nationale », complétait Florence Parly.

Seuls sept des 27 Caïman Marine sont aujourd’hui en capacité de voler. « J’attends donc de meilleurs résultats sur la disponibilité de cet hélicoptère et je continuerai à être très attentive à vos efforts en ce sens. Il en va de notre capacité à agir, mais aussi de l’image d’Airbus Helicopters dans un environnement que nous savons tous très concurrentiel », soulignait Florence Parly.

La situation « n’est pas acceptable » pour le PDG d’Airbus Helicopters, qui a « bien conscience, et vous l’avez rappelé ce matin de manière très claire et très ferme, que nous avons encore du travail à faire (…) et en particulier pour la version Marine du Caïman ». Pour franchir l’écueil, l’hélicoptériste a mis en place un plan d’action à court, moyen et long termes engagé dès 2022. « On voit déjà sur ce début d’année 2022 par rapport à l’automne, une légère amélioration. Ce n’est pas suffisant, il faut qu’on continue », expliquait le patron d’Airbus Helicopters.

Bruno Even a assuré la ministre des Armées de l’« engagement total » de ses équipes. Le plan de transformation lancé par NHIndustries, pilote du programme NH90, les actions de soutien et la collaboration instaurée avec le SIAé et la Marine Nationale « contribueront fortement à l’amélioration des performances dès 2022. (…) C’est notre engagement le plus ferme », concluait le PDG.

Le ministère des Armées a notifié la commande de 169 hélicoptères Guépard à Airbus Helicopters

Le ministère des Armées a notifié la commande de 169 hélicoptères Guépard à Airbus Helicopters

 

 


En 2019, la ministre des Armées, Florence Parly, avait décidé d’accélérer d’un an le programme d’hélicoptère interarmées léger [HIL] « Guépard » par rapport à ce qui avait été prévu par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 afin que les premiers des 169 exemplaires devant être commandés fussent livrés aux forces à partir de 2026.

L’objectif était alors de hâter le retrait des appareils les plus anciens [Alouette III, Fennec, Dauphin, Panther et Gazelle] afin de réaliser d’importantes économies en matière de Maintien en condition opérationnelle [MCO]. En contrepartie, Airbus Helicopters devait accorder des facilités de paiement, en misant sur le fait que la mise en service du Guépard au sein des forces françaises en faciliterait son exportation.

Depuis, la crise liée à la pandémie de covid-19 étant passée par là, on ignore si cet accord est toujours d’actualité… En tout cas, ce 22 décembre, le ministère des Armées a annoncé qu’il venait de notifier le contrat d’acquisition et de soutien de 169 hélicoptères à Airbus Helicopters.

Dans le détail, cette commande de 169 Guépard – dont les 30 premiers en tranche ferme – s’inscrit dans le cadre d’un marché global évalué à 10 milliards d’euros. Celui-ci comprend le développement et la livraison des appareils, la fourniture du système de soutien et de formation ainsi que le MCO pendant dix ans.

Le ministère des Armées précise que ce contrat prend également en compte la commande de dix hélicoptères H160 [dont est dérivé le Guépard, ndlr] pour la Gendarmerie nationale pour 200 millions d’euros, comme annoncé lors de la présentation du plan de soutien à l’industrie aéronautique, en juin 2020. En outre, il est aussi question pour Airbus Helicopters de livrer à la DGA « Essais en vol » un H160 « banc d’essais » afin d’assurer les « essais en vol de mise au point, de qualification des équipements et des futurs systèmes d’armes ».

« En assurant le remplacement progressif de 5 types d’appareils différents dont certains sont en service depuis plus de 40 ans, le Guépard fournira à nos armées les moyens de mener de manière plus efficace leurs missions pour les 40 prochaines années. Ce programme pérennise les savoir-faire et les emplois d’Airbus Helicopters, leader européen des hélicoptères civils et militaires », a fait valoir Mme Parly.

 

L’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] recevra 80 exemplaires du Guépard, qu’elle utilisera pour des missions de reconnaissance armées, d’infiltration de forces spéciales, d’appui-feu et d’appui au commandement. La Marine nationale disposera de 49 appareils pour le combat aéromaritime, la protection et le soutien de la force navale, les opérations spéciales et l’action de l’État en mer. Enfin, l’armée de l’Air & de l’Espace emploiera ses 40 nouveaux hélicoptères pour la surveillance et la défense de l’espace aérien [mission MASA], la recherche et le sauvetage et le renseignement.

Selon le ministère des Armées, les premiers Guépard seront livrés en 2027 tandis que les travaux de développement dureront jusqu’en 2029. Et, a-t-il souligné, cette commande « va sécuriser l’activité du site d’Airbus Helicopters à Marignane durant les 15 années à venir. « C’est un programme qui irriguera toute la filière aéronautique française, notamment ses PME sur l’ensemble du territoire avec 80% des fournisseurs des pièces du H160 installés en France, principalement dans le sud. Au total, plus de 2 000 emplois seront durablement localisés en France par le Guépard et ses dérivés à l’export ».

Pour rappel, biturbine, d’une masse de 5,5 à 6 tonnes, le Guépard pourra voler à la vitesse de 180 nœuds, tout en étant nettement plus silencieux que les appareils qu’il remplacera. Concentrant pas moins de 68 innovations et devant être doté de liaisons de données tactiques, de nouveaux radars et autres capteurs optroniques, il sera ravitaillable en en vol. Côté armement, si rien n’a été définitivement décidé, il devrait être équipé d’un canon de 20 mm, de deux mitrailleuses [de sabord et axiale] et de roquettes guidées.

La Marine nationale ne dispose que de 4 hélicoptères NH-90 Caïman disponibles sur… 27

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