La 3e division accueille un nouveau numéro 2 américain

La 3e division accueille un nouveau numéro 2 américain

par – Forces opérations Blog – publié le

Le général américain Andrew Gainey a été officiellement accueilli le 7 septembre par l’état-major de la 3e division de l’armée de Terre. Il y occupera le poste de général adjoint opérations, poursuivant par là une politique d’échanges entamée en 2019.

Lors de cette cérémonie, le général Gainey s’est vu confié « l’entière responsabilité de la préparation opérationnelle » par le commandant de la 3e division, le général Hubert Cottereau. Les défis dans ce domaine ne manquent pas, à l’heure où l’armée de Terre durcit ses entraînements et se rapproche de l’exercice majeur Orion, au cours duquel la division aura un rôle central à jouer.

Promu brigadier général en mai 2021, le nouveau n°2 de la 3e division était auparavant commandant adjoint opérations de la 1ère division d’infanterie (1 ID) américaine. Diplômé du Marine Corps War College, il aura servi deux fois en Afghanistan et une fois en Irak ainsi qu’au sein de l’état-major de la 1 ID en Pologne.

« Partenaires historiques, les deux pays ont souvent œuvré côte à côte dans des affrontements majeurs », rappelait la 3e division.  « C’est pour maintenir cette vocation opérationnelle que la ‘Strategic Vision Statement’ a été signée en 2015 par les chefs d’état-major des deux armées et le programme MPEP (Military Personnel Exchange Program) mis en place », poursuivait-elle.

Ce n’est que la deuxième fois qu’un officier général américain est intégré à l’état-major d’une division française. Ce cycle d’échanges avait été inauguré par le général Todd Wasmund, accueilli en France début 2020, et le général Hubert Cottereau, intégré à la 3e division d’infanterie de l’US Army en juillet 2019.

Crédits image : 3e division

Lille accueille son nouveau général du Corps de réaction rapide français

Lille accueille son nouveau général du Corps de réaction rapide français

https://www.rcf.fr/articles/actualite/lille-accueille-son-nouveau-general-du-corps-de-reaction-rapide-francais

Le général Pierre Gillet passe le flambeau au général Emmanuel Gaulin. Après trois ans de service, la citadelle de Lille organisait un bel hommage au général Gillet. Au programme : une cérémonie, accompagnée de chants et de musiques. RCF Hauts-de-France s’y est rendu.

 

Cérémonie de passation de commandement

Cérémonie de passation de commandement

La citadelle de Lille. Plus besoin de la présenter aux Lillois tant elle est populaire. Si se promener à ses abords fait le bonheur des promeneurs, c’est avant tout une vaste base militaire. C’est là-bas qu’avait lieu la cérémonie de passation, le vendredi 02 septembre. Et c’est également là que se tient le prestigieux Corps d’intervention rapide français (CRR-Fr). A sa tête depuis 2019 : le général Pierre Gillet. Son départ a ému la Citadelle, et a fait résonner quelques notes de musique. 

La veille de son départ, le général Gillet retient deux mots de ses trois années de commandement : passionnant et opérationnel. “Passionnant, grâce à la chaleur humaine qui constitue le Corps”, commence le général. “Passionnant aussi grâce à l’environnement dans lequel on se trouve, la Citadelle et la ville de Lille. Pour l’opérationnel, c’est vraiment considéré comme un outil au plus haut niveau au niveau de l’armée de terre. Et réellement prêt à intervenir”. 

Aucun souci à se faire en ce qui concerne la succession du commandement du Corps. Il est à présent entre les mains du général Gaulin. “Ce sera dans la continuité de ce que faisait le général Gillet. En termes d’esprit mais aussi de missions, bien qu’elles me soient imposées par l’Armée de terre et l’OTAN.” Une arrivée sur le territoire avec le sourire. Pour le général qui passe ce dernier moment avec son ancien compagnon de l’école Saint-Cyr, l’école militaire française. 

Une cérémonie sous les étoiles 

Imaginez un événement réunissant de tels généraux, que le compteur d’étoiles dépasse le cap des 150. Parmi eux : le général d’armée français Pierre Schill. Le plus haut poste de l’armée de terre française. Des invités aussi prestigieux méritent bien un Gai Légionnaire, des Marseillaises et des roulements de tambours.

Pour écouter et vivre au mieux la cérémonie, rendez-vous dans la rubrique “Chroniques”, sur RCF Hauts-de-France. 

Sébastien Rosier prend le commandement de la base navale de Toulon

Sébastien Rosier prend le commandement de la base navale de Toulon

https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/defense/sebastien-rosier-prend-le-commandement-de-la-base-navale-de-toulon-44466

Le ministère des Armées vient d’annoncer que Sébastien Rosier allait prendre, à compter du 31 août, le commandement de la base navale de Toulon, succédant à Christophe Bourmaud.

Ingénieur de l’École navale et ingénieur en génie atomique, Sébastien Rosier était depuis 2020 chef du bureau maîtrise des risques de l’état-major de la marine. Il « prendra les rênes d’une entité composée d’environ 900 personnes, militaires et civils confondus », rappelle le communiqué.

Istres : La colonel Anne-Laure Michel nommée à la tête de la base aérienne BA125

 

Istres : La colonel Anne-Laure Michel nommée à la tête de la base aérienne BA125

par Inas Hamou Aldja- France Info – Publié le

Ce vendredi 26 août, a lieu la cérémonie de passation de commandement de la BA125 à Istres. À 44 ans, la colonel Anne-Laure Michel, fait désormais partie de l’une des cinq femmes commandantes de base aérienne en France.

Enfant déjà, elle rêvait de devenir pilote.

Après 20 ans de carrière, la colonel Anne-Laure Michel vient d’être nommée commandante de la base aérienne d’Istres ce vendredi 26 août.

Cérémonie solennelle pour lui confier la direction de ce site militaire stratégique. Désormais sous ses ordres, près de 5 000 personnes. C’est un nouveau défi qui s’offre à elle. L’enjeu : Faire en sorte de mener à bien nos missions et protéger les concitoyens” , déclare-t-elle au micro de France 3 PACA. 

Elle devient ainsi la première femme à la tête de la base aérienne BA 125 mais ne se laisse pas intimider. Son atout ? L’humour. La preuve en est son écusson, où il est noté : “Don’t panic: women on stick”

 

C’est un honneur, une fierté, d’avoir pris le commandement de la base 125 à Istres

La Colonel Anne-Laure Michel

Pour le capitaine Lecourt, qui travaille au sein de la BA 125, “il n’y a pas de distinction entre une femme et un homme commandant dans l’armée de l’air”. “Notre armée est l’une des plus féminisée d’Europe”.

Pour lui, cette nomination n’est pas une surprise. “Elle a la confiance de ses supérieurs et de tout le monde dans la base, au regard de ses capacités et de sa carrière.”

À son actif, 2000 heures de vol, 150 missions de guerre dont le Tchad et l’Afghanistan, une Légion d’honneur et une Médaille de l’Aéronautique. La colonel Anne-Laure Michel veut s’inscrire en exemple.

 

Désormais commandante, un défi majeur commence pour elle : la création d’un hub, c’est-à-dire un centre de départ en opération. Il permettra la projection annuelle de 100 000 passagers à l’horizon 2023 contre 30 000 en 2022.

 

Prise de commandement du Contre-amiral Geoffroy d’Andigné

Prise de commandement du Contre-amiral Geoffroy d’Andigné

par – France TV info – publié le 1er août 2022

Prise de commandement du Contre-amiral Geoffroy D’Andigné ©Polynésie la 1ère / Jacques Damour
La cérémonie de prise de fonction du Contre-Amiral Geoffroy D’ANDIGNÉ, commandant la zone Asie-Pacifique et des forces armées en Polynésie française, a eu lieu le 1er août 2022 à Arue. Il succède à Jean-Mathieu REY.

Le nouveau Contre-Amiral des forces armées en Polynésie a pris ses fonctions lundi 1er août 2022. La cérémonie a eu lieu sur la place d’armes du quartier Lieutenant-colonel Broche, à Arue, en présence d’Eric Requet, représentant du Haut-commissaire, de Jean-Christophe Bouissou, Vice-président et ministre du Logement et de l’Aménagement, en charge des Transports interinsulaires, de Mme Sylvana Puhetini, Vice-présidente de l’assemblée de la Polynésie française, de Mme Teura Iriti, maire de la commune de Arue, d’Eugène Sommers, Président du CESEC ainsi que des autorités de l’État et du Pays.

Geoffroy d’Andigné prend le commandement de la zone Asie-Pacifique. Précédemment en poste à l’état-major de la marine comme adjoint « finances et soutiens » et officier de préparation des forces, il succède au Contre-Amiral Jean-Mathieu Rey.

Contre-amiral Geoffroy D’Andigné ©Polynésie la 1ère

Programme de la journée :

    • 08h30 : accueil des journalistes et des invités
    • 08h40 : mise en place terminée
    • 08h45 : arrivée du commandant des troupes – Inspection des troupes. Honneurs au drapeau du RIMaP-P.
    • 09h00 : arrivée du CA d’Andigné, nouveau ALPACI-COMSUP Polynésie, et des hautes autorités civiles. Salut au drapeau du RIMaP-P et revue des troupes.
    • 09h10 : Remise de décoration.
    • 09h20 : Lecture de l’ordre du jour par l’amiral.
    • 09h30 : Départ des autorités.
    • 09h35 : Honneurs au drapeau. Fin de cérémonie
    • 09h40 : Entretien avec CA d’Andigné.
    • 10h00 : Fin d’entretien.

©polynesie

Ancien du 1er RPIMa, le général Bruno Baratz prend la direction des opérations françaises au Sahel

Ancien du 1er RPIMa, le général Bruno Baratz prend la direction des opérations françaises au Sahel

http://www.opex360.com/2022/07/29/ancien-du-1er-rpima-le-general-bruno-baratz-prend-la-direction-des-operations-francaises-au-sahel/


 

Dégradation des relations entre Paris et Bamako, arrivée du groupe paramilitaire russe Wagner, sollicité par la junte malienne, lutte informationnelle quasiment incessante contre Barkhane, avec des conséquences sur le terrain, illustrées par la difficile progression d’un convoi logistique français entre Abidjan et Gao ou encore par la mise en scène macabre à Gossi, montée en puissance de certaines organisations jihadistes, à commencer par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM, lié à al-Qaïda], décision de M. Macron de retirer les troupes françaises du Mali, etc. Si sa prise de commandement devait intervenir à un moment « essentiel », probablement que le général Michon ne soupçonnait pas l’ampleur des difficultés qu’il allait devoir affronter.

Et nul doute que la partie ne sera pas plus facile par son successeur, le général Bruno Baratz, à qu’il vient de transmettre la direction des opérations françaises au Sahel.

« C’est avec une grande fierté que j’ai l’honneur de prendre le commandement de l’opération Barkhane. La période qui s’ouvre, plus incertaine que jamais, nous exhorte à l’humilité et à l’audace », a d’ailleurs déclaré le général Baratz, au moment de prendre ses nouvelles fonctions.

 

Fils d’un gendarme originaire d’Oloron Sainte-Marie et passé par l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan [promotion « général Georges Hamacek » – 1989-92] puis par celle de l’École d’application de l’Infanterie [alors implantée à Montpellier, ndlr], le général Baratz a accompli l’essentiel de sa carrière militaire dans les forces spéciales, plus précisément au sein du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] dont il devint le chef de corps en 2010.

Engagé à plusieurs reprises dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan et en Guyane [au titre de l’opération Harpie, menée contre l’orpaillage clandestin], le général Baratz a exercé différentes fonctions en état-major.

Breveté de l’enseignement militaire supérieur et titulaire d’un « master » spécialisé en management des risques internationaux obtenu en 2005 à HEC, Bruno Baratz a notamment été chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] et commandant des Éléments français au Sénégal, avant de prendre la tête du Commandement des forces spéciales Terre [CFST] en 2020. À noter qu’il a publié deux livres : « Le business en Irak, entre risques et opportunités » et « L’économie mondiale en mouvement, vers un nouvel environnement géo-économique ».

Le général Baratz prend les rênes de Barkhane à un moment où le retrait du Mali est sur le point de s’achever, où les attaques de GSIM se rapprochent de Bamako et où la menace jihadiste s’étend au golfe de Guinée… Mais surtout, il lui reviendra d’appliquer une nouvelle feuille de route pour les opérations françaises au Sahel, avec un effectif réduit à 2’400 militaires.

« Nous opérons une réarticulation de notre dispositif en nous retirant du Mali parce que le cadre politique n’est plus là […], pour élargir notre dispositif, au-delà du Sahel, au golfe de Guinée et les pays de la deuxième ceinture qui ont à faire face maintenant à des groupes terroristes qui sont en train de s’étendre et de bousculer toute la région », a encore expliqué le président Macron, lors de son déplacement à Yaoundé [Cameroun], le 26 juillet.

Le Colonel Benoît Cussac veut “préparer le 3e RPIMa aux conflits futurs”

Le Colonel Benoît Cussac veut “préparer le 3e RPIMa aux conflits futurs”

  • Le colonel Benoît Cussac succède au colonel Tugdual Barbarin à la tête d’un régiment qu’il connaît à la perfection.
    Le colonel Benoît Cussac succède au colonel Tugdual Barbarin à la tête d’un régiment qu’il connaît à la perfection. N. AMEN-VALS
La Dépêche – Publié le

L’essentiel

Vendredi 22 juillet, le lieutenant-colonel Benoît Cussac a pris le commandement du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) à la caserne Laperrine. Succédant au colonel Tugdual Barbarin, le nouveau chef de corps évoque son parcours, ses ambitions et ses priorités pour le “3”.

Vous n’êtes pas totalement inconnu du 3e RPIMa…

Je suis un enfant du “3”. Tous mes postes à responsabilités, je les ai effectués dans ce régiment. Quand je suis arrivé en 2004, j’étais lieutenant chef de section. Ensuite, j’ai commandé ma compagnie ici puis j’ai été chef des opérations, poste que j’ai quitté il y a trois ans.

Et aujourd’hui, je suis chef de corps. Je suis le 3e chef de corps en 30 ans à avoir tenu toutes ces fonctions dans ce régiment. J’ai été forgé par le 3e RPIMa, par les chefs que j’ai eu, par les subordonnés que j’ai commandés, par les camarades avec qui je suis parti en mission. Avant de prendre mes fonctions, j’ai passé un an à Paris à l’État-major. Juste avant, j’étais chef des opérations de la brigade parachutiste à Toulouse.

Comment abordez-vous ce nouveau rôle ?

C’est nouveau pour moi. C’est un tout nouveau rôle. C’est à la fois une grande fierté, tant professionnelle que personnelle, et une grande responsabilité. Je me dois de maintenir le 3e RPIMa au plus haut niveau opérationnel. D’incarner une ambition, assumer les risques et décider. Quand je suis arrivé ici en 2004, je n’osais même pas imaginer devenir un jour chef de corps…

Quelles seront vos priorités pour les deux années à venir ?

Je m’attacherai à consolider l’ancrage local du régiment. Je suis convaincu qu’il s’agit là d’un facteur d’efficacité opérationnel. Cela passe par les relations excellentes que nous avons avec les Carcassonnais, que ce soit avec les élus ou les responsables locaux. Le régiment est l’ambassadeur de l’armée de terre dans l’Aude. Nos familles sont présentes dans tous les villages alentour. Nous sommes l’un des plus gros employeurs à Carcassonne et participons au dynamisme de la ville. Ensuite, pendant les deux prochaines années, il faut se préparer aux coups les plus difficiles.

Nous sommes le régiment des coups durs, de la bagarre, de l’urgence. Ce n’est pas un scoop, la guerre est de retour en Europe. Notre obligation envers la nation est de nous y préparer… L’année prochaine, le “3” sera le premier régiment de l’armée de terre à recevoir le Serval, un nouveau véhicule blindé de combat connecté. Nous allons nous entraîner avec et poursuivre nos entraînements pour les conflits futurs.

De nouvelles opérations extérieures pourraient-elles prochainement concerner le “3” ?

Pour l’instant, il n’y a pas de projections prévues pour le régiment. Justement pour se préparer à recevoir le Serval et apprivoiser ce nouvel outil de combat. Pour autant, l’actualité fait que rien n’est impossible. Nous sommes prêts à partir au coup de sifflet.

Par ailleurs, en septembre, la brigade parachutiste réalisera pendant trois semaines un exercice majeur en Occitanie et dans la partie sud du Massif central. Cet exercice qui s’appelle “Manticore” sera exécuté en commun avec les hélicoptères de combat et les forces spéciales de l’armée de terre. Pour le régiment, j’y vois l’opportunité d’éprouver mes hommes, de les mettre en difficulté en termes de sommeil, d’alimentation, de sport. L’opportunité de prendre des risques tactiques et d’aller à l’essentiel.

Serez-vous un chef de corps différent de votre prédécesseur, le colonel Barbarin ?

On est nécessairement différent dans notre façon de faire, dans notre caractère. Ce qui est sûr, c’est que je m’inscris dans la continuité de son travail. Le régiment est un outil exigeant qui fonctionne à 200 à l’heure. En arrivant pour deux ans, je ne peux pas me permettre de prendre un virage à 90°… Mon ambition est de préparer le “3” aux conflits futurs.

Un général français a pris le commandement de la 1ere Division de la British Army

Un général français a pris le commandement de la 1ere Division de la British Army

http://www.opex360.com/2022/06/21/un-general-francais-a-pris-le-commandement-de-la-1ere-division-de-la-british-army/


 

 

En 2016, le général Hervé Bizeul fut le premier à être affecté à la 1st Division en tant qu’adjoint du général Giles Hill, qui en était alors le commandant. Et il en assura même temporairement le commandement. Ce qui ne manquait pas de sel, cette unité étant l’héritière de la 1st Infantry Division, qui s’illustra durant les guerres napoléoniennes et qui prit part à la bataille de Waterloo.

Et ce scénario vient de se répéter. En effet, depuis le 17 juin, le général Jean Laurentin, par ailleurs ancien chef de corps du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], assure le commandement de cette 1st Division, en remplacement du général Charlie Collins, dont le successeur « permanent » n’a pas encore été désigné. En clair, l’officier français va assurer l’intérim au moins jusqu’en septembre prochain.

« C’est un symbole de l’amitié durable et de la confiance mutuelle entre nos deux nations que mon commandant adjoint, le général de brigade Laurentin, prenne le commandement de la 1st Division jusqu’à ce qu’un nouvel officier général soit nommé. […] Il a toute ma confiance en tant que chef expérimenté et ‘leader’ exceptionnel. Le lien historique entre la 1st Division et la 1ere Division française continue de s’approfondir et démontre que le partenariat de la Force expéditionnaire conjointe franco-britannique [CJEF] est plus fort que jamais », a commenté le général Collins. EN tout cas, les relations franco-britanniques semblent meilleures dans le domaine militaire qu’au niveau politique…

« En tant que général français servant dans l’armée britannique, c’est un véritable honneur de prendre temporairement le commandement de la 1st Division. […] C’est un symbole de l’amitié durable et forte entre le Royaume-Uni et la France, en particulier entre nos deux armées. C’est aussi une preuve de confiance de la part du général Collins et j’en suis particulièrement honoré », a réagi le général Laurentin.

Pour rappel, la 1st Division regroupe les 4e, 7e et 51 brigades d’infanterie, la 1ere brigade de police militaire, la 8e brigade du génie, la 102e brigade logistique et la 11e brigade d’assistance aux forces de sécurité. En tout, elle est forte de 25’000 militaires.

Qui sont les futurs généraux de Gendarmerie ?

Qui sont les futurs généraux de Gendarmerie ?


Montage LVDG

29 colonels, dont une femme,  Florence Guillaume, qui sera le premier général de Gendarmerie de moins de 48 ans, sont inscrits sur la liste d’aptitude des généraux pour 2022. La Voix du Gendarme vous les présente.

Les colonels (par ordre alphabétique).

1ere section

Loïc Baras, adjoint au sous-directeur de l’emploi des forces. Saint-Cyrien, il a notamment été commandant du groupement des Yvelines, commandant de la compagnie de Saint-Martin (Guadeloupe) et de la compagnie de Grasse (06).

Il a aussi été adjoint au chef du bureau de la sécurité publique, responsable pédagogique à l’EOGN et conseiller du directeur général de l’association des maires de France.

Christian Borie, chef du service ressources humaines et finances de région de Gendarmerie Nouvelle Aquitaine. Il présente la particularité d’un passage dans le privé pendant deux ans comme directeur d’exploitation des taxis G7.

Olivier Capelle, commandant la Gendarmerie de Mayotte, ancien commandant du groupement de Gendarmerie mobile  mobile IV-7 de Dijon. Saint-Cyrien, il a été adjoint au chef de la division des opérations de la région de Gendarmerie d’Alsace à Strasbourg, chef du bureau de la performance et de la cohérence opérationnelle de la région de Gendarmerie d’Alsace.

Olivier Capelle (Photo Comgend Mayotte)

Ce spécialiste du maintien de l’ordre a été chef de bureau à la DGGN, responsable de la section doctrine de l’ordre public pour la Gendarmerie nationale. Il a aussi commandé la compagnie d’Agen. Il est ancien combattant et notamment titulaire de la croix de la valeur militaire.

Constant Caylus, inspection générale de la Gendarmerie, ancien chef d’état-major de l’inspecteur général des armées Gendarmerie. Ce saint-cyrien a notamment commandé regroupement du Haut-Rhin et a été détaché à EDF.

Eric Delain, chef du bureau personnel officiers de la Gendarmerie. Ce spécialiste des resources humaines qui a été conseiller ressources au cabinet du Directeur général, a été commandant de la compagnie d’Arcachon et du groupement de Maine-et-Loire.

Christian Fillon, inspecteur, chargé de mission à l’iGGN, ancien directeur adjoint de l’institut de recherches criminelles de la Gendarmerie. Physicien de formation, il a servi à plusieurs reprises à l’IRCGN notamment en qualité de chef de la division physique chimie, chef de l’Unic (unité nationale d’investigation criminelle) mais a aussi commandé le groupement des Ardennes et la compagnie de Montauban.

Arnault Girault, commandant en second la région de gendarmerie Poitou-Charentes, commandant le groupement de la Vienne. Issu de l’école militaire interarmes, ce “dolo”, qui a servi 13 ans dans l’armée de Terre a commandé l’escadron de Gendarmerie mobile de Valenciennes, la compagnie de Dunkerque, une promotion de l’EOGN, le groupement de la Manche et a été chef de la division de l’appui opérationnel de la région de Gendarmerie des Hauts-de-France.

Florence Guillaume, conseiller Gendarmerie du 1er ministre. 

Florence Guillaume (Photo LVDG)

Elle est la seule officière de Gendarmerie dont on dit qu’elle a le potentiel pour être la première Directrice générale. Elle aura 48 ans en décembre 2022, et sera ainsi le premier général avant ses 48 ans. Première femme à avoir intégré le centre des hautes études militaires (CHEM), ancienne commandante du groupement de l’Ain, commandante de la compagnie de la Tour-du-Pin (38), ancienne chargée de mission du DGGN Denis Favier,  elle a été adjoint du conseiller Gendarmerie auprès du ministère de l’Intérieur, aide de camp du DGGN Guy Parayre, chargée de mission du DGGN Saint-Cyrienne, fils d’un officier de l’armée de terre passé en Gendarmerie et ayant intégré le corps préfectoral, elle a débuté en Gendarmerie mobile comme commandant du peloton d’intervention de l’escadron d’Arras, puis a servi au Sirpa comme officier de presse. Femme d’action, elle est titulaire du brevet parachutiste français, du brevet de parachutiste allemand, et des brevets d’alpiniste et de skieur militaire.

Laurent Haas, commandant de la Gendarmerie prévôtale. Admis en Gendarmerie parle biais du concours ouvert aux officiers de réserve (Infanterie), il est ancien commandant du groupement du Gard, de la compagnie de Saint-Gaudens (31), et du PGHM de Briançon. Plongeur, il a aussi commandé le centre national d’instruction nautique de la Gendarmerie (CNING) à Antibes et a été attaché de sécurité intérieure en Italie. Il est titulaire de la médaille du secours en montagne.

Pascal Julien, adjoint du “pôle tratégie capacitaire” de la DGGN. Saint-cyrien, il a intégré la Gendarmerie au grade de capitaine après une première partie de carrière dans l’armée de Terre comme chef de section et commandant adjoint de compagnie de combat du génie, il a commandé l’escadron de Bayonne, la compagnie de Montpellier, le groupement de la Sarthe, le bureau des effectifs de la DGGN, et a été à l’état-major de l’inspecteur général des armées-Gendarmerie.(IGAG).

Thibault Lagrange, conseiller du DGGN pour les sujets de transformation, de numérique, de systèmes d’information et de cybersécurité. Ce saint cyrien, ceinture noire de judo 2ème dan, est aussi un ingénieur diplômé de télécom Paris.

Thibaut Lagrange (Photo Facebook GGD 69)

Il a débuté comme commandant du peloton d’intervention de l’EGM 34/7 de Troyes qu’il a commandé ensuite. Après avoir été chef de projet Télécom, il a commandé la compagnie d’Aubagne, a fait un long passage au Service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure (ST(SI)2 avant de commander le groupement du Rhône.

Vincent Lamballe, commandant la Gendarmerie de la Guadeloupe. Saint-Cyrien, ce Breton de 50 ans a débuté dans l’armée de Terre (train) comme commandant de pelotons de circulation à Besançon et Arras. Après une opération extérieure à Sarajevo d’avril à août 1999, il a intégré la Gendarmerie au grade de capitaine. A sa sortie de l’EOGN, il a commandé l’EGM de Châtellerault (Vienne) qui l’a vu être projeté plusieurs fois outre-mer, puis la compagnie de Quimper (Finistère).

Vincent Lamballe (Photo Comgend Guadeloupe)

Après l’École de guerre, il a été à la tête de la section veille et éléments de langage du Sirpa, puis a commandé le groupement du Jura avant d’être chargé de mission après du directeur du personnel puis sous-directeur adjoint de la direction du personnel. Disposant de qualifications en dialogue social et en communication, moniteur commando, chef de combat en montagne, il est chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, titulaire de la médaille de la Gendarmerie avec citation à l’ordre du régiment et de la croix du combattant.

Dominique Lambert, chef de l’office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI). Ce “pjiste” a commandé deux sections de recherche, Marseille et Dijon, a été chef de la section “prospective pénale et pratique judiciaire”, puis adjoint au chef du bureau de la Police judiciaire, chef de la section “relations internationales, relations extérieures et formation”,  de l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC). Montagnard, il a débuté comme commandant du peloton montagne de l’escadron 34/2 de gendarmerie mobile de Saint-Gaudens (31) avant de commander la compagnie montagne de Saint-Girons (09).

Jean-Luc Lefour, chargé de mission à la représentation de la France à l’ONU. Saint-Cyrien, ce pilote, ancien de l’aviation légère de l’armée de terre ayant servi au Cambodge et en Ex-Yougoslavie comme chef d’escacrille dans un régiment d’hélicoptères de combat, a intégré la Gendarmerie via le concours des officiers des armées (OA). Après avoir commandé un escadron de Gendarmerie mobile, il a pris la tête d’une section aérienne de la Gendarmerie, puis a été chargé de mission sûreté des transports au ministère de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie. Breveté de l’École de guerre, il a ensuite commandé le groupement nord de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) avant d’être directeur adjoint du bureau enquête accidents défense air (BEADA).

Samuel Machac, attaché de sécurité intérieure au Canada. Ancien commandant du groupement de la Savoie et chef du bureau de l’analyse et de l’anticipation à la DGGN, il a été rapporteur à la cour des comptes.

Samuel Machac (Photo Facebook GGD 73)

Saint-Cyrien, il a débuté par le commandement du peloton montagne de l’escadron de gendarmerie mobile de Grenoble (38) avant de prendre la tête de la compagnie de Saint-Gaudens (31). Il a été aussi instructeur à l’EOGN et chargé de projets à la DGGN.

François-Xavier Martin,  commandant adjoint de la région de gendarmerie des Hauts-de-France, commandant la formation administrative de Picardie et le groupement de la Somme. Il a notamment commandé le groupement de l’Ain puis a été chef du bureau de l’analyse et de l’anticipation des politiques de ressources humaines à la DGGN.

Jacques Martin, chef de la mission du systeme d’information Agorha (DSI-RH). Cet ingénieur informatique de Telecom Paris-Tech, ancien de l’armée de l’air, a été commandant en second de la Gendarmerie de l’air, conseiller du commandant supérieur de la Gendarmerie de la République de Côte d’Ivoire, a commandé la compagnie d’Ambroise. Il a aussi servi au ministère des armées à la direction des services d’information et de communication (devenue DNUM). 

Nicolas Matthéos, commandant en second la Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie.

Saint-cyrien, il a débuté comme commandant de peloton à l’escadron 21/6 de gendarmerie mobile de Hyères, avant de rejoindre l’Hérault comme commandant de l’escadron départemental de sécurité routière. 

Nicolas Matthéos (Photo Facebook GGD 71)

Il a commandé la compagnie de Nouméa et des îles Loyauté, a été adjoint du secrétaire général du conseil de la fonction militaire Gendarmerie, puis officier supérieur adjoint du directeur des personnels militaires de la Gendarmerie. Il aussi été chef d’état-major de la Gendarmerie de Guadeloupe et a commandé le groupement de Saône-et-Loire (71).

Jean-Marc Michelet, sous-directeur administratif et financier à la DGGN. Issu de l’EMIA, ce spécialiste des finances et du budget a alterné les postes à la DGGN et sur le terrain. Il a notamment commandé le groupement de l’Essonne (91) et la compagnie de Cergy (95).

Frédéric Monin, directeur du Centre de Formation des Dirigeants de la Gendarmerie (CDDG) à Melun. (anciennement centre d’enseignement supérieur de la Gendarmerie en charge de la formation continue des officiers et du MBA spécialisé “management de la sécurité” ouvert aux officiers et aux cadres du privé.

Frédéric Monin lors de son départ du Maine-et-Loire (Photo Facebook GGD Maine-et-Loire)

Il a notamment commandé la compagnie de Dinan, a été chargé de mission à EDF, cadre professeur à l’École de guerre, a commandé le groupement du Maine-et-Loire avant d’être chargé de mission à la direction des personnels militaires où il a notamment piloté le pôle transition professionnelle de la Gendarmerie.

Patrick Perrot, coordinateur de l’intelligence artificielle au service de la transformation de la Gendarmerie. 

Ingénieur en Télécoms, docteur en intelligence artificielle, titulaire d’un mastère de l’école nationale supérieure des Télécoms, Patrick Perrot, a d’abord effectué son service comme officier de marine sur le “Monge”, puis a travaillé comme ingénieur chez Lucent technologies avant d’intégrer l’EOGN via le concours sur titre, réservé aux officiers de réserve.

Patrick Perrot (Photo Sirpa Gendarmerie)

Il a commandé le peloton d’ intervention de l’EGM de Bourgoin- Jallieu (38) avant de rejoindre, pour 8 ans, le département signal- image-parole de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie Nationale où il a travaillé comme expert en biométrie, notamment en reconnaissance faciale, en reconnaissance de locuteur ou dans la détection de comportements et a promu l’analyse en 3D des scènes de crime.

Il a ensuite commandé la compagnie de Saint-Jean d’Angely (17) avant de revenir à l’IRCGN comme chef de division analyse et investigation criminelles au service central de renseignement criminel. En charge de l’animation et de la coordination de la fonction de renseignement criminel, il a développé le concept d’analyse anticipative de la délinquance fondé sur des méthodes d’intelligence artificielle en lien avec la CNIL. Il a été en charge de la direction de programme inter- services relative à l’analyse décisionnelle. Il a commandé le groupement de la Haute-Marne de 2017 à 2020. 

François Santarelli, commandant le centre de planification et de gestion de crise (CPGC) . Ancien commandant du groupement de la Charente, il a d’abord servi comme officier de réserve en situation d’activité (ORSA) dans l’armée de terre (train), avant d’intégrer la Gendarmerie. A sa sortie de l’EOGN, il a été commandant de peloton de Gendarmerie mobile à Marseille. Il a ensuite commandé la compagnie de Villefranche-de-Rouergue (12), a servi au bureau de l’analyse statistique et de l’évaluation de l’activité du service des opérations et de l’emploi, au bureau défense, et a été chef de bureau à la direction des opérations et de l’emploi.

Jean-Christophe Sintive, conseiller défense et sécurité et adjoint Gendarmerie au cabinet militaire de la ministre des armées. Saint-Cyrien, il a débuté comme commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile de Chatellerault avec lequel il a été projeté au Kosovo, a été ensuite cadre professeur à l’école Polytechnique avant de commander la compagnie de Béziers (34).

Le colonel Jean-Christophe Sintive (Photo Facebook GGD 33)

Chargé de mission à l’inspection générale de l’administration, il a enchaîné comme chargé de mission à l’IGGN avant d’être en charge de la gestion des officiers à la DGGN. Il a commandé le groupement de la Gironde (33) puis a suivi le centre des hautes études militaires (CHEM).

Emmanuel Valot, sous-directeur de la politique des ressources humaines. Saint-Cyrien, il a commandé le peloton d’intervention de l’escadron de gendarmerie mobile de Roanne (42), la compagnie de Quimper (29) a été instructeur à Polytechnique, et commandé le groupement de l’Eure. Il a aussi servi comme chargé de mission sur le volet “soutien financier” au cabinet du DGGN.

2ème section

Stéphane Daudrix, mission de liaison avec la Police nationale. Il présente la particularité d’être le seul officier de Gendarmerie à avoir été officier de la Police nationale! Il a choisi de bifurquer dans la Gendarmerie par le biais du concours ouvert aux officiers de réserve, ayant effectué son service comme officier, aide de camp du gouverneur militaire de Metz. Il a notamment commandé le groupement du Gers.

Philippe du Hommet, du corps technique et administratif. Secrétaire général adjoint du SGAMI Rhône-Alpes. Il a notamment été chef d’état-major de la Gendarmerie des transports aériens.

François Gaultier, chef de la division de l’appui opérationnel de la région Rhône-Alpes Auvergne. Il a été chef des ressources humaines de la région Auvergne Rhone-Alpes et chef du bureau de la chancellerie à la DGGN.

Alexandre Korsakoff, commandant en second la Gendarmerie d’Alsace et le groupement du Bas-Rhin.

Issu de l’armée de terre, éclaireur de montagne formé à l’EMHM, il a servi au 27 ème BCA comme sergent et a intégré à l’EMIA. A sa sortie, il a servi comme chef de section au regretté 159ème régiment d’infanterie alpine de Briançon avec lequel il a été projeté au Liban au sein du 420 ème détachement de soutien logistique. Il a ensuite encadré des sections d’élèves officiers aux école de Saint-Cyr Coëtquidan (promotion “cadets de Cherchell” et “lieutenant Schaffar”) avant d’entrer en Gendarmerie au grade de capitaine.

Le colonel Korsakoff (Photo Facebook GGD 67)

Il a commandé l’escadron 25/6 de gendarmerie mobile de montagne de Digne puis a retrouvé Briançon comme commandant de la compagnie. Il a ensuite retrouvé les armées comme officier rédacteur à l’état-major des armées avant de commander le groupement des Alpes de Haute-Provence puis d’être cadre professeur à l’École de guerre dont il est breveté. Il a aussi été officier communication en Bretagne.

Eric Vankerrebrouck, attaché de sécurité intérieure en Centrafrique. Il a notamment commandé le groupement II/1 de Gendarmerie mobile de Maisons-Alfort.

 

 

La base aérienne 105 d’Evreux désormais commandée par une femme

La base aérienne 105 d’Evreux désormais commandée par une femme

Le mot “colonelle” est officiellement utilisé par l’Armée de l’air et de l’espace. La Colonelle le Floch prend la tête de l’une des plus grandes bases françaises. Elle commande aussi le premier escadron de transport franco-allemand crée à la base 105.


La colonelle Le Floch devient commandant de la base aérienne d'Evreux. Elle y fut pilote de transport sur Transall.
La Colonelle Le Floch devient commandant de la base aérienne d’Evreux. Elle y fut pilote de transport sur Transall.© Franck Levasseur/ France Télévisions

Un nouvel avion de transport, un nouvel escadron bi-national unique en France, et pour la première fois une femme au commandement. La rentrée de la base aérienne d’Evreux est riche.

L’armée de l’air et de l’espace et la ministre Florence Parly, confient les rênes de la BA 105 à la colonelle Solène Le Floch. Le grade féminisé, répertorié dans le Larousse, est aujourd’hui officiellement utilisé  Les femmes exercent bien cette fonction, le mot ne désigne plus l’épouse d’un colonel. 

L’armée de l’air est celle qui compte le plus de femmes, 24% des effectifs. Evreux a d’ailleurs baptisé une rue du nom de Caroline Aigle, première femme pilote de chasse. Certains se souviennent qu’elle décolla de la base 105 pour défiler un 14 juillet. 

La base 105 était jusqu’à commandée par le Colonel Delporte, qui rejoint l’Etat-Major de l’armée de l’air. 

“Il ne faut plus s’étonner qu’une femme arrive à de telles fonctions, nous avons besoin de diversité, de regards croisés”

La base 105 d’Evreux désormais commandée par une femme

La colonelle Le Floch a 45 ans. Elle est pilote de transport et fut, dans le passé, aux commandes des vénérables avions Transalls d’Evreux. 

Elle arrive de l’Etat-Major à Paris, où elle travaillait comme officier du pilotage de la performance. 


 

Solène Le Floch est spécialiste de l’aviation de transports. A la base l’Orléans-Bricy, elle fut commandant le la 61e escadre de transport, dotée des plus grands avions de l’armée française, les A400M. La colonelle a aussi dirigé le centre d’instruction des équipages de transport.

“C’est un parcours normal, un parcours opérationnel marqué par des déploiement en opérations extérieures, des commandements sur d’autres bases et une expérience riche en Etat-Major qui me permet d’arriver aujourd’hui avec des bases solides pour mener à bien ses projets exaltant sur la base aérienne 105”

La base 105 d’Evreux monte en puissance

La base aérienne est le premier employeur du département de l’Eure. Elle emploie 2300 personnes militaires et civils. 2021 est l’année de la création de l’escadron bi-national franco-allemand qui comptera 260 personnes, allemands et français. La colonelle en prend le commandement. 

“La finalité est la mise en commun et le partage de ressources permettant de bénéficier d’un effet de synergies tout en conservant la capacité à planifier à conduire des opérations nationales en cas de besoin” (source : armée de l’air)

Les Normands verront  dans le ciel s’entrainer de nouveaux avions de transport tactique, plus grands que les Transalls et les CASA de la base d’Evreux. Ce sont des Super Hercule 130 J. 

  • autonomie :  6000 kilomètres
  • capacité :19 tonnes de fret, 128 passagers ou 97 brancards ou 92 parachutistes