Direction le cercle polaire pour la mission Jeanne d’Arc 2025
Les officiers-élèves ont appareillé de Toulon pour la mission Jeanne d’Arc 2025 ce 24 février. Cette année, direction le cercle polaire pour la marine de demain.
par Samuel Azemard – le Var informations – publié le

© S. Azemard – Le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral a une vitesse maximale de 19 nœuds.
Ce 24 février, 151 officiers-élèves (OE) de l’école navale à Lanvéoc-Poulmic ont appareillé de Toulon pour la mission Jeanne d’Arc 2025. Thomas est l’un d’eux. Ce « bordache », surnom usuel des élèves de l’école navale rendant hommage au « Borda », navire qui l’accueillait historiquement, ne cache pas son enthousiasme à l’idée de participer à ce déploiement.
« J’ai hâte », débute-t-il ! « Ça fait longtemps que nous attendons ça. On a vu nos pairs faire la mission Jeanne d’Arc l’an passé, c’est une grande chance que ce soit notre tour », poursuit-il.
Former et déployer
La mission Jeanne d’Arc c’est un déploiement annuel opérationnel d’une durée de cinq mois, où près de 800 militaires, comprenant 640 marins, dont 151 OE, ainsi que 150 soldats de l’armée de Terre du groupement tactique embarqué (GTE), prennent le large. Une tradition vieille de 161 ans.
Le but de cette mission est double : former la marine de demain et déployer l’ensemble des fonctions stratégiques de la Marine nationale, à savoir : « connaissance – anticipation », « prévention », « influence » et, si la situation l’exige, « intervention ».
Le groupe Jeanne d’Arc 2025 est composé de :
- Porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral
- Frégate type La Fayette (FLF) Surcouf
- Groupement tactique embarqué (GTE) de l’armée de Terre
Une mission décisive pour les officiers-élèves
Malheureusement la pluie était elle aussi au rendez-vous pour ce départ. Mais elle n’a pas gâché l’euphorie ambiante. Les troupes ont trouvé une solution de repli : la cérémonie s’est déroulée au sein du PHA, dans un hangar suffisamment grand pour accueillir les marins, les autorités militaires ainsi que celles politiques locales et nationales.
La cérémonie était en effet présidée par la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants de France, Patricia Mirallès, en présence du vice-amiral d’escadre Éric Janicot, directeur du personnel militaire de la Marine.
C’est ici que nous retrouvons Thomas, avec son uniforme tiré à quatre épingles. Après son bac S, il s’est tourné vers les classes préparatoires au lycée naval de Brest. C’est à ce moment-là qu’il découvre l’école navale et décide de tenter son concours d’entrée. « J’ai eu la chance et l’honneur d’être pris et la mission Jeanne d’Arc est la finalité », conclut-il.

Son enthousiasme a laissé place à la concentration face au poids des traditions et à l’enjeu de cette mission. Thomas sait qu’elle sera décisive pour sa carrière. « Je suis pré-orienté par l’école navale en filière opération énergie. Mais je souhaite toujours présenter la filière de pilote d’hélicoptère », souligne-t-il. En effet, les officiers-élèves sont soumis à un suivi et une évaluation continue tout au long de leur « Jeanne ». Le but : à la mi-mission, ils se verront attribuer une spécialité.