Deux autres unités de Renseignement de Réserve Spécialisée créés en 2025

Deux autres unités de Renseignement de Réserve Spécialisée créés en 2025

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 20 juin 2024

https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2024/06/20/deux-autres-bataillons-de-renseignement-de-reserve-specialis-24710.html


Suite de mon post du 4 juin sur le Bataillon de Renseignement de Réserve Spécialisée (B2RS).

Je rappelle que le 3 juin a vu la création du Bataillon de Renseignement de Réserve Spécialisée (B2RS). Cette unité est dédiée à la recherche du renseignement en sources ouvertes. Elle rassemble des réservistes opérationnels qui sont recrutés comme spécialistes (analystes, linguistes, data scientists et développeurs informatiques). 

Une compagnie de ce B2RS est désormais établie à Strasbourg où se trouve le Commandement des actions dans la profondeur et du renseignement [CAPR].

La première compagnie du B2RS comptera à terme (très bientôt) 150 réservistes dont un quatuor de commandement. Le recrutement est local et vise le vivier des étudiants et jeunes universitaires. Ils rejoignent la réserve avec le grade de sergent et un contrat initial de 2 ans. Selon le commandant du bataillon strasbourgeois (un colonel de réserve), le recrutement a été aisé mais ralenti par des contrôles légitimes effectués par la DRSD. La formation des réservistes du B2RS est express avec deux périodes trois jours, l’une d’acculturation militaire et l’autre de présentation de l’OSINT au sein de l’armée de Terre.

Deux autres compagnies verront le jour en 2025: l’une à Toulouse (avec 150 pax) au profit de la 11e BP et l’autre en région parisienne (avec un effectifs de 250 pax). Ces choix sont dictés par plusieurs paramètres: d’abord les besoins de l’armée de Terre, ensuite la présence d’un vivier de jeunes spécialistes prêts à s’engager dans une réserve un peu particulière et enfin des locaux disponibles. 

D’autres créations sont envisagées pour 2026, avec d’éventuels points de chute comme Rennes.

L’Allemagne envisage de rétablir un service militaire d’au moins six mois sur la base du volontariat

L’Allemagne envisage de rétablir un service militaire d’au moins six mois sur la base du volontariat

https://www.opex360.com/2024/06/13/lallemagne-envisage-de-retablir-un-service-militaire-dau-moins-six-mois-sur-la-base-du-volontariat/


Aussi, depuis qu’il a pris ses fonctions, M. Pistorius souhaite revenir sur la mesure prise il y a maintenant treize ans, en cherchant l’inspiration dans les pays scandinaves, en particulier la Suède, qui a rétabli la conscription, sept ans après l’avoir suspendue. A-t-il trouvé la bonne formule ? L’avenir le dira…

En tout cas, selon les orientations dévoilées le 12 juin, l’idée maîtresse est de présenter ce « nouveau » service militaire comme une opportunité et non plus comme une « contrainte ». Ainsi, tous les jeunes allemands ayant l’âge d’être appelés sous les drapeaux devront retourner un questionnaire censé évaluer leur degré de motivation et leur aptitude physique. Celui-ci sera facultatif pour les femmes.

« Actuellement, il n’est pas possible d’exiger des femmes qu’elles remplissent et renvoient le questionnaire. Elles ne peuvent pas non plus être soumises à des tests contre leur gré, cela nécessiterait une modification de la Loi fondamentale », justifie le ministère allemand de la Défense.

Ce recensement a deux objectifs : susciter l’intérêt des jeunes pour les forces armées [lequel sera encouragé par des « campagnes d’informations numériques »] et sélectionner les plus motivés, ceux-ci devant être ultérieurement convoqués pour un entretien. Ensuite, la décision d’effectuer un service militaire d’une durée de six mois [et pouvant être prolongé jusqu’à 23 mois] leur appartiendra. Du moins, « dans un premier temps ».

« La Bundeswehr offrira des possibilités de formation continue à ceux qui s’engageront pour plus de six mois », souligne par ailleurs le ministère. À l’issue de leur service, les appelés seront admis dans la réserve, avec l’éventualité d’avoir à effectuer au moins une période par an.

Cette formule présente l’avantage d’une « sélection ciblée selon des critères définis » dans la mesure où la Bundeswehr pourra ne retenir que le nombre de conscrits dont elle a besoin et, surtout, qu’elle sera en mesure de former. Or, actuellement, ses capacités d’accueil et de formation ayant été en grande partie démantelées après la suspension de la conscription, il lui faudra du temps pour remonter en puissance. Aussi, seulement 5000 appelés pourront être sélectionnés dès la première année de ce « nouveau service militaire », probablement à partir de 2025.

Photo : Ministère allemand de la Défense

Un Bataillon de Renseignement de Réserve Spécialisée (B2RS) a vu le jour à Strasbourg

Un Bataillon de Renseignement de Réserve Spécialisée (B2RS) a vu le jour à Strasbourg

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 4 juin 2024

https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2024/06/03/commandement-des-actions-dans-la-profondeur-et-du-renseignem-24675.html


Le Commandement des actions dans la profondeur et du renseignement [CAPR], établi à Strasbourg, compte désormais une nouvelle unité.

En effet, le 3 juin a vu la création du Bataillon de Renseignement de Réserve Spécialisée (B2RS). Cette unité est dédiée à la recherche du renseignement en sources ouvertes. Elle rassemble des réservistes opérationnels qui sont recrutés comme spécialistes (analystes, linguistes, data scientists et développeurs informatiques). 

Comme l’a rappelé le général Schill, le CEMAT, « cette unité, exclusivement composée de réservistes, préfigure la réserve opérationnelle de l’armée de Terre de demain, qui sera organisée en trois grands ensembles : 
– une réserve de compétences qui a vocation à agir sur l’ensemble du spectre opérationnel en s’ouvrant, dans un premier temps, aux secteurs du renseignement et du cyber puis, à terme, à ceux de la logistique et de la maintenance. Cet enrichissement de la réserve au-delà des missions de protection – largement mises en avant ces dernières années en raison du primat de la menace terroriste – permettra par ailleurs de diversifier le profil de nos recrues en termes d’âge, de genre et de profil socio-professionnel;
– une réserve de combat fondée sur une logique de complémentarité – et non plus d’appui – avec l’armée d’active, via une montée en puissance qualitative et quantitative avec l’objectif de doubler ses effectifs d’ici 2030;
– une réserve territoriale, plus dense, qui a pour objet d’offrir une meilleure couverture du territoire national en élargissant l’offre de réserve à des régions qui étaient jusque-là privées d’une présence militaire.

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La Flottille de réserve spécialisée « Formation » a son premier commandant

La Flottille de réserve spécialisée « Formation » a son premier commandant

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 1 er juin 2024

https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


La première flottille de réserve spécialisée a vu le jour à Toulon (à ne pas confondre avec les flottille de réserve côtière). 

Les flottilles de réserve spécialisées (FRS) constituent des pools d’experts apportant l’appui nécessaire dans les domaines transverses ou communs à l’ensemble de la Marine nationale. Ces unités rassemblent majoritairement d’anciens marins d’active et des experts issus de la société civile. L’objectif pour 2030 est de constituer une communauté de plus de 6000 réservistes supplémentaires pour la Marine nationale au sein des différentes flottilles de réserve, qui verront leur nombre augmenter progressivement pour couvrir l’ensemble des besoins.

En 2023, trois flottilles de réserve spécialisées ont été créés: l’une « Numérique et Cyber », l’autre « Formation » et la dernière « SSF ». Comme l’explique la Marine nationale, elles sont placées respectivement sous la direction d’EMM/BNUM (implantation à Balard et antenne à Toulon), de DPM/FORM (implantation au Fort Lamalgue à Toulon) et sous la direction du DCSSF (implantation à Balard avec des antennes à Toulon et Brest).

Les FRS ont vocation à fournir des experts en appui des différents besoins de la Marine dans ces domaines spécialisés. A titre d’exemple, la FRS « formation » vient en appui du Pôle Ecoles Méditerranée (PEM) et des autres écoles de la Marine avec un nombre croissant d’intervenants réservistes venant du monde civil, dans des domaines parfois très technologiques comme les radars ou la construction navale ou pour du renforcement de l’enseignement académique. Cette contribution a représenté pas loin de 1000 heures d’enseignement en mai 2024 et est en croissance. Elle permet par ailleurs des échanges extrêmement profitables entre les marins des forces et des experts venus d’autres horizons.

Du côté des flottilles de réserve côtières

En métropole, trois flottilles de réserve côtières vont voir le jour, chacune rassemblant 10 escouades de 6 à 8 réservistes. Hors de métropole, six autres escouades seront installées à la Réunion, en Guyane, en Polynésie, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie et dans les Antilles. Soit un total de 36 escouades dont le déploiement devrait être achevé en 2027.

Elément de base de la flottille, l’escouade comportera un semi-rigide côtier de moins de 8m avec deux moteurs, le véhicule et sa remorque, ainsi qu’un micro-drone.

La première flottille de réserve côtière sera installée en Atlantique « à l’été 2024 » avec à terme un état-major de 120 hommes à Brest. Une seconde flottille verra le jour en Méditerranée (à Toulon) un an plus tard et une troisième en Manche (Cherbourg) à l’été 2026. Les deux premières escouades d’outre-mer verront le jour l’été 2025.

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Renforcement blindé

Renforcement blindé

Israeli soldiers carry heavy shells past battle tanks deployed at a position along the border with the Gaza Strip and southern Israel on December 31, 2023, amid the ongoing conflict between Israel and the militant group Hamas. (Photo by Menahem KAHANA / AFP)

par Blablachars – publié le 24 avril 2024

https://blablachars.blogspot.com/2024/04/renforcement-blinde.html


Après le 22 février 2022, plusieurs pays européens ont choisi de muscler leur composante blindée mécanisée en lançant des programmes (souvent ambitieux) de modernisation ou d’acquisition d’engins blindés, parmi lesquels l’achat de chars modernes figure en bonne place dans les différents processus en cours ou à venir. Cet engouement pour la « chose blindée » étant basée sur l’observation du conflit ukrainien et de la place tenue par les différents engins dans les opérations. Loin d’une Europe confrontée au retour de la guerre de haute intensité, un autre pays a également fait le choix de muscler sa composante blindée pour répondre aux menaces actuelles et futures. 

On a appris aujourd’hui que les Forces de Défense Israéliennes (FDI) avaient décidé d’augmenter le nombre de compagnies de chars dans chaque bataillon du Corps blindé. Cette décision semble être le résultat direct des enseignements tirés des opérations menées par Tsahal, depuis six mois dans la Bande de Gaza. Cette décision qui vise à augmenter le nombre d’unités blindées annule une décision prise il y a plus de dix ans, qui visait à réduire le nombre de chars dans l’armée israélienne. L’observation des engagements dans la bande de Gaza a confirmé l’utilité des chars dans la conduite des opérations en milieu urbain, au sein duquel les destructions contribuent à entraver l’action des engins. Les zones ouvertes hors des localités ont également permis aux chars de tirer le meilleur parti de leurs capacités de jour comme de nuit, comme ce fut le cas lors des premières incursions de Tsahal au mois d’octobre dernier. 

 

 Selon le Cne AMITAI, commandant une compagnie de chars au sein du 82ème Bataillon blindé « Gaash » appartenant à la 7ème Brigade blindée « Saar me-Golan« , les véhicules blindés ont joué un rôle essentiel dans le conflit. Engagée aux côtés de la 188ème Brigade blindée « Barak » et de la 401ème Brigade blindée  » Ikvot HaBarzel » dans la Bande de Gaza, la 7ème Brigade blindée a été engagée le long du littoral afin de contrôler les accès sud et centre de la ville de Gaza, en vue de l’isoler. Pour l’officier israélien, les chars ont permis de protéger et de fournir des feux aux fantassins et sapeurs engagés en zone urbaine, tout en offrant une capacité de déplacement rapide en tout terrain. A la tête d’une compagnie de Merkava IV, le Cne AMITAI a évidemment souligné le rôle essentiel du système de protection active Trophy dans l’engagement des chars à Gaza, permettant de décupler l’efficacité des engins et de renforcer la confiance des équipages. Pour illustrer l’efficacité du Trophy, l’officier israélien évoque une embuscade au cours de laquelle le char du commandant de bataillon a été ciblé par deux missiles antichars, interceptés par le système de protection israélien, tout en permettant au char poursuivre son action. 

Jonathan SPYER, chercheur à l’Institut de stratégie et de sécurité de Jérusalem indique que les forces blindées ont joué un rôle central et vital dans les combats à Gaza menés au sein de dispositifs interarmes et que la décision de recréer les compagnies dissoutes s’inscrit dans le cadre de l’augmentation du budget de la défense qui devrait suivre la guerre. Selon le chercheur, l’augmentation de la capacité blindée de  Tsahal reflète l’idée selon laquelle les FDI doivent être équipées pour lutter contre des forces semi-régulières et régulières, perspective d’emploi qui qui crée des besoins différents et exige donc des moyens également différents de ceux liés aux opérations de contre-terrorisme ou de contre-insurrection.  

 

Cette augmentation de potentiel blindé, qui se traduit par la réactivation de compagnies de chars consiste à transformer la troisième compagnie de chars des bataillons blindés. Armée jusqu’à présent par des réservistes, cette unité devrait donc devenir une unité d’active, donnant aux bataillons une véritable troisième unité, dont les réservistes disponibles pourraient être engagés dans d’autres missions. Selon les FDI, trois compagnies ont déjà été réactivées au sein du 82eme, 52eme et 71ème Bataillon blindé, appartenant respectivement à la 7ème, 401ème et 188ème brigade, les prochaines pourraient l’être d’ici la fin de l’année. Cette remontée en puissance est en outre permise par l’afflux de volontaires pour servir au sein des unités blindées, avec un accroissement de 30% du volume de recrues au sein des brigades de chars par rapport aux années passées. Cette vague pourrait constituer le plus grand volume de recrutement du Corps blindé pour les prochaines années. La transformation en unités d’active des unités de chars de réserve souligne l’objectif affiché par les FDI de ne pas compter sur les réservistes pour la mise en œuvre de leurs blindés, dont plus de 300 000 furent rappelés au lendemain des attaques du 7 octobre. Selon le Times Of Israël, de nombreux réservistes ont manifesté leur volonté de ne pas rejoindre leur unité pour marquer leur opposition au projet de réforme du système judiciaire. En dépit de la signature par 6000 réservistes d’une déclaration affirmant leur engagement à servir le pays, il est probable que la décision de ne plus confier ces unités aux seuls réservistes, ne traduit pas uniquement le manque d’adaptation de l’armée israélienne à soutenir un conflit dans la durée, mais aussi la crainte de devoir composer avec d’éventuelles oppositions en cas de mobilisation massive. Avec ces nouvelles unités, Tsahal augmente donc sa capacité à occuper plus longtemps le terrain sans que cela ne se traduise par le rappel de réservistes supplémentaires ou par l’augmentation du nombre de chars en service. Au sein du 82ème bataillon blindé, la compagnie nouvellement créée sert sur des Merkava IV, à la différence des unités de réserve habituellement équipées de chars de versions plus anciennes, comme le Merkava III. Ce choix devrait donc se traduire par une plus grande homogénéité en matière de formation et d’entrainement, synonyme d’une efficacité accrue. 

 

Même si elle constitue l’un des volets d’une probable stratégie de contournement destinée à prévenir les problèmes liés au rappel des réservistes, la nouvelle organisation traduit surtout l’importance du char et des blindés dans la stratégie de Tsahal. Comme les pays européens concernés et à la différence de la France, l’armée israélienne reste convaincue de la polyvalence du char et de son utilité dans les différents conflits potentiels. Il est important de noter qu’au moment où plusieurs armées européennes se heurtent à des difficultés accrues de recrutement, Tsahal ne semble pas connaitre de problèmes pour armer ses unités blindées en raison de l’afflux de volontaires désireux de servir dans les chars. Cet afflux qui pourrait être également  lié à l’attitude de certains réservistes est probablement motivé par le côté technologique des engins utilisés ainsi que par la protection offerte aux équipages blindés, qui peuvent se sentir moins exposés que leurs camarades fantassins ou sapeurs. Cette opération, qui ne se limite pas à une simple manipulation RH souligne également l’importance de disposer d’unités de réserve équipées et spécialisées. Dans ce domaine, l’armée française a probablement raté une occasion au moment du retrait des AMX 30B2, qui aurait pu s’accompagner de la création d’escadrons de réserve au sein des Régiments de chars. Servis par des équipages de réserve (anciens d’active ou réservistes) suivant de véritables cycles d’entrainement et de contrôle, ces unités auraient pu contribuer de façon significative aux missions des régiments de chars auxquelles elles auraient été rattachées. En outre, on peut imaginer que ces unités auraient très certainement favorisé le recrutement de réservistes, attirés par ce métier et accru le rayonnement des régiments de chars. Au moment où la spécialisation des brigades revient à l’ordre du jour avec la création d’écoles de milieu au sein de la 9ème BIMa (Brigade d’Infanterie de Marine) et de la 11ème BP (Brigade Parachutiste), la constitution d’une véritable réserve blindée pourrait contribuer à confirmer la spécificité des brigades blindées et à renforcer leur attractivité, à défaut de créer une école de milieu blindé mécanisé.

Le ministère des Armées veut réduire le délai moyen de versement de la solde de ses réservistes de 79 à 65 jours

Le ministère des Armées veut réduire le délai moyen de versement de la solde de ses réservistes de 79 à 65 jours

https://www.opex360.com/2024/04/21/le-ministere-des-armees-veut-reduire-le-delai-moyen-de-versement-de-la-solde-de-ses-reservistes-de-79-a-65-jours/


Alors que, actuellement, un réserviste opérationnel sur deux est salarié, le concours des entreprises et des administrations est évidemment crucial. Cela passe par la signature de conventions entre la Garde nationale et les employeurs, à l’image de celle qui a été officialisée le 17 avril dernier par le groupe Renault, lequel s’est engagé à faciliter la disponibilité et la réactivité de ses employés réservistes, en allant au-delà des dispositions prévues par la loi.

« Cette convention accorde en outre une autorisation d’absence de 15 jours ouvrés par année civile au titre de ses activités dans la réserve opérationnelle [soit 5 jours de plus que le minimum légal] », s’est ainsi félicité le ministère des Armées.

Grâce à ce système de conventions, « nous arrivons en moyenne à multiplier par deux le nombre de jours. Autrement dit, au lieu d’effectuer dix jours chaque année dans la réserve comme le prévoit la loi, le salarié-réserviste pourra en réaliser une vingtaine sans avoir à piocher dans ses congés ou ses RTT », a par ailleurs expliqué le général Louis-Mathieu Gaspari, le Secrétaire général de la Garde nationale.

En outre, a-t-il continué, « de plus en plus d’employeurs décident même de maintenir tout ou partie de la rémunération de leurs employés-réservistes. Car dans une entreprise, le soutien apporté aux réserves opérationnelles est de plus en plus perçu comme un outil de fidélisation, voire de recrutement ».

Ces mesures produisent des effets positifs puisque, selon les derniers chiffres, 2000 réservistes opérationnels supplémentaires ont été recrutés depuis septembre 2023 [et donc la promulgation de la LPM 2024-30].

Cela étant, pour les réservistes opérationnels qui ne sont pas salariés [étudiants, travailleurs indépendants, etc.], il est important que les soldes qui leur sont dues soient versées dans des délais raisonnables… Or, ce n’est actuellement pas le cas, comme l’a admis le ministère des Armées, dans une réponse à deux questions écrites posées par les députés Christophe Bentz et Nathalie Da Conceicao Carvalho.

« Depuis le début de l’année 2023, le délai moyen de versement de la solde des réservistes sous contrat d’engagement à servir dans la réserve opérationnelle est de 79 jours. Sur cette période [de janvier à juin 2023], environ 14 % des soldes ont été versées en moins de 45 jours et 51 % en moins de 65 jours », a en effet indiqué le ministère.

Mais ces délais varient en fonction des armées et des grades. Ainsi, en 2023, les militaires du rang réservistes de l’armée de Terre ont attendu, en moyenne, 94 jours pour percevoir leur solde. Leurs camarades de la Marine nationale et de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] sont à peine mieux lotis puisqu’ils ont dû patienter 90 jours.

Ces délais ont été de 89 jours pour les officiers réservistes du Service de santé des armées [SSA], qui sont souvent des médecins, et de 82 jours pour ceux de la Marine nationale. En revanche, les sous-officiers et les officiers réservistes de l’armée de Terre ont reçu leurs soldes au bout de 70 jours en moyenne.

« Le délai de versement de la solde est fonction du cycle de paiement des soldes mensuelles. D’une manière générale, les activités de réserve sont prises en compte mensuellement pour une mise en paiement le mois suivant, ce qui permet de fixer comme objectif deux mois pour le délai de paiement », a détaillé le ministère des Armées. Visiblement, cet objectif n’est pas atteint… car, a-t-il ajouté, « en fin d’année, les règles propres à la fin de gestion peuvent entraîner un allongement des délais de liquidation ».

Quant à la différence de traitement entre les militaires du rangs, sous-officiers et officiers, le ministère a expliqué qu’elle tenait aux fonctions et affectations des réservistes.

« Les sous-officiers et officiers exercent généralement leur période de réserve de manière isolée au sein d’états-majors », ce qui fait que la « validation de leurs jours d’activité est individuelle et transmise plus rapidement à l’organisme payeur », a-t-il avancé. En revanche, a-t-il poursuivi, « l’activité de réserve des militaires du rang est généralement collective. La transmission de leurs activités de réserve s’effectue de façon groupée pour l’ensemble de l’unité concernée, ce qui peut entraîner un allongement des délais ».

Quoi qu’il en soit, comme cette question peut influer sur la fidélisation des réservistes, le ministère des Armées, qui a reconnu que ces délais constatés restaient encore « trop importants », a dit s’être engagé « dans une démarche » visant à les réduire à moins de 65 jours.

« Fruit des actions entreprises sur certaines causes techniques à l’allongement des délais, entre novembre 2022 et août 2023, ces délais ont diminué de dix jours. Un travail d’harmonisation des processus doit permettre de continuer à les abaisser », a-t-il conclu.

NÎMES Les meilleures images du 40e anniversaire de la 6e BLB

NÎMES Les meilleures images du 40e anniversaire de la 6e BLB

6e blb nimes arenes
La 6e Brigade légère blindée a investi les arènes– Photo Yannick Pons


par Yannick Pons et Anthony Maurin – Objectif Gard – publié le 21 avril 2024

https://www.objectifgard.com/actualites/nimes-les-meilleures-images-du-40e-anniversaire-de-la-6e-blb-126726.php

Ce samedi, la « 6 » célébrait ses quarante ans en se déployant au son des cuivres dans les rues de Nîmes. La journée a terminé en apothéose dans les arènes par une prise d’armes, un concert et une opération militaire, devant 3 000 personnes.

Ce samedi 20 avril, la 6e Brigade légère blindée (BLB) célébrait ses quarante ans en se déployant dans les rues de Nîmes autour d’un colloque, de stands militaires et de déambulations musicales au son des fanfares militaires.

Les Nîmois ont une affection particulière pur la 6e BLB • Photo Anthony Maurin

Une journée qui s’est conclue en apothéose dans les arènes de Nîmes devant 3 000 personnes, des personnalités et une dizaines de généraux.

État-major nîmois

La 6e Brigade légère blindée (BLB) est une unité importante de l’armée de Terre qui comprend 7 régiments basés dans le sud de la France et dont l’État-major est basé à Nîmes. Deux troupes de marine, le 1er régiment de spahis et quatre régiments de Légion. 7 000 hommes et femmes sous les ordres du général Seiler.

On recrute devant les arènes • Photo Anthony Maurin

Créée à Nîmes en 1984, la 6e Division légère blindée, faisait partie de la mise en place d’une force d’action rapide en parallèle avec les bataillons parachutistes.

La 6e BLB sort les muscles • Photo Anthony Maurin

Une unité fulgurante, qui devait préparer des interventions amphibies notamment en Afrique. Dans la filiation de la cavalerie et puis des divisions blindées, elle est désormais une brigade légère blindée. Sur roues comme jaguars et griffons, ou sur l’eau avec les vedettes.

Des stands ornaient l’esplanade • Photo Anthony Maurin

Déploiement dans la ville

Le samedi matin, un colloque sur l’histoire de la « 6 » réunissait 200 personnes au carré d’art. Dans la journée, des stands militaires jonchaient l’esplanade. L’armée recrute ! Les déambulations musicales dans les rues de la ville se sont faites au son des fanfares militaires.

La 6e BLB, unité fulgurante et rapide montée sur roues • Photo Anthony Maurin

La journée s’est conclue par une prise d’armes, des décorations et une allocution du général Schill, chef d’État-major de l’armée de Terre.

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Les personnalités nîmoises Laurent Burgoa, Jérôme Bonet, Yoann Gillet, Jean-Paul Fournier, entourent le général Schill. • Photo Yannick Pons

Guerre moderne

« Les brigades blindées sont une allégorie de l’armée française. Elles peuvent aller partout. Une nouvelle ère s’ouvre et ce sera celle des blindés mais aussi de l’esprit manœuvrier. Les combats militaires à Gaza ou en Ukraine sont violents et ajoutent la technologie de l’information, la robotisation et les drones à la guerre classique », a lancé le général Schill.

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Les Musiques de la « 6 » ont résonné dans les arènes • Photo Yannick Pons

Après la projection d’un film sur l’histoire de la « 6 » un concert a été donné par les Musiques et les fanfares de la brigade, au son des cuivres, du fifre et du chapeau chinois.

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Les soldats sont arrivés par le haut des arènes • Photo Yannick Pons

La journée s’est terminée en apothéose avec la simulation d’une opération militaire. Une action commando a été effectuée en direct au sein des arènes bimillénaires.

par Yannick Pons et Anthony Maurin

En cas de guerre…

En cas de guerre…

Pascal Le Pautremat (*) – Esprit Surcouf – publié le 19 avril 2024
Rédacteur en chef d’Espritsurcouf

https://espritsurcouf.fr/le-billet_en-cas-de-guerre_par-pascal-l-pautremat-190424/


Difficile de ne pas considérer l’année 2024 comme est lourdement empreinte de guerres, régionales et internationales, hybrides et asymétriques, en Europe, comme au Proche-Orient, sans oublier les crises sécuritaires qui frappe l’Afrique pansahélienne et celle des Grands Lacs.

Et, comme si cela ne suffisait pas, inflation et endettement majeurs trahissent, de manière intercontinentale, des crises économiques et sociales d’une ampleur quasi inédite et quasi simultanée, sur fond de marasme environnemental.

Face à ce cela, en France, on planche, depuis quelques années, sur la notion de résilience de la population mais aussi sur la posture des jeunes citoyens face aux menaces réelles ou supposées, face aux enjeux de demain et des perspectives conflictuelles.

À ce titre, l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) vient de publier, en avril, une étude (N°116) de 50 pages, d’Anne Muxel, directrice de recherche émérite au CNRS, et directrice déléguée du CEVIPOF. Cette étude, intitulée Les jeunes et la guerre. Représentations et dispositions à l’engagement, synthétise le regard de quelque 2 301 jeunes citoyens, âgés de 18 à 25 ans sur les questions de sécurité et de Défense, en lien aussi avec la notion d’engagement face aux périls réels et prévisibles. L’étude a été réalisée entre juin et juillet 2023. Ses résultats s’inscrivent donc dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne, débutée en février 2022.

Il peut être surprenant de constater que ce ne sont pas moins de 57% des jeunes Français qui se disent prêts à s’engager, en cas de guerre impliquant la France, outre le fait que 52% d’entre eux se déclarent intéressés par les questions militaires.

Des résultats qui raviront sans doute le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu qui a fait savoir qu’il voulait que la dimension militarisée de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) soit amplifiée afin de susciter plus de vocations pour embrasser la carrière des armes.

On sait aussi combien le pouvoir exécutif souhaite voir réapparaître le principe d’un service national (suspendu depuis 1997) via le Service national universel (SNU) qui, en 2022, a concerné 23 000 jeunes. Le Service militaire obligatoire serait vu de manière positive par 62% des jeunes qui se sont exprimés dans le cadre de l’Etude.

Un certain militarisme s’affiche d’ailleurs dans les sondages, au point que 31% de ces mêmes jeunes estiment que le pays serait mieux gouverné par les militaires que par les pouvoirs civils.

Autre surprise, guère rassurante : 49% d’entre eux se disent favorables à l’emploi de l’arme nucléaire contre un pays, « en cas de conflit majeur ».

Enfin, l’externalisation de la Défense a sensiblement évolué en 20 ans, au point que 86% de ces mêmes jeunes estiment acceptable le recours à des mercenaires. Entendons plutôt, des contractuels de sociétés militaires privées car le mercenariat est interdit depuis 2003 (loi proposée à l’époque par le ministre de la Défense Alain Richard). Le sondage aurait d’ailleurs dû faire le distinguo entre mercenaire, volontaire et contractor… Preuve, une fois de plus, de la confusion conceptuelle et sémantique à ce sujet.

Dans notre nouveau numéro (N°233) d’Espritsurcouf, nous donnons une place conséquente à des sujets de dimension géopolitique. Ainsi, tout d’abord, vous pourrez découvrir l’analyse de Yannick Harrel qui démontre pourquoi la volonté de saisir les avoirs russes, en rétorsion supplémentaire à l’encontre de la Russie pour la guerre lancée contre l’Ukraine, s’avère bien plus difficile à concrétiser que ne le prétende ceux qui l’ont exprimée : « Confiscation des avoirs russes : un profond dilemme » (rubrique Géopolitique).

Le second sujet mis en avant, par Loïc Parmentier, insiste sur la destinée tragique des Karens qui, en Birmanie, sont persécutés depuis trop longtemps, tout en continuant à combattre et à croire, néanmoins, en leur objectif d’être reconnus comme peuple à part entière. Mais la communauté internationale reste honteusement indifférente : « La lutte des Karens, en Birmanie » (rubrique Géopolitique).

Rémy Porte, pour sa part, revient sur la Bataille du plateau des Glières, en mars 1944, dont on marquait, cette année, la 80ème commémoration : celle d’un combat épique mené par quelques 500 résistants face à des milliers d’Allemands renforcés par des milliers de miliciens : « Vie et mort du plateau des Glières » (rubrique Histoire).

Enfin, pour alimenter la réflexion sur les politiques de défense, Olivier Passer souligne la difficile cohérence entre les volontés de disposer de moyens de défense gonflés tous azimuts, telles qu’elles s’expriment en France comme en Europe, et l’âpre réalité qui témoigne de lourds retards accumulés au gré des décennies passées : « Un potentiel militaire amoindri » (rubrique Défense).

Dans ce numéro, exceptionnellement, nous ne vous proposerons par de Revue d’actualité d’André Dulou, mais une vidéo d’un numéro du Journal de la Défense qui vous permettra de découvrir quelques athlètes militaires qui concourront aux Jeux Olympiques (26 juillet-11 août 2024). Vous pourrez ainsi les observer lors de leur préparation un an avant ces rendez-vous sportifs que l’on espère voir se dérouler sous les meilleurs auspices.

Quant à la rubrique Livre, elle met l’accent sur l’ouvrage que consacre Nicolas Bernard au massacre d’Oradour-sur-Glane, en juin 1944 : Oradour-sur-Glane, 10 juin 1944, Histoire d’un massacre dans l’Europe nazie (Ed. Tallandier, mars 2024, 400 pages). Une horreur totale qui le temps n’efface absolument pas. Et qui reste éternellement impardonnable…

Bonne lecture

Pascal Le Pautremat


(*) Pascal Le Pautremat est Docteur en Histoire Contemporaine, diplômé en Défense et Relations internationales. Il est maître de conférences à l’UCO et rattaché à la filière Science Politique. Il a enseigné à l’Ecole Spéciale militaire de Saint-Cyr et au collège interarmées de Défense. Auditeur de l’IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense nationale), ancien membre du comité de rédaction de la revue Défense, il est le rédacteur en chef d’ESPRITSURCOUF.
Son dernier ouvrage « Géopolitique de l’eau : L’or Bleu » est présenté dans le numéro 152 d’ESPRITSURCOUF.

Le ministre des Armées souhaite « remilitariser » la Journée Défense Citoyenneté

Le ministre des Armées souhaite « remilitariser » la Journée Défense Citoyenneté

https://www.opex360.com/2024/04/13/le-ministre-des-armees-souhaite-remilitariser-la-journee-defense-citoyennete/


En 2011, cette JAPD est devenue la « Journée Défense Citoyenneté » [JDC], à laquelle chaque jeune français âgé de moins de 25 ans est fortement incité à participer [sous peine de ne pas pouvoir passer le permis de conduire et le Baccalauréat], après avoir accompli les démarches [obligatoires] du recensement. Cette journée prévoit des tests d’évaluation des « apprentissages fondamentaux de la langue française » mais aussi une sensibilisation aux enjeux de défense ainsi qu’un enseignement sur le civisme et une information sur « l’égalité entre les femmes et les hommes ».

Cela étant, cette JDC est régulièrement remise en question. En mai 2015, le président Hollande avait ainsi fait part de son intention de la transformer en une « journée de formation et d’information », qu’il qualifia de « journée d’espoir » pour les jeunes gens censés y participer. Puis, il changea son fusil d’épaule en annonçant, lors de ses voeux à la jeunesse, en janvier 2016, que la JDC serait non seulement maintenue mais probablement allongée étant donné qu’elle était un « moment dans la vie de chaque citoyen aujourd’hui » et qu’elle permettait « à toute une classe d’âge […] de se retrouver pour des formations à la citoyenneté ».

À la même période, les députés Marianne Dubois et Joaquim Pueyo rendirent un rapport dans lequel ils estimaient que cette JDC « n’avait aucune utilité », alors que son coût était évalué à 100 millions d’euros par an. « Ce n’est pas en quelques heures qu’il est possible d’aborder les enjeux de la Défense, qui, par ailleurs, ne sont évoqués que succinctement pour faire la place à d’autres thématiques », avaient-ils fait observer. Et de proposer de renforcer l’enseignement sur la Défense, susceptible de faire l’objet d’une épreuve obligatoire en fin de parcours scolaire, voire de mettre au place, à l’instar du Canada, un programme de « cadets de la défense » s’adressant à tous les jeunes gens âgés de 12 à 18 ans.

Ce rapport n’a pas été suivi d’effet… Mais il a été institué un Service national universel [SNU], qui se veut un « projet éducatif d’émancipation et de responsabilisation des jeunes [de 15 à 17 ans], visant à les impliquer pleinement dans la vie de la Nation et à nourrir le creuset républicain. » Il s’effectue, pour le moment, sur la base du volontariat. Y participer dispense de toute obligation à l’égard de la JDC.

Justement, s’agissant de cette dernière, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, estime qu’elle « passe à côté de sa cible », alors que les armées ont l’ambition de doubler le nombre de leurs réservistes.

« C’est devenu une journée un peu fourre-tout, où des gens admirables s’engagent pour la faire vivre, mais au fond, elle se démilitarise un tout petit peu avec le temps », a en effet affirmé M. Lecornu, à l’antenne de LCI, le 12 avril. Aussi, a-t-il continué, « je souhaite la redurcir militairement à des fins aussi théoriques : il faut qu’à la fin de cette journée, les jeunes Françaises et les jeunes Français […] aient les idées claires sur notre système de défense et les rudiments de compréhension sur le fonctionnement de l’armée française, sur les grandes opérations auxquelles l’armée française a pu participer ces dernières années », a-t-il expliqué.

Mais les projets du ministre ne s’arrête pas là puisqu’il entend aussi « moderniser » le recensement en vue d’identifier « en continu » les compétences des personnes « volontaires » susceptibles de venir renforcer la réserve.

 

L’idée serait ainsi de faire « un vrai recensement des compétences, non seulement sur une classe d’âge, autour des 16 ans […] mais surtout d’avoir à l’heure du numérique, les moyens de faire un recensement continu régulier dans la population », sur la base du volontariat. Cela permettrait au ministère des Armées de recruter des réservistes en fonction des savoir-faire dont il aurait besoin le cas échéant.

Quoi qu’il en soit, une solution qui mériterait sans doute d’être étudiée [pour ne plus tourner autour du pot] consisterait à s’inspirer du modèle de service militaire mis en place par la Norvège, la Suède et le Danemark. Rétablir la conscription [qui n’est que suspendue, pour rappel] ne passerait pas forcément par l’incorporation de toute une classe d’âge comme c’était le cas auparavant. Ainsi, les armées ne retiendraient que les conscrits dont elles ont besoin pour une durée de 12 mois, en ne sélectionnant que les plus motivés et/ou les mieux formés.

Évidemment, ceux qui seraient appelés sous les drapeaux pourraient bénéficier de certains avantages par rapport aux autres [permis de conduire, aide à l’emploi, formation, etc.]. Grâce à un tel système, les forces armées norvégiennes retiennent, chaque année, 10’000 conscrits sur un potentiel de 60’000 jeunes en âge d’accomplir leur service militaire.

Photo : Ministère des Armées

Journée nationale des PMM 2024 : l’esprit d’équipage au cœur d’une journée de cohésion

Journée nationale des PMM 2024 : l’esprit d’équipage au cœur d’une journée de cohésion

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par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 24 mars 2024

https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Hier samedi a eu lieu la deuxième « journée nationale des préparations militaires marine (PMM)« . Dans le contexte des prochaines commémorations du 80e anniversaire de la Libération, cette édition 2024 s’est déroulée autour du thème « L’engagement pour la liberté ». Pour l’occasion ont été réunies à Cherbourg les PMM « Dumont d’Urville » de Cherbourg et « Amiral Hamelin » de Caen-Epron.

La journée a débuté par une cérémonie des couleurs sur le site de l’École des spécialités du commissariat des armées (ESCA) de Querqueville. Pour le premier temps fort de la journée, des olympiades mémorielles, un temps d’accueil a permis de former les équipes mélangeant stagiaires des deux PMM et délégations de leurs unités marraines respectives. Pour l’occasion, chacun des sportifs a revêtu un tee-shirt du Bleuet de France, offert par l’établissement du service national et de la jeunesse de la zone Nord-Ouest (ESNJ-NO).

A chaque épreuve des olympiades encadrées par les moniteurs sportifs de la Marine, les équipes ont dû répondre à des questions concernant la Marine nationale et le débarquement de 1944 en Normandie.

Durant l’après-midi, le groupe s’est déplacé vers la Cité de la mer. Le VAE Marc Véran, commandant l’arrondissement maritime de la Manche et de la mer du Nord, a procédé à la lecture de l’ordre du jour établi par le CEMM, puis a prononcé une allocution pour marquer cette journée spéciale.