Qui sont les généraux de Gendarmerie du cru 2023 ?

Qui sont les généraux de Gendarmerie du cru 2023 ?


Les généraux 2023 (Montage LVDG)

 

La liste d’aptitude des généraux de Gendarmerie est désormais connue. 16 généraux de brigade de Gendarmerie obtiennent une troisième étoile dont 14 en première section (comme en 2022). Comme en 2022, 25 colonels seront nommés généraux en 2023, dont 24 en 1ère section.

Une septième femme, la colonelle Nelly Jegaden, en poste à l’état-major de la région Hauts-de-France à Lille, et ancienne commandante de la section de recherches de la Gendarmerie de l’air, accède aux étoiles. Elle est la troisième sous-officière après Anne Fougerat et Frédérique Nourdin à être nommée générale.

La liste d’aptitude est une proposition de noms mais, concrètement, ils ne sont nommés qu’en conseil des ministres. Il arrive comme en 2021 que des colonels, non inscrits sur la liste d’aptitude, soient nommés en cours d’année.

Généraux de division

1ère section

Les généraux de brigade

Ronan de Lorgeril : chargé de mission à la direction générale. Après avoir commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Marne, il a été commandant adjoint de la région de Gendarmerie Grand-Est, chargé de mission à l’inspection générale de la Gendarmerie nationale.

Marc de Tarlé : commandant l’OCLDI, office central de lutte contre la délinquance itinérante, ancien adjoint au sous-directeur de la police judiciaire, chef du bureau des affaires criminelles et commandant de la section de recherches d’Orléans. Il est un des rares généraux de Gendarmerie issu de l’École navale. Ce bordache a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Sélestat (Bas-Rhin) et la compagnie de Lorient.

Jacques Diacono : chef de la division des enquêtes internes à l’IGGN. Ancien chef de l’OCLAESP, l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ce Saint-Cyrien a notamment commandé la section de recherches de Marseille.

Le général Bertrand François (Photo Facebook école de Gendarmerie de Dijon)

Bertrand François : chef de la mission sûreté de la Gendarmerie nationale. Il a été adjoint à la direction de la coopération internationale (DCI) et a été le premier commandant de l’école de Gendarmerie de Dijon. Il a commandé le groupement de la Haute-Savoie.

Le général Jean-Pierre Gesnot (Photo Facebook GTA)

Jean-Pierre Gesnot : adjoint au directeur des personnels militaires de la Gendarmerie, ancien commandant de la Gendarmerie des transports aériens et chef du bureau personnel officier (PO), il a commandé le groupement de gendarmerie départementale de Seine-Maritime (76). Issu du recrutement officier de réserve de Gendarmerie, il a été commandant de peloton à l’EGM 13/9 de Calais, a commandé l’EGM 32/1 d’Aubervilliers et la compagnie de Louhans (71).

Le général Gosset (Photo LVDG)

Eric Gosset : adjoint au commandant de la région SUD et de la zone de Gendarmerie sud, cet ancien commandant de la Gendarmerie prévôtale, du groupement de gendarmerie départementale de Corse-du-Sud et de la section de recherches de Paris a aussi été chef d’état-major de l’inspecteur général des armées Gendarmerie.

Laurent Le Gentil : commandant en second la Gendarmerie des Pays de Loire. Ancien sous-directeur de la gestion du personnel, ce Saint-Cyrien a commandé le groupement d’Ille-et-Vilaine et la compagnie de Saint-Martin en Guadeloupe.

Le général Luchez alors colonel en Martinique (Photo Facebook Gendarmerie Martinique)

Dominique Luchez : chef de la division des signalements et de la déontologie de l’IGGN, ancien commandant de la Gendarmerie de Martinique. Ce mosellan a commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Moselle, a été chef du département sous-officiers à la DGGN et a été à la tête du 2 e puis du 1 er groupement d’élèves-officiers à l’EOGN.

Il a commencé comme commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile de Besançon, puis commandant de l’EGM de Nîmes avant de prendre la tête de la compagnie de Nancy.

Emmanuel Miglierina : sous directeur Europe à la direction de la coopération internationale. Attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France à Rome, ce Saint-Cyrien parlant parfaitement l’Italien a commandé la Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, le groupement de gendarmerie départementale de l’Eure et la compagnie de Menton (06).

Le général Laurent Phelip (Photo archives LVDG)

Laurent Phelip : directeur du commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire (Cossen). Ce Lyonnais, Saint-Cyrien, a notamment commandé le GIGN où il a servi à plusieurs reprises et le groupement des Bouches-du-Rhône (13). Il a commencé comme commandant de peloton à l’EGM de Baccarat avant de rejoindre le GIGN à. Il a ensuite commandé la compagnie d’Avignon. Il a aussi servi au cabinet du ministre de la Défense et a été chef du bureau de la Défense et de la sécurité nationale à la DGGN.

Le général Pierre Poty (Photo Facebook Gendarmerie de la Réunion)

 

Pierre Poty : commandant la Gendarmerie de la Réunion, ancien commandant en second de la Gendarmerie de Guyane et adjoint au sous directeur de l’anticipation opérationnelle. Celui qui est l’un des rares à arborer sur sa tenue le galon de caporal d’honneur de la Légion étrangère, a commandé le groupement du Gard et la section de recherches de Rennes. Issu du recrutement officier de réserve (armée de Terre), il a commencé comme commandant de peloton à l’EGM d’Aurillac, a commandé l’EGM 13/9 de Calais, la compagnie de Corte (2B), et a été chef de la section terrorisme indépendantisme au bureau de la lutte anti terroriste de la DGGN.

Le général Yann Trehin (Photo Facebook GGD38)

Yann Trehin : commandant le groupement de Gendarmerie de l’Isère après avoir été adjoint commandement à la région Centre-Val de Loire et commandant du groupement de la Charente. Saint-Cyrien, il a été aussi officier communication à la DICOD.

Le général Villeminey (Photo Gendarmerie Corse)

Jean-Luc Villeminey : commandant de la Gendarmerie de Corse, commandant le groupement de Corse du sud, ancien sous-directeur de l’emploi des forces. (SDEF) et ancien commandant du groupement de l’Isère. Saint-Cyrien âgé de 50 ans, a commencé comme commandant le peloton d’intervention de l’EGM 22/8 de Belfort avant d’être officier instructeur à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il a ensuite commandé la compagnie de Palaiseau (78) . Il a été aussi adjoint au chef du bureau des affaires réservées du cabinet du DGGN, chef de la section du haut encadrement du bureau du personnel officier à la DPMGN et adjoint au chef du bureau du personnel officier.

2ème section

Les généraux de brigade

Philippe Durand
Le général Philippe Durand (Photo Facebook ESOG Montluçon )

Philippe Durand : adjoint à la direction de la coopération internationale de sécurité, ancien commandant de l’école de Montluçon, ancien adjoint au directeur du CHEMI.

Rémond
Le général Didier Rémond

Didier Rémond : chef du département de la sécurité nucléaire au ministère de la transition écologique, ancien commandant en second du service de la Transformation de la Gendarmerie. Didier Rémond a commencé comme sous-officier.

Général de brigade

1ère section

Les colonels

Lucien Barth : commandant en second la Gendarmerie de Corse, ancien commandant en second de la Gendarmerie de Martinique, ancien commandant du groupement de la Nièvre.

Le colonel Bisognin (Photo Facebook GGD 62)

Jérôme Bisognin : conseiller pour les affaires intérieures au SGDSN, secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, ancien commandant du groupement du Pas-de-Calais. Il a aussi commandé un groupement d’instruction à l’EOGN et a été chef de l’unité de coordination de la lutte contre l’insécurité routière.

Antoine Breart de Boisanger : Chargé de mission Jeux Olympiques et Grands Événements et précédemment adjoint au commandant du CNO, le centre national des opérations. Cet ancien commandant du groupement de la Dordogne, de la compagnie de Montpellier et d’un escadron du GBGM où il a été chef d’état-major adjoint, a été sous-directeur adjoint de la défense, de l’ordre public et de la protection et attaché de sécurité intérieure pour les ambassades de France Afghanistan Turkménistan et Tadjikistan. Il est issu du recrutement officier des armées (OA), et a été chef de section dans le Génie à Charleville-Mézières.

Le colonel Quentin de Bennetot (Photo Facebook groupement d’Indre-et-Loire)

Quentin Cotton de Bennetot : officier à la cellule anticipation stratégique et orientation du cabinet du major général des armées, ancien commandant en second du GIGN et du groupement d’Indre-et-Loire. Saint cyrien, il a été aussi commandant en second du groupement de Loire-Atlantique et attaché de sécurité intérieure en Turquie. Il a commencé comme commandant de peloton d’intervention en gendarmerie mobile avant d’intégrer le GIGN où il a passé dix ans avant d’y revenir comme commandant en second. Le colonel Cotton de Bennetot va intégrer le cercle très restreint des généraux chuteurs opérationnels, les généraux Olivier Kim, Hubert Bonneau et Lionel Lavergne.

Charles Dudognon : commandant en second du COMSOPGN, commandant du soutien opérationnel de la Gendarmerie. Il a notamment commandé le groupement de la Mayenne. Issu du recrutement officier de réserve de l’armée de Terre, il a été commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile d’Amiens et a commandé la compagnie d’Elbeuf (76).

Stéphane Fauvelet : officier adjoint commandant au commandant de la région de Gendarmerie Pays de Loire à Nantes depuis l’été 2022. Il était auparavant chef de la division formation du centre national d’entraînement des forces de Gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier. Ancien commandant de groupement de gendarmerie mobile, il est un pilier de Saint-Astier où il a commandé le département rétablissement de l’ordre.

Photo LVDG

Rudy Gaspard : commandant du groupement de la Gendarmerie départementale de l’Ain, ancien chargé de mission au sein de la division des audits internes et des études de l’IGGN après avoir commandé le groupement de gendarmerie départementale du Cher. Saint-cyrien, il est issu du recrutement officier des armes et a commencé dans l’armée de Terre comme chef de section au 2e régiment du génie de Metz et dans la Gendarmerie comme commandant de l’escadron de gendarmerie mobile de Toulouse avant de commander la compagnie de Nîmes. 

Le colonel Guisset (Photo Facebook Gendarmerie de l’Aude)

Philippe Guisset : chef de la division des opérations de la région de Gendarmerie Sud à Marseille. Il a commandé le groupement de l’Aude (11) et la Gendarmerie de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il aussi été officier communication à Bordeaux.

François Heulard : commandant l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie (IRCGN). Il a commandé la section de recherches de Dijon (21), la compagnie de Metz et le peloton d’intervention de l’escadron de gendarmerie mobile de Thionville. Véritable “expert”, il a été chef du département environnement-incendies-explosifs et de la Division criminalistique physique et chimie de l’IRCGN.

Guillaume Jacquet : commandant de l’école de Gendarmerie de Fontainebleau. Il a commandé (comme son père) le groupement de gendarmerie départementale des Deux-Sèvres.

La colonelleNelly Jegaden (Photo DC/LVDG)

Nelly Jegaden : adjointe police judiciaire zonale au commandant de la région de Gendarmerie des Hauts-de-France. Ancienne commandante de la section de recherches de la Gendarmerie de l’air et première femme commandante de section de recherches, Nelly Jegaden a commencé son parcours comme sous-officier à la brigade de Perros-Guirec après sa formation à Montluçon. Elle a un parcours atypique entre la police judiciaire – section de recherches de Lille, bureau PJ à Metz, formation à la PJ à l’EOGN, bureau enquêtes PJ de l’IGGN – et le régiment … cavalerie ! Cavalière émérite (galop 7), Nelly Jegaden a été la 1ère femme officier au régiment de cavalerie, où elle a été officier adjoint organisation emploi au centre d’instruction en charge des équipes sportives.

Le colonel Stéphane Lacroix (Photo Facebook Gendarmerie du Gard)

 

 

Stéphane Lacroix : attaché de sécurité intérieure au Qatar. Il a commandé le groupement de gendarmerie départementale du Gard après avoir été chef du bureau Afrique du Nord – Moyen-Orient à direction de la coopération Internationale (DCI) et conseiller technique du directeur de la Police fédérale irakienne.

Le colonel Bruno Makary (Photo Facebook Gendarmerie Charente-Maritime)

Bruno Makary : sous-directeur de la gestion du personnel à la DPMGN. Il a commandé le groupement de gendarmerie departementale de la Charente-Maritime, la compagnie des Îles du Vent en Polynésie et le peloton d’intervention de l’EGM 41/3 d’Orléans. Il est issu du recrutement officier de réserve et a servi dans l’armée de Terre au régiment de livraison par air et au 2ème régiment du Génie.

Le colonel Bertin Malhet lors de sa prise de commandement au CNEFG (Photo Facebook CNEFG)

 

 

 

 

Bertin Malhet : commandant du CNEFG, centre national d’entraînement des forces de Gendarmerie. Il a commandé le groupement de gendarmerie départementale du Pas-de-Calais et l’escadron départemental de sécurité routière de l’Oise. Ce spécialiste du maintien de l’ordre a été à la tête du groupement de gendarmerie mobile IV/7 de Dijon, de l’EGM de Joué-les-Tours et a été commandant de peloton à l’EGM de Blois. Issu du recrutement officier de réserve, il a été ORSA au 2e régiment de Hussards, comme commandant de peloton de reconnaissance blindée, de peloton antichar, et de peloton de recherche humaine en profondeur.

Le colonel Philippe Mirabaud lors de sa prise de commandement de la GTA (Photo A/C Cabaret GTA)

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Mirabaud : commandant la Gendarmerie des transports aériens (GTA), ancien conseiller Gendarmerie et technologie et numérique du ministre de l’Intérieur et ancien commandant du groupement du Nord. Polytechnicien, fils du préfet Pierre Mirabaud, qui a été notamment délégué à l’Aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar), le colonel Mirabaud a commencé sa carrière comme chef de section au 1er régiment d’infanterie. Il a commandé la compagnie de Rambouillet mais est surtout un scientifique diplômé de Télécom Paris. Il a été chef de projet télécoms à la DGGN, responsable de la stratégie de transformation pour les réseaux télécoms et les centres informatiques et chargé de mission cyber sécurité et numérique au cabinet du DGGN.

Le colonel Monguillon (Photo Facebook Gendarmerie de la Marne)

Dominique Monguillon : commandant du groupement I/V de gendarmerie mobile de Sathonay-Camp (69). Ancien commandant en second du commandement des réserves de la Gendarmerie et ancien commandant du groupement de gendarmerie mobile III/7 de Reims.

 

José-Manuel Montull : commandant la division renseignements de l’office anti stupéfiants (OFAST). Il a notamment commandé les sections de recherches de Bordeaux et de Pau et la compagnie de Compiègne.

Le colonel Munoz (Photo Gendarmerie de Vaucluse)

 

 

 

 

 

 

 

Salvador Munoz : sous-directeur adjoint de l’organisation et des effectifs, ancien commandant du groupement de Vaucluse. Ancien sous-officier, il a été lieutenant à Gex (01) et a commandé la compagnie d’Epinal (88). Il a aussi été chef du détachement Gendarmerie au centre de coopération policier et douanier d’Hendaye.

Le colonel Payrar (Photo Linkedin)

 

 

 

 

 

Marc Payrar : adjoint au haut fonctionnaire de défense au ministère de l’écologie. Il a notamment commandé le groupement de la Vendée. Il a aussi été chef de détachement au Sahel pendant 8 mois. Saint-Cyrien, il a commencé son parcours dans l’armée de Terre en tant que chef de section dans l’infanterie et a notamment servi au 9ème RiMa et au 110 ème RI à Donaueschingen en Allemagne puis comme officier de renseignement à l’OTAN. Il a commandé la compagnie de de Gendarmerie de Paris puis celle de Strasbourg et a été adjoint à l’attaché de sécurité intérieure à Londres.

Le colonel Christophe Perret (Photo Facebook Gendarmerie de la Haute-Marne)

 

 

 

 

 

 

Christophe Perret :sous-directeur de l’action internationale à la direction des affaires européennes et internationales du ministère de l’Intérieur. Saint-Cyrien, il a commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Marne et la compagnie de Trévoux (01). Il a été adjoint au chef du bureau des affaires criminelles de la DGGN et attaché de sécurité intérieure à Tunis (Tunisie). Il a commencé sa carrière comme commandant de peloton au sein de l’escadron de gendarmerie mobile d’Aubervilliers (93). Il a servi en Bosnie pendant onze mois au sein des Nations Unies.

Le colonel Gonzague Arnaud Prouvost (Photo Facebook Gendarmerie Indre-et-Loire)

Gonzague-Arnaud Prouvost : chef du département personnel officier (BPO) à la DGGN, ancien commandant du groupement d’Indre-et-Loire à Tours. Saint-Cyrien, il a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Marmande et la compagnie d’Etampes (91).Il a aussi été chef du bureau Amérique à la direction de la coopération internationale.

Le colonel Rollin (Photo Gendarmerie du Nord)

 

 

 

 

 

 

Lionel Rollin : commandant le groupement de gendarmerie départementale du Nord. Il a dirigé l’unité de coordination des forces mobiles (UCFM) au ministère de l’Intérieur, commandé le groupement de gendarmerie mobile de Rennes, a été commandant en second du 1er régiment d’infanterie de la Garde républicaine et a commandé la compagnie de Nancy ainsi que l’escadron de gendarmerie mobile de Nîmes. Issu de l’armée de Terre, ce saint-cyrien a été instructeur à l’école des sous-officiers d’active de Saint-Maixent et chef de section dans les transmissions à Nancy.

Christophe Vercellone : sous-directeur de l’architecture et des infrastructures techniques à la direction numérique du ministère de l’Intérieur. Il a notamment commandé le groupement de gendarmerie départementale des Pyrénées-Atlantiques et la compagnie de Lorient.

Le colonel Jean-François Voillot le jour de sa prise de commandement (Photo Facebook GGM II/1)

 

 

 

 

 

 

Jean-François Voillot : commandant du groupement de gendarmerie mobile II/1 de Maisons-Alfort où il a succédé au général Richard Caminade, il a été chef d’état-major du commandement de la Gendarmerie d’outre-mer et chef du groupement tactique (GTG) de gendarmerie mobile de Guyane. Il a été également pendant deux ans adjoint au chef de la composante police de l’opération MINUSMA au Mali. Issu de l’école de l’air, il a commandé un peloton de gendarmerie mobile à Marseille, la compagnie de Gassin Saint-Tropez, a été chef de département balistique et chef de l’unité nationale d’identification et d’investigation de l’IRCGN.

2ème section

André Gachié : chef de division à la région de Gendarmerie sud à Marseille, ancien commandant du groupement de l’Aube (10).

Deux militaires français font partie de la nouvelle promotion des spationautes européens [MàJ]

Deux militaires français font partie de la nouvelle promotion des spationautes européens [MàJ]

http://www.opex360.com/2022/11/23/deux-militaires-francais-font-partie-de-la-nouvelle-promotion-des-spationautes-europeens/


 

Ce budget de l’ESA servira à financer notamment plusieurs programmes d’exploration spatiale [2,7 milliards] et d’observation de la terre [également 2,7 milliards] ainsi que les lanceurs spatiaux Ariane 6 et Vega-C.

Par ailleurs, l’ESA a profité de l’occasion pour dévoiler la liste de ses futurs spationautes, sélectionnés parmi plus de 2000 candidats. Au total, dix-sept titulaires avec onze remplaçants formeront cette nouvelle promotion. Celle-ci comptera un « parastronautre », en la personne du britannique John McFall. Ce sportif accompli, amputé d’une jambe à l’âge de 19 ans, a fait de brillantes études de médecine, lesquelles vont désormais lui ouvrir la voie des étoiles.

La France est le pays qui a présenté le plus de volontaires. Et sur les 7087 aspirants spationnautes ayant soumis leur candidature, Mme le lieutenant-colonel Sophie Adenot a été désignée par l’ESA. Cette militaire n’est pas une inconnue : en 2018, elle fut la première femme française à devenir pilote d’essais d’hélicoptères au sein de la Direction générale de l’armement [DGA] « Essais en vol ».

Diplômée de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace, Sophie Adenot entama une carrière au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace [AAE] en qualité de pilote d’hélicoptères. Un temps affectée à l’escadron 01.067 « Pyrénées », avec lequel elle effectua une centaine de missions en Afghanistan aux commandes d’un EC-725 Caracal, elle fut ensuite mutée à l’ET60 de Villacoublay pour piloter un Super Puma.

Puis, marchant sur les traces de Jacqueline Auriol, Sophie Adenot réussit le concours de l’École du personnel navigant d’essais et de réception [EPNER], en 2017. Et elle obtint son brevet de pilote d’essais d’hélicoptères au Royaume-Uni à l’Empire Test Pilots’ School de Boscombe Down, ce qui lui permit de voler à bord de l’Agusta A109, de la Gazelle, de l’AH-64 Apache ou encore du Bell 412.

« C’est une fierté que la prochaine astronaute française soit issue du rang de l’armée de l’Air et de l’Espace, ce qui constitue une reconnaissance de l’excellence de la formation au sein des armées, excellence de ses hommes et de ses femmes », s’est félicité le général Stéphane Mille, le chef d’état-major de l’AAE.

Pour rappel, le dernier pilote militaire à voler dans l’espace a été le général Léopold Eyharts, en février 2008. Et la première femme française à réaliser un vol orbital a été Claudie André-Deshays [épouse Haigneré], en 1998.

« Décorée de l’ordre national du Mérite au rang de Chevalier en 2022, la lieutenant-colonel Sophie Adenot incarne l’excellence des armées françaises. Avec cette nouvelle promotion, elle devient une nouvelle ambassadrice des armées dans le domaine spatial qui constitue un environnement stratégique », a fait valoir le ministère des Armées.

Hormis Claudie Haigneré, Jean-Jacques Favier et Thomas Pesquet, les spationautes français ont généralement un lien avec le monde militaire en général [et celui de l’AAE en particulier]. Et cela se vérifie encore avec le choix du remplaçant de Mme le lieutenant-colonel Adenot. En effet, ayant suivi le même parcours que Jean-François Clervoy en son temps, l’ESA a choisi l’ingénieur de l’armement Arnaud Prost. Sous-lieutenant au 1er Régiment de Hussards Parachutistes [en 2013] avant de rejoindre l’École polytechnique, puis l’ISAE-SUPAREO, ce pilote d’essais est également titulaire d’un master en astrophysique, sciences spatiales et planétologie. Durant ses études d’ingénieur, il effectué un stage de recherche au Jet Propulsion Laboratory de la NASA ainsi qu’à l’Institut Skobeltsyn de physique nucléaire et à l’Institut d’aviation de Moscou. Il a également travaillé à la COMEX, où il s’est intéressé à la plongée, ce qui lui fait un point commun avec l’astronaute américain Scott Carpenter.

MàJ :
– Précision sur la contribution française
– Précision sur le parcours de l’ingénieur de l’armement Arnaud Prost

La 3e division accueille un nouveau numéro 2 américain

La 3e division accueille un nouveau numéro 2 américain

par – Forces opérations Blog – publié le

Le général américain Andrew Gainey a été officiellement accueilli le 7 septembre par l’état-major de la 3e division de l’armée de Terre. Il y occupera le poste de général adjoint opérations, poursuivant par là une politique d’échanges entamée en 2019.

Lors de cette cérémonie, le général Gainey s’est vu confié « l’entière responsabilité de la préparation opérationnelle » par le commandant de la 3e division, le général Hubert Cottereau. Les défis dans ce domaine ne manquent pas, à l’heure où l’armée de Terre durcit ses entraînements et se rapproche de l’exercice majeur Orion, au cours duquel la division aura un rôle central à jouer.

Promu brigadier général en mai 2021, le nouveau n°2 de la 3e division était auparavant commandant adjoint opérations de la 1ère division d’infanterie (1 ID) américaine. Diplômé du Marine Corps War College, il aura servi deux fois en Afghanistan et une fois en Irak ainsi qu’au sein de l’état-major de la 1 ID en Pologne.

« Partenaires historiques, les deux pays ont souvent œuvré côte à côte dans des affrontements majeurs », rappelait la 3e division.  « C’est pour maintenir cette vocation opérationnelle que la ‘Strategic Vision Statement’ a été signée en 2015 par les chefs d’état-major des deux armées et le programme MPEP (Military Personnel Exchange Program) mis en place », poursuivait-elle.

Ce n’est que la deuxième fois qu’un officier général américain est intégré à l’état-major d’une division française. Ce cycle d’échanges avait été inauguré par le général Todd Wasmund, accueilli en France début 2020, et le général Hubert Cottereau, intégré à la 3e division d’infanterie de l’US Army en juillet 2019.

Crédits image : 3e division

Lille accueille son nouveau général du Corps de réaction rapide français

Lille accueille son nouveau général du Corps de réaction rapide français

https://www.rcf.fr/articles/actualite/lille-accueille-son-nouveau-general-du-corps-de-reaction-rapide-francais

Le général Pierre Gillet passe le flambeau au général Emmanuel Gaulin. Après trois ans de service, la citadelle de Lille organisait un bel hommage au général Gillet. Au programme : une cérémonie, accompagnée de chants et de musiques. RCF Hauts-de-France s’y est rendu.

 

Cérémonie de passation de commandement

Cérémonie de passation de commandement

La citadelle de Lille. Plus besoin de la présenter aux Lillois tant elle est populaire. Si se promener à ses abords fait le bonheur des promeneurs, c’est avant tout une vaste base militaire. C’est là-bas qu’avait lieu la cérémonie de passation, le vendredi 02 septembre. Et c’est également là que se tient le prestigieux Corps d’intervention rapide français (CRR-Fr). A sa tête depuis 2019 : le général Pierre Gillet. Son départ a ému la Citadelle, et a fait résonner quelques notes de musique. 

La veille de son départ, le général Gillet retient deux mots de ses trois années de commandement : passionnant et opérationnel. “Passionnant, grâce à la chaleur humaine qui constitue le Corps”, commence le général. “Passionnant aussi grâce à l’environnement dans lequel on se trouve, la Citadelle et la ville de Lille. Pour l’opérationnel, c’est vraiment considéré comme un outil au plus haut niveau au niveau de l’armée de terre. Et réellement prêt à intervenir”. 

Aucun souci à se faire en ce qui concerne la succession du commandement du Corps. Il est à présent entre les mains du général Gaulin. “Ce sera dans la continuité de ce que faisait le général Gillet. En termes d’esprit mais aussi de missions, bien qu’elles me soient imposées par l’Armée de terre et l’OTAN.” Une arrivée sur le territoire avec le sourire. Pour le général qui passe ce dernier moment avec son ancien compagnon de l’école Saint-Cyr, l’école militaire française. 

Une cérémonie sous les étoiles 

Imaginez un événement réunissant de tels généraux, que le compteur d’étoiles dépasse le cap des 150. Parmi eux : le général d’armée français Pierre Schill. Le plus haut poste de l’armée de terre française. Des invités aussi prestigieux méritent bien un Gai Légionnaire, des Marseillaises et des roulements de tambours.

Pour écouter et vivre au mieux la cérémonie, rendez-vous dans la rubrique “Chroniques”, sur RCF Hauts-de-France. 

Sébastien Rosier prend le commandement de la base navale de Toulon

Sébastien Rosier prend le commandement de la base navale de Toulon

https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/defense/sebastien-rosier-prend-le-commandement-de-la-base-navale-de-toulon-44466

Le ministère des Armées vient d’annoncer que Sébastien Rosier allait prendre, à compter du 31 août, le commandement de la base navale de Toulon, succédant à Christophe Bourmaud.

Ingénieur de l’École navale et ingénieur en génie atomique, Sébastien Rosier était depuis 2020 chef du bureau maîtrise des risques de l’état-major de la marine. Il « prendra les rênes d’une entité composée d’environ 900 personnes, militaires et civils confondus », rappelle le communiqué.

Istres : La colonel Anne-Laure Michel nommée à la tête de la base aérienne BA125

 

Istres : La colonel Anne-Laure Michel nommée à la tête de la base aérienne BA125

par Inas Hamou Aldja- France Info – Publié le

Ce vendredi 26 août, a lieu la cérémonie de passation de commandement de la BA125 à Istres. À 44 ans, la colonel Anne-Laure Michel, fait désormais partie de l’une des cinq femmes commandantes de base aérienne en France.

Enfant déjà, elle rêvait de devenir pilote.

Après 20 ans de carrière, la colonel Anne-Laure Michel vient d’être nommée commandante de la base aérienne d’Istres ce vendredi 26 août.

Cérémonie solennelle pour lui confier la direction de ce site militaire stratégique. Désormais sous ses ordres, près de 5 000 personnes. C’est un nouveau défi qui s’offre à elle. L’enjeu : Faire en sorte de mener à bien nos missions et protéger les concitoyens” , déclare-t-elle au micro de France 3 PACA. 

Elle devient ainsi la première femme à la tête de la base aérienne BA 125 mais ne se laisse pas intimider. Son atout ? L’humour. La preuve en est son écusson, où il est noté : “Don’t panic: women on stick”

 

C’est un honneur, une fierté, d’avoir pris le commandement de la base 125 à Istres

La Colonel Anne-Laure Michel

Pour le capitaine Lecourt, qui travaille au sein de la BA 125, “il n’y a pas de distinction entre une femme et un homme commandant dans l’armée de l’air”. “Notre armée est l’une des plus féminisée d’Europe”.

Pour lui, cette nomination n’est pas une surprise. “Elle a la confiance de ses supérieurs et de tout le monde dans la base, au regard de ses capacités et de sa carrière.”

À son actif, 2000 heures de vol, 150 missions de guerre dont le Tchad et l’Afghanistan, une Légion d’honneur et une Médaille de l’Aéronautique. La colonel Anne-Laure Michel veut s’inscrire en exemple.

 

Désormais commandante, un défi majeur commence pour elle : la création d’un hub, c’est-à-dire un centre de départ en opération. Il permettra la projection annuelle de 100 000 passagers à l’horizon 2023 contre 30 000 en 2022.

 

Prise de commandement du Contre-amiral Geoffroy d’Andigné

Prise de commandement du Contre-amiral Geoffroy d’Andigné

par – France TV info – publié le 1er août 2022

Prise de commandement du Contre-amiral Geoffroy D’Andigné ©Polynésie la 1ère / Jacques Damour
La cérémonie de prise de fonction du Contre-Amiral Geoffroy D’ANDIGNÉ, commandant la zone Asie-Pacifique et des forces armées en Polynésie française, a eu lieu le 1er août 2022 à Arue. Il succède à Jean-Mathieu REY.

Le nouveau Contre-Amiral des forces armées en Polynésie a pris ses fonctions lundi 1er août 2022. La cérémonie a eu lieu sur la place d’armes du quartier Lieutenant-colonel Broche, à Arue, en présence d’Eric Requet, représentant du Haut-commissaire, de Jean-Christophe Bouissou, Vice-président et ministre du Logement et de l’Aménagement, en charge des Transports interinsulaires, de Mme Sylvana Puhetini, Vice-présidente de l’assemblée de la Polynésie française, de Mme Teura Iriti, maire de la commune de Arue, d’Eugène Sommers, Président du CESEC ainsi que des autorités de l’État et du Pays.

Geoffroy d’Andigné prend le commandement de la zone Asie-Pacifique. Précédemment en poste à l’état-major de la marine comme adjoint « finances et soutiens » et officier de préparation des forces, il succède au Contre-Amiral Jean-Mathieu Rey.

Contre-amiral Geoffroy D’Andigné ©Polynésie la 1ère

Programme de la journée :

    • 08h30 : accueil des journalistes et des invités
    • 08h40 : mise en place terminée
    • 08h45 : arrivée du commandant des troupes – Inspection des troupes. Honneurs au drapeau du RIMaP-P.
    • 09h00 : arrivée du CA d’Andigné, nouveau ALPACI-COMSUP Polynésie, et des hautes autorités civiles. Salut au drapeau du RIMaP-P et revue des troupes.
    • 09h10 : Remise de décoration.
    • 09h20 : Lecture de l’ordre du jour par l’amiral.
    • 09h30 : Départ des autorités.
    • 09h35 : Honneurs au drapeau. Fin de cérémonie
    • 09h40 : Entretien avec CA d’Andigné.
    • 10h00 : Fin d’entretien.

©polynesie

Ancien du 1er RPIMa, le général Bruno Baratz prend la direction des opérations françaises au Sahel

Ancien du 1er RPIMa, le général Bruno Baratz prend la direction des opérations françaises au Sahel

http://www.opex360.com/2022/07/29/ancien-du-1er-rpima-le-general-bruno-baratz-prend-la-direction-des-operations-francaises-au-sahel/


 

Dégradation des relations entre Paris et Bamako, arrivée du groupe paramilitaire russe Wagner, sollicité par la junte malienne, lutte informationnelle quasiment incessante contre Barkhane, avec des conséquences sur le terrain, illustrées par la difficile progression d’un convoi logistique français entre Abidjan et Gao ou encore par la mise en scène macabre à Gossi, montée en puissance de certaines organisations jihadistes, à commencer par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM, lié à al-Qaïda], décision de M. Macron de retirer les troupes françaises du Mali, etc. Si sa prise de commandement devait intervenir à un moment « essentiel », probablement que le général Michon ne soupçonnait pas l’ampleur des difficultés qu’il allait devoir affronter.

Et nul doute que la partie ne sera pas plus facile par son successeur, le général Bruno Baratz, à qu’il vient de transmettre la direction des opérations françaises au Sahel.

« C’est avec une grande fierté que j’ai l’honneur de prendre le commandement de l’opération Barkhane. La période qui s’ouvre, plus incertaine que jamais, nous exhorte à l’humilité et à l’audace », a d’ailleurs déclaré le général Baratz, au moment de prendre ses nouvelles fonctions.

 

Fils d’un gendarme originaire d’Oloron Sainte-Marie et passé par l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan [promotion « général Georges Hamacek » – 1989-92] puis par celle de l’École d’application de l’Infanterie [alors implantée à Montpellier, ndlr], le général Baratz a accompli l’essentiel de sa carrière militaire dans les forces spéciales, plus précisément au sein du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] dont il devint le chef de corps en 2010.

Engagé à plusieurs reprises dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan et en Guyane [au titre de l’opération Harpie, menée contre l’orpaillage clandestin], le général Baratz a exercé différentes fonctions en état-major.

Breveté de l’enseignement militaire supérieur et titulaire d’un « master » spécialisé en management des risques internationaux obtenu en 2005 à HEC, Bruno Baratz a notamment été chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] et commandant des Éléments français au Sénégal, avant de prendre la tête du Commandement des forces spéciales Terre [CFST] en 2020. À noter qu’il a publié deux livres : « Le business en Irak, entre risques et opportunités » et « L’économie mondiale en mouvement, vers un nouvel environnement géo-économique ».

Le général Baratz prend les rênes de Barkhane à un moment où le retrait du Mali est sur le point de s’achever, où les attaques de GSIM se rapprochent de Bamako et où la menace jihadiste s’étend au golfe de Guinée… Mais surtout, il lui reviendra d’appliquer une nouvelle feuille de route pour les opérations françaises au Sahel, avec un effectif réduit à 2’400 militaires.

« Nous opérons une réarticulation de notre dispositif en nous retirant du Mali parce que le cadre politique n’est plus là […], pour élargir notre dispositif, au-delà du Sahel, au golfe de Guinée et les pays de la deuxième ceinture qui ont à faire face maintenant à des groupes terroristes qui sont en train de s’étendre et de bousculer toute la région », a encore expliqué le président Macron, lors de son déplacement à Yaoundé [Cameroun], le 26 juillet.

Le Colonel Benoît Cussac veut “préparer le 3e RPIMa aux conflits futurs”

Le Colonel Benoît Cussac veut “préparer le 3e RPIMa aux conflits futurs”

  • Le colonel Benoît Cussac succède au colonel Tugdual Barbarin à la tête d’un régiment qu’il connaît à la perfection.
    Le colonel Benoît Cussac succède au colonel Tugdual Barbarin à la tête d’un régiment qu’il connaît à la perfection. N. AMEN-VALS
La Dépêche – Publié le

L’essentiel

Vendredi 22 juillet, le lieutenant-colonel Benoît Cussac a pris le commandement du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) à la caserne Laperrine. Succédant au colonel Tugdual Barbarin, le nouveau chef de corps évoque son parcours, ses ambitions et ses priorités pour le “3”.

Vous n’êtes pas totalement inconnu du 3e RPIMa…

Je suis un enfant du “3”. Tous mes postes à responsabilités, je les ai effectués dans ce régiment. Quand je suis arrivé en 2004, j’étais lieutenant chef de section. Ensuite, j’ai commandé ma compagnie ici puis j’ai été chef des opérations, poste que j’ai quitté il y a trois ans.

Et aujourd’hui, je suis chef de corps. Je suis le 3e chef de corps en 30 ans à avoir tenu toutes ces fonctions dans ce régiment. J’ai été forgé par le 3e RPIMa, par les chefs que j’ai eu, par les subordonnés que j’ai commandés, par les camarades avec qui je suis parti en mission. Avant de prendre mes fonctions, j’ai passé un an à Paris à l’État-major. Juste avant, j’étais chef des opérations de la brigade parachutiste à Toulouse.

Comment abordez-vous ce nouveau rôle ?

C’est nouveau pour moi. C’est un tout nouveau rôle. C’est à la fois une grande fierté, tant professionnelle que personnelle, et une grande responsabilité. Je me dois de maintenir le 3e RPIMa au plus haut niveau opérationnel. D’incarner une ambition, assumer les risques et décider. Quand je suis arrivé ici en 2004, je n’osais même pas imaginer devenir un jour chef de corps…

Quelles seront vos priorités pour les deux années à venir ?

Je m’attacherai à consolider l’ancrage local du régiment. Je suis convaincu qu’il s’agit là d’un facteur d’efficacité opérationnel. Cela passe par les relations excellentes que nous avons avec les Carcassonnais, que ce soit avec les élus ou les responsables locaux. Le régiment est l’ambassadeur de l’armée de terre dans l’Aude. Nos familles sont présentes dans tous les villages alentour. Nous sommes l’un des plus gros employeurs à Carcassonne et participons au dynamisme de la ville. Ensuite, pendant les deux prochaines années, il faut se préparer aux coups les plus difficiles.

Nous sommes le régiment des coups durs, de la bagarre, de l’urgence. Ce n’est pas un scoop, la guerre est de retour en Europe. Notre obligation envers la nation est de nous y préparer… L’année prochaine, le “3” sera le premier régiment de l’armée de terre à recevoir le Serval, un nouveau véhicule blindé de combat connecté. Nous allons nous entraîner avec et poursuivre nos entraînements pour les conflits futurs.

De nouvelles opérations extérieures pourraient-elles prochainement concerner le “3” ?

Pour l’instant, il n’y a pas de projections prévues pour le régiment. Justement pour se préparer à recevoir le Serval et apprivoiser ce nouvel outil de combat. Pour autant, l’actualité fait que rien n’est impossible. Nous sommes prêts à partir au coup de sifflet.

Par ailleurs, en septembre, la brigade parachutiste réalisera pendant trois semaines un exercice majeur en Occitanie et dans la partie sud du Massif central. Cet exercice qui s’appelle “Manticore” sera exécuté en commun avec les hélicoptères de combat et les forces spéciales de l’armée de terre. Pour le régiment, j’y vois l’opportunité d’éprouver mes hommes, de les mettre en difficulté en termes de sommeil, d’alimentation, de sport. L’opportunité de prendre des risques tactiques et d’aller à l’essentiel.

Serez-vous un chef de corps différent de votre prédécesseur, le colonel Barbarin ?

On est nécessairement différent dans notre façon de faire, dans notre caractère. Ce qui est sûr, c’est que je m’inscris dans la continuité de son travail. Le régiment est un outil exigeant qui fonctionne à 200 à l’heure. En arrivant pour deux ans, je ne peux pas me permettre de prendre un virage à 90°… Mon ambition est de préparer le “3” aux conflits futurs.

Un général français a pris le commandement de la 1ere Division de la British Army

Un général français a pris le commandement de la 1ere Division de la British Army

http://www.opex360.com/2022/06/21/un-general-francais-a-pris-le-commandement-de-la-1ere-division-de-la-british-army/


 

 

En 2016, le général Hervé Bizeul fut le premier à être affecté à la 1st Division en tant qu’adjoint du général Giles Hill, qui en était alors le commandant. Et il en assura même temporairement le commandement. Ce qui ne manquait pas de sel, cette unité étant l’héritière de la 1st Infantry Division, qui s’illustra durant les guerres napoléoniennes et qui prit part à la bataille de Waterloo.

Et ce scénario vient de se répéter. En effet, depuis le 17 juin, le général Jean Laurentin, par ailleurs ancien chef de corps du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], assure le commandement de cette 1st Division, en remplacement du général Charlie Collins, dont le successeur « permanent » n’a pas encore été désigné. En clair, l’officier français va assurer l’intérim au moins jusqu’en septembre prochain.

« C’est un symbole de l’amitié durable et de la confiance mutuelle entre nos deux nations que mon commandant adjoint, le général de brigade Laurentin, prenne le commandement de la 1st Division jusqu’à ce qu’un nouvel officier général soit nommé. […] Il a toute ma confiance en tant que chef expérimenté et ‘leader’ exceptionnel. Le lien historique entre la 1st Division et la 1ere Division française continue de s’approfondir et démontre que le partenariat de la Force expéditionnaire conjointe franco-britannique [CJEF] est plus fort que jamais », a commenté le général Collins. EN tout cas, les relations franco-britanniques semblent meilleures dans le domaine militaire qu’au niveau politique…

« En tant que général français servant dans l’armée britannique, c’est un véritable honneur de prendre temporairement le commandement de la 1st Division. […] C’est un symbole de l’amitié durable et forte entre le Royaume-Uni et la France, en particulier entre nos deux armées. C’est aussi une preuve de confiance de la part du général Collins et j’en suis particulièrement honoré », a réagi le général Laurentin.

Pour rappel, la 1st Division regroupe les 4e, 7e et 51 brigades d’infanterie, la 1ere brigade de police militaire, la 8e brigade du génie, la 102e brigade logistique et la 11e brigade d’assistance aux forces de sécurité. En tout, elle est forte de 25’000 militaires.