L’armée de Terre explore l’usage « technico-opérationnel » des vélos et des motos électriques

L’armée de Terre explore l’usage « technico-opérationnel » des vélos et des motos électriques

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D’une masse de seulement 47 kg, la moto Sur-Ron Firefly est équipée d’un moteur électrique de seulement 6 kilowatts, développant une puissance de 8 chevaux. Ce qui est suffisant pour lui permettre de rouler à la vitesse maximale de 70 km/h. Cependant, son autonomie est limitée à 69 km… voire moins quand il s’agit de porter un soldat avec ses 30 kg d’équipement. En revanche, elle présente l’avantage d’être silencieuse par rapport à un deux-roues à moteur thermique.

Cependant, les essais menés par les parachutistes britanniques donnèrent visiblement satisfaction. Ces « motos nous permettent d’être plus mobiles, d’aller assez loin rapidement et relativement facilement. Pour les avoir vues en action, je pense que c’est une capacité militaire crédible », avait en effet déclaré le général Nick Cowley, de la 16 Air Assault Brigade Combat Team.

C’est d’ailleurs ce qu’a démontré l’armée ukrainienne, qui a utilisé de telles motos [fournies, en l’occurrence, par les constructeur Eleek et Delfast] pour s’infiltrer dans les lignes russes et effectuer des missions de reconnaissance.

Quoi qu’il en soit, la moto électrique pourrait bientôt entrer en dotation au sein des forces françaises. En effet, la cellule innovation [Battle Lab Terre], avec l’appui du groupement mobilité et agencement de l’espace terrestre [MOB-AGESTER] de la Section technique de l’armée de Terre [STAT], a indiqué qu’elle venait de terminer une « première exploration technico-opérationnelle du concept de mobilité légère électrique à deux roues ».

Celle-ci a concerné un vélo « à assistance électrique » de type « Speed Bike » [LMX 56] et une moto cross électrique ultra légère LMX 161, les deux ayant été fournis par la société LMX Bikes.

D’une masse de 45 kg [avec sa batterie], la LMX 161 affiche une puissance nominale de 3100 watts. Son autonomie est de trois heures [en mode économique] et peut être rechargée en trois heures [à condition de trouver une source d’électricité sur le terrain…].

« Cette expérimentation, qui sera approfondie en 2024, doit confirmer les perspectives d’usage de ces engins au sein des unités, au regard de l’évaluation de leurs performances [vitesse, autonomie, discrétion…] pour des missions définies [transmission d’informations, livraison de matériels, infiltration/exfiltration…] », précise la STAT.

Photo : STAT / armée de Terre

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