L’Otan fait le point sur les contributions annoncées par certains de ses membres pour renforcer son flanc oriental

L’Otan fait le point sur les contributions annoncées par certains de ses membres pour renforcer son flanc oriental

 

http://www.opex360.com/2022/01/24/lotan-fait-le-point-sur-les-contributions-annoncees-par-certains-de-ses-membres-pour-renforcer-son-flanc-oriental/


Le 21 janvier, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est dit « convaincu » que la Russie ne lancera pas d’offensive contre l’Ukraine, malgré les manœuvres de ses troupes observées depuis plusieurs semaines près de la frontière. « J’espère fermement avoir raison », a-t-il dit, estimant que la « diplomatie est le moyen de résoudre les problèmes »

Mais à condition que les deux parties fassent chacune des concessions pour arriver à un accord. Or, pour le moment, les discussions que la Russie a pu avoir avec les États-Unis et l’Otan au sujet des garanties « juridiques » qu’elle réclame n’ont rien donné, ses revendications ayant été jugées inacceptables.

En attendant, les États-Unis ont ordonné aux familles de ses diplomates en poste à Kiev de quitter le pays « en raison de la menace persistante d’une opération militaire russe ». Et le département d’État a aussi estimé que les les ressortissants américains résidant en Ukraine « devraient envisager maintenant » d’en faire de même par des vols commerciaux ou « d’autres moyens » de transport.

« La situation sécuritaire, notamment le long des frontières ukrainiennes […] est imprévisible et peut se détériorer à tout moment. […] Les ressortissants américains en Ukraine devraient savoir qu’une opération militaire russe où que ce soit en Ukraine affecterait gravement la capacité de l’ambassade américaine à fournir des services consulaires, y compris une assistance aux citoyens américains quittant l’Ukraine », a fait valoir le département d’État.

Ce 24 janvier, le Royaume-Uni a également le retrait d’une partie de son personnel diplomatique d’Ukraine, « en réponse à la menace croissante de la Russie ». Cependant, a ajouté le Foreign Office, « l’ambassade [britannique à Kiev] reste ouverte et continuera à mener ses tâches essentielles ».

Pour le moment, l’Union européenne [UE] n’envisage pas de prendre de telles mesures pour le moment. « Je pense qu’il ne faut pas dramatiser la situation et que nous devons quitter l’Ukraine, à moins que les États-Unis ne nous fournissent des informations qui justifient cette décision », a déclaré Josep Borrell, son haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

De son côté, l’Otan a fait le point sur les contributions annoncées [ou envisagées] de certains de ses membres pour renforcer son flanc oriental, via un communiqué publié ce 24 janvier.

« L’Otan continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et défendre tous les Alliés, y compris en renforçant la partie orientale de l’Alliance. Nous répondrons toujours à toute détérioration de notre environnement de sécurité, notamment en renforçant notre défense collective », a fait valoir Jens Stoltenberg, son secrétaire général.

Ainsi, comme l’avait déjà annoncé l’Allied Air Command [Aircom] la semaine passée, le Danemark va renforcer la mission Baltic Air Policing avec l’envoi de quatre avions F-16 en Lituanie.

Ces appareils y « rejoindront les F-16 polonais et belges » déjà déployés dans la région et « fourniront à l’Otan une capacité accrue de police du ciel […] pour assurer la dissuasion et la défense du flanc nord-est de l’Otan », a expliqué le communiqué de l’Aircom. Par ailleurs, le Danemark a également annoncé l’envoi d’une frégate dans la mer Baltique.

Selon M. Stoltenberg, « l’Espagne envoie des navires rejoindre les forces navales de l’Otan et envisage d’envoyer des avions de combat en Bulgarie » tandis que la « France s’est déclarée prête à envoyer des troupes en Roumanie sous le commandement de l’Otan » et que les Pays-Bas vont envoyer deux F-35A en Bulgarie à partir du mois d’avril.

En outre, a encore précisé le secrétaire général de l’Otan, les forces néerlandaises vont aussi mettre « un navire et des unités terrestres en attente pour la NRF [Nato Response Force, force de réaction rapide de l’Otan, ndlr]. Enfin, a-t-il continué, les « États-Unis ont également clairement indiqué qu’ils envisageaient d’accroître leur présence militaire dans la partie orientale de l’Alliance ».

L’Union européenne déplore d’être tenue à l’écart des discussions sur les garanties de sécurité exigées par Moscou

L’Union européenne déplore d’être tenue à l’écart des discussions sur les garanties de sécurité exigées par Moscou

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« L’Europe, très bien, mais quel numéro de téléphone? » aurait demandé Henry Kissinger, quand il était conseiller à la sécurité nationale du président américain Richard Nixon, au début des années 1970. Mais les choses ont évolué car, depuis 2010, l’Union européenne [UE] dispose désormais d’un président du Conseil européen ainsi que d’un Service européen d’action extérieure [SEAE], lequel relève du Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

Pour autant, l’UE sera tenue à l’écart des discussions qu’aura, début janvier, la Russie avec les États-Unis et l’Otan au sujet des garanties de sécurité que Moscou réclame… Et cela, alors qu’elle sera concernée par les décisions qui seront éventuellement arrêtées à cette occasion. Le numéro de Josep Borrell, l’actuel chef de la diplomatie européenne, a-t-il été perdu?

En tout cas, dans un entretien donné au quotidien allemand Die Welt, l’intéressé a déploré que l’UE soit tenue à l’écart des débats sur la refonte de l’architecture de sécurité en Europe, faisant observer que « plusieurs de ses membres ne font pas partie de l’Otan », comme par exemple la Suède et la Finlande, qui ont également des préoccupations concernant les activités militaires russes. En clair, M. Borrell ne veut pas d’une réédition de la Conférence de Yalta [au cours de laquelle le sort du Vieux Continent après la défaite de l’Allemagne nazie s’était joué, ndlr] mais retrouver plutôt l’esprit des accords d’Helsinki

« Si Moscou […] a l’intention de discuter de l’architecture de sécurité en Europe et des garanties de sécurité [qu’elle exige], alors cela ne concerne pas seulement les États-Unis et la Russie. L’UE doit être impliquée dans ces négociations », a fait valoir M. Borrell, notant au passage que le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, partage ce point de vue.

« Nous ne voulons pas et ne devons pas être un spectateur indifférent derrière le dos duquel les décisions sont prises », a insisté le Haut représantant. Les États-Unis et la Russie sont « deux acteurs qui se partagent des sphères d’influence entre eux. Moscou veut parler de l’architecture de sécurité européenne sans implquer l’UE. C’est absurde. Nous n’acceptons pas cela », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, pour M. Borrell, le fait que la Russie ait posé ses exigences dans deux projets de traité [l’un pour les États-Unis, l’autre pour l’Otan] est inédit. « C’est la première fois que les Russes mettent leur agenda sur la table, par écrit, sous la forme d’un véritable traité. Cela n’est jamais arrivé auparavant. Seuls les vainqueurs font cela », a-t-il noté, avant d’affirmer que les revendications russes sont « totalement inacceptables ».

« L’intégrité territoriale d’un pays et le droit d’un État souverain de décider de sa propre coopération avec d’autres pays ou alliances – ces principes ne sont pas négociables », a ainsi fait valoir le responsable européen.

Pour rappel, Moscou veut notamment la fin de l’élargissement de l’Otan et limiter les activités militaires de celle-ci dans les pays qui l’ont rejoint après 1997.

Enfin, M. Borrell a estimé que les discussions devraient également porter sur les « toutes les violations » commises par la Russie depuis l’adoption des accords d’Helsinki, lesquels ont fixé dix principes régissant les relations entre les signataires [dont l’inviolabilité des frontières, l’intégrité territoriale des États, la non-intervention dans les affaires intérieures, non recours à la menace ou au à la force, respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, etc]. « Nous sommes en désaccord avec de nombreux développements de la politique étrangère russe et certains événements que Moscou considère comme ses affaires intérieures », a-t-il ainsi rappelé.

Les six priorités de la PFUE 2022 en matière de défense

Les six priorités de la PFUE 2022 en matière de défense

par – Forces opération Blog – publié le

À deux semaines de l’entame de la présidence française de l’Union européenne (PFUE), la ministre des Armées Florence Parly a présenté ce mardi les six grandes priorités de la France en matière de défense. En pole position, la boussole stratégique, un document stratégique qui fixera le cap de la politique de sécurité et de défense de l’Europe.

« Il est temps que l’Europe s’assume. Elle est en effet depuis trop longtemps une puissance qui s’ignore », relevait la ministre des Armées lors d’une audition de la commission défense de l’Assemblée nationale. « Nous voulons d’une Europe qui agit pour elle-même et qui ne subit pas les appétits et les priorités des autres. Nous voulons d’une Europe capable de parler d’une seule voix, de porter ses valeurs, de défendre ses intérêts partout où ils se trouvent dans le monde. Nous voulons, enfin, d’une Europe capable de protéger ses citoyens ».

 Le ton est donné. Le volet défense et sécurité de la PFUE sera lui aussi marqué par la volonté d’accélération de l’ « agenda de souveraineté » exprimée jeudi dernier par le président de la République. Une souveraineté que la ministre des Armées a à son tour défini comme « la liberté de décider, la liberté de choisir, la liberté d’agir ». Une souveraineté qui ne s’arrête pas aux frontières de l’Europe, mais se joue également « au Sahel, dans le golfe de Guinée, en Indo-Pacifique, (…) sur la mer, dans les airs, dans l’espace cyber, dans l’espace exo-atmosphérique, dans l’espace informationnel et même (…) sur le terrain des normes ».

« Tout le monde s’accorde à dire que c’est le moment de fixer un niveau d’ambition élevé », a-t-elle ajouté. L’action de la France reposera sur six grandes priorités. Toutes feront partie intégrante de la boussole stratégique, dont la version finale devrait être adoptée en mars 2022, et poursuivront un même objectif : « mieux protéger les Européens ». Il ne s’agira « évidemment pas d’en assurer la mise en œuvre toutes au même niveau dans les six prochains mois », tempère la ministre des Armées. La France amorcera le mouvement, mais ce sera bien aux pays qui lui succéderont à la tête du Conseil, la République tchèque et la Suède les premiers, d’en poursuivre l’élaboration.

La liberté de décider « s’acquiert avec la capacité à disposer, en amont des crises, d’une appréciation commune de la menace », pointe tout d’abord Florence Parly. Cette liberté de décision, c’est l’objet principal de la future boussole stratégique, première des six priorités. « Premier livre blanc de la défense européenne », le document entend fournir un cap pour les 10 prochaines années. Florence Parly l’affirme, il ne s’agit pas de livrer « un rapport de fond de tiroir dont l’ambition s’amenuise à mesure que les années passent » mais plutôt « un véritable plan d’action concret ». La tenue des engagements qu’elle contient sera scrutée de près, un état des lieux annuel devant être présenté par le Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité en consultation avec la Commission européenne et l’Agence européenne de défense (AED).

La France doit ensuite davantage promouvoir les opérations conjointes, qu’elles soient conventionnelles ou hybrides. L’enjeu ? « Rendre l’Union européenne plus réactive ». Il s’agira, par exemple, de travailler sur les synergies entre opérations et coalitions ad-hoc et de développer une capacité de réaction rapide. Celle-ci serait en mesure de mobiliser « jusqu’à 5000 hommes » à l’horizon 2025. « Il ne s’agit pas d’une énième tentative de créer une force permanente sur le papier », pointe Florence Parly, mais plutôt d’une volonté de renforcer le potentiel d’action des armées européennes. Cette force reposerait sur un certain nombre d’outils existants, telles que des coalitions comme Takuba et des missions de la PSDC, et à venir, comme la Facilité européenne pour la paix, dont l’extension à la fourniture d’armements sera bientôt une réalité.

D’autres réflexions porteront sur le développement d’une culture stratégique, sur l’amélioration des processus décisionnels et, finalement, sur « ce qui manque aux Européens pour agir dans le monde réel, par exemple dans le domaine des capacités de transport aérien ». L’exemple n’a rien d’anodin, l’un des 14 projets lancés le mois dernier dans le cadre de la Coopération structurée permanente (CSP/PESCO) vise justement à apporter une réponse technologique à ce trou capacitaire. Piloté par la France, le projet « Strategic Air Transport for Outsized Cargo » (SATOC) devrait aboutir, comme son nom l’indique, à identifier une solution européenne de transport stratégique de fret hors-gabarit. La France entend enfin mettre l’accent sur les menaces hybrides, « une réalité de plus en plus présente et tangible ». Pour s’en défendre, la France propose la création d’une « boîte à outils » notamment calibrée pour lutter contre la désinformation.

Troisièmement, l’Europe doit apprendre à défendre ses intérêts communs dans les espaces contestés, que sont les mers, le cyber et l’espace. Sur les mers, la France envisage de développer la présence maritime coordonnée, à l’instar de ce qui s’expérimente déjà dans le golfe de Guinée, et les capacités de surveillance. L’Europe se dotera ensuite d’une politique en matière de cyberdéfense et organisera dès l’an prochain des exercices conjoints dans le cyberespace. Idem pour le spatial, avec l’élaboration d’une stratégie spatiale européenne de défense d’ici 2023, « en tirant les bénéfices de la stratégie de défense nationale » présentée par Florence Parly en 2019.

Pour agir ensemble, « il nous faut aussi des outils et des équipements communs ». Faut-il le rappeler, les armées européennes disposent de 17 types de chars de combat, de 29 types de frégates de premier et second rangs et de 20 types différents d’avions de combat. C’est tout l’intérêt des dispositifs PADR, EDIDP et PESCO que de parvenir à communaliser les développements tout en réduisant les dépendances dans certains domaines, à l’image du transport stratégique cité plus haut. La sanctuarisation de grands programmes multinationaux comme SCAF et MGCS est également primordiale. Le renforcement de la BITD européenne n’est cependant pas exempt d’obstacles, certains émanant paradoxalement de l’Europe. « Souveraineté et naïveté font rarement bon ménage », déclare à cet effet Florence Parly, ajoutant que « nous devons veiller à ne pas nous démunir face à nos compétiteurs en pensant, avec la meilleure foi du monde, agir pour le bien commun ». Et la ministre de citer l’exemple de critères européens ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) susceptibles de placer la défense dans la catégorie des activités non-durables. Avec pour principale conséquence de dissuader les investisseurs et de donner de l’eau au moulin d’un secteur bancaire de plus en plus réticent à soutenir la filière défense.

Étroitement liée à la précédente, la cinquième priorité se concentre sur le soutien à l’innovation, « clef de la puissance industrielle ». « Nous avons besoin d’une industrie européenne forte pour donner à l’Europe les capacités militaires dont elle a besoin », souligne la ministre des Armées. Les engagements communs devront être renforcés, principalement grâce un Fonds européen de défense (FEDef) faisant de l’UE « l’un des trois principaux investisseurs en matière de recherche et technologie en Europe ». Mais l’innovation de défense doit trouver d’autres appuis, relève la ministre des Armées. Un « Innovation Defense Hub » sera dans ce sens créé au sein de l’AED.

Enfin, la dernière priorité relève de l’approfondissement des partenariats existants. Une volonté valable pour le premier d’entre-eux, le partenariat transatlantique, 21 pays étant à la fois états-membres de l’UE et de l’OTAN. Ce partenariat « ne peut que bénéficier d’une Europe plus forte », estime Florence Parly, en écho à la déclaration commune des présidents français et américain signée fin octobre. Et la ministre des Armées d’insister, il ne s’agira en aucun cas de dupliquer les missions et capacités de l’OTAN. « Nous sommes aussi convaincus que les deux organisations sont complémentaires et que la coopération entre elles est un élément fondamental pour faire face aux menaces ». La construction en parallèle de la boussole stratégique et du prochain concept stratégique de l’OTAN « constitue une opportunité unique de renforcer cette complémentarité », précise-t-elle. Derrière l’OTAN, les partenariats avec l’Afrique et les pays de l’espace indopacifique devront eux aussi faire l’objet « d’une attention toute particulière ».

Wagner: l’UE introduit une fausse note dans la partition russe

Wagner: l’UE introduit une fausse note dans la partition russe

 

Par Philippe Chapleau – Lignes de Défense – publié le  14/12/2021

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Comme prévu (voir mon post de dimanche ici), l’UE a annoncé lundi une série de mesures coercitives visant le groupe russe Wagner.

Comme le précise le texte adopté, “le groupe Wagner (est) une entité militaire privée basée en Russie dépourvue de la personnalité juridique”. Il précise aussi que “le groupe Wagner est responsable de graves atteintes aux droits de l’homme en Ukraine, en Syrie, en Libye, en République centrafricaine (RCA), au Soudan et au Mozambique, dont des actes de torture et des exécutions et assassinats extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires“.

On lira ici le texte officiel au JO de l’UE détaillant la liste des personnes et entités visées et ici le communiqué de presse diffusé à l’issue de la réunion.

Approuvées lors du conseil européen des Affaires étrangères, ces sanctions visent notamment Dimitri Outkine, un ancien officier des services de renseignements militaires russes (GRU), présenté comme le fondateur du groupe Wagner et l’artisan du déploiement de mercenaires russes dans l’est de l’Ukraine. Elles visent aussi plusieurs de ses collaborateurs dont Valery Zakharov, conseiller pour la sécurité du président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra, Denis Kharitonov, chef militaire dans la région séparatiste du Donbass en Ukraine et Andreï Troshev, directeur général du groupe pour les opérations en Syrie.

Trois sociétés liées au groupe Wagner et impliquées selon l’UE dans la production de pétrole et de gaz en Syrie ont aussi été sanctionnées. Il s’agit d’Evro Polis, Mercury et Velada.

Les sanctions européennes, principalement des interdictions de voyage et des gels d’avoirs, sont peu susceptibles de faire évoluer le Kremlin mais elles marquent un nouveau durcissement de la position des Vingt-Sept à l’égard de la Russie et visent à décourager d’autres pays de recourir aux services du groupe Wagner.

Les États-Unis mettent en garde la Russie contre la tentation de s’en prendre militairement à l’Ukraine

Les États-Unis mettent en garde la Russie contre la tentation de s’en prendre militairement à l’Ukraine

http://www.opex360.com/2021/11/11/les-etats-unis-mettent-en-garde-la-russie-contre-la-tentation-de-sen-prendre-militairement-a-lukraine/