Joe Biden annonce la mort du chef d’Al-Qaida, tué par une frappe américaine

Joe Biden annonce la mort du chef d’Al-Qaida, tué par une frappe américaine

Les faits

Joe Biden a annoncé lundi soir 1er août qu’une frappe aérienne américaine à Kaboul, en Afghanistan, a tué le leader d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri. « Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus », a déclaré le président américain.

La Croix (avec AFP) – publié le

https://www.la-croix.com/Etats-Unis-tue-chef-Al-Qaida-Zawahiri-medias-2022-08-01-1301227312


 

Le chef d’Al-Qaida, l’Égyptien Ayman al-Zawahiri, a été tué dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan par une frappe de drone américain, a annoncé lundi 1er août en direct à la télévision le président américain Joe Biden.

« Samedi, sur mes ordres, les États-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, en Afghanistan, qui a tué l’émir d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri », a-t-il lancé lors d’une courte allocution depuis la Maison-Blanche. « Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus », a ajouté Joe Biden.

Ayman al-Zawahiri était l’un des terroristes les plus recherchés au monde et les États-Unis promettaient 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant de le retrouver. Il avait pris la tête de la nébuleuse djihadiste en 2011, après la mort d’Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan. Introuvable depuis plus de dix ans, il était considéré comme un des cerveaux des attentats du 11-Septembre, qui avaient fait près de 3 000 morts aux États-Unis.

« Tourner la page »

Sa mort permettra aux familles de victimes tuées le 11 septembre 2001 dans les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et au siège du Pentagone près de Washington, « de tourner la page », a déclaré le président démocrate.

L’Arabie saoudite s’est pour sa part félicitée « de la mort du chef terroriste d’Al-Qaida » responsable de « la planification et l’exécution d’odieuses opérations terroristes aux États-Unis, en Arabie saoudite et dans plusieurs autres pays du monde », selon un communiqué du ministère des affaires étrangères.

L’attaque au drone a été menée à l’aide de deux missiles Hellfire et sans aucune présence militaire américaine au sol, a précisé un responsable américain, preuve selon lui de la capacité des États-Unis « d’identifier et de localiser même les terroristes les plus recherchés au monde et de prendre des mesures afin de les éliminer ». Ayman al-Zawahiri avait été repéré « à de multiples reprises et pour de longues durées sur le balcon où il a finalement été touché » par la frappe dans la capitale afghane, a-t-il ajouté.

Violation des accords conclus à Doha

Au cours du week-end, le ministre afghan de l’intérieur avait démenti les informations faisant état d’une frappe de drone à Kaboul, indiquant qu’une roquette avait touché « une maison vide » de la capitale. Dans un communiqué publié lundi sur Twitter avant l’intervention de Joe Biden, le porte-parole des talibans avait toutefois reconnu l’existence d’une « attaque aérienne », attribuée à un « drone américain ». Joe Biden a précisé lors de son allocution que l’opération n’avait fait « aucune victime civile ».

La présence d’Ayman al-Zawahiri à Kaboul constitue par ailleurs une « violation claire » des accords conclus à Doha en 2020 avec les talibans, qui s’étaient engagés à ne pas accueillir Al-Qaida sur leur sol, a noté le haut responsable américain. Dans leur communiqué, les islamistes afghans ont également accusé les États-Unis d’avoir dérogé à ces accords, en conduisant une frappe sur leur territoire.

« Nous disons encore clairement ce soir que peu importe le temps que cela prendra, peu importe où vous vous cachez, si vous constituez une menace contre notre population, les États-Unis vous trouveront et vous élimineront », a martelé Joe Biden.