Biographie du Général Valentin SEILER commandant la 6e brigade légère blindée

Biographie du Général Valentin SEILER commandant la 6e brigade légère blindée

Marié et père de quatre filles, le général Valentin Seiler est né le 27 février 1972 à Strasbourg.

Il est admis à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan en 1992 (promotion Capitaine Stéphane).

Après une année de formation à Saumur dans le domaine du combat blindé, il rejoint le 1er Régiment étranger de cavalerie à Orange en 1996.

Chef de peloton blindé, il est engagé en opérations au Tchad, au Congo-Brazzaville et en République Centrafricaine. En 1998, il est affecté à la 13e Demi-brigade de Légion étrangère à Djibouti pour deux ans. De retour au 1er REC, il prend le commandement du 3e escadron en 2001. Il effectue avec son unité une mission au Détachement de Légion étrangère de Mayotte, puis est engagé, en 2003, en opérations en Côte d’Ivoire.

Dans le cadre de l’enseignement militaire supérieur, il effectue un mastère à HEC (2005-2006). Il suit ensuite l’Advanced command and staff course au Joint services command and staff college à Shrivenham (UK), tout en effectuant un Master of arts in Defence studies au King’s college London, University of London (2006-2007).

A l’issue de sa formation en Grande-Bretagne, il rejoint l’Etat-major de l’armée de terre (EMAT) à Paris, où il sert comme officier traitant à la Division Performance-Synthèse.

De 2009 à 2011, il exerce la fonction de chef du bureau opérations-instruction du 1er REC ; au cours de son affectation, il est engagé en Côte d’Ivoire, comme chef opérations.

En 2011, il est affecté à l’Etat-major des armées (EMA) à Paris, où il contribue à l’élaboration de la loi de programmation militaire 2014-2019. Promu au grade de colonel en 2012, il achève son affectation à l’EMA au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), où il suit les opérations menées en Afrique.

Il commande le 1er REC de 2015 à 2017 et est engagé en opérations en République Centrafricaine à la tête d’un groupement tactique interarmes.

En 2017, il rejoint le cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre pour prendre la fonction de chef adjoint de cabinet.

Après une année d’auditeur au Centre des hautes études militaires et à l’Institut des hautes études de la défense nationale (2019-2020), il rejoint l’EMA comme officier de cohérence opérationnelle (OCO) en charge de l’engagement au combat dans le milieu terrestre, puis comme secrétaire général des OCO.

Il est promu au grade de général de brigade le 1er juin 2022. A partir du 11 juillet 2022, il commande les dix centres d’entraînement spécialisés de l’armée de Terre, à Mourmelon-le-Grand.

Le 7 juillet 2023, il prend le commandement de la 6e brigade légère blindée à Nîmes, où il exerce également les fonctions de commandant de la base de défense Nîmes-Laudun-Larzac, de délégué militaire départemental du Gard et de commandant d’armes de la place de Nîmes.

Le général Valentin Seiler est officier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du mérite et titulaire de la croix de la valeur militaire avec deux citations.

Qui est Céline Berthon, nouvelle patronne de la DGSI ?

Qui est Céline Berthon, nouvelle patronne de la DGSI ?

Céline Berthon a été nommée à la tête de la DGSI à l’issue du Conseil des ministres, ce mercredi 20 décembre 2023. Selon Gérald Darmanin, il s’agit de la première femme à diriger le service.

Céline Berthon, à l’époque secrétaire générale du syndicat des commissaires de police nationale, en novembre 2015.
Céline Berthon, à l’époque secrétaire générale du syndicat des commissaires de police nationale, en novembre 2015. | NICOLAS EMERIAU/ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est une première dans l’histoire des renseignements intérieurs. Céline Berthon, actuelle numéro deux de la police nationale (DGPN), a été nommée mercredi 20 décembre 2023 à la tête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

« Policière à la carrière remarquable »

Gérald Darmanin a annoncé qu’elle serait la première femme à occuper cette fonction. « Policière à la carrière remarquable », elle « aura à diriger une des administrations les plus sensibles de notre pays », a écrit le ministre de l’Intérieur sur X.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a également salué sa nomination : « Félicitations à Céline Berthon, première femme à devenir directrice de la DGSI ! Ainsi qu’à Nicolas Lerner nouveau directeur de la DGSE. Tous mes vœux de succès à eux deux, au service de notre sécurité, en France et à travers le monde ».

Son élection à la tête de la DGSI survient après que son prédécesseur, Nicolas Lerner a été nommé numéro 1 à la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE).

Ex-directrice de la Sécurité publique

Céline Berthon est diplômée de l’École nationale supérieure de la Police (ENSP) en 2000.

Elle rejoint l’état-major de la Direction centrale de la Sécurité publique (DNSP) jusqu’en 2009 avant d’y être nommée à la tête de la Direction en 2021. Alors âgée de 45 ans, elle était la première femme et la plus jeune personne à être nommée à ce poste.

En avril 2023, elle rejoint la direction générale de la police nationale, en tant qu’adjointe (numéro deux). Là encore, il s’agit de la première femme à occuper ce poste.

Espoir de réhabiliter l’image de l’institution

En juillet 2023, Le Monde dresse le portrait d’une femme simple, envieuse de « combattre l’injustice ». D’un père officier de police et d’une mère agente administrative dans le privé, Céline Berthon se passionne pour « les procès et la défense des victimes » au collège.

Numéro deux de la police à cette époque, la mère de trois enfants confie à nos confrères son espoir de redorer l’image de l’instruction, affadie par la mort de Nahel tué par un policier en juin dernier. « J’aimerais tant que les gens soient convaincus de l’honnêteté de notre engagement, du rôle social que l’on joue, et du courage qu’il faut aux policiers pour faire leur travail. »

Le préfet Nicolas Lerner a été nommé à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure

Le préfet Nicolas Lerner a été nommé à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure

https://www.opex360.com/2023/12/20/le-prefet-nicolas-lerner-a-ete-nomme-a-la-tete-de-la-direction-generale-de-la-securite-exterieure/


Ce mouvement est inédit car, pour la première fois, la DGSE sera dirigée par un « transfuge » de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI], le préfet Lerner ayant été nommé à sa tête en 2018. En outre, âgé de 45 ans, il s’apprête à devenir le plus jeune « patron » du renseignement extérieur.

Sorti de l’ENA en 2004 en tant qu’administrateur civil, Nicolas Lerner est d’abord affecté au le secrétariat général du ministère de l’Intérieur, avant de rejoindre l’administration préfectorale. Directeur de cabinet du préfet de la région Languedoc-Roussillon entre 2006 et 2008, puis chef de cabinet du préfet de Police de Paris, il est nommé sous-préfet de Béziers en 2014.

L’année suivante, il devient directeur de la sécurité générale en Corse-du Sud. En 2017, il rejoint le cabinet du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, au sein duquel il s’occupe des questions relatives au renseignement et au contre-terrorisme. Il devient ensuite le plus jeune chef du renseignement intérieur, à seulement 40 ans.

Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a dit rendre un « hommage appuyé à l’action de Bernard Émié qui a dirigé la DGSE pendant plus de six années, durée exceptionnellement longue sur un poste aussi exigeant ». Ce qui, stricto sensu, n’est pas exact, Alexandre de Marenches ayant dirigé le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage [SDECE, « ancêtre » de la DGSE] entre 1970 et 1981. Ancien officier [promotion « Maréchal Bugeaud » à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr], Jacques Dewatre a tenu les rênes de la « Piscine » pendant sept ans [1993-2000]… Soit une année de plus que Pierre Brochand [2002-2008].

Quoi qu’il en soit, Bernard Émié aura conduit une vaste réforme de la DGSE, en supprimant des échelons hiérarchiques, en abandonnant une organisation dite en « silos » et en mettant en place des « centres de missions ». Désormais, le service compte trois grandes directions [administration, recherche et opérations, technique et innovation] ainsi qu’un secrétariat général pour l’analyse et la stratégie. En outre, le désormais ancien directeur était particulièrement attaché à la « militarité » de la « Piscine ».

Cela étant, si, durant, ces six dernières années, plusieurs succès notables sont à mettre son actif [comme par exemple la « neutralisation » d’Abdelmalek Droukdel, le chef d’al-Qaïda au Maghreb islamique], la DGSE a dû endosser la responsabilité de quelques « ratés ». Il lui a en effet reproché de ne pas avoir vu venir les coups d’État au Mali et au Niger, l’affaire AUKUS ou encore l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Mais il est vrai qu’il est toujours tentant de rejet la responsabilité d’erreurs d’appréciation sur un service qui, par définition, ne peut pas toujours s’en défendre publiquement.

Toutefois, s’agissant plus particulièrement de l’Ukraine, M. Émié avait tenu à faire une mise au point, lors d’un [rare] entretien donné à la presse [Le Point, en l’occurrence], en juin dernier.

« Nous avons détecté les mêmes mouvements de troupes russes que nos alliés. Si nous avons pu différer dans nos analyses, nous avions le même degré d’information. La seule différence tient au traitement qui a été fait de ces renseignements. Nous étions encore dans une phase de négociation et de dialogue [avec la Russie, ndlr]. La CIA a choisi de divulguer au grand public ses renseignements dans l’espoir de dissuader Moscou de passer à l’action. Nous avons gardé ces éléments secrets car nous ne voulions pas dévoiler nos méthodes de collecte. Ce silence de notre part a conduit un certain nombre de médias à imaginer que nous ne savions pas. Ce qui est faux », avait-il soutenu.

« À l’heure d’ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de la DGSE, je souhaite partager à Bernard Émié, ma reconnaissance et celle de la Nation, pour ses 6 années à la tête de la DGSE. C’est la grandeur de l’action d’un service de renseignement de ne voir exposés que ses très rares revers et de ne jamais se voir reconnaître au grand jour l’étendue de ses succès », a dit M. Lecornu. Et de conclure : « Je souhaite bonne chance à Nicolas Lerner qui a toute ma confiance pour continuer à protéger, dans l’ombre, la France et les Français ».

Photo : Ministère de l’Intérieur / DGSI

L’armée de Terre a créé un nouveau commandement pour ses opérations en Europe

L’armée de Terre a créé un nouveau commandement pour ses opérations en Europe

https://www.opex360.com/2023/10/17/larmee-de-terre-a-cree-un-nouveau-commandement-pour-ses-operations-en-europe/


Armée par 58 militaires et commandée par le général François Goguenheim, cette structure se vit confier la mission d’assurer le soutien logistique des unités « déployées dans des opérations relevant de son périmètre ». Mais ses responsabilités étaient encore trop restreintes… Aussi a-t-elle laissé la place, le 16 octobre, au « Commandement Terre Europe » [CTE], dont les attributions seront a priori plus larges.

La création de cette nouvelle structure s’inscrit dans le cadre du plan de transformation récemment dévoilé par le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT].

« Cet état-major va exercer le contrôle opérationnel des unités Terre déployées en Europe et la cohérence de leur emploi quand elles sont placées sous l’autorité d’une organisation multinationale ou d’une coalition. Il commandera également les échelons de soutien nationaux », explique le CFT.

« Il s’agit de dire que, dans la période de grande incertitude qui est la nôtre aujourd’hui, chaque état-major doit être concentré sur l’ensemble des enjeux opérationnels qu’il peut avoir à traiter », a résumé le général Bertrand Toujouse, le commandant des forces terrestres, avant de préciser que le principe du CTE avait été validé par le chef d’état-major des armées [CEMA] au cours de l’été dernier.

 

« Tout en contribuant à son effort de subsidiarité, cet état-major [le CTE, ndlr] accroît de manière substantielle la faculté d’adaptation de l’armée de Terre confrontée à des réalités géopolitiques évolutives en Europe », a, de son côté, souligné le général Schill, via Linkedin.

« En exerçant la responsabilité opérationnelle sur nos déploiements dans l’est du continent, il contribuera désormais à l’exigence de réactivité de notre pays et ancrera sa crédibilité dans l’espace de solidarité stratégique partagé avec nos alliés », a ajouté le CEMAT, en rappelant que l’objectif du plan de transformation qu’il a élaboré vise à « optimiser les effets opérationnels produits par l’armée de Terre ».

Photo : CFT/ Armée de Terre

Général Jon Cresswell : « Une relation bilatérale nécessite un travail constant »

Général Jon Cresswell : « Une relation bilatérale nécessite un travail constant »

Cet officier britannique sert en ce moment dans l’armée française, dans le cadre d’une coopération de défense unique. A l’occasion de la visite cette semaine du roi Charles III, il en explique les avantages concrets.
Général Jon Cresswell : « Une relation bilatérale nécessite un travail constant »

 

Depuis l’été 2021, le général de brigade Jon Cresswell est général adjoint « opérations » à l’état-major de la 1ère division de l’armée de Terre française, basé à Besançon ; dans le cadre des échanges d’officiers renforcés depuis le traité d’Amiens, en 2016, un général français est en même temps général adjoint de la 1ère division britannique, à York. Après sa formation initiale à l’Académie royale militaire de Sandhurst, Jon Cresswell a surtout servi dans l’artillerie de marine, en Afghanistan, dans les Balkans ou en Norvège, mais aussi dans les blindés en Irak, puis au Sahel dans le cadre de la Force multinationale mixte déployée contre Boko Haram.

C’est en France que ce francophone a suivi sa formation supérieure, à l’École de guerre puis au Collège des hautes études militaires (CHEM), en parallèle de la 72e session de l’IHEDN dont il a été auditeur dans la majeure « politique de défense ». Ce passionné d’histoire, titulaire d’un master dans cette discipline, est aussi président de la Société historique de l’artillerie royale.

– QU’EST-CE QUI VOUS A MOTIVÉ POUR PRENDRE CE COMMANDEMENT ADJOINT DE DIVISION DANS LE PAYS PARTENAIRE ?

Même si j’ai suivi toute ma formation militaire supérieure en France et ai été engagé dans des opérations en Afrique francophone, je n’avais en fait jamais servi en France même. C’est donc tout naturellement que j’ai souhaité faire cet échange au sein des forces armées françaises. En soi, ce poste offrait aussi une excellente opportunité pour exercer au niveau divisionnaire. J’avais auparavant servi au niveau d’une brigade et dans le champ des politiques de défense, mais jamais au niveau d’une division ou d’un corps d’armée. Après mon parcours spécialisé dans le ciblage (effets, renseignement, feux), ce poste de commandant adjoint opérations inclut la responsabilité de la bataille profonde de division, un domaine dans lequel je souhaitais développer mes compétences. Et pour le soldat que je suis, il y a aussi un réel plaisir à me trouver au niveau tactique.

– QUELLES SONT LES DIFFÉRENCES CULTURELLES ENTRE L’ARMÉE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET CELLE DE LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE ?

Je trouve fascinant de comparer les deux systèmes démocratiques, parce qu’à mon sens, la constitution de votre Ve République est monarchique, avec son exécutif fort mandaté de manière claire par une élection à deux tours. Le Royaume-Uni, lui, est une démocratie parlementaire dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle. Dans les deux cas, les armées acceptent leur subordination au pouvoir civil démocratiquement élu, bien que pour la française ce soit au nom de la France, alors que pour la britannique c’est au nom du souverain. On peut considérer que ce dernier système permet efficacement aux armées de montrer leur caractère apolitique.

Plus largement, la question culturelle me fascine parce que nos deux armées sont le résultat de l’histoire de leur nation respective, la France étant un pouvoir à la fois terrestre et maritime, alors que la Grande-Bretagne était avant tout un pouvoir maritime. Par ailleurs, les caractéristiques sociales des deux nations ont aussi modelé leurs relations avec leurs armées respectives. Enfin, il est intéressant de noter les différences entre nos deux formations au haut commandement : au Higher Command and Staff Course (HCSC), les Britanniques préparent leurs officiers supérieurs à commander en opérations, alors qu’au Centre des hautes études militaires (CHEM), la France forme ses futurs généraux à être des acteurs politico-stratégiques au service du gouvernement.

– QUELS SONT SELON VOUS LES AVANTAGES D’UNE TELLE COOPÉRATION D’UN POINT DE VUE OPÉRATIONNEL ?

Il a souvent été dit que le Royaume-Uni et la France ont des vues et intérêts similaires au niveau mondial, ainsi que des responsabilités sécuritaires en Europe. Comme l’a remarqué votre Président dernièrement pendant la visite de notre Premier ministre, nos deux nations sont « dotées » en matière de dissuasion nucléaire. Il y a donc d’utiles synergies à exploiter, sous l’égide de différentes initiatives comme celle de Lancaster House en 2010, qui n’est sans doute pas la dernière. Notre relation bilatérale fonctionne ainsi depuis l’Entente cordiale de 1904, d’ailleurs des officiers britanniques ont commencé à étudier à l’École de guerre peu après, et des rencontres annuelles d’états-majors ont été initiées.

Cependant, pour en revenir à la question culturelle, nous demeurons très différents, et donc travailler ensemble implique une interopérabilité technique, conceptuelle et humaine. Les fonctions comme la mienne permettent d’améliorer cette dernière, tout en soutenant les deux premières. Une relation bilatérale nécessite un travail constant pour atteindre la confiance, assurer la compréhension, et aussi pour trouver des domaines de coopération future.

– EN QUOI CETTE EXPÉRIENCE VOUS SERA-T-ELLE UTILE POUR LA SUITE DE VOTRE CARRIÈRE ?

Elle l’est déjà, puisque mon travail avec la 1ère division à Besançon m’a permis d’améliorer ma formation tactique, particulièrement en termes de bataille profonde, ainsi qu’au niveau opérationnel plus large. Elle m’apporte aussi une réelle profondeur en combat défensif, avec la France évidemment, mais aussi avec les partenaires américains, belges, hollandais et allemands, comme le veut ma fonction. Plus important encore, je pense que des expériences comme celle-ci ouvrent nos horizons intellectuels, en nous permettant de voir les choses sous un angle différent. Et ça, c’est précieux dans n’importe quel domaine professionnel.

L’école du Génie d’Angers a un nouveau chef

L’école du Génie d’Angers a un nouveau chef

par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 16 septembre 2023

https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Lu dans notre édition d’Angers, le vendredi 15 septembre:

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J’en profite pour rappeler qu’Angers va renforcer sa position de creuset du Génie avec l’arrivée à partir de 2024 de l’état-major de la future brigade du Génie (voir mon post). J’y écrivais qu'”à Angers va s’installer l’état-major de la future brigade du génie dont la création est prévue le 1er août 2024 autour d’un noyau clef. Cette unité va intégrer le 132e RIC et le 19e RG de la 1re division, le 31e RG et le 2e RD de la 3e division, le 25e RGA et le 28e GG du COMRENS”.

Un nouvel amiral pour la Force d’action navale

Un nouvel amiral pour la Force d’action navale

 

par defense-zone.com – publié le 31 août 2023

https://defense-zone.com/blogs/news/un-nouvel-amiral-pour-la-force-action-navale-christophe-cluzel


La Marine nationale accueille à la tête de la Force d’action navale le vice-amiral (VAE) d’escadre Christophe Cluzel qui succède à l’amiral Xavier Baudouard. La cérémonie officielle de passation s’est tenue à Toulon le 30 août.

Le VAE Cluzel a dirigé le patrouilleur La Moqueuse en Nouvelle-Calédonie, l’aviso Enseigne de Vaisseau Jacoubet et la frégate de défense aérienne Forbin. Plus récemment, en 2021, il a pris les rênes de la force aéromaritime française de réaction rapide. Sous sa houlette, le groupe aéronaval, centré autour du porte-avions Charles de Gaulle, a été engagé dans des missions cruciales. Lors de la mission CLEMENCEAU 2022, ce groupe a joué un rôle déterminant en Méditerranée, notamment dans la lutte contre Daech et en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La mission ANTARES, en 2022/2023, a vu le groupe opérer dans des zones stratégiques, de la Méditerranée à l’océan Indien.

La Force d’action navale représente aujourd’hui une puissance maritime incontestable. Avec une trentaine de bâtiments déployés en permanence à travers le monde, 10 700 marins à son service, et 98 bâtiments de surface, la FAN est un pilier de la défense française. Elle dispose également de huit bases navales outre-mer et à l’étranger, de groupes spécialisés comme les plongeurs-démineurs et la Flottille amphibie, sans oublier la Force aéronavale nucléaire (FANu). Quatre centres experts complètent ce dispositif, couvrant des domaines allant de la plongée à la cyberdéfense.

La mission principale de la FAN est de garantir la préparation et l’entraînement des marins, tout en assurant la disponibilité technique du matériel. Elle joue un rôle essentiel en fournissant au chef d’état-major des Armées les forces nécessaires pour conduire les opérations militaires de la France.

Le vice-amiral Vaujour succède à l’amiral Vandier comme chef d’état-major de la marine

Le vice-amiral Vaujour succède à l’amiral Vandier comme chef d’état-major de la marine

La vice-amiral Nicolas Vaujour a été nommé chef d’état-major de la marineMinarm

Le vice-amiral d’escadre Nicolas Vaujour a été nommé chef d’état-major de la marine. Il succède à l’amiral Pierre Vandier qui sera dès le 1er septembre major général des armées.

En parallèle du remaniement ministériel, l’état-major de la Marine (CEMM) change de tête. Vendredi, lors du conseil des ministres, la nomination du vice-amiral Nicolas Vaujour a été nommé chef d’état-major de la marine. Il succède à l’amiral Pierre Vandier qui a été nommé major général des armées (MGA).

La carrière militaire du vice-amiral Vaujour a démarré en 1989 avec son entrée à l’Ecole Navale. Elle s’est poursuivie sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, les frégates Ventose, De Grasse, Jean Bart et Cassard. En 2004 il prend le commandement de l’aviso Commandant Biro puis deux ans plus tard il rejoint le Collège interarmées de défense.

L’amiral Vandier devient numéro 2 des Armées

En 2011, il prend les fonctions d’adjoint de l’amiral commandant la force d’action navale puis prend le commandement de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul en 2012. 

Il est nommé en août 2017 adjoint au commandant de la Force aéromaritime de réaction rapide française. Promu vice-amiral en 2020, il est nommé en 2021 chef d’état-major “opérations” de l’état-major des armées, avec rang de vice-amiral d’escadre. Il sera élevé au grade d’amiral le 1er septembre 2023 date à laquelle il prendra sces nouvelles fonctions.

L'amrial Pierre Vandier prendra les fonctions de Major général des Armées le 1er septembre 2023
L’amrial Pierre Vandier prendra les fonctions de Major général des Armées le 1er septembre 2023 © Christophe SIMON

Son prédecesseur, l’amiral Vandier, a occupé le poste de CEMM durant trois ans. A compter du 1er septembre, il deviendra major général des armées, succédant au général d’armée aérienne Eric Autellet. Le MGA est l’adjoint du chef d’État-Major des armées, poste occupé par le général Thierry Burkhard (ancien chef d’État-Major de l’armée de Terre). C’est le deuxième militaire le plus gradé de l’armée française.

L’amirale Lisa Franchetti à la tête de l’US Navy

Hasard des calendriers militaires, l’amirale Lisa Franchetti a été proposée par Joe Biden vendredi pour prendre la tête des opérations navales, le plus haut poste au sein de la marine américaine. Cette nomination qui doit être confirmée par le Sénat est historique pour l’US Navy qui aura pour la première fois par une femme à sa tête. À ce titre, elle siégera également à l’état-major interarmées, ce qui sera là aussi une première.

L’amirale Lisa Franchetti est “la deuxième femme aux Etats-Unis à obtenir le rang d’amiral quatre étoiles”, a fait valoir le président Biden dans un communiqué, en saluant son parcours. Elle qui a commandé un destroyer à missiles guidés, une escadrille de destroyers et deux groupes d’intervention de porte-avions.

Qui sont les généraux de Gendarmerie du cru 2023 ?

Qui sont les généraux de Gendarmerie du cru 2023 ?


Les généraux 2023 (Montage LVDG)

 

La liste d’aptitude des généraux de Gendarmerie est désormais connue. 16 généraux de brigade de Gendarmerie obtiennent une troisième étoile dont 14 en première section (comme en 2022). Comme en 2022, 25 colonels seront nommés généraux en 2023, dont 24 en 1ère section.

Une septième femme, la colonelle Nelly Jegaden, en poste à l’état-major de la région Hauts-de-France à Lille, et ancienne commandante de la section de recherches de la Gendarmerie de l’air, accède aux étoiles. Elle est la troisième sous-officière après Anne Fougerat et Frédérique Nourdin à être nommée générale.

La liste d’aptitude est une proposition de noms mais, concrètement, ils ne sont nommés qu’en conseil des ministres. Il arrive comme en 2021 que des colonels, non inscrits sur la liste d’aptitude, soient nommés en cours d’année.

Généraux de division

1ère section

Les généraux de brigade

Ronan de Lorgeril : chargé de mission à la direction générale. Après avoir commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Marne, il a été commandant adjoint de la région de Gendarmerie Grand-Est, chargé de mission à l’inspection générale de la Gendarmerie nationale.

Marc de Tarlé : commandant l’OCLDI, office central de lutte contre la délinquance itinérante, ancien adjoint au sous-directeur de la police judiciaire, chef du bureau des affaires criminelles et commandant de la section de recherches d’Orléans. Il est un des rares généraux de Gendarmerie issu de l’École navale. Ce bordache a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Sélestat (Bas-Rhin) et la compagnie de Lorient.

Jacques Diacono : chef de la division des enquêtes internes à l’IGGN. Ancien chef de l’OCLAESP, l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ce Saint-Cyrien a notamment commandé la section de recherches de Marseille.

Le général Bertrand François (Photo Facebook école de Gendarmerie de Dijon)

Bertrand François : chef de la mission sûreté de la Gendarmerie nationale. Il a été adjoint à la direction de la coopération internationale (DCI) et a été le premier commandant de l’école de Gendarmerie de Dijon. Il a commandé le groupement de la Haute-Savoie.

Le général Jean-Pierre Gesnot (Photo Facebook GTA)

Jean-Pierre Gesnot : adjoint au directeur des personnels militaires de la Gendarmerie, ancien commandant de la Gendarmerie des transports aériens et chef du bureau personnel officier (PO), il a commandé le groupement de gendarmerie départementale de Seine-Maritime (76). Issu du recrutement officier de réserve de Gendarmerie, il a été commandant de peloton à l’EGM 13/9 de Calais, a commandé l’EGM 32/1 d’Aubervilliers et la compagnie de Louhans (71).

Le général Gosset (Photo LVDG)

Eric Gosset : adjoint au commandant de la région SUD et de la zone de Gendarmerie sud, cet ancien commandant de la Gendarmerie prévôtale, du groupement de gendarmerie départementale de Corse-du-Sud et de la section de recherches de Paris a aussi été chef d’état-major de l’inspecteur général des armées Gendarmerie.

Laurent Le Gentil : commandant en second la Gendarmerie des Pays de Loire. Ancien sous-directeur de la gestion du personnel, ce Saint-Cyrien a commandé le groupement d’Ille-et-Vilaine et la compagnie de Saint-Martin en Guadeloupe.

Le général Luchez alors colonel en Martinique (Photo Facebook Gendarmerie Martinique)

Dominique Luchez : chef de la division des signalements et de la déontologie de l’IGGN, ancien commandant de la Gendarmerie de Martinique. Ce mosellan a commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Moselle, a été chef du département sous-officiers à la DGGN et a été à la tête du 2 e puis du 1 er groupement d’élèves-officiers à l’EOGN.

Il a commencé comme commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile de Besançon, puis commandant de l’EGM de Nîmes avant de prendre la tête de la compagnie de Nancy.

Emmanuel Miglierina : sous directeur Europe à la direction de la coopération internationale. Attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France à Rome, ce Saint-Cyrien parlant parfaitement l’Italien a commandé la Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, le groupement de gendarmerie départementale de l’Eure et la compagnie de Menton (06).

Le général Laurent Phelip (Photo archives LVDG)

Laurent Phelip : directeur du commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire (Cossen). Ce Lyonnais, Saint-Cyrien, a notamment commandé le GIGN où il a servi à plusieurs reprises et le groupement des Bouches-du-Rhône (13). Il a commencé comme commandant de peloton à l’EGM de Baccarat avant de rejoindre le GIGN à. Il a ensuite commandé la compagnie d’Avignon. Il a aussi servi au cabinet du ministre de la Défense et a été chef du bureau de la Défense et de la sécurité nationale à la DGGN.

Le général Pierre Poty (Photo Facebook Gendarmerie de la Réunion)

 

Pierre Poty : commandant la Gendarmerie de la Réunion, ancien commandant en second de la Gendarmerie de Guyane et adjoint au sous directeur de l’anticipation opérationnelle. Celui qui est l’un des rares à arborer sur sa tenue le galon de caporal d’honneur de la Légion étrangère, a commandé le groupement du Gard et la section de recherches de Rennes. Issu du recrutement officier de réserve (armée de Terre), il a commencé comme commandant de peloton à l’EGM d’Aurillac, a commandé l’EGM 13/9 de Calais, la compagnie de Corte (2B), et a été chef de la section terrorisme indépendantisme au bureau de la lutte anti terroriste de la DGGN.

Le général Yann Trehin (Photo Facebook GGD38)

Yann Trehin : commandant le groupement de Gendarmerie de l’Isère après avoir été adjoint commandement à la région Centre-Val de Loire et commandant du groupement de la Charente. Saint-Cyrien, il a été aussi officier communication à la DICOD.

Le général Villeminey (Photo Gendarmerie Corse)

Jean-Luc Villeminey : commandant de la Gendarmerie de Corse, commandant le groupement de Corse du sud, ancien sous-directeur de l’emploi des forces. (SDEF) et ancien commandant du groupement de l’Isère. Saint-Cyrien âgé de 50 ans, a commencé comme commandant le peloton d’intervention de l’EGM 22/8 de Belfort avant d’être officier instructeur à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il a ensuite commandé la compagnie de Palaiseau (78) . Il a été aussi adjoint au chef du bureau des affaires réservées du cabinet du DGGN, chef de la section du haut encadrement du bureau du personnel officier à la DPMGN et adjoint au chef du bureau du personnel officier.

2ème section

Les généraux de brigade

Philippe Durand
Le général Philippe Durand (Photo Facebook ESOG Montluçon )

Philippe Durand : adjoint à la direction de la coopération internationale de sécurité, ancien commandant de l’école de Montluçon, ancien adjoint au directeur du CHEMI.

Rémond
Le général Didier Rémond

Didier Rémond : chef du département de la sécurité nucléaire au ministère de la transition écologique, ancien commandant en second du service de la Transformation de la Gendarmerie. Didier Rémond a commencé comme sous-officier.

Général de brigade

1ère section

Les colonels

Lucien Barth : commandant en second la Gendarmerie de Corse, ancien commandant en second de la Gendarmerie de Martinique, ancien commandant du groupement de la Nièvre.

Le colonel Bisognin (Photo Facebook GGD 62)

Jérôme Bisognin : conseiller pour les affaires intérieures au SGDSN, secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, ancien commandant du groupement du Pas-de-Calais. Il a aussi commandé un groupement d’instruction à l’EOGN et a été chef de l’unité de coordination de la lutte contre l’insécurité routière.

Antoine Breart de Boisanger : Chargé de mission Jeux Olympiques et Grands Événements et précédemment adjoint au commandant du CNO, le centre national des opérations. Cet ancien commandant du groupement de la Dordogne, de la compagnie de Montpellier et d’un escadron du GBGM où il a été chef d’état-major adjoint, a été sous-directeur adjoint de la défense, de l’ordre public et de la protection et attaché de sécurité intérieure pour les ambassades de France Afghanistan Turkménistan et Tadjikistan. Il est issu du recrutement officier des armées (OA), et a été chef de section dans le Génie à Charleville-Mézières.

Le colonel Quentin de Bennetot (Photo Facebook groupement d’Indre-et-Loire)

Quentin Cotton de Bennetot : officier à la cellule anticipation stratégique et orientation du cabinet du major général des armées, ancien commandant en second du GIGN et du groupement d’Indre-et-Loire. Saint cyrien, il a été aussi commandant en second du groupement de Loire-Atlantique et attaché de sécurité intérieure en Turquie. Il a commencé comme commandant de peloton d’intervention en gendarmerie mobile avant d’intégrer le GIGN où il a passé dix ans avant d’y revenir comme commandant en second. Le colonel Cotton de Bennetot va intégrer le cercle très restreint des généraux chuteurs opérationnels, les généraux Olivier Kim, Hubert Bonneau et Lionel Lavergne.

Charles Dudognon : commandant en second du COMSOPGN, commandant du soutien opérationnel de la Gendarmerie. Il a notamment commandé le groupement de la Mayenne. Issu du recrutement officier de réserve de l’armée de Terre, il a été commandant de peloton à l’escadron de gendarmerie mobile d’Amiens et a commandé la compagnie d’Elbeuf (76).

Stéphane Fauvelet : officier adjoint commandant au commandant de la région de Gendarmerie Pays de Loire à Nantes depuis l’été 2022. Il était auparavant chef de la division formation du centre national d’entraînement des forces de Gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier. Ancien commandant de groupement de gendarmerie mobile, il est un pilier de Saint-Astier où il a commandé le département rétablissement de l’ordre.

Photo LVDG

Rudy Gaspard : commandant du groupement de la Gendarmerie départementale de l’Ain, ancien chargé de mission au sein de la division des audits internes et des études de l’IGGN après avoir commandé le groupement de gendarmerie départementale du Cher. Saint-cyrien, il est issu du recrutement officier des armes et a commencé dans l’armée de Terre comme chef de section au 2e régiment du génie de Metz et dans la Gendarmerie comme commandant de l’escadron de gendarmerie mobile de Toulouse avant de commander la compagnie de Nîmes. 

Le colonel Guisset (Photo Facebook Gendarmerie de l’Aude)

Philippe Guisset : chef de la division des opérations de la région de Gendarmerie Sud à Marseille. Il a commandé le groupement de l’Aude (11) et la Gendarmerie de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il aussi été officier communication à Bordeaux.

François Heulard : commandant l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie (IRCGN). Il a commandé la section de recherches de Dijon (21), la compagnie de Metz et le peloton d’intervention de l’escadron de gendarmerie mobile de Thionville. Véritable “expert”, il a été chef du département environnement-incendies-explosifs et de la Division criminalistique physique et chimie de l’IRCGN.

Guillaume Jacquet : commandant de l’école de Gendarmerie de Fontainebleau. Il a commandé (comme son père) le groupement de gendarmerie départementale des Deux-Sèvres.

La colonelleNelly Jegaden (Photo DC/LVDG)

Nelly Jegaden : adjointe police judiciaire zonale au commandant de la région de Gendarmerie des Hauts-de-France. Ancienne commandante de la section de recherches de la Gendarmerie de l’air et première femme commandante de section de recherches, Nelly Jegaden a commencé son parcours comme sous-officier à la brigade de Perros-Guirec après sa formation à Montluçon. Elle a un parcours atypique entre la police judiciaire – section de recherches de Lille, bureau PJ à Metz, formation à la PJ à l’EOGN, bureau enquêtes PJ de l’IGGN – et le régiment … cavalerie ! Cavalière émérite (galop 7), Nelly Jegaden a été la 1ère femme officier au régiment de cavalerie, où elle a été officier adjoint organisation emploi au centre d’instruction en charge des équipes sportives.

Le colonel Stéphane Lacroix (Photo Facebook Gendarmerie du Gard)

 

 

Stéphane Lacroix : attaché de sécurité intérieure au Qatar. Il a commandé le groupement de gendarmerie départementale du Gard après avoir été chef du bureau Afrique du Nord – Moyen-Orient à direction de la coopération Internationale (DCI) et conseiller technique du directeur de la Police fédérale irakienne.

Le colonel Bruno Makary (Photo Facebook Gendarmerie Charente-Maritime)

Bruno Makary : sous-directeur de la gestion du personnel à la DPMGN. Il a commandé le groupement de gendarmerie departementale de la Charente-Maritime, la compagnie des Îles du Vent en Polynésie et le peloton d’intervention de l’EGM 41/3 d’Orléans. Il est issu du recrutement officier de réserve et a servi dans l’armée de Terre au régiment de livraison par air et au 2ème régiment du Génie.

Le colonel Bertin Malhet lors de sa prise de commandement au CNEFG (Photo Facebook CNEFG)

 

 

 

 

Bertin Malhet : commandant du CNEFG, centre national d’entraînement des forces de Gendarmerie. Il a commandé le groupement de gendarmerie départementale du Pas-de-Calais et l’escadron départemental de sécurité routière de l’Oise. Ce spécialiste du maintien de l’ordre a été à la tête du groupement de gendarmerie mobile IV/7 de Dijon, de l’EGM de Joué-les-Tours et a été commandant de peloton à l’EGM de Blois. Issu du recrutement officier de réserve, il a été ORSA au 2e régiment de Hussards, comme commandant de peloton de reconnaissance blindée, de peloton antichar, et de peloton de recherche humaine en profondeur.

Le colonel Philippe Mirabaud lors de sa prise de commandement de la GTA (Photo A/C Cabaret GTA)

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Mirabaud : commandant la Gendarmerie des transports aériens (GTA), ancien conseiller Gendarmerie et technologie et numérique du ministre de l’Intérieur et ancien commandant du groupement du Nord. Polytechnicien, fils du préfet Pierre Mirabaud, qui a été notamment délégué à l’Aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar), le colonel Mirabaud a commencé sa carrière comme chef de section au 1er régiment d’infanterie. Il a commandé la compagnie de Rambouillet mais est surtout un scientifique diplômé de Télécom Paris. Il a été chef de projet télécoms à la DGGN, responsable de la stratégie de transformation pour les réseaux télécoms et les centres informatiques et chargé de mission cyber sécurité et numérique au cabinet du DGGN.

Le colonel Monguillon (Photo Facebook Gendarmerie de la Marne)

Dominique Monguillon : commandant du groupement I/V de gendarmerie mobile de Sathonay-Camp (69). Ancien commandant en second du commandement des réserves de la Gendarmerie et ancien commandant du groupement de gendarmerie mobile III/7 de Reims.

 

José-Manuel Montull : commandant la division renseignements de l’office anti stupéfiants (OFAST). Il a notamment commandé les sections de recherches de Bordeaux et de Pau et la compagnie de Compiègne.

Le colonel Munoz (Photo Gendarmerie de Vaucluse)

 

 

 

 

 

 

 

Salvador Munoz : sous-directeur adjoint de l’organisation et des effectifs, ancien commandant du groupement de Vaucluse. Ancien sous-officier, il a été lieutenant à Gex (01) et a commandé la compagnie d’Epinal (88). Il a aussi été chef du détachement Gendarmerie au centre de coopération policier et douanier d’Hendaye.

Le colonel Payrar (Photo Linkedin)

 

 

 

 

 

Marc Payrar : adjoint au haut fonctionnaire de défense au ministère de l’écologie. Il a notamment commandé le groupement de la Vendée. Il a aussi été chef de détachement au Sahel pendant 8 mois. Saint-Cyrien, il a commencé son parcours dans l’armée de Terre en tant que chef de section dans l’infanterie et a notamment servi au 9ème RiMa et au 110 ème RI à Donaueschingen en Allemagne puis comme officier de renseignement à l’OTAN. Il a commandé la compagnie de de Gendarmerie de Paris puis celle de Strasbourg et a été adjoint à l’attaché de sécurité intérieure à Londres.

Le colonel Christophe Perret (Photo Facebook Gendarmerie de la Haute-Marne)

 

 

 

 

 

 

Christophe Perret :sous-directeur de l’action internationale à la direction des affaires européennes et internationales du ministère de l’Intérieur. Saint-Cyrien, il a commandé le groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Marne et la compagnie de Trévoux (01). Il a été adjoint au chef du bureau des affaires criminelles de la DGGN et attaché de sécurité intérieure à Tunis (Tunisie). Il a commencé sa carrière comme commandant de peloton au sein de l’escadron de gendarmerie mobile d’Aubervilliers (93). Il a servi en Bosnie pendant onze mois au sein des Nations Unies.

Le colonel Gonzague Arnaud Prouvost (Photo Facebook Gendarmerie Indre-et-Loire)

Gonzague-Arnaud Prouvost : chef du département personnel officier (BPO) à la DGGN, ancien commandant du groupement d’Indre-et-Loire à Tours. Saint-Cyrien, il a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Marmande et la compagnie d’Etampes (91).Il a aussi été chef du bureau Amérique à la direction de la coopération internationale.

Le colonel Rollin (Photo Gendarmerie du Nord)

 

 

 

 

 

 

Lionel Rollin : commandant le groupement de gendarmerie départementale du Nord. Il a dirigé l’unité de coordination des forces mobiles (UCFM) au ministère de l’Intérieur, commandé le groupement de gendarmerie mobile de Rennes, a été commandant en second du 1er régiment d’infanterie de la Garde républicaine et a commandé la compagnie de Nancy ainsi que l’escadron de gendarmerie mobile de Nîmes. Issu de l’armée de Terre, ce saint-cyrien a été instructeur à l’école des sous-officiers d’active de Saint-Maixent et chef de section dans les transmissions à Nancy.

Christophe Vercellone : sous-directeur de l’architecture et des infrastructures techniques à la direction numérique du ministère de l’Intérieur. Il a notamment commandé le groupement de gendarmerie départementale des Pyrénées-Atlantiques et la compagnie de Lorient.

Le colonel Jean-François Voillot le jour de sa prise de commandement (Photo Facebook GGM II/1)

 

 

 

 

 

 

Jean-François Voillot : commandant du groupement de gendarmerie mobile II/1 de Maisons-Alfort où il a succédé au général Richard Caminade, il a été chef d’état-major du commandement de la Gendarmerie d’outre-mer et chef du groupement tactique (GTG) de gendarmerie mobile de Guyane. Il a été également pendant deux ans adjoint au chef de la composante police de l’opération MINUSMA au Mali. Issu de l’école de l’air, il a commandé un peloton de gendarmerie mobile à Marseille, la compagnie de Gassin Saint-Tropez, a été chef de département balistique et chef de l’unité nationale d’identification et d’investigation de l’IRCGN.

2ème section

André Gachié : chef de division à la région de Gendarmerie sud à Marseille, ancien commandant du groupement de l’Aube (10).

Deux militaires français font partie de la nouvelle promotion des spationautes européens [MàJ]

Deux militaires français font partie de la nouvelle promotion des spationautes européens [MàJ]

http://www.opex360.com/2022/11/23/deux-militaires-francais-font-partie-de-la-nouvelle-promotion-des-spationautes-europeens/


 

Ce budget de l’ESA servira à financer notamment plusieurs programmes d’exploration spatiale [2,7 milliards] et d’observation de la terre [également 2,7 milliards] ainsi que les lanceurs spatiaux Ariane 6 et Vega-C.

Par ailleurs, l’ESA a profité de l’occasion pour dévoiler la liste de ses futurs spationautes, sélectionnés parmi plus de 2000 candidats. Au total, dix-sept titulaires avec onze remplaçants formeront cette nouvelle promotion. Celle-ci comptera un « parastronautre », en la personne du britannique John McFall. Ce sportif accompli, amputé d’une jambe à l’âge de 19 ans, a fait de brillantes études de médecine, lesquelles vont désormais lui ouvrir la voie des étoiles.

La France est le pays qui a présenté le plus de volontaires. Et sur les 7087 aspirants spationnautes ayant soumis leur candidature, Mme le lieutenant-colonel Sophie Adenot a été désignée par l’ESA. Cette militaire n’est pas une inconnue : en 2018, elle fut la première femme française à devenir pilote d’essais d’hélicoptères au sein de la Direction générale de l’armement [DGA] « Essais en vol ».

Diplômée de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace, Sophie Adenot entama une carrière au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace [AAE] en qualité de pilote d’hélicoptères. Un temps affectée à l’escadron 01.067 « Pyrénées », avec lequel elle effectua une centaine de missions en Afghanistan aux commandes d’un EC-725 Caracal, elle fut ensuite mutée à l’ET60 de Villacoublay pour piloter un Super Puma.

Puis, marchant sur les traces de Jacqueline Auriol, Sophie Adenot réussit le concours de l’École du personnel navigant d’essais et de réception [EPNER], en 2017. Et elle obtint son brevet de pilote d’essais d’hélicoptères au Royaume-Uni à l’Empire Test Pilots’ School de Boscombe Down, ce qui lui permit de voler à bord de l’Agusta A109, de la Gazelle, de l’AH-64 Apache ou encore du Bell 412.

« C’est une fierté que la prochaine astronaute française soit issue du rang de l’armée de l’Air et de l’Espace, ce qui constitue une reconnaissance de l’excellence de la formation au sein des armées, excellence de ses hommes et de ses femmes », s’est félicité le général Stéphane Mille, le chef d’état-major de l’AAE.

Pour rappel, le dernier pilote militaire à voler dans l’espace a été le général Léopold Eyharts, en février 2008. Et la première femme française à réaliser un vol orbital a été Claudie André-Deshays [épouse Haigneré], en 1998.

« Décorée de l’ordre national du Mérite au rang de Chevalier en 2022, la lieutenant-colonel Sophie Adenot incarne l’excellence des armées françaises. Avec cette nouvelle promotion, elle devient une nouvelle ambassadrice des armées dans le domaine spatial qui constitue un environnement stratégique », a fait valoir le ministère des Armées.

Hormis Claudie Haigneré, Jean-Jacques Favier et Thomas Pesquet, les spationautes français ont généralement un lien avec le monde militaire en général [et celui de l’AAE en particulier]. Et cela se vérifie encore avec le choix du remplaçant de Mme le lieutenant-colonel Adenot. En effet, ayant suivi le même parcours que Jean-François Clervoy en son temps, l’ESA a choisi l’ingénieur de l’armement Arnaud Prost. Sous-lieutenant au 1er Régiment de Hussards Parachutistes [en 2013] avant de rejoindre l’École polytechnique, puis l’ISAE-SUPAREO, ce pilote d’essais est également titulaire d’un master en astrophysique, sciences spatiales et planétologie. Durant ses études d’ingénieur, il effectué un stage de recherche au Jet Propulsion Laboratory de la NASA ainsi qu’à l’Institut Skobeltsyn de physique nucléaire et à l’Institut d’aviation de Moscou. Il a également travaillé à la COMEX, où il s’est intéressé à la plongée, ce qui lui fait un point commun avec l’astronaute américain Scott Carpenter.

MàJ :
– Précision sur la contribution française
– Précision sur le parcours de l’ingénieur de l’armement Arnaud Prost