Vers l’achat de 60 Robots d’Investigation (ROBIN) pour les unités du Génie

Vers l’achat de 60 Robots d’Investigation (ROBIN) pour les unités du Génie

Le Fardier MKII de Soframe

Un avis de marché du 21 février concerne l’acquisition de robots d’investigation (ROBIN) destinés aux missions de levée de doute ou d’investigation portant sur des objets suspects de type « engins explosifs improvisés » au profit des unités du Génie de l’armée de Terre française.

Selon la DGA, le système ROBIN se positionne sur le segment des robots lourds (supérieurs à 1500 kg).

Il se compose :
– d’une plateforme téléopérée à plusieurs centaines de mètres et équipée de moyens d’observation et de communication ;
– d’un bras d’investigation équipé d’un outil multifonctions ;
– d’éléments d’environnement (lot de bord, timon, accessoires fixés sur la plateforme…).

Le système ROBIN permettra, après la détection d’un objet suspect enterré, de retirer la couche de matériau dissimulant l’objet, d’observer et permettre ainsi une première analyse. Le cas échéant, l’objet sera déplacé pour l’extraire et l’éloigner de l’axe de progression. Sur longues distances, le ROBIN est transporté sur une remorque attelée à un véhicule de type Griffon (la remorque est hors du périmètre de la présente procédure). Le système ROBIN doit également pouvoir être tracté, attelé directement à un véhicule de type Griffon, sur des distances de l’ordre de plusieurs centaines de mètres parcourues à une vitesse de 30km/h. Le marché porte sur la fourniture d’un maximum d’environ 40 systèmes ROBIN et environ 20 systèmes ROBIN sans bras d’investigation (i.e. plateformes robotiques nues).

Soframe pourrait présenter son Fardier MKII.

KNDS France a officiellement dévoilé le Centurio X-30, un nouveau robot armé d’un canon de 30 mm

KNDS France a officiellement dévoilé le Centurio X-30, un nouveau robot armé d’un canon de 30 mm


Lors de l’édition 2018 du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, KNDS France [Nexter, à l’époque] avait dévoilé l’Optio X20, son premier robot armé. En réalité, il s’agissait d’une mule robotisée THeMIS [fournie par l’estonien Milrem Robotics, ndlr] équipée de la tourelle téléopérée ARX-20 de 20 mm. Ce projet n’eut pas de suite. Ou, du moins, il ne suscita pas l’intérêt de l’armée de Terre.

Puis, cinq ans plus tard, KNDS France s’est associé à SERA Ingénierie, une filiale du groupe SOGECLAIR, afin de former le « champion français de la robotique militaire » et, partant, de développer un robot terrestre à partir de la plateforme « PHOBOS » afin de répondre aux besoins de l’armée de Terre.

« Grâce à une architecture robotique pointue, ce robot remplira des missions dangereuses comme du contreminage en assurant la sécurité de ses opérateurs » tout en « conjuguant au mieux mobilité, ergonomie et faible empreinte logistique », avaient expliqué KNDS France et Sera Ingénierie, lors de l’annonce de leur partenariat.

Partenariat qui a permis de mettre au point le véhicule robotisé Centurio. L’an passé, lors d’essais réalisés au camp de Canjuers, ce dernier avait « démontré sa grande mobilité » sur les terrains difficiles ainsi que ses capacités de « franchissement et de tractage rapide sur de longues distances ». Puis, lors d’EuroSatory 2024, KNDS France a présenté un Centurio doté d’un canon de 20 mm.

Depuis, la gamme s’est enrichie. Le 7 février, la Direction générale de l’armement [DGA] a illustré l’annonce de la notification du contrat-cadre DROIDE à KNDS France et Safran Electronics Defense avec une photographie montrant un Centurio armé.

Dix jours plus tard, KNDS France en a dit plus au sujet de ses projets en la matière. En effet, à l’occasion du salon de l’armement IDEX 25, organisé à Abou Dhabi, l’industriel a officiellement présenté le Centurio X-30, c’est-à-dire un Centurio doté d’une tourelle ARX-30 de 30 mm. « Officiellement » car l’industriel avait déjà communiqué – succinctement – à son sujet via le réseau social X, en octobre dernier.

« Nous sommes fiers de voir notre plateforme Phobos intégrée au Centurio X-30, la dernière innovation en robotique terrestre de KNDS France, dévoilée à IDEX 2025 », a commenté Sogeclair, via le réseau social LinkedIn. « Cette collaboration initiée il y a deux ans aboutit aujourd’hui à une alliance unique entre un système d’arme de pointe et la mobilité exceptionnelle de notre plateforme. Une avancée majeure pour l’innovation en robotique terrestre », a ajouté François Traxel, le directeur commercial du groupe.

De son côté, KNDS France a expliqué que le Centurio X-30 a été conçu pour apporter un « appui-feu lourd aux unités débarquées tout en pouvant être téléopéré ».

Et d’ajouter : « Grâce à ses capacités de mobilité autonomes, Centurio X-30 assiste l’opérateur en s’adaptant aux conditions du terrain. Il permet ainsi de réduire la charge cognitive en phase de faible intensité et d’apporter un soutien précieux à la prise de décision lors des engagements de haute intensité ».

Pouvant atteindre la vitesse de 60 km/h et évoluer sans avoir besoin de signaux de géolocalisation par satellite, le Centurio X-30 est mis en œuvre par un seul opérateur, chargé notamment de l’armement. Ce robot est doté de liaisons suffisamment « robustes » pour ne pas être perturbées par le brouillage électronique.

Photo : KNDS France

L’Armée française sera bientôt la plus moderne d’Europe en confiant les rênes de sa robotisation à 2 géants de l’armement dans l’hexagone

L’Armée française sera bientôt la plus moderne d’Europe en confiant les rênes de sa robotisation à 2 géants de l’armement dans l’hexagone

L'Armée française sera bientôt la plus moderne d'Europe en confiant les rênes de sa robotisation à 2 géants de l’armement dans l'hexagone
L’Armée française sera bientôt la plus moderne d’Europe en confiant les rênes de sa robotisation à 2 géants de l’armement dans l’hexagone

 

L’Armée française passe la seconde avec le programme DROIDE pour une intégration accélérée.

La Direction Générale de l’Armement (DGA) française a franchi une nouvelle étape dans le développement de la robotique militaire en attribuant un accord-cadre de sept ans à KNDS France et Safran Electronics & Defense. Ce programme, nommé DROIDE, s’inscrit dans une démarche plus large visant à moderniser les capacités militaires de la France dans les systèmes autonomes et à renforcer l’utilisation des plateformes robotiques terrestres d’ici 2030-2035.

La DGA commence le programme DROIDE pour moderniser l’armée française avec la robotique militaire

Le programme DROIDE est un pivot central dans la stratégie d’intégration de la robotique dans le combat terrestre, une priorité que la DGA explore depuis plusieurs années. L’Armée française évalue le potentiel des systèmes robotiques pour soutenir les opérations militaires dans les domaines logistiques, de reconnaissance et de combat. L’accord-cadre DROIDE vise à faire avancer la maturité technologique des plateformes robotiques tout en tenant compte des défis spécifiques posés par le terrain et les conditions opérationnelles.

Développement et innovation

Ce programme prévoit le développement d’un démonstrateur robotique terrestre multi-missions conçu pour assister les unités de combat et réduire l’exposition des soldats aux risques. L’histoire récente de la robotique militaire en France montre une expansion progressive des capacités dans ce domaine, notamment avec le programme FURIOUS qui a précédé DROIDE et a conduit au développement de trois démonstrateurs de différentes tailles pour la reconnaissance de zone, l’exploration de bâtiments et le transport d’équipements.

Phase contractuelle et expérimentations

Suite aux progrès réalisés sous le programme FURIOUS, une nouvelle phase contractuelle a été attribuée à Safran Electronics & Defense en 2022, après des essais réussis en 2021. Cette phase s’est concentrée sur l’optimisation de l’architecture modulaire des systèmes, tant matériel que logiciel, pour améliorer leur niveau d’autonomie.

Essais sur le terrain et perspectives futures

L’Armée française a augmenté ses efforts d’expérimentation sur le terrain, menant des essais avec une mule robotique au Sahel et lançant le défi CoHoMa. La Loi de Programmation Militaire (LPM) 2024-2030 a renforcé cette approche en soulignant la nécessité de développer des robots terrestres capables d’interagir avec les soldats et leur environnement sous contrôle humain, réduisant ainsi les risques pour les forces déployées.

Enjeux techniques et opérationnels

Cependant, le déploiement de systèmes robotiques armés présente des défis techniques et opérationnels complexes. Le général Pierre Schill, lors d’une audience au Sénat en novembre 2024, a souligné les difficultés associées au mouvement autonome et au contrôle du feu. La LPM prévoit une intégration initiale de ces systèmes robotiques d’ici 2030, tout en continuant les tests nécessaires pour garantir leur efficacité et leur sécurité dans les environnements opérationnels.

Renforcement de l’écosystème technologique français

L’accord-cadre DROIDE est conçu pour inclure des partenaires tiers offrant des solutions innovantes, renforçant ainsi l’écosystème industriel et technologique français dans ce domaine. Safran Electronics & Defense devrait tirer parti de son expérience du programme FURIOUS, notamment avec ses mini-robots Nerva et la mule robotique Ultro 600. Pendant ce temps, KNDS France s’appuiera sur sa collaboration avec SERA Ingénierie, une filiale du groupe SOGECLAIR, qui a contribué au développement du robot terrestre Centurio.

Cet article explore l’engagement de la DGA et de l’Armée française à accélérer l’intégration de systèmes autonomes au sein des forces terrestres à travers le programme DROIDE. En structurant la recherche et le développement autour d’un démonstrateur multi-missions, le programme vise à identifier les solutions technologiques les plus adaptées aux besoins opérationnels futurs tout en maintenant la souveraineté industrielle et technologique dans le domaine stratégique de la robotique militaire.

Source : DGA

Image : Safran (programme FUSIOUS)

Le ministère des Armées a commandé 530 véhicules légers tactiques polyvalents protégés pour l’armée de Terre

Le ministère des Armées a commandé 530 véhicules légers tactiques polyvalents protégés pour l’armée de Terre


Selon la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, l’armée de Terre devrait posséder 2038 blindés de type Serval à l’horizon 2035, dont 1060 acquis au titre du programme « Véhicule léger tactique polyvalent protégé » [VLTP-P]. Et cela, afin d’équiper les « unités de combat et d’appui au contact de l’environnement de SCORPION ».

D’où la commande qu’a récemment notifiée la Direction générale de l’armement [DGA] auprès de KNDS France, Texelis [dont les activités « Défense » sont sur le point d’être reprises par KNDS, ndlr], MBDA et CS Group.

En effet, via un communiqué publié ce 8 février, la DGA a annoncé qu’elle avait commandé 530 Serval « Appui SCORPION » au profit de l’armée de Terre, pour un montant avoisinant 1 milliard d’euros. En outre, 97 autres Serval ont également fait l’objet d’une commande, cette fois au titre du programme SCORPION.

Cet « investissement est réalisé dans le cadre du programme véhicule léger tactique polyvalent [VLTP]. Il est également porté par les programmes Défense Surface Air Basse Couche et Lutte anti-drone en charge respectivement de l’acquisition des systèmes de Défense Sol-Air et de Lutte anti-drones », a précisé la DGA.

Ces Serval « Appui SCORPION » permettront la « mise sous blindage » et l’intégration à l’environnement SCORPION des unités de l’armée de Terre qui, dédiées au commandement, à l’appui et au soutien, sont amenées à évoluer dans « la zone des contacts », au sein d’une brigade interarmes.

Le programme VLTP-P permettra ainsi à l’armée de Terre de moderniser des capacités vieillissantes, voire « orphelines » depuis plusieurs années. Comme cela a déjà été annoncé, il est question de développer plusieurs nouvelles versions du Serval, dont une dédiée à la défense sol-air [DSA], avec une tourelle dotée de missiles sol-air de type MISTRAL 3, et une autre pour la lutte antidrone [LAD], avec l’intégration d’un radar, d’un système de détection des radiofréquences, d’une conduite de tir et d’un canon de 30 mm.

Le Serval « Appui SCORPION » se déclinera également en version NCT [nœud de communications tactiques] avec l’intégration de capacités de communications satellitaires [Syracuse IV] et hertziennes.

« Le Serval est doté d’un haut niveau de performances sur les plans de la mobilité, de la protection, de l’autonomie ainsi que d’une capacité de projection remarquable. Sa modularité est complétée par l’intégration de nouvelles fonctions de haute valeur ajoutée », rappelle la DGA.

Le VLTP-P est le troisième incrément d’un programme plus large, appelé VLTP. Celui-ci s’est d’abord concrétisé par l’acquisition de 4 380 véhicules VT4 et de 103 véhicules sanitaires non protégés.

Cependant, l’armée de Terre ne devrait pas être la seule à être équipée de Serval étant donné que le programme VLTP-P doit aussi permettre aux fusiliers commandos de l’armée de l’Air & de l’Espace de remplacer leurs Véhicule d’intervention blindé, basés sur le VAB.

Le ministère allemand de la Défense a notifié les premiers contrats pour le futur char Leopard 3

Le ministère allemand de la Défense a notifié les premiers contrats pour le futur char Leopard 3


Comme l’a répété la Direction générale de l’armement [DGA] à l’occasion de la commande des 100 derniers chars Leclerc devant être portés au standard XLR, le ministère des Armées n’envisage pas, pour le moment, de financer une solution « intérimaire » permettant d’attendre 2045 et la mise en service du Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System], dont le développement fait l’objet d’une coopération entre la France et l’Allemagne.

Pour rappel, comme le prévoit un protocole d’accord signé en avril dernier par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, et son homologue allemand Boris Pistorius, ce projet doit être réorganisé selon huit piliers capacitaires afin de garantir un partage des tâches à 50-50 entre les industriels des deux pays. Cependant, certains choix technologiques ne seront confirmés qu’à l’issue d’évaluations technico-opérationnelles. Ce sera ainsi le cas pour l’armement principal du futur char de combat de ce « système de systèmes ».

Sur ce point, deux solutions sont en lice. Ainsi, KNDS France défend son système ASCALON [Autoloaded and SCALable Outperforming guN], qui a la particularité de pouvoir tirer des obus de 120 ou de 140 mm, tandis que Rheinmetall entend imposer son canon de 130 mm, par ailleurs censé équiper le char KF-51 Panther. « Censé » car les deux pays qui l’ont choisi, à savoir la Hongrie et l’Italie ont préféré s’en tenir au traditionnel canon de 120 mm pour le moment.

Quoi qu’il en soit, lors de l’examen du projet de loi de finances 2025, l’automne dernier, plusieurs rapports parlementaires ont insisté sur la nécessité de soutenir l’ASCALON en s’appuyant sur char E-MBT du groupe KNDS ou sur une évolution du Leclerc. Ce qui est donc exclu pour le moment, même si le Délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva, a admis que « la question de la prolongation du char Leclerc jusqu’en 2040 [était] aujourd’hui identifiée ».

Outre-Rhin, on estime, au contraire, qu’une « solution de pont » permettant d’attendre le MGCS est nécessaire. Et celle-ci ne reposera pas sur le Leopard 2A8, c’est-à-dire la dernière version du char Leopard 2.

Chef des opérations de l’équipe du projet MGCS au sein de l’Office fédéral de l’équipement de la Bundeswehr, des technologies de l’information et de l’appui en cours d’emploi [BAAINBw], le colonel Armin Dirks n’avait laissé aucun doute à ce sujet lors de la dernière conférence annuelle « International Armoured Vehicle », organisée au Royaume-Uni, en janvier.

Alors qu’il est question d’un Leopard 2AX [ou Leopard 3, tant les évolutions attendues seront importantes] depuis plusieurs mois, le BAAINBw vient de notifier plusieurs contrats pour développer cette « solution de pont ». C’est en effet ce que vient de révéler la presse spécialisée allemande, sur la foi d’avis d’attribution de marché publiés le 5 février via la plateforme européenne « EU Tenders » [ou TED].

Ainsi, ce Leopard 3 devrait être armée d’un canon de 130 mm étant donné que Rheinmetall s’est vu notifier des contrats pour mener des études techniques en vue de développer au moins trois modèles d’obus de ce calibre.

« Cela suggère qu’une décision préliminaire a été prise en faveur du canon de 130 mm de Rheinmetall, au moins pour la solution du pont et peut-être même pour le MGCS » a résumé Europaïsche Sicherheit & Technik [ESUT].

En outre, le BAAINBw a retenu Hensoldt et KNDS Deutschland pour mener des études sur un nouveau système de conduite de tir.

La première vise à mettre au point un « système de réglage automatique sur le terrain » pouvant être adapté « à toutes les variantes du Leopard 2 » avec un canon de 120 mm et quelle que soit la variante de l’ordinateur de contrôle de tir. Quant à la seconde, confiée à KNDS Deutschland, elle doit permettre de « corriger automatiquement les influences thermiques sur le canon, lesquelles sont susceptibles de réduire sa précision ».

Enfin, KNDS Deutschland a également été chargé de développer un nouveau groupe motopropulseur, appelé OLYMP. D’après des sources sollicités par Hartpunkt, le moteur serait produit par Liebherr, qui « motorise » déjà les véhicules de combat d’infanterie Marder 1 et Lynx KF41.

« Dans le cadre de l’étude visant à augmenter l’agilité de la chaîne cinématique, un moteur alternatif [moteur à combustion] doit être développé. Il convient d’utiliser autant de composants du système existant [pièces identiques] que possible », a précisé le BAAINBw dans son avis de marché.

Les résultats de ces études devront être communiqués en novembre 2026, au plus tard. Ce qui est conforme au calendrier qui avait été évoqué par ESUT en janvier dernier, l’objectif étant de mettre en service ce Leopard 3 au début des années 2030.

Décollage réussi pour le missile Akeron LP

Décollage réussi pour le missile Akeron LP

– Forces opérations Blog – publié le

Décollage réussi pour le missile Akeron LP de MBDA, dont un prototype a été tiré pour la première fois dans le cadre du programme « missile air-sol tactique futur » (MAST-F) piloté au nom de la France par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAr).

Annoncé hier, ce tir a été réalisé depuis le sol sur un site de DGA Essais de missiles. Il aura permis de valider le comportement de l’Akeron LP (ou « missile haut de trame » pour les armées françaises) selon une trajectoire type ainsi que le tube en vue d’une future séparation depuis une plateforme. Un prélude, a première vue, au premier tir depuis un hélicoptère d’attaque Tigre. 

Cet aura également participé à consolider l’aérodynamique et le guidage du missile, explique l’OCCAr. Il aura par ailleurs confirmé la poussée du propulseur conçu pour fournir l’accélération initiale ainsi que celle du système de propulsion principal, qui assure au missile sa portée de 8 km. La sécurité relevant des mécanismes d’ouverture des ailettes et dérives a elle aussi été validée. 

Retenu en 2020 pour armer le Tigre rénové, le missile Akeron LP devrait en théorie être qualifié l’an prochain pour ensuite basculer sur des livraisons à compter de 2028. Son horizon a été élargi en juillet 2022 à un emploi depuis le drone MALE européen développé en coopération avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. 

« Ce tir réussi est un beau succès pour le programme MAST-F piloté par l’OCCAr pour la France. Grâce à la grande coopération et à l’implication étroite de tous les acteurs clés (MBDA et ses sous-traitants, la DGA et l’OCCAr), ce succès constitue une avancée importante pour le développement de ce nouveau système d’arme », s’est félicitée l’organisation. 

Reste que la position française demeure ambiguë en ce qui concerne son intégration effective dans l’arsenal des armées. La poursuite du programme Tigre Mk III avec l’Espagne mais sans l’Allemagne s’est soldée par une réduction des ambitions d’améliorations capacitaires au détriment, essentiellement, des missiles. 

« Le programme MAST-F a ainsi été réorienté, en cohérence avec cette hypothèse, vers l’acquisition de missiles sur étagère », indiquait le ministère des Armées à l’automne dernier. L’échéancier sera donc mis à jour selon cette hypothèse. La perspective d’un abandon n’aura pas échappé aux parlementaires, ceux-ci pointant une baisse drastique des crédits alloués à ce programme en 2025. 

Crédits image : DGA

Planeur logistique, leurres et protection anti-drones dans le viseur de l’armée de Terre

Planeur logistique, leurres et protection anti-drones dans le viseur de l’armée de Terre

– Forces opérations Blog – publié le

Un troisième appel à manifestation d’intérêt a été émis par le cluster IDEA3 de la Direction générale de l’armement (DGA). Parmi la dizaine de nouvelles thématiques, la moitié tentera de répondre à plusieurs besoins de l’armée de Terre en matières de logistique et de survivabilité. 

Un pont aérien 2.0

IDEA3, pour « Innovations en DSPO des Equipements Aéronautiques et des Aéronefs et en Aéromobilité », c’est ce pôle d’innovation technique de défense créé en 2019 en Occitanie avec pour enjeu de fédérer et susciter l’innovation dans les domaines de l’aéronautique et l’aéromobilité. Adossé à DGA TA, il rassemble notamment l’armée de Terre, la 11e brigade parachutiste et le commandement des actions spéciales Terre (ex-CFST). 

Après deux appels lancés en 2020 et 2022, le troisième rassemble huit axes d’effort dont quatre pourraient, en cas de succès, bénéficier à l’armée de Terre. Si l’un se focalise sur la préservation de la biodiversité sur les camps militaires, les trois autres ont une finalité opérationnelle. C’est le cas de ce planeur largable à bas coût rechercher pour ravitailler les forces tout en évitant d’amener un aéronef à proximité de la défense sol-air adverse. Autant de besoins qui trouvent une nouvelle résonance au vu des conflits récents. 

Lancé depuis la soute d’un A400M, le planeur souhaité devra être mesure d’amener plus de 700 kg ou minimum 1 m3 de charge utile à plus de 70 km de manière automatique. Plusieurs systèmes pourront être largués en série. Manoeuvrant, l’outil est aussi potentiellement « jetable » et ne devra donc embarquer ni système, ni données sensibles récupérables après l’atterrissage. La première phase du projet visera à concevoir un prototype fonctionnel, à en réaliser la démonstration en vol puis à fournir quatre exemplaires pour des essais réalisés à partir d’un avion militaire. 

L’armée de Terre voit plus loin et projette d’emblée une seconde phase portant sur l’acquisition d’une capacité initiale de 30 à 90 planeurs dont il faudra détailler le coût et les délais de livraison. Le besoin porterait ensuite sur une dizaine de planeurs par an, des exemplaires de série dont le prix unitaire serait plafonné à 50 000€. De quoi matérialiser un pont aérien dronisé particulièrement intéressant pour des régiments parachutistes sans doute plus exposés que d’autres aux problématiques de ravitaillement. 

Cette piste du planeur, l’armée américaine la poursuit depuis au moins une décennie. Plusieurs pistes ont déjà abouties, à l’instar du système GD-2000 de Silent Arrow. Certifié sur A400M, ce dernier est capable de transporter près de 700 kg de fret sur plus de 60 km. Le planeur LG-2K RAIN de Logistics Glider livrerait quant à lui jusqu’à 725 kg de matériels à environ 120 km. 

Le planeur logistique GD-2000, ici lancé depuis un avion C-27J lors d’essais effectués par le 1st Special Forces Group de l’US Army
Crédits image : Crédit image : US Army / 1st SFG

Leurrer et protéger face aux drones

Souvent résumée aux missiles, canons antiaériens et autres systèmes de brouillage, la lutte antidrones s’étend pourtant à d’autres solutions davantage passives. Deux autres voies sont désormais à l’étude au sein du pôle IDEA3 au profit de l’armée de Terre, voire de tout militaire déployé en opération. L’une consistera à leurrer, l’autre à protéger. 

« L’arrivée massive sur le champ de bataille de drones aériens notamment, réduit considérablement la durée de survie du personnel et du matériel au combat. En attirant une partie des vecteurs ciblant la force amie, sur des leurres, nous augmenterions considérablement ses chances de survie », estime l’armée de Terre. 

Semer la confusion, inciter l’ennemi à gâcher une partie de sa puissance de feu, tromper tant les capteurs que l’oeil humain et, in fine, renforcer la survivabilité : voilà la mission qui serait confiée à des leurres reproduisant l’aspect visuel, la signature électromagnétique, infrarouge et/ou thermique d’un combattant débarqué, de petits équipements et jusqu’aux matériels lourds de type véhicule, poste de commandement et stock de munition. Autonome sur le plan énergétique, ces leurres devront également pouvoir être déployés en quelques minutes tout en résistants aux conditions environnementales et climatiques. Qu’ils soient à l’état de prototype ou disponible sur étagère, les armées n’excluent rien. 

Et si la DSA et la déception ne suffisent pas, reste l’option du bouclier. Omnidirectionnelles, les attaques de drones « se caractérisent par une vitesse et une létalité qui s’accroissent chaque jour, d’où la nécessité de doter les soldats de moyens de défense proportionnels et efficaces », observe le cluster IDEA3. 

La réponse envisagée ? Une protection anti-drones susceptible de dissiper l’énergie d’une explosion équivalente à 2 à 3 kg de TNT. Une protection qui serait déclinée en une version pour combattant débarquée dotée d’ouvertures pour l’observation et le tir, et une version sans ouverture pour le matériel volumineux. Une « carapace » dotée à première vue d’une certaine souplesse et contribuant au passage à la furtivité optique et infrarouge de ce qu’elle recouvre. Le tout, tant transportable que déployable et reconfigurable quasi instantanément par un seul combattant. 

Succincte, la définition du besoin s’assortit néanmoins d’un mort d’ordre devenu récurrent : « Soyez créatifs et novateurs ! ». L’armée de Terre entend aboutir sur un prototype fonctionnel pour chaque version. Les questions de coût unitaires et de production en série sont là aussi évoquée au sein d’une phase ultérieure, avec des volumes indicatifs atteignant les 10 000 exemplaires. Intéressé par l’une de ces thématiques ? Plus d’infos ici.

Une commande mais pas que !

Une commande mais pas que !

par Blablachars- publié le 29 janvier 2025

https://blablachars.blogspot.com/2025/01/une-commande-mais-pas-que.html#more


On a appris avant-hier la notification fin 2024 par la Direction Générale de l’Armement à KNDS France d’une commande portant sur la rénovation de 100 chars Leclerc, après les 50 exemplaires commandés en 2021 et 2022. Cette nouvelle commande porte à 200 le nombre de chars rénovés, cible dont l’atteinte est prévue au cours de la prochaine Loi de Programmation Militaire (LPM) 2030-2035. La LPM actuelle prévoyant la « scorpionisation » de 160 chars à l’horizon 2030. Cette commande qui s’inscrit dans le cadre du programme Scorpion a le mérite d’assurer la visibilité du plan de charge du site de Roanne au sein duquel est réalisée la rénovation du Leclerc, interroge également sur les intentions de la DGA pour l’avenir du char. 

Les commentaires accompagnant l’annonce de cette notification ne peuvent que tempérer l’enthousiasme des partisans les plus optimistes du char français, soucieux de son avenir. En effet, il est clairement expliqué que « les travaux de rénovation […] permettront au char Leclerc de rester en service jusqu’à l’arrivée du futur système de combat terrestre Main Ground Combat System ou MGCS ». Ce commentaire plutôt laconique est la confirmation des propos du Général Schill à Eurosatory qui avait fermé la porte à toute autre rénovation du Leclerc, condamné à attendre l’arrivée de son successeur et surtout à vieillir loin des préoccupations de la DGA et de l’armée de terre. La commande de la DGA apparait comme le dernier clou du cercueil du char français, entérinant la modernisation jusqu’à 2035 et ne laissant donc aucune place à une éventuelle solution de rechange. On ne peut qu’admirer la délicatesse de la manoeuvre de cette administration qui n’a jamais considéré le segment de décision comme une priorité, comme en témoigne la revalorisation du char et celle du dépanneur réalisées toutes deux a minima et faisant fi de tous les observations des conflits en cours. 

 

 

Alors que chaque jour apporte son lot de propos et de déclarations sur les tensions actuelles et les risques de survenue d’un conflit de haute intensité, la France continue à développer un segment médian que tout le monde s’accorde à reconnaitre aussi réussi qu’inadapté aux engagements actuels et futurs. Notre participation à un conflit de haute intensité nous placerait inévitablement dans une situation délicate au regard des moyens engagés, que beaucoup savent inadaptés à des opérations très éloignées de la contre-insurrection ou de l’intervention lointaine. Le conflit au Moyen Orient montre que même l’affrontement d’un proxy terroriste comme le Hamas ou le Hezbollah nécessite également des moyens lourds dont nous sommes aujourd’hui largement dépourvus, et ce dans plusieurs domaines comme le bréchage ou encore les feux dans la profondeur. Dans la partie qui se « joue » entre la DGA, l’armée de terre, l’industriel et bien sur les financiers, il est difficile de trouver l’origine de ce désintérêt pour le segment lourd, même si pendant longtemps les argentiers ont tenu le mauvais rôle. Du côté industriel, les innovations sont au rendez-vous comme en témoigne la présentation du Leclerc Evo et de l’Ascalon au dernier salon Eurosatory. Du côté de la DGA, le service minimum semble de mise pour le char et son dépanneur, ce dernier recevant le système  Scorpion, l’incontournable brouilleur Barage, le tourelleau T1 de Hornet (différent de celui du char de combat) mais aucun système d’accrochage sous le feu.  Ce manque d’ambition se retrouve sur le char, dont la rénovation se résume à quelques améliorations ponctuelles, la plus significative étant là aussi le système Scorpion. Il faudra attendre 2028 pour voir les viseurs PASEO, sauf glissement / étalement de la commande ! A noter que le tourelleau T2B de FN Herstal est positionné à la place exacte de feu l’Armement de TOit (ATO) qui équipait les engins de présérie et qui fut refusé pour la version EMAT et adopté par les Émirats Arabes Unis. Il convient d’ajouter que bon nombre des équipements ajoutés dans la rénovation, le sont sous forme de kits de prédispositions permettant d’accueillir le cas échéant le composant prévu. L’armée de terre ne pipe pas mot, engagée (de gré ou de force) dans la pérennisation du parc Leclerc (concept un peu flou qui laisse la porte ouverte à de nombreuses itérations) remettant fortement en question sa survie opérationnelle pour les années à venir. 

 

 

Hasard du calendrier, la décision de la DGA est rendue publique quelques jours seulement après l’évocation par le colonel Dirks de l’après Leopard 2 et des études en cours sur le sujet. On ne pouvait imaginer circonstances plus favorables pour souligner les différences existant des deux côtés du Rhin à propos de cet engin. Quel que soit l’avenir du futur Leopard 3, il a déjà le mérite de provoquer une véritable réflexion sur l’avenir du char de combat et sur le recensement des solutions technologiques disponibles pour son évolution. Le Leclerc Evo, même s’il est perfectible a également le mérite d’apporter des solutions et de tenter de susciter un débat sur l’avenir du char. Débat dont la France se prive depuis de (trop) longues années et dont nous payerons forcément les conséquences dans les années à venir. La première d’entre elles est le risque de plus en plus importante de nous voire imposer le calendrier du programme MGCS, mais aussi les caractéristiques du futur MGCS, par un partenaire disposant dès maintenant d’une solution de transition et d’une clientèle conséquente. 

L’intérêt allemand pour le char et son avenir n’a finalement rien de surprenant dans ce pays où les meilleurs choisissent de servir au sein de la composante blindée mécanisée, préférant sentir la graisse et la poudre plutôt que le sable chaud ! Il est des choix qui ne s’expliquent pas !

L’armée de Terre a réceptionné son premier Griffon MEPAC

L’armée de Terre a réceptionné son premier Griffon MEPAC

par – Forces opérations Blog – publié le

Comme prévu, la Direction générale de l’armement a livré le premier Griffon « mortier embarqué pour l’appui au contact » (MEPAC) à l’armée de Terre en fin d’année dernière. Une cinquantaine d’exemplaires suivront pour armer une batterie complète dans chaque régiment d’artillerie.

Dix ans après la notification d’un premier marché majeur, la famille de véhicules SCORPION est désormais au complet. Après le Griffon, le Jaguar et le Serval, le Griffon MEPAC a rejoint les rangs de l’armée de Terre le 19 décembre dernier. Livré au 8e régiment du matériel, il servira dans un premier temps à la réalisation d’une évaluation technico-opérationnelle (EVTO) par la Section technique de l’armée de Terre. 

« Une livraison de 10 autres véhicules est prévue en 2025 », annonce aujourd’hui le ministère des Armées conformément au calendrier annoncé plus tôt. Les 43 autres seront livrés à l’armée de Terre d’ici à fin 2028. 

Derrière l’exemplaire pris en main par la STAT, d’autres sont attendus au printemps pour commencer à équiper les six régiments d’artillerie « sol-sol canon » de l’armée de Terre. Chaque unité disposera à terme d’une batterie à huit pièces venant remplacer des mortiers de 120 mm tractés reversés dans l’infanterie.

Aérotransportable par A400M et armé par quatre militaires, le Griffon MEPAC viendra renforcer la mobilité tactique des batteries opérant en appui d’un groupement ou d’un sous-groupement tactique interarmes. Il bénéficie en effet de la chaîne de mobilité, de la vétronique et des moyens de protection communs à l’ensemble des variantes et sous-variantes du Griffon. 

La principale différence relève du mortier 2R2M et des 32 munitions embarquées en tranche arrière. Son système de chargement semi-automatique permet à une équipe de pièce aguerrie de tirer jusqu’à 12 obus en 90 secondes, dont six sont prêts au tir. Derrière le mortier, le Griffon MEPAC repose également sur une centrale de navigation inertielle, un calculateur de pièce (CALP) et un boitier de commande de l’arme. 

Le tout permet de traiter un objectif au-delà de 8 km avec la gamme d’obus prérayés actuellement en service, soit via le logiciel de conduite des feux ATLAS, soit de manière autonome. Quant à l’adoption d’une munition guidée, le sujet serait repassé au second plan pour concentrer l’effort sur le calibre 155 mm du canon CAESAR. 

La tranche de production du Griffon MEPAC avait été notifiée début 2022 auprès du groupement momentané d’entreprises formé par KNDS France, Arquus et Thales. Un an plus tard, le système engrangeait un premier succès à l’export avec la commande par la Belgique de 24 pièces dans le cadre du partenariat binational CaMo. Leur livraison au profit de la Composante Terre est programmée pour 2028-2029. 

Crédits image : DGA Techniques Terrestres

La Marine nationale peut commencer à utiliser son premier drone de surface dédié à la guerre des mines

La Marine nationale peut commencer à utiliser son premier drone de surface dédié à la guerre des mines


Confié à Thales en 2015, dans le cadre d’une coopération avec le Royaume-Uni placée sous l’égide de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr], le Maritime Mine Counter Measures [MMCM] doit permettre d’identifier et de neutraliser des mines grâce à un drone de surface [USV] qui, doté d’un sonar remorqué, est associé à un robot téléopéré [ROV] et à trois drones sous-marins [AUV].

Cet ensemble repose sur le système de mission M-CUB ainsi que sur le logiciel MiMap, capable d’analyser en temps réel les données collectées par le sonar grâce à un algorithme d’intelligence artificielle [IA]. Enfin, il est mis en œuvre à partir d’un centre d’opérations léger, appelé e-POC [pour expeditionary-Portable Operations Center], censé permettre de mener des missions de lutte anti-mines avec des USV depuis « n’importe quel théâtre d’opérations ».

En décembre, après la livraison de deux prototypes/démonstrateurs à la France et au Royaume-Uni, l’OCCAr a fait savoir que Thales venait de remettre un premier drone de surface à la Direction générale de l’armement [DGA]. Ce que cette dernière a confirmé, ce 21 janvier.

« La livraison de ce drone constitue une première étape avant l’atteinte d’une véritable capacité opérationnelle en fin d’année 2025. Dans cette perspective, ce drone sera associé à cinq drones de surface supplémentaires, constituant ainsi la première capacité de systèmes autonomes de surface de la Marine nationale », a en effet indiqué la DGA, via un communiqué.

Mais elle a donné une autre précision : ce drone de surface « a passé avec succès sa mise en condition de navigation [MECNAV] le 16 janvier ». En clair, il est autorisé à naviguer en « mode inhabité / téléopéré, et, partant, à débuter sa « première phase de montée en compétence exploratoire ».

Pour rappel, lors de la dernière édition du salon Euronaval, en novembre, la DGA a annoncé l’acquisition de huit drones sous-marins autonomes de nouvelle génération A18-M auprès d’Exail. Une option pour huit exemplaires de plus a été posée. Ces engins doivent être équipés de la dernière version du sonar à ouverture synthétique SAMDIS [Synthetic Aperture Mine Detection and Imaging System] développé par Thales.

Le SAMDIS 600 permet d’obtenir des images à partir d’angles multiples en une seule passe. Associé au logiciel MiMap, il « offre des probabilités de détection et de classification exceptionnellement élevées, avec des performances supérieures qui permettent d’accélérer le tempo et d’augmenter l’efficacité des opérations de la Marine », assure l’industriel.

Le MMCM est l’un des quatre piliers du programme SLAM-F [Système de lutte anti-mines marines futur], qui vise à renouveler l’ensemble des moyens de la Marine nationale dédiés à la lutte contre les mines. Il prévoit l’acquisition de Bâtiments bases des plongeurs démineurs de nouvelle génération [BBPD NG], de Bâtiments de guerre des mines [BGDM] et du Système d’exploitation des données de guerre des mines [SEDGM].