Ile de Ré : “c’est unique de retrouver une armée enfouie dans les marais, quatre siècles plus tard”

Ile de Ré : “c’est unique de retrouver une armée enfouie dans les marais, quatre siècles plus tard

par François Petitdemange – France Bleu – publié le 5 juin 2024

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-de-france-bleu-la-rochelle-7h45/ile-de-re-c-est-unique-de-retrouver-une-armee-enfouie-dans-les-marais-quatre-siecles-plus-tard-9843611


L’association Ile de Ré Patrimoine a découvert le lieu de la bataille du pont du Feneau, qui a eu une influence considérable – mais méconnue – sur l’histoire de France et du Royaume-Uni au 17e siècle. Son président est à réécouter en intégralité en cliquant ci-dessus.

 "La défaite des Anglais en l'île de Ré par l'armée française le 8 novembre 1627", peinture de Laurent de la Hyre, conservée au musée de l'Armée à Paris
“La défaite des Anglais en l’île de Ré par l’armée française le 8 novembre 1627”, peinture de Laurent de la Hyre, conservée au musée de l’Armée à Paris – Laurent de la Hyre – Musée de l’Armée

C’est une bataille sanglante qui a changé la France et le Royaume-Uni il y a 400 cents ans. Et elle a eu lieu sur l’île de Ré. Le lieu de la bataille du pont du Feneau vient d’être découvert. À l’époque, en novembre 1627, les troupes anglaises du duc de Buckingham ont été lourdement défaites par l’armée du Roi de France, faisant plus de 3.000 morts. Et cet évènement a consolidé la monarchie chez nous, et renforcé le Parlement outre-Manche – avant-même le siège de La Rochelle qui achèvera la chute des protestants en France.

L’association Ile de Ré Patrimoine affirme aujourd’hui avoir localisé le site de cette bataille du pont du Feneau, dans les marais entre La Couarde et Loix, grâce aux archives, aux descriptions de l’époque et aux images aériennes d’aujourd’hui. Et son président, le journaliste Indelacio Alvarez, invité de 7h45 de France Bleu La Rochelle, va maintenant lancer des fouilles archéologiques sur ce site qui n’a jamais été visité par les historiens. “C’est quelque chose d’unique en Europe, de retrouver un site datant des guerres de religions, quatre siècles plus tard, totalement intact. C’est aussi unique de retrouver potentiellement une armée enfouie dans les marais, c’est-à-dire dans l’état où ces soldats ont été tués, c’est-à-dire avec des armes, avec des cuirasses, sans doute des casques, des épées, leurs chevaux… tout ce qu’on peut trouver et qu’on ne trouve pas habituellement sur un champ de bataille”.

“L’idée, c’est de commencer des prospections en 2025, des sondages. Là, on va avoir une idée plus précise de ce qui peut être localisé à droite et à gauche du chemin, dans une zone d’à peu près vingt mètres de chaque côté. Et puis il y a le chenal, où énormément de corps ont pu tomber ou ont pu être simplement jetés, pour ensuite être traînés vers la mer”, jusqu’à la fameuse fosse aux Anglais, la baie de Loix. “Mais on pense, quand même, que des centaines et des centaines de soldats sont restés dans ces marais. Et si on a suffisamment de sondages encourageants, eh bien on pourra commencer les fouilles archéologiques pendant trois ans”.

 Fier d'Ars, Ile de Ré, arc mémoriel des guerres de religions
Fier d’Ars, Ile de Ré, arc mémoriel des guerres de religions – Association Ile de Ré Patrimoine

L’association “Ile de Ré Patrimoine” donne rendez-vous ce jeudi 6 juin, dans la salle des fêtes d’Ars-en-Ré, pour une présentation complète de son projet. Il est même prévu de se rendre sur place. Le rendez-vous est à 14h30.

L’Algérie doit plus à la France que la France à l’Algérie

L’Algérie doit plus à la France que la France à l’Algérie

                                          GUERRE D’ALGERIE : Soldats de l’A.L.N. en Kabylie en avril 1962

 

par Bernard Lugan* – Revue Conflits – publié le 1er juin 2024

https://www.revueconflits.com/lalgerie-doit-plus-a-la-france-que-la-france-a-lalgerie/


Madame Rima Hassan, candidate LFI aux élections européennes, vient d’oser déclarer que « La France rende à l’Algérie ce qui lui appartient ». Or, si madame Rima Hassa avait un minimum de culture, pour ne pas parler de simple décence, elle devrait tout au contraire crier « Vive l’Algérie française », tant ce pays doit en effet tout à la France. Jusqu’à son nom qui lui fut donné par elle en 1839…

Article original paru dans L’Afrique réelle.

Au moment de l’indépendance de juillet 1962, tout ce qui existait en Algérie y avait en effet été construit par la France à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé puisqu’il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française. Ce fut en effet la France qui créa l’Algérie en lui donnant ses frontières. Des frontières qui, à l’Ouest, furent tracées en amputant territorialement le Maroc. Le Tidikelt, le Gourara, le Touat, Tindouf, Colomb Béchar etc. furent ainsi arrachés au Maroc pour être généreusement offerts à Algérie française dont l’Algérie algérienne est l’héritière directe. Une héritière qui, sans le moindre remords, a conservé le legs exorbitant fait par la France aux dépens du Maroc.
Une Algérie que la France ouvrit vers le Sud en lui offrant un Sahara qu’elle n’avait, et par définition, jamais possédé puisqu’elle n’avait jamais existé. Une réalité historique résumée en une phrase par le général de Gaulle : « […] Depuis que le monde est monde, il n’y a jamais eu d’unité, ni, à plus forte raison, de souveraineté algérienne. Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes syriens, Arabes de Cordoue, Turcs, Français, ont tour à tour pénétré le pays sans qu’il y ait eu à aucun moment, sous aucune forme, un État algérien » (Charles de Gaulle, 16 septembre 1959, déclaration à la RTF).

Dans l’ancienne Régence turque d’Alger, l’ouest reconnaissait l’autorité spirituelle du sultan du Maroc. Ce dernier avait d’ailleurs un représentant, un khalifat, dans la région, l’un d’entre eux ayant été le propre père d’Abd el-Kader. Quant à l’Est, il était tourné vers Istanbul. Nulle part, la prière n’était donc dite au nom d’un chef « algérien » car, à l’époque, la « nation algérienne » n’existait pas puisqu’il s’agissait d’un « non concept ».

Ferhat Abbas (1899-1985), l’ancien chef du GPRA écrivit lui-même en 1936 : « Si j’avais découvert la nation algérienne, je serais nationaliste […] je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n’existe pas. Je ne l’ai pas découverte. J’ai interrogé l’histoire, j’ai interrogé les morts et les vivants ; j’ai visité les cimetières : personne ne m’en a parlé… ».
En 1962, la France légua à sa « chère Algérie » selon la formule de Daniel Lefeuvre, un héritage composé de 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 km avec les pistes sahariennes), de 31 routes nationales dont près de 9 000 kilomètres étaient goudronnés, de 4 300 km de voies ferrées, de 4 ports équipés aux normes internationales, de 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots),  de 34 phares maritimes, d’une douzaine d’aérodromes principaux, de centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), de milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, de 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, d’une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., de milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes (soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), d’un hôpital universitaire de 2 000 lits à Alger, de trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, de 14 hôpitaux spécialisés et de 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants.

Sans parler du pétrole découvert et mis en exploitation par des ingénieurs français. Ni même d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance. À telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer jusqu’à du concentré de tomate, des pois chiches et même de la semoule pour le couscous. Quant à sa seule exportation agricole, celle de ses succulentes dattes, elle ne sert même pas à compenser ses achats de yaourts fabriqués à l’étranger.

Or, tout ce qui existait en Algérie en 1962 avait été payé par les impôts des Français. En 1959, l’Algérie engloutissait ainsi 20% du budget de l’État français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Éducation nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !  Pour la France, le fardeau algérien était donc devenu impossible à porter car, en soulageant les misères, en soignant, en vaccinant et en faisant reculer la mortalité infantile, elle avait créé les conditions de la catastrophe comme l’a écrit René Sédillot en 1965 : « [En Algérie], la colonisation française a poussé l’ingénuité – ou la maladresse- jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle ».

Chaque année à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient ainsi comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans. Or, la France s’était elle-même condamnée à nourrir ces bouches nouvelles et à créer ensuite autant d’emplois puisqu’elle considérait l’Algérie comme une de ses provinces, au même titre que la Bretagne ou que l’Alsace… En 1953, comme les recettes locales ne permettaient plus de faire face aux dépenses de fonctionnement, l’Algérie fut en faillite. Au mois d’août 1952, anticipant en quelque sorte la situation, le gouvernement d’Antoine Pinay (8 mars 1952-23 décembre 1952), demanda au parlement le vote de 200 milliards d’impôts nouveaux, tout en étant contraint de faire des choix budgétaires douloureux. Pour aider encore davantage l’Algérie il fallut alors faire patienter la Corrèze et le Cantal. L’addition des chiffres donne le vertige : durant les seuls 9 premiers mois de 1959 les investissements en Algérie atteignirent 103,7 milliards de crédit dont 71,5 milliards directement financés par le Trésor français. De 1950 à 1956 la seule industrie algérienne reçut, hors secteur minier, en moyenne 2 395 millions anciens francs annuellement. En 1959 et en 1960 cette somme atteignit en moyenne 5 390 millions (Lefeuvre, 2005).

Entre 1959 et 1961, pour le seul plan de Constantine, les industries métropolitaines investirent 27,40 milliards d’anciens francs, gaz et pétrole non compris. La France s’est donc ruinée en Algérie alors qu’elle n’y avait aucun intérêt économique réel. Qu’il s’agisse des minerais, du liège, de l’alpha, des vins, des agrumes etc., toutes les productions algériennes avaient des coûts supérieurs à ceux du marché international. Or, toujours généreuse, la France continua d’acheter à des cours largement supérieurs au marché des productions qu’elle avait déjà largement payées puisqu’elle n’avait jamais cessé de les subventionner !

Au bilan, l’Algérie a donc été placée sous « assistance respiratoire » par la France qui n’a cessé de l’alimenter artificiellement. Année après année, la France remplissait donc le « tonneau des Danaïdes », algérien, nourrissant les bouches nouvelles, bâtissant hôpitaux, écoles, routes, ponts et tentant de créer artificiellement des milliers d’emplois. Non seulement la France n’a donc pas pillé l’Algérie, mais, plus encore, c’est elle qui serait fondée à lui « présenter la facture ». En effet, les demandes de Madame Rima Hassan ne valent pas davantage que celles faites au mois de janvier 2021 quand les médias officiels algériens exigèrent de la France un « dédommagement » pour le « pillage » du fer « algérien » qui, selon eux, aurait servi à fabriquer la Tour Eiffel !!! Or, le minerai de fer ayant servi à édifier l’emblématique monument fut extrait de la mine de Lurdres en Lorraine, département de Meurthe-et-Moselle. Quant aux pièces métalliques composant la Tour, elles sont, comme ses visiteurs peuvent le constater, estampillées à la marque des aciéries de Pompey, également en Lorraine, là où elles furent fondues.

Au verbe et à l’idéologie, l’histoire oppose donc les faits. Des faits qui font l’objet de mon livre argumentaire Algérie, l’Histoire à l’endroit.

*Universitaire, professeur à l’École de Guerre et aux Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Expert auprès du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Directeur de la revue par internet L’Afrique réelle.

Diên Biên Phù : décès à 99 ans de l’infirmière française Geneviève de Galard

Diên Biên Phù : décès à 99 ans de l’infirmière française Geneviève de Galard


Le président français, Emmanuel Macron, a salué vendredi 31 mai la mémoire de l’infirmière Geneviève de Galard, héroïne de la bataille de Diên Biên Phù qui scella en 1954 la présence coloniale française en Indochine, décédée jeudi à l’âge de 99 ans.

«L'Ange de Diên Biên Phù»

«L’ange de Diên Biên Phu nous a quittés. Infirmière militaire, Geneviève de Galard fit montre, aux pires heures de la guerre d’Indochine, d’un dévouement exemplaire du courage et des souffrances de 15 000 soldats français», a écrit le président sur X. Elle fut la seule femme présente dans l’enfer de Diên Biên Phù, qui tourna au fiasco pour l’armée française face au Viêt-Minh indépendantiste et communiste, devenant un cimetière à ciel ouvert pour 3 400 de ses soldats. Mené de mars à mai 1954, l’affrontement déboucha sur les Accords de Genève qui, en juillet 1954, scellèrent le départ des Français de cette colonie et coupèrent en deux le Vietnam.

Seule infirmière auprès des soldats 

Née à Paris le 13 avril 1925, Geneviève de Galard-Terraube a grandi dans une vieille famille aristocratique. Devenue infirmière, elle signe en 1953 un contrat de convoyeuse de l’air et se porte volontaire pour l’Indochine. L’un des avions d’évacuation sanitaire qu’elle convoyait fut détruit par des tirs en atterrissant à Diên Biên Phu le 28 mars 1954. Durant deux mois, elle demeure sur place, «seule infirmière dans cette nasse tropicale où quinze mille hommes luttaient et mouraient», relève l’Elysée dans un communiqué. La cuvette de Diên Biên Phù devient «l’épicentre du conflit (…) huis-clos de l’histoire sans autre issue qu’une défaite de plus en plus inéluctable», souligne la présidence.

«L’Ange de Diên Biên Phù»

Lorsque le camp retranché français tombe, en mai 1954, les 12 000 soldats français survivants sont faits prisonniers, et Geneviève de Galard rapatriée en France contre sa volonté. Elle s’y retrouve confrontée à une immense popularité. «Que je n’avais jamais ni voulue, ni recherchée. Je n’avais fait que mon devoir», dira-t-elle. Vêtue d’une tenue de parachutiste, elle fait la une des journaux, qui la surnomment «L’Ange de Diên Biên Phù», puis le tour du monde. L’héroïne de 29 ans remontera Broadway à New York sous une pluie de confettis. Sa vie durant, elle continuera à s’occuper des personnes handicapées, en particulier au centre de rééducation des Invalides.

M. Macron a adressé ses «condoléances émues» à son époux le colonel Jean de Heaulme, qu’elle avait épousé en 1956, et à tous les anciens combattants d’Indochine.

Qui était Nicolas Molinari, le jeune gendarme tué en Nouvelle Calédonie?

Qui était Nicolas Molinari, le jeune gendarme tué en Nouvelle Calédonie? (actualisé avec cagnotte)

https://lavoixdugendarme.fr/qui-etait-nicolas-molinari-le-jeune-gendarme-tue-en-nouvelle-caledonie/

Nicolas Molinari (Photo Gendarmerie)

 

Le gendarme Nicolas Molinari, du 4ème peloton porté  de l’escadron de gendarmerie  mobile 211/1 de Melun (l’un des sept escadrons nouvellement créés) a succombé à ses blessures ce mercredi en Nouvelle-Calédonie après avoir été atteint à la tête quelques heures plus tôt par un tir d arme à feu. Il était âgé de 22 ans et était célibataire sans enfant. Une cagnotte est mise en place par la Fondation Maison de la Gendarmerie.

Sur le même thème : “Heurts en Nouvelle-Calédonie lors de la visite de Darmanin : Cinq gendarmes blessés et tensions autour d’un projet de loi

Le militaire était en mission de maintien de l’ordre avec son unité à Plum, à une trentaines de kilomètres au sud de la capitale Nouméa, où se déroulent depuis plusieurs jours des affrontements qui opposent depuis plusieurs jours une partie de la population avec des gendarmes dans le contexte du vote de la réforme constitutionnelle pour l’élargissement du corps électoral.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a donné des précisions lors des questions au gouvernement au Sénat en réponse à l’interpellation du sénateur calédonien Georges Naturel. Le jeune militaire a été atteint par balle “après une nuit de protection dans un endroit particulièrement dangereux où les tirs ont été à balles réelles (..) des vieux, comme on dit chez vous en Nouvelle Calédonie, sont venus parler aux gendarmes, il a alors retiré son casque et alors il s’est fait tirer dessus en plein front a expliqué le ministre, cité par Public Sénat. Il a été transporté à Plum, au Régiment d’infanterie de marine du Pacifique Nouvelle-Calédonie (RIMAP-NC) pour être pris en charge précise GendInfo avant d’être transféré à l’hôpital de Noumé où il est décédé à 23h46, heure locale.

Le gendarme Molinari est entré en Gendarmerie en 2020, comme gendarme adjoint volontaire (GAV). Formé à l’école de de Gendarmerie de Montluçon, il a été affecté à la brigade de proximité de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme, puis au Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Romans-sur-Isère. Admis en 2022 au concours de sous-officier de Gendarmerie, il est retourné à l’école de Gendarmerie de Montluçon.

Un nouvel escadron qui a reçu son fanion en octobre 2023

À l’issue de sa scolarité, il a choisi la gendarmerie mobile et l’escadron de gendarmerie mobile 211/1 de Melun, nouvellement créé en 2023 et qui a reçu son fanion le 12 octobre au CNEFG de Saint-Astier. Âgé de 22 ans, il était célibataire sans enfant. Le général d’armée Christian Rodriguez, directeur général de la Gendarmerie nationale, adresse tout son soutien et celui de l’institution à la famille et aux proches du gendarme Nicolas Molinari, ainsi qu’à ses camarades touchés par ce drame.

La Voix du Gendarme et ses partenaires, l’UNPRG et l’APNM Gendarmes et Citoyens adressent leurs condoléances attristées à la famille du gendarme Nicolas Molinari et tout leur soutien à ses camarades.

C’est le 45e gendarme décédé en service commandé en Nouvelle-Calédonie depuis 1853 selon un recensement effectué par l’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie en Nouvelle-Calédonie.

Une cagnotte de la Fondation maison de la Gendarmerie

La fondation Maison Gendarmerie a mis en place une cagnotte au profit de ses parents. Une première cagnotte avait été mise en place sur une autre plate-forme mais a été fermée.

Les corps des deux gendarmes mobiles morts en service en Nouvelle-Calédonie bientôt rapatriés

Les corps des deux gendarmes mobiles morts en service en Nouvelle-Calédonie bientôt rapatriés

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 18 mai 2024

https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2024/05/18/les-corps-des-deux-gendarmes-mobiles-morts-en-service-en-nouvelle-caledonie.html


Les corps des deux gendarmes mobiles morts en service en Nouvelle-Calédonie seront rapatriés lundi en métropole (photo Gendarmerie). Ils sont arrivés à Nouméa ce samedi et une cérémonie a eu lieu en présence des autorités militaires et du Haut-Commissaire.

Voir la vidéo de l’arrivée à Nouméa.

Le premier gendarme a été tué le 15 mai. En mission de maintien de l’ordre avec l’escadron de gendarmerie mobile (EGM) 211/1 de Melun, à Plum, en Nouvelle-Calédonie, le gendarme Nicolas Molinari est victime d’un tir par arme à feu. Transporté à Plum, au Régiment d’infanterie de marine du Pacifique Nouvelle-Calédonie (RIMAP-NC) pour être pris en charge, il a succombé des suites de ses blessures.

Le second a perdu la vie le 16 mai, lors d’un départ en mission blindée de la caserne de Bailly. Il s’agit de l’adjudant-chef Xavier Salou, affecté à l’escadron de gendarmerie mobile 11/1 du Groupement blindé de gendarmerie mobile de Satory. Âgé de 46 ans, il était en couple et père de deux enfants. Il a trouvé la mort, touché par un tir accidentel déclenché dans des circonstances encore à préciser. 

Le retour des corps en métropole est prévu lundi, sur la base aérienne d’Istres; un hommage devrait avoir lieu en milieu de semaine prochaine, selon la gendarmerie.

Nîmes en fête à l’occasion des 40 ans de la 6e Brigade légère blindée

Nîmes en fête à l’occasion des 40 ans de la 6e Brigade légère blindée

militaires ceremonie commemoration anniversaire Nimes Gard Occitanie

Rendez-vous le samedi 20 avril prochain pour les 40 ans de la 6e Brigade légère blindée. 6e BLB

Ce samedi 20 avril, tous les regards sont tournés vers la ville de Nîmes qui va célébrer en grande pompe le 40e anniversaire de la 6e Division Légère Blindée. Un événement marquant dans l’histoire militaire, promettant un programme riche et varié : colloque, démonstrations militaires, exposition de matériel, concert de la Légion Étrangère… Un rendez-vous incontournable !

Le 20 avril prochain marquera un moment particulier dans l’histoire de la 6e Brigade Légère Blindée (6e BLB) avec une journée commémorative riche en événements. Cet anniversaire exceptionnel sera l’occasion de célébrer les 40 ans d’engagement opérationnel de la brigade, et d’apprécier ses évolutions.

Au programme : 

De 9 h à 13 heures – Colloque dans l’auditorium de Carré d’Art : Un colloque captivant débutera la journée, accueillant des personnalités éminentes telles que M. François Sureau, membre de l’Académie Française, ainsi que les généraux Bernard Janvier, Robert Rideau et Pierre Gillet. Au programme, des discussions sur l’histoire militaire de Nîmes, les 40 ans d’engagements opérationnels et les évolutions de la 6e BLB.

De 10 h à 18 h – Stands militaires et partenaires sur le parvis des Arènes et l’Esplanade : Les visiteurs auront l’opportunité de découvrir de près le matériel utilisé par les différents régiments de la 6e BLB, y compris des véhicules emblématiques tels que le véhicule blindé Griffon et l’engin blindé de reconnaissance et de combat Jaguar.

De 15 h à 18 h – Déambulations musicales en centre-ville de Nîmes : Les rues de Nîmes résonneront aux sons des troupes de Marine, de la Légion Étrangère et de la fanfare des Spahis, offrant une ambiance festive à tous les participants 

De 19 h 30 à 22 h 20 – Soirée aux Arènes : La journée se clôturera en beauté avec une soirée mémorable aux Arènes, comprenant des aubades musicales, des prises d’armes et la diffusion d’un court-métrage. Enfin, des démonstrations militaires dynamiques et des projections de vidéos plongeront les spectateurs au cœur d’une véritable opération militaire, en toute sécurité.

L’occasion également, pour les visiteurs,  de se renseigner sur le Cirfa, la Légion Étrangère, la Réserve Opérationnelle. 

7 500 militaires répartis en 7 régiments

Depuis sa création à Nîmes en 1984 en tant que 6e Division Légère Blindée, cette dernière a été sur tous les fronts : de l’ex-Yougoslavie à l’Afrique, de l’Afghanistan au Levant, de la bande sahélo-saharienne au flanc-Est de l’Europe, elle a laissé son empreinte dans les théâtres d’opérations les plus divers.

Fortement enracinée dans le sud de la France, avec son état-major basé à Nîmes, la 6e Brigade Légère Blindée est la pièce maîtresse des forces opérationnelles terrestres du front méditerranéen. Avec près de 7500 militaires répartis en 7 régiments, elle incarne la puissance et la polyvalence des forces françaises.

La 6e Brigade Légère Blindée incarne, en somme, l’excellence opérationnelle et l’engagement inébranlable de l’armée française. Avec 40 ans d’histoire et d’expérience, elle continue de relever les défis contemporains tout en préparant l’avenir, assurant ainsi la sécurité et la défense des intérêts nationaux et internationaux.

Décès du Général(2S) Vittorio TRESTI

Décès du Général(2S) Vittorio TRESTI


Le Général (2s) Vittorio TRESTI est décédé le jeudi 15 février à 06h00 à son domicile des suites d’une longue maladie.
Né le 22 janvier 1939 à San Urbano en Italie, après sa scolarité, il s’engage au titre de la légion étrangère à Lyon le 21 octobre 1958 et rejoint Sidi-Bel-Abbès le 9 novembre pour les formalités d’incorporation avant de suivre son instruction initiale à Saïda.
Affecté au 1er Régiment étranger, il est promu caporal le 1er avril 1960.
Nommé sergent  le 1er janvier 1962, il est admis au peloton préparatoire de l’école militaire interarmes en 1965. Il obtient son brevet parachutiste au 2e REP la même année. Promu sergent-chef le 1er avril 1966, il satisfait au concours d’entrée de l’EMIA où il suit sa scolarité pour en sortir sous-lieutenant à titre étranger le 1er octobre 1967.
A sa sortie de l’école, le sous-lieutenant Tresti est affecté au Groupement d’instruction de la légion étrangère en Corse (GILE) en qualité de chef de peloton d’élèves gradés.
Le 9 septembre 1969, il est affecté au 3eme Régiment étranger d’infanterie basé à Madagascar en qualité de chef de peloton porté.
Naturalisé, il est promu au grade de lieutenant à titre français le 1er octobre 1969.
Le 1er juillet 1970, il est détaché en qualité de chef de cabinet et d’aide de camp des généraux de Seguins-Pazzis puis Bigeard qui commandent successivement les Forces Françaises du sud de l’océan Indien (FASZOÏ).
De retour en métropole, il est promu capitaine le 1er juillet 1974 et se voit confier le poste d’officier renseignement au 2e Régiment étranger/GOLE en Corse. Le 4 novembre de la même année, il prend le commandement de la 6e compagnie du Groupement opérationnel de la Légion étrangère avec laquelle il est projeté en intervention à Djibouti dans le cadre de l’affaire de Loyada de février à juin 1976. Puis il est désigné avec son unité pour une mission de courte durée à Mayotte de juillet 1976 à février 1977.
Le 17 août 1977, le capitaine Tresti est affecté au Centre de sélection N°1 à Vincennes où il assure successivement les fonctions d’officier orienteur et commandant d’une brigade d’instruction.
Le 1er septembre 1980, il intègre la 94e promotion de l’Ecole supérieure de guerre. Le 1er octobre 1980, il est promu chef de bataillon. Après avoir obtenu son brevet d’études militaires supérieures, il est affecté le 7 juin 1982 au 3eme Régiment étranger d’infanterie en Guyane où il exerce la fonction  de chef du bureau opération instruction.
De retour en métropole, il est affecté le 3 septembre 1984 à l’Etat-major  de la 6e Division légère blindée. Chef de la section opération du bureau emploi de la division, il met au service de tous sa solide expérience militaire et sa grande culture. Il est promu au grade de lieutenant-colonel le 1er octobre 1984.
Le 1er août 1987, il prend le commandement du 3e Régiment étranger d’infanterie à Kourou où il met au point le dispositif rapproché du Centre spatial guyanais dont le régiment assure une part prépondérante.
Promu colonel le 1er juillet 1989, il rejoint l’État-major de la  3e Région militaire comme chef du bureau plans-emploi. Le 1er août 1991, le colonel Tresti est affecté à la Direction de l’enseignement militaire supérieur de l’armée de Terre où pendant deux années, en qualité de professeur, il fait preuve d’une pédagogie remarquée, s’affirmant ainsi comme un instructeur de grande qualité.
Le 2 août 1993, il rejoint l’État-major de la Circonscription militaire de défense de Marseille-Méditerranée comme sous-chef emploi. Sa grande expérience en fait un collaborateur de premier plan.
Promu général de brigade dans la 2e section du cadre des officiers généraux le 23 janvier 1996, il quitte le service actif à cette date.
Il était Officier de l’ordre de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite et titulaire de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de  maintien de l’ordre en Afrique du Nord, de la médaille Outre-mer, de la croix du combattant volontaire avec agrafe Afrique du Nord et de la médaille des service militaires volontaires. Il était, de plus, chevalier de l’ordre national malgache.

Qui sont les 14 gendarmes dont la mémoire est honorée le 16 février 2024

Qui sont les 14 gendarmes dont la mémoire est honorée le 16 février 2024

Ces quatorze militaires de la Gendarmerie sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions entre mars 2023 et janvier 2024. L’Arme leur rend hommage à l’occasion de sa traditionnelle journée d’hommage à ses héros.

Des gendarmes rendant hommage à leurs morts en service lors d'une cérémonie. (Photo d'archive / RG Auvergne-Rhône-Alpes - 2021)

Des gendarmes rendant hommage à leurs morts en service lors d’une cérémonie. (Photo d’archive / RG Auvergne-Rhône-Alpes – 2021)

 

l’Essor – publié le 17 février 2024

https://lessor.org/vie-des-personnels/qui-sont-les-14-gendarmes-dont-la-memoire-est-honoree-le-16-fevrier-2024


Ce vendredi 16 février 2024, partout en France, la Gendarmerie met à l’honneur ses héros. En plus des gendarmes s’étant particulièrement illustrés, qui sont décorés à l’occasion de la désormais traditionnelle “journée d’hommage aux héros de la Gendarmerie nationale”, les personnels de l’Arme honorent la mémoire de leurs camarades décédés en service ou en mission. Depuis le dernier hommage, en février 2023, quatorze gendarmes ont perdu la vie en service. Parmi eux, quatre sont décédés dans le cadre d’une mission.

Adjudant Fabrice Danican

L’adjudant Fabrice Danican, affecté à la brigade territoriale autonome (BTA) d’Houaillou (Nouvelle-Calédonie) est décédé en service le 17 mars 2023 à l’âge de 47 ans. Nous ne disposons pas de précisions sur les circonstances de ce décès survenu alors qu’il était en service.

Major Arnaud Blanc

Le 25 mars 2023, le maréchal des logis-chef Arnaud Blanc, affecté à l’Antenne du GIGN (AGIGN) de Cayenne (Guyane), est décédé en mission atteint par des tirs d’arme à feu alors qu’il participait à une opération de lutte contre l’orpaillage illégal. Pacsé avec deux enfants (âgé de 5 et 2 ans), il était âgé de 35 ans. Ce sous-officier est le second membre d’une antenne GIGN mort en mission. En mai 2016, l’adjudant Alain Nicolas de l’antenne GIGN d’Orange avait été tué par un forcené lors d’une intervention à Gassin (Var).

Inscrit au tableau d’avancement avant sa mort, Arnaud Blanc devait passer adjudant en fin d’année. Il a été promu major à titre posthume et fait chevalier de la Légion d’honneur.

Une quinzaine de jours après la mort d’Arnaud Blanc, le tireur présumé, un Brésilien de 20 ans, avait été arrêté suite à une intense traque dans la forêt amazonienne mobilisant près de 500 militaires. Soumis à une forte pression, il s’était finalement rendu. Trois autres membres de la bande armée impliquée dans la fusillade mortelle ont également été arrêté par la suite.

Adjudant-chef Nicolas Mory

Affecté à la brigade de recherches (BR) de Meaux (Seine-et-Marne), l’adjudant-chef Nicolas Mory est décédé subitement le 31 mars 2023 à l’âge de 41 ans. Sa mort est survenue suite à un malaise cardiaque du militaire à son domicile, alors qu’il était officier de police judiciaire (OPJ) de permanence. Nicolas Mory était marié et trois enfants âgés de 16, 9 et 7 ans.

Adjudant-chef de réserve Patrick Hervé

Ancien sous-officier d’active de la Gendarmerie, l’adjudant de réserve Patrick Hervé s’était engagé en tant que réserviste opérationnel après avoir pris sa retraite militaire. Affecté à la Compagnie de réserve territoriale (CRT) 40/3 de Mont de Marsan (Landes), il est décédé en mission le 11 avril 2023, dans un accident de la circulation routière alors qu’il effectuait une mission de sécurité routière et avait tenté d’intercepter un automobiliste dangereux. Âgé de 59 ans, il a été promu adjudant-chef (R) à titre posthume. Patrick Hervé était marié, avec deux enfants majeurs.

Maréchal des logis-chef Yannick Pierre

Le gendarme Yannick Pierre, âgé de 25 ans et affecté au Peloton motorisé (PMO) de Labouheyre (Landes) était dans le même véhicule que l’adjudant de réserve Patrick Hervé lorsqu’ils ont été victime d’un accident de la route. Grièvement blessé, il est décédé le lendemain, le 12 avril 2023, des suites de ses blessures. Âgé de 25 ans, il était pacsé, et n’avait pas d’enfant.

Major Loïc Jeansanetas

Affecté au peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Vichy (Allier), le gendarme Loïc Jeansanetas, âgé de 27 ans, est décédé des suites de graves blessures le 22 avril 2023. Une semaine plus tôt, le 15 mars, il avait été victime d’une explosion lors d’une opération d’interpellation à domicile, sur la commune de La Chapelle. Blasté et très grièvement brûlé à la suite de cette explosion, il avait été hospitalisé avec un pronostic vital engagé sur six mois… Loïc Jeansanetas était pacsé et allait être père de son premier enfant. Il a été promu major à titre posthume.

Major Marc Boulestin

Alors qu’il allait bientôt fêter son 55e anniversaire, le major Marc Boulestin est décédé “brutalement”, en position de service, le 25 avril 2023. Il a été retrouvé inanimé dans son logement de service. Depuis 2022, il commandait la communauté de brigades (Cob) de Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres) qui regroupe les brigades de proximité de Sauzé-Vaussais, de Chef-Boutonne et de Lezay. Cette Cob rayonne ainsi sur 31 communes, dont le secteur de Sainte-Soline, où la construction d’une “méga-bassine” de rétention d’eau à usage agricole est très contestée depuis 2022, au point de donner lieu, à deux reprises en quelques mois, à d’importants affrontements entre opposants et forces de l’ordre chargées d’interdire l’accès au site. Quelques années plus tôt, en mai 2007, Marc Boulestin avait été blessé par balle après avoir été la cible de tirs de fusil de chasse en intervenant, de nuit, au domicile d’un forcené. Malgré sa blessure et plusieurs autres tirs en sa direction, il était alors parvenu à neutraliser l’auteur des coups de feu, évitant ainsi d’autres victimes.

Adjudant-chef Pascal Sellom

L’adjudant-chef Pascal Sellom, affecté à la brigade de proximité de Corcieux (Vosges), est décédé le 12 juillet 2023, à l’âge de 39 ans. Nous ne disposons pas de précisions sur les circonstances de ce décès survenu alors qu’il était en service.

Adjudant Richard Chrétien

L’adjudant Richard Chrétien, affecté au groupe vétérinaire du régiment de cavalerie de la Garde républicaine, à Paris, est décédé à la suite d’un arrêt cardiaque, le mardi 8 août 2023. Il était alors de permanence dans son logement de service. Âgé de 56 ans, il était marié et père de deux enfants.

Brigadière Mahyra Kalla

Affectée à la brigade territoriale autonome (BTA) d’Oraison, dans les Alpes-de-Haute-Provence, la brigadière Mahyra Kalla, est décédée à l’âge de 20 ans, le vendredi 11 août 2023. Deux mois plus tôt, le 10 juin 2023, la gendarme adjointe volontaire (GAV) avait été victime d’un grave accident de la circulation alors qu’elle allait prendre son service. Plongée dans le coma suite à cet accident, elle a finalement succombé à ses blessures dans la structure médicale où elle était hospitalisée, en région lyonnaise.

Gendarme Cédric Lillo

Le gendarme Cédric Lillo, affecté au peloton de surveillance et d’intervention (Psig) de Joigny (Yonne), est décédé subitement le 28 octobre 2023, à l’issue d’une séance de sport programmée. Malgré les premiers secours prodigués par ses camarades et son rapide transfert vers l’hôpital, le sous-officier âgé de 25 ans n’a pas pu être sauvé. Originaire du Vaucluse, Cédric Lillo vivait en concubinage et n’avait pas d’enfant.

Adjudant Sébastien Liotard

Le 7 décembre 2023, l’adjudant Sébastien Liotard, affecté à la communauté de brigades (CoB) et la brigade de proximité de Saint-Germain-l’Herm, dans le Puy-de-Dôme, est décédé après avoir été victime d’un malaise cardiaque dans les locaux de service de son unité. Il s’apprêtait alors à partir en patrouille. Âgé de 48 ans, il était divorcé et père d’un enfant.

Adjudant-chef Franck Fontaine

Chef du groupe de sécurité de l’Ambassade de France à Aboudja (Nigeria), l’adjudant-chef Franck Fontaine est décédé en service le 10 décembre 2023, à l’âge de 54 ans. Il a été victime d’un malaise cardiaque pendant une séance de sport. Dans le cadre de sa mission en ambassade, il était affecté au Commandement de la Gendarmerie pour l’outre-mer (CGOM) ainsi qu’à celui de la Gendarmerie pour les missions extérieures (CGMEx). Franck Fontaine était marié et père de deux enfants, dont l’un sert au sein d’un escadron de gendarmerie mobile.

Adjudant-chef Thomas Binder

Enfin, depuis le début de l’année 2024, un premier décès en service est déjà à déplorer avec la mort accidentelle de l’adjudant Thomas Binder, affecté au peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) d’Hohrod, dans le Haut-Rhin, victime d’un éboulement le lundi 29 janvier 2024, alors qu’il était en mission d’entrainement au secours en montagne avec ses camarades dans le massif des Vosges.

Le choix du 16 février

La journée du 16 février n’a pas été choisie au hasard puisque c’est à cette date, en 1791, que la Maréchaussée devient officiellement la Gendarmerie nationale. Près de 200 ans plus tard, le 16 février a été choisi pour commémorer les Morts de la Gendarmerie, tués dans l’accomplissement de leur devoir. Depuis 2022, cette journée s’est élargie aux “héros” de l’Arme qui sont également mis à l’honneur à cette occasion.

Sur ces quatorze gendarmes décédés dans l’exercice de leurs fonctions entre mars 2023 et février 2024, quatre ont péris au cours d’une mission. Pour les autres, une majorité sont décédés des suites d’un accident ou d’un malaise cardiaque. Il s’agit donc là de la principale cause de décès en service de gendarmes ces douze derniers mois.

En 2022, neuf gendarmes étaient décédés dans l’exercice de leurs fonctions, dont quatre au cours d’une mission.

Enquête ouverte à Paris après la mort d’un militaire lors d’un entraînement à Tahiti

Une enquête préliminaire a été ouverte le 17 novembre pour «homicide involontaire et violation de consignes».

Une enquête préliminaire a été ouverte le 17 novembre pour «homicide involontaire et violation de consignes». Dragoș Asaftei / stock.adobe.com

Le quartier-maître de 1re classe, Clément Elard, fusilier marin de 26 ans, est mort le 9 novembre lors d’une mission en Polynésie française.

La section des affaires militaires a ouvert une enquête pour homicide involontaire après la mort le 9 novembre d’un militaire «au cours d’une marche d’aguerrissement» à Tahiti, a indiqué vendredi 8 décembre le parquet de Paris, confirmant une information du Monde.

QM de 1ere classe, Clément Elard, fusilier marin, décédé en service en Polynésie française © Ministère des Armées

 

Le quartier-maître de 1e classe Clément Elard, fusilier marin de 26 ans, est mort le 9 novembre lors d’une mission au sein du groupement aéronautique militaire de Faa’a des Forces armées en Polynésie française (FAPF), avait annoncé dans un communiqué le ministère des Armées.

Il faisait partie d’un «groupe de neuf marins du détachement de la Force maritime des fusiliers marins et commandos (Forfusco) effectuant une marche d’aguerrissement planifiée et encadrée, (qui) a été surpris par la montée des eaux», selon le ministère. «Lors du franchissement d’un gué, Clément Elard a été emporté par le courant», a-t-on relaté.

Selon Le Monde, les premières auditions et éléments collectés ont mis au jour des dysfonctionnements entourant cette randonnée: absence de prise en compte d’une vigilance orange de Météo-France, mauvaise connaissance du terrain par les encadrants qui n’étaient pas équipés d’un téléphone satellitaire et gestion chaotique du groupe lorsqu’il s’est mis à pleuvoir.

Enquête systématique

Une enquête préliminaire a été ouverte le 17 novembre pour «homicide involontaire et violation de consignes» et a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Papeete, a précisé le parquet. Cette «enquête a précisément pour objectif de vérifier comment les choses se sont déroulées», a-t-on ajouté.

«Les conditions de cet accident ne sont pas controversées. Comme c’est systématiquement le cas, une enquête a été ouverte pour déterminer aussi précisément que possible les circonstances de cet accident», a réagi auprès de l’AFP le Sirpa Marine.

Clément Elard, qui s’était engagé en 2018 au sein de la Marine nationale, «a d’abord servi au bataillon de fusiliers marins Amyot d’Inville à Brest avant de rejoindre en 2021 la compagnie de fusiliers marins Bernier à Lanvéoc, son affectation actuelle», selon le communiqué du ministère des Armées. Il a été décoré de la médaille de bronze de la défense nationale en 2020 et de la médaille de la protection militaire du territoire l’année suivante.

DECES : Mort du capitaine Mathieu GAYOT du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales lors d’un exercice

DECES : Mort du capitaine Mathieu GAYOT du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales lors d’un exercice

 
DECES : Mort du capitaine Mathieu GAYOT du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales lors d'un exercice

 

Paris, le 12 novembre 2023


Samedi 11 novembre 2023, le capitaine Mathieu GAYOT du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales est décédé lors d’un exercice dans le cadre de la préparation opérationnelle de son unité.

Désigné comme coordinateur d’un exercice dédié à l’instruction des nouveaux arrivants au quartier Guynemer à Uzein (64), le capitaine GAYOT a été mortellement blessé en soirée.

Les secours sont intervenus très rapidement et ont constaté son décès peu de temps après.

S’inclinant avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en service dans l’accomplissement de sa mission, le général d’armée Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre, s’associe à l’immense douleur de sa famille. Ses pensées accompagnent tous ses proches ainsi que ses frères d’armes.

 

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SIRPA TERRE
Centre media du ministère des Armées

Source photo : © Ministère des Armées