Qui sont les 25 nouveaux commandants de groupement de Gendarmerie départementale?

Qui sont les 25 nouveaux commandants de groupement de Gendarmerie départementale? (actualisé)

La Voix du gendarme – publié le 18 août 2021

Prise de commandement d’un commandant de groupement (Photo d’illustration UNPRG/LVDG)

25 groupements de gendarmerie départementale ont changé de commandant en août prochain. La Voix du Gendarme vous présente en avant-première les nouveaux commandants de groupement. Après les Bouches-du-Rhône, l’Isère, le Pas-de-Calais, la Meurthe-et-Moselle, le Gard sera commandé par un général.

Alpes-Maritimes (06) : le colonel Sébastien Thomas, qui était au cabinet du Directeur général comme chargé de mission soutien finances succède au colonel Nasser Boualam, qui réintègre le cabinet du DG. Chef du bureau de la synthèse budgétaire, rapporteur à la cour des comptes, le colonel Thomas est aussi un spécialiste de l’organisation du secours en montagne, ce qui tombe bien pour un département où le conflit larvé entre CRS et Gendarmes d’un côté et sapeurs-pompiers de l’autre est loin d’être éteint. Chef d’unité haute montagne, il a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Chambéry avant d’être à la tête de la compagnie de Toulouse. Saint Cyrien, il a débuté à la tête d’un peloton de l’EGM de Toulouse.

Eure (27) : le colonel Emmanuel Gros, chargé de mission cabinet du ministre de l’Intérieur succède au colonel Cédric Collard.

Breveté de l’Ecole de guerre, diplômé de sciences politiques, le colonel Gros a commandé le peloton d’intervention de l’EGM 53/7 de Besançon, a été commandant en second de la compagnie de Saint-Omer (62), commandant de la compagnie de Lure (70), et conseiller technique à EDF.

Finistère (29) : la colonelle Charlotte Tournant, chargée de mission à l’inspection générale de l’administration, succède au colonel Nicolas Duvinage. De recrutement universitaire, elle a commandé un peloton de l’EGM de Strasbourg, a été officier rapporteur à la commission de recours des militaires, officier concepteur à la DGGN avant de commander la compagnie d’Orange (Vaucluse). Après l’École de guerre, elle a rejoint le cabinet du ministre de l’Intérieur.

Gard (30)le colonel Eric Chuberre (inscrit sur la liste d’aptitude pour être général), haut fonctionnaire de défense et de sécurité au ministère de la Justice, succède au colonel Laurent Haas. Âgé de 52 ans, de recrutement universitaire, il a commandé la compagnie de La Roche sur Yon (85) avant d’être chef département éthique et déontologie à l’EOGN. Il a ensuite été chargé de projet doctrine, planification, gestion de crise à la DGGN avant de commander le groupement du Loir-et-Cher. Il a ensuite rejoint l’IGGN avant d’être détaché au ministère de la Justice comme haut fonctionnaire de défense.

Haute-Savoie (74) : le colonel Benoît Tonanny, 38 ans, conseiller stratégie, changement et innovation au cabinet du DGGN après avoir été adjoint du conseiller Gendarmerie du ministre de l’Intérieur succède au colonel Nicolas Marsol. Saint-Cyrien, Benoît Tonnany a commandé le peloton d’intervention de l’escadron 35/2 de Tarbes (64), a été chef adjoint du PGHM de Chamonix, commandant de la compagnie de Puget-Theniers (06), avant de rejoindre l’École de guerre. Il est titulaire des brevets de chef de caravane de secours et de commandant des opérations d’enquêtes et de secours en montagne (BCOES).

Var (83) : le colonel Guillaume Dinh, cabinet du DGGN succède au colonel Alexandre Malo, nommé sous-directeur de la Police judiciaire. Conseiller affaires européennes et internationales au cabinet du Directeur général, Guillaume Dinh, Saint-Cyrien, diplômé de Sciences-Po, a commandé l’EGM de la Réole (33), la compagnie de Vitré (35). Il aussi été conseiller du ministre de l’Intérieur après l’École de guerre.

Allier (03) : la colonelle Isabelle Orefice, qui vient des ressources humaines du ministère des armées succède au colonel André Deméocq.

Après hypokhâgne et khâgne, l’institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et un diplôme d’études approfondies (DEA) d’histoire militaire et de défense nationale, Isabelle Orefice a débuté dans l’armée de Terre avec l’Ecole militaire du corps technique et administratif (EMCTA) à Coëtquidan. Après une spécialisation à Montpellier, cette “glouglou” a servi dans la gestion des ressources humaines à Montpellier. Elle a été chef de section administrative à Rueil-Malmaison avant de servir en OPEX d’abord au Monténégro puis en Bosnie et au Kosovo en janvier 2003. Après deux années à l’école nationale des sous-officiers d’active à Saint-Maixent, elle a choisi de rentrer en Gendarmerie par le biais du concours des officiers des armes (OA), le concours des capitaines. A sa sortie de l’EOGN, elle a été commandant en second de la compagnie de Quimper pendant deux ans avant de commander la compagnie pendant 4 ans. Elle a ensuite servi aux ressources humaines de l’état-major de la région de Gendarmerie à Rouen (76) avant de suivre l’École de guerre.

Aube (10) : le colonel François Goetz, qui vient du ministère des armées, succède au colonel Thomas Bourgerie.

Saint-Cyrien, après des débuts dans l’armée de terre, il a intégré la Gendarmerie au grade de capitaine par le concours des officiers des armées. Il a commandé la compagnie de Villefranche-de-Lauragais après en avoir été commandant en second.  Il a ensuite rejoint la cellule renseignements de la Direction générale avant de suivre l’École de guerre, puis le le ministère des armées dans le cadre de la mobilité extérieure.

Aude (11) : le colonel Olivier Berger, chef du bureau adjoint à la sous direction du personnel après avoir été chef de l’analyse et de l’anticipation à la Direction générale succède au colonel Marc Gonnet. Âgé de 40 ans, Saint-Cyrien, il a été commandant en second de la compagnie de Ploermel, cadre à l’EOGN, commandant de la compagnie de Nice (06) puis a rejoint la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) pour sa mobilité extérieure après l’École de guerre.

Charente-Maritime (17) : le colonel Remi de Gouvion-Saint- Cyr, conseiller systèmes d’information au cabinet du DGGN succède au colonel Bruno Makary. Âgé de 41 ans, Saint-Cyrien, ingénieur informatique diplômé de l’école nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA), il a notamment commandé la compagnie de Salon-de-Provence (13) après avoir été commandant en second de l’EDSR de Metz (57) et a été chef de la section des systèmes de commandement au service des technologies des systèmes d’information de la sécurité intérieure (STSI2).

Le colonel Xavier Lefevre (Photo DR)

Correze (19) : le colonel Xavier Lefevre, commandant en second du groupement des Pyrénées- Orientales succède à la colonelle Armelle Valentin qui a rejoint l’IGGN comme chargée de mission. Après des études et une formation de pilote de ligne aux Etats-Unis, il est revenu effectuer son service militaire en France avec l’objectif d’intégrer l’armée de l’air mais c’est la Gendarmerie qu’il a rejoint. A sa sortie de l’EOGN, Il a été adjoint à l’EDSR de la Somme (1999-2003) avant de commander celui de la Gironde (2003-2006). Il a ensuite pris la tête de la compagnie de Kourou. Aide de camp du DGGN, il est devenu son chef de bureau du cabinet.

Après un séjour au Gabon comme conseiller du directeur général de la Gendarmerie Gabonaise, chef de projet appui à la sécurité intérieure, il a été commandant en second du groupement des Pyrénées Orientales.

Eure-et-Loir (28) : le colonel Stéphane Tourtin chef du bureau de la sécurité routière, des formations et des moyens spécialisés à la DGGN succède au colonel Georges Pierrini nommé chef d’état-major du pole judiciaire de la Gendarmerie à Pontoise (95). D’abord marin de 1995 à 2001, il a choisi la Gendarmerie à sa sortie de l’école militaire de la flotte. Après avoir été commandant en second de l’EDSR de Beauvais (60), il a retrouvé la mer comme commandant en second d’un patrouilleur de la Gendarmerie maritime à Lorient puis a été “pacha” du patrouilleur de la Gendarmerie maritime Glaive à Cherbourg avant de commander la compagnie de Guingamp (22). Il a rejoint la DGGN après sa scolarité à l’École de guerre.

Gers (32) : le colonel Sébastien Mahey, commandant en second du groupement de l’Oise succède au colonel Jean-Luc Vezin. Ancien sous-officier dans les Troupes de marine passé par l’EMIA, il a d’abord servi dans l’armée de Terre avant d’intégrer la Gendarmerie.

Indre (36) : le colonel Laurent Texier, diplômé de l’École de guerre, chef du bureau défense et sécurité nationale succède au colonel Christian Prunier. A sa sortie de l’EOGN, Laurent Texier a commandé le peloton d’intervention de l’EGM 14/6, l’EDSR du Finistère, la compagnie de Mantes-la-Jolie (78), puis il a rejoint EDF comme officier de liaison, chef du pôle de sécurité des missions à l’étranger.

Lot-et-Garonne (47) : le colonel Emmanuel Houzé, officier de liaison au ministère de l’environnement, succède au colonel Laurent Villieras, nommé à l’école de Montluçon. Saint-Cyrien, Emmanuel Houzé a commandé le peloton d’intervention de EGM 32/3 de Luçon (85), l’EGM 13/1 de Versailles Satory, a été chef de bureau à la Direction de la coopération internationale puis a commandé la compagnie de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) après l’École de guerre.

Lozère (48) : le colonel Cédric Michel, chef du centre analyse et exploitation de la sous-direction de l’anticipation opérationnelle à DGGN, ce spécialiste de la radicalisation qui a écrit à ce sujet dans la Revue de la Gendarmerie succède au colonel Philippe Trinckel. Issu de l’école de l’air, officier contrôleur aérien à la BA 901 de Drachenbronn Birlenbach, il a rejoint la Gendarmerie par le biais du concours des officiers des armes. Il a commandé l’EGM 24/8 de Macon, avant d’être gestionnaire financier à la DGGN puis de commander la compagnie de Rouen (76).

Mayenne (53) : le colonel Pierre-Yves le Trong, chef de division création, de l’application et du contrôle des programmes de formation au commandement des écoles de la Gendarmerie succède au colonel Denis Aubert, nommé à l’IGGN. Ancien du lycée militaire d’aucun, officier de réserve formé à l’école d’application de l’arme blindée et de la cavalerie de Saumur, il a été chef de peloton AMX 30B2 au 1er régiment de cuirassiers à Saint-Wendel (RFA), puis officier de réserve en situation d’activité au 13ème BCA de Chambéry. Officier sous contrat, il a été officier adjoint d’ escadron au 3ème régiment de Cuirassiers à Lunéville (54) jusqu’à sa dissolution, puis officier adjoint en escadron d’instruction au 4ème régiment de hussards à Metz (57). A sa sortie de l’EOGN, il a commandé un peloton d’intervention à la garde républicaine puis a été commandant en second de la compagnie de Nantes avec un séjour de 7 mois au Kosovo, et a commandé la compagnie de Verdun. Il a ensuite été professeur à deux reprises à l’EOGN, en sécurité publique générale puis comme responsable de l’enseignement tactique après l’École de guerre.

Meurthe-et-Moselle (54) : le colonel Frédéric Dantin, attaché de sécurité intérieure ambassade de France à Djibouti succède au colonel Frédéric Dordhain. fonctions de commandant de la compagnie de gendarmerie de Meaux, hier. Âgé de 44 ans, A 35 ans, diplômé de l’école militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan), il arrive de Nouvelle-Calédonie où il était chef de la section de recherche. Fait rare, il enchaîne deux commandements de suite. Ce père de deux enfants connaît déjà bien le département pour avoir enseigné la police judiciaire dominante à l’école des officiers de la gendarmerie nationale, à Melun. Né dans la Marne, il a débuté à la section de recherche de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

Pyrénées-Orientales (66) : le colonel Arnaud Goudard, attaché de sécurité intérieur adjoint ambassade de France en Espagne, succède au colonel Guillaume Poumeau de Lafforest. Il a notamment commandé la compagnie de La Flèche, (Sarthe).

Haute-Saône (70) : colonel Thierry Crampé chef du bureau de l’organisation à la direction des soutiens et des finances DGGN. Il succède au colonel Sung Dae Faucon. Il a notamment commandé la compagnie de Dax (40).

Le colonel Laurent de la Follye de Joux (Photo UNPRG)

Sarthe (72): le colonel Laurent de la Follye de Joux, chef du bureau de la formation succède au colonel Thibault Lucazeau qui rejoint la direction des opérations et de l’emploi et plus précisément le pôle stratégie capacitaire.

Agé de 45 ans, né à Rennes, marié et père de 5 enfants, le colonel de la Folie de Joux arrive de la Direction Générale où il assurait les fonctions de chef du bureau de la formation.

Ancien du Prytanée national militaire de La Flèche, il est Saint-Cyrien et après l’école d’application du Génie d’Angers a servi au 1er régiment du génie comme chef de section et officier adjoint et a été projeté en Serbie et au Liban. Recruté par le biais du concours des officiers des armes (OA), il a servi à Besançon puis à Melun en tant qu’instructeur puis a commandé la compagnie de Rennes avant de rejoindre la DGGN en 2017.

Diplômé de l’École de guerre, il est ancien combattant.

Deux-Sèvres (79) : Le colonel Ludovic Vestieu, chef d’état-major du commandement de la Gendarmerie de Polynésie Française succède au colonel Jean-Pascal Château.

Titulaire d’un DEA d’histoire, analyse politique et stratégique et diplômé de sciences-po Toulouse, Ludovic Vestieu a débuté de manière atypique comme chercheur au sein du service historique sur l’histoire contemporaine de la Gendarmerie avant d’intégrer l’EOGN. Après avoir commandé un peloton de l’escadron de gendarmerie mobile de Moulins avec lequel il a été projeté en Côte d’Ivoire pour l’opération Licorne, il a été adjoint au commandant de compagnie de Bourgoin-Jaillieu puis a été officier adjoint renseignement du groupement des Landes. Il a ensuite commandé la compagnie de Castres dans le Tarn. Après l’École de guerre, il a été chargé de projets à la sous-direction de l’anticipation opérationnelle.

Vosges (88) : le colonel Frédéric Avy, commandant en second du groupement de la Savoie succède au colonel Brice Mangou, nommé au service de la transformation de la Gendarmerie. Frédéric Avy a notamment commandé la compagnie de Nîmes après avoir été à la tête de l’Escadron départementale de sécurité routière à Lyon. Saint-Cyrien, il a débuté dans l’arme du Train avant d’intégrer la Gendarmerie au grade de capitaine.

Essonne (91) : colonel Hugues Sublet, commandant du 1er groupement d’instruction EOGN. Il succède à la colonelle Karine Lejeune qui part suivre la scolarité du Centre des hautes études militaires (CHEM).

Le colonel Hugues Sublet a commandé le 1er groupement de l’EOGN et la 126 ème promotion de l’EOGN “Légion d’honneur”. Saint-Cyrien, il a notamment commandé la compagnie de Lucé (Eure-et-Loire).

Val d’Oise (95) : le colonel Quentin Petit, du service des ressources humaines du ministère de l’Intérieur succède au colonel Stéphane Brunet nommé chargé de mission à la direction des opérations et de l’emploi. Saint-Cyrien, il a commandé un peloton de gendarmerie mobile et la compagnie de Wissembourg en Alsace.

Le général Stéphane Mille nommé chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace

Le général Stéphane Mille nommé chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace

http://www.opex360.com/2021/07/13/le-general-stephane-mille-nomme-chef-detat-major-de-larmee-de-lair-et-de-lespace/

Un nouveau CEMAT: le marsouin Pierre Schill succèdera à Thierry Burkhard

Un nouveau CEMAT: le marsouin Pierre Schill succèdera à Thierry Burkhard

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 7 juillet 2021

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/07/07/un-nouveau-cemat-le-general-pierre-schill-succedera-a-thierr-22289.html


C’est officiel, selon le compte-rendu du Conseil des ministres. Le général Pierre Schill succèdera à Thierry Burkhard à la tête de l’armée de Terre (photo 2e RIMa). 

Marié et père de trois enfants, le général Pierre Schill est né le 10 septembre 1967 à Chalons sur Marne (51). Il intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan en 1987 (promotion Lieutenant Tom Morel), puis choisit les Troupes de marine.

Il a régulièrement servi au sein des régiments de la division puis de la brigade d’infanterie de marine. 

Portrait général Pierre Schill.jpgMuté en 1996 au 2e Régiment d’infanterie de marine au Mans, il y exerce les fonctions d’officier traitant au sein du bureau opérations et instruction et est projeté en Albanie. Commandant la 2e compagnie de combat du régiment de 1997 à 1999, il est engagé en RCA. 

Promu lieutenant-colonel en 2004, il est affecté au 3e Régiment d’infanterie de marine à Vannes pour tenir les fonctions de chef du bureau opérations et instruction. Il est engagé comme chef opérations du régiment en Côte d’Ivoire. 

Il commande le 3e Régiment d’infanterie de marine  de 2009 à 2011.

Il est nommé général de brigade à compter du 1er août 2017, date à laquelle il prend le commandement de la 9e Brigade d’infanterie de Marine à Poitiers.

Il est actuellement chef de la division emploi des forces – protection, à l’état-major des armées.

Le général Laurent Michon désigné pour prendre le commandement de la force Barkhane

Le général Laurent Michon désigné pour prendre le commandement de la force Barkhane

 

 


Le général Thierry Burkhard nouveau CEMA

Le général Thierry Burkhard nouveau CEMA


Le Mamouth – Publié le 13 juin 2021

https://lemamouth.blogspot.com/2021/06/le-general-thierry-burkhard-nouveau-cema.html


Un communiqué de la minarm confirme à l’instant la nomination du général Thierry Burkhard comme CEMA. Il succèdera “après le 14 juillet” au général François Lecointre, qui aura servi quatre ans à ce poste.

Cette succession était attendue depuis plusieurs mois, même si, comme à chaque fois, celui qui choisit, le présidence de la République et chef des armées, n’avait évidemment pas livré d’indices sur son choix final. A ce stade, on ignore qui lui succèdera à la tête de l’armée de terre, parmi une liste de noms qui comptait aussi aussi bien à l’origine des légionnaires que des marsouins (la piste semble-t-il la plus sérieuse). C’est aussi un marsouin qui deviendra cet été son porte-parole. Le sous-chef opérations de l’EMA pourrait également changer. Autant d’éléments qui vont accélérer les rotations de postes, notamment dans l’armée de terre.

Le général Burkhard (57 ans le 30 juillet prochain) connaît bien l’EMA, notamment son domaine opérationnel : il a servi à trois reprises au CPCO, comme officier de quart (1996-2000) après son début de carrière au 2e REP puis au sein du J3 Europe (2004-2007). Il est ensuite adjoint au conseiller communication du CEMA (2007-2008) avant de prendre le commandement de la 13e DBLE. Son régiment est alors engagé aux frontières du pays, en soutien des forces djiboutiennes.

A l’issue, il revient à l’EMACOM plutôt que de passer par la case CHEM (il est sans doute un des premiers sinon le premier CEMA à ne pas en être issu) et inaugure un style inédit dans la présentation des briefings opérationnels hebdomadaires. Il fait prendre une nouvelle dimension à la communication opérationnelle qui devient incontournable dans les rapports avec les média. La France est alors engagée en Afghanistan, puis au Sahel, avec une montée en puissance des théâtres intérieurs (Guyane, participation à la lutte contre le terrorisme). La communication opérationnelle (dont ceux qui la font sur les théâtres) et les médias sont “essentiels” aux opérations modernes, comme il rappelait encore en décernant le prix Schoendoerffer, jeudi soir.

Thierry Burkhard décroche ses étoiles en 2014, un an après avoir été promu conseiller au coordinateur national au renseignement. Il revient à nouveau au CPCO à l’issue, comme chef conduite (2015) puis chef, pour un an (2017). Inspecteur de l’armée de terre une année, il devient CEMAT à la suite du général Jean-Pierre Bosser. Il y imprime sa marque d’un entraînement plus dur et réaliste, dans une vision stratégique sans doute pensée durant son année d’IAT (si ce n’est avant) mais qui sort finalement à l’été 2020. Mais il lance aussi une prise en compte des champs informationnels qui débouchera sur une expérimentation mené en 2022 par la 11e BP afin de doter à terme tous les régiments de l’armée de terre d’un trio de spécialistes équipés et formés.

Une des rares certitudes de la période à venir est que le désengagement de Barkhane constituera une manoeuvre délicate, comme tout phase de ce type (1). Une cinquième attaque à l’IED en Côte d’Ivoire (la première meurtrière sur les militaires locaux), hier soir, à la frontière avec le Burkina Faso rappelle les dangers de cette zone, qu’emprunteront les convois du désengagement.

Ce dernier permettra aussi de faire reconditionner un certain nombre de matériels (jusqu’à quand?) placés sous pression depuis plus de vingt ans, comme les hélicoptères, les avions de transport. Les personnels aussi : la mécanique de Barkhane, bien huilée, modèle néanmoins en profondeur le principal contributeur (l’armée de terre). 

Les moyens et personnels épargnés pourront ainsi être mobilisés dans la préparation à la haute intensité, une posture qui se décline dans les trois éléments, y peut-être compris, demain, dans l’espace. 

Mes infops et photos sur le twitter @defense137.

(1) et sans doute du fait de très fortes élongations, d’un maintien d’éléments français sur place (alors qu’en 2012, en Afghanistan, la France a tout démontré) et d’une volonté des deux principaux groupes adverses de continuer à marquer des points contre Barkhane.

Le général Lecointre va quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées

Le général Lecointre va quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées

http://www.opex360.com/2021/06/13/le-general-lecointre-va-quitter-ses-fonctions-de-chef-detat-major-des-armees/


Mercato des généraux : ça se complique…

Mercato des généraux : ça se complique…

par Jean-Dominique Merchet – Secret Défense – publué le 10 mars 2021

https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/mercato-generaux-ca-se-complique-238733

Le général (air) Autellet devrait être nommé major général des armées.

Nous l’évoquions dans un notre précédent post sur le sort du chef d’état-major des armées (cema), le général François Lecointre : « Un nouvel épisode ne peut donc pas être totalement exclu… » Il semblerait que ce soit le cas. Selon deux sources différentes, la nomination d’un nouveau Cema n’est plus exclue…

Tentons d’y voir clair. Depuis le départ, en février, de l’amiral Jean Casabianca (qui a rejoint EDF) : il n’y a plus de numéro deux à l’EMA, au poste de Major général des armées. Il y a donc une certaine urgence à le remplacer.

Selon toute vraisemblance, ce poste, essentiel dans la mécanique interne des armées, pourrait revenir au général Eric Autellet, un aviateur, actuellement Major général de l’armée de l’air. Dans ce cas et selon une tradition bien établie, le poste de Cema doit être attribué à une autre couleur, soit un terrien (comme le général Lecointre, en poste), soir un marin.

Or, le candidat le plus probable pour la succession du CEMA est le général Thierry Burkhard, chef d’état-major de l’armée de terre. D’avis général (et partagé par l’auteur de ce blog), c’est l’un des officiers les plus remarquables de sa génération. Issu de la Légion étrangère, il a une grande expérience des opérations, à la tête du CPCO. Mais aussi de la communication et du politico-militaire. Il a été en poste à l’Elysée, à la coordination nationale du renseignement. A l’Elysée, il a notamment croisé un certain Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint.

On vient d’apprendre que jeudi, le président de la République se rendra en Occitanie, pour une visite à dominante militaire, à Toulouse, sur la stratégie spatiale et à Saint-Gauderic, pour la Légion étrangère. L’occasion de décisions ou d’annonces ? On verra.

Quoi qu’il en soit, les aviateurs continuent à se sentir exclus des deux grands postes de responsabilité : chef d’état-major des armées (Cema) et chef d’état-major particulier du président de la République (Cemp), comme nous le pointions déjà en aout dernier. Depuis une génération, aucun aviateur n’a occupé l’un de ses postes : 1989 pour Cemp avec le général Fleury et 1998 pour Cema, avec le général Douin.

L’actuel chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, Philippe Lavigne est évidemment sur les rangs pour succèder comme Cema au général Lecointre, dont il a été chef de cabinet jusqu’en 2018.

On est là et, comme on le disait au début de ce post : « un nouvel épisode ne peut donc pas être totalement exclu… »

La nomination du général Lloyd Austin à la tête du Pentagone par M. Biden va se heurter à un écueil législatif

La nomination du général Lloyd Austin à la tête du Pentagone par M. Biden va se heurter à un écueil législatif

http://www.opex360.com/2020/12/08/la-nomination-du-general-lloyd-austin-a-la-tete-du-pentagone-par-m-biden-va-se-heurter-a-un-ecueil-legislatif/

Le général Gaulin, nouveau commandant de la 1re division

Le général Gaulin, nouveau commandant de la 1re division

Le général de division Emmanuel Gaulin a pris le commandement de la 1re division le 1er  août. Son expérience militaire l’a spécialisé dans les capacités opérationnelles de l’armée de terre française. Portrait d’un homme de devoir et de convictions qui fera face au durcissement des engagements futurs.

Par Paul-Henri PIOTROWSKY -L’Est Républicain – publié le 10 octobre 2020

Le général Emmanuel Gaulin a décidé d’épouser très tôt la carrière militaire. Ses convictions et sa droiture l’ont amené à commander aujourd’hui 32 000 hommes d’active. Photo ER /Paul Henri PIOTROWSKY

Le général de division Emmanuel Gaulin, 55 ans, est originaire des Landes (40), de la Chalosse, un territoire des contreforts pyrénéens. Gascon jusqu’au bout des doigts, l’homme est doté d’un fort caractère et de règles morales sans failles. Il a pris les rênes de la 1re division à Besançon le 1er  août dernier. Il remplace le général Frédéric Blachon , parti à la retraite.

« J’ai décidé d’entrer dans l’armée dès mes 15 ans, après avoir songé à faire du football ma profession. Une gageure dans ma région, patrie du rugby, un sport que j’apprécie tout autant. Pour moi, cette orientation entrait dans le cadre hors norme que je m’étais fixé. Je voulais une carrière dynamique, me dépasser physiquement et intellectuellement, une culture de groupe. C’est ce que je pouvais observer chez les parachutistes à Mont-de-Marsan. J’ai été bien servi. »

Un parcours d’expert en programmation militaire

L’officier est entré à Saint-Cyr après ses deux années en mathématiques. À sa sortie, il débute à Paris, à l’administration centrale avant de rejoindre des régiments. Quelques années plus tard, il se perfectionne à l’École de guerre, puis au Collège militaire royal des sciences. Il approfondit ses connaissances tactiques. Il commande ensuite le 1er régiment de tirailleurs d’Épinal (88), intègre après le Centre des hautes études militaires et participe à la rédaction du Livre blanc en 2013 , puis à la programmation du renouvellement des équipements la même année. Il assurait une mission de chef d’état-major adjoint au PC du corps d’armée à Lille avant de rejoindre Besançon cet été.

Préparer les futurs engagements

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« Tous les deux ans, un officier tel que moi change d’affectation. J’ai pu me renouveler à chaque fois. La 1re division regroupe 32 000 hommes d’active et 100 000 réservistes en France. J’aurai trois missions ici. Assurer le bon déroulement de toutes les actions en cours, en opération extérieure, sur la bande sahélo-saharienne ou au Liban, puis préparer les engagements futurs. Ces derniers prendront une tournure plus âpre, en partant du principe que l’imprévisible est possible. Nos futurs ennemis n’hésiteront pas à employer tout type d’armement. Il faudra nous montrer plus rusés qu’eux, ne pas subir le chaos, plutôt le leur infliger. »

Enfin, le général Emmanuel Gaulin veillera à ce que les nouveaux équipements du programme Scorpion arrivent bien à destination, là où ils doivent servir. « Nous serons alors aptes à surmonter les situations les plus dures. »

Biographie du colonel Geoffroy Desgrées du Loû, Chef de corps du 2 ème R.E.I.

Biographie du colonel Geoffroy Desgrées du Loû, Chef de corps du 2 ème R.E.I.

La carrière du colonel Desgrées du Loû se réparti entre des affectations en corps de troupe au sein de la Légion étrangère, des postes de responsabilité en états-majors, principalement de l’administration centrale et des formations.

A l’issue de sa formation initiale à Saint-Cyr et à l’Ecole d’application de l’infanterie, il choisit de servir au 2ème Régiment étranger d’infanterie où, entre 2001 et 2008, il occupe successivement les postes de chef de section de combat et officier adjoint à la 2ème compagnie puis officier adjoint et commandant d’unité de la 4ème compagnie. Durant cette période, il participe à deux reprise à l’opération Trident au Kosovo en 2001 et 2002, à l’opération Licorne en Côte d’Ivoire en 2003, à l’opération Boali en République Centrafricaine en 2007 et effectue deux missions de courte durée à la 13ème Demi-brigade de légion étrangère à Djibouti en 2004 et 2006. De 2014 à 2016, il est affecté comme chef du bureau instruction emploi du 4ème Régiment étranger de Castelnaudary, régiment de formation de la Légion étrangère alors pleinement impliqué dans la manœuvre de remontée en puissance des effectifs de la Légion étrangère.

Outre ces affectations en corps de troupe, il a servi en administration centrale comme officier traitant à la section technique de l’armée de Terre de 2008 à 2011, où il contribue notamment aux travaux préliminaires du programme SCORPION, puis à l’état-major de l’armée de Terre de 2016 à 2018 au bureau programmes et systèmes d’armes en charge du pilotage des programmes d’armement et de la politique d’équipement de la fonction combat débarqué. En 2018, il rejoint l’état-major des Armées au sein de la division plans programmation évaluation contribuant, notamment dans le domaine financier, aux travaux de programmation militaire pour les programmes d’armement du Ministère des armées.

Le Colonel DESGRÉES du LOÜ est ingénieur de formation, titulaire d’un mastère spécialisé de l’Ecole Centrale-Supélec dans le domaine du management des grands projets industriels, diplômé du cours supérieur d’état-major et breveté de l’Ecole de Guerre. Durant ses formations, il a également effectué en 2011 un renfort de six mois au sein d’un état-major opérationnel interarmées de l’OTAN, et en 2014 un stage de trois mois au sein de la direction de la stratégie d’un groupe industriel de défense.

Agé de 44 ans, il a reçu le commandement du 2ème Régiment étranger d’infanterie le 5 août 2020.

Marié et père de six enfants, le colonel Geoffroy Desgrées du Loû est chevalier de la Légion d’honneur, chevalier dans l’ordre national du Mérite et titulaire de la croix de la Valeur militaire.