Le général Laurent Michon désigné pour prendre le commandement de la force Barkhane

Le général Laurent Michon désigné pour prendre le commandement de la force Barkhane

 

 


Le général Thierry Burkhard nouveau CEMA

Le général Thierry Burkhard nouveau CEMA


Le Mamouth – Publié le 13 juin 2021

https://lemamouth.blogspot.com/2021/06/le-general-thierry-burkhard-nouveau-cema.html


Un communiqué de la minarm confirme à l’instant la nomination du général Thierry Burkhard comme CEMA. Il succèdera “après le 14 juillet” au général François Lecointre, qui aura servi quatre ans à ce poste.

Cette succession était attendue depuis plusieurs mois, même si, comme à chaque fois, celui qui choisit, le présidence de la République et chef des armées, n’avait évidemment pas livré d’indices sur son choix final. A ce stade, on ignore qui lui succèdera à la tête de l’armée de terre, parmi une liste de noms qui comptait aussi aussi bien à l’origine des légionnaires que des marsouins (la piste semble-t-il la plus sérieuse). C’est aussi un marsouin qui deviendra cet été son porte-parole. Le sous-chef opérations de l’EMA pourrait également changer. Autant d’éléments qui vont accélérer les rotations de postes, notamment dans l’armée de terre.

Le général Burkhard (57 ans le 30 juillet prochain) connaît bien l’EMA, notamment son domaine opérationnel : il a servi à trois reprises au CPCO, comme officier de quart (1996-2000) après son début de carrière au 2e REP puis au sein du J3 Europe (2004-2007). Il est ensuite adjoint au conseiller communication du CEMA (2007-2008) avant de prendre le commandement de la 13e DBLE. Son régiment est alors engagé aux frontières du pays, en soutien des forces djiboutiennes.

A l’issue, il revient à l’EMACOM plutôt que de passer par la case CHEM (il est sans doute un des premiers sinon le premier CEMA à ne pas en être issu) et inaugure un style inédit dans la présentation des briefings opérationnels hebdomadaires. Il fait prendre une nouvelle dimension à la communication opérationnelle qui devient incontournable dans les rapports avec les média. La France est alors engagée en Afghanistan, puis au Sahel, avec une montée en puissance des théâtres intérieurs (Guyane, participation à la lutte contre le terrorisme). La communication opérationnelle (dont ceux qui la font sur les théâtres) et les médias sont “essentiels” aux opérations modernes, comme il rappelait encore en décernant le prix Schoendoerffer, jeudi soir.

Thierry Burkhard décroche ses étoiles en 2014, un an après avoir été promu conseiller au coordinateur national au renseignement. Il revient à nouveau au CPCO à l’issue, comme chef conduite (2015) puis chef, pour un an (2017). Inspecteur de l’armée de terre une année, il devient CEMAT à la suite du général Jean-Pierre Bosser. Il y imprime sa marque d’un entraînement plus dur et réaliste, dans une vision stratégique sans doute pensée durant son année d’IAT (si ce n’est avant) mais qui sort finalement à l’été 2020. Mais il lance aussi une prise en compte des champs informationnels qui débouchera sur une expérimentation mené en 2022 par la 11e BP afin de doter à terme tous les régiments de l’armée de terre d’un trio de spécialistes équipés et formés.

Une des rares certitudes de la période à venir est que le désengagement de Barkhane constituera une manoeuvre délicate, comme tout phase de ce type (1). Une cinquième attaque à l’IED en Côte d’Ivoire (la première meurtrière sur les militaires locaux), hier soir, à la frontière avec le Burkina Faso rappelle les dangers de cette zone, qu’emprunteront les convois du désengagement.

Ce dernier permettra aussi de faire reconditionner un certain nombre de matériels (jusqu’à quand?) placés sous pression depuis plus de vingt ans, comme les hélicoptères, les avions de transport. Les personnels aussi : la mécanique de Barkhane, bien huilée, modèle néanmoins en profondeur le principal contributeur (l’armée de terre). 

Les moyens et personnels épargnés pourront ainsi être mobilisés dans la préparation à la haute intensité, une posture qui se décline dans les trois éléments, y peut-être compris, demain, dans l’espace. 

Mes infops et photos sur le twitter @defense137.

(1) et sans doute du fait de très fortes élongations, d’un maintien d’éléments français sur place (alors qu’en 2012, en Afghanistan, la France a tout démontré) et d’une volonté des deux principaux groupes adverses de continuer à marquer des points contre Barkhane.

Le général Lecointre va quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées

Le général Lecointre va quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées

http://www.opex360.com/2021/06/13/le-general-lecointre-va-quitter-ses-fonctions-de-chef-detat-major-des-armees/


Mercato des généraux : ça se complique…

Mercato des généraux : ça se complique…

par Jean-Dominique Merchet – Secret Défense – publué le 10 mars 2021

https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/mercato-generaux-ca-se-complique-238733

Le général (air) Autellet devrait être nommé major général des armées.

Nous l’évoquions dans un notre précédent post sur le sort du chef d’état-major des armées (cema), le général François Lecointre : « Un nouvel épisode ne peut donc pas être totalement exclu… » Il semblerait que ce soit le cas. Selon deux sources différentes, la nomination d’un nouveau Cema n’est plus exclue…

Tentons d’y voir clair. Depuis le départ, en février, de l’amiral Jean Casabianca (qui a rejoint EDF) : il n’y a plus de numéro deux à l’EMA, au poste de Major général des armées. Il y a donc une certaine urgence à le remplacer.

Selon toute vraisemblance, ce poste, essentiel dans la mécanique interne des armées, pourrait revenir au général Eric Autellet, un aviateur, actuellement Major général de l’armée de l’air. Dans ce cas et selon une tradition bien établie, le poste de Cema doit être attribué à une autre couleur, soit un terrien (comme le général Lecointre, en poste), soir un marin.

Or, le candidat le plus probable pour la succession du CEMA est le général Thierry Burkhard, chef d’état-major de l’armée de terre. D’avis général (et partagé par l’auteur de ce blog), c’est l’un des officiers les plus remarquables de sa génération. Issu de la Légion étrangère, il a une grande expérience des opérations, à la tête du CPCO. Mais aussi de la communication et du politico-militaire. Il a été en poste à l’Elysée, à la coordination nationale du renseignement. A l’Elysée, il a notamment croisé un certain Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint.

On vient d’apprendre que jeudi, le président de la République se rendra en Occitanie, pour une visite à dominante militaire, à Toulouse, sur la stratégie spatiale et à Saint-Gauderic, pour la Légion étrangère. L’occasion de décisions ou d’annonces ? On verra.

Quoi qu’il en soit, les aviateurs continuent à se sentir exclus des deux grands postes de responsabilité : chef d’état-major des armées (Cema) et chef d’état-major particulier du président de la République (Cemp), comme nous le pointions déjà en aout dernier. Depuis une génération, aucun aviateur n’a occupé l’un de ses postes : 1989 pour Cemp avec le général Fleury et 1998 pour Cema, avec le général Douin.

L’actuel chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, Philippe Lavigne est évidemment sur les rangs pour succèder comme Cema au général Lecointre, dont il a été chef de cabinet jusqu’en 2018.

On est là et, comme on le disait au début de ce post : « un nouvel épisode ne peut donc pas être totalement exclu… »

La nomination du général Lloyd Austin à la tête du Pentagone par M. Biden va se heurter à un écueil législatif

La nomination du général Lloyd Austin à la tête du Pentagone par M. Biden va se heurter à un écueil législatif

http://www.opex360.com/2020/12/08/la-nomination-du-general-lloyd-austin-a-la-tete-du-pentagone-par-m-biden-va-se-heurter-a-un-ecueil-legislatif/