Ballon-Saint-Mars. 80 officiers de réserve sur les pas de la 2e DB

Ballon-Saint-Mars. 80 officiers de réserve sur les pas de la 2e DB

Le lieutenant-colonel Christophe Gué explique aux 80 officiers de réserve stagiaires, la situation des troupes armées, 80 ans plus tôt.

Le lieutenant-colonel Christophe Gué explique aux 80 officiers de réserve stagiaires, la situation des troupes armées, 80 ans plus tôt. | LE MAINE LIBRE

Ils étaient près de 80 officiers de réserve à se présenter samedi 3 août, derrière la mairie de Ballon-Saint-Mars, face au magnifique panorama où, 80 ans plus tôt, la 2e Division Blindée et les alliés ont repoussé l’ennemi.

Le lieutenant-colonel Christophe Gué, officier historien et tacticien a conduit les activités tout au long de la journée. Ces derniers suivent le cours supérieur des officiers de réserve spécialistes d’État-major, dispensé par l’École supérieure des Orsem (officiers de réserve spécialistes d’État-major).

Une école de prestige

Cette école délivre un enseignement militaire de haut niveau à des officiers de réserve de l’Armée de terre, dans le but de fournir aux forces armées des personnels aptes à occuper des responsabilités en état-major, en France comme à l’étranger. Cet enseignement bénéficie d’aménagements afin de permettre aux stagiaires réservistes de concilier l’engagement militaire avec les obligations civiles.

L’objectif de cette opération

Cette étude historique sur le terrain n’était pas une simple évocation des combats menés dans la zone d’action qui a vu progresser la 2e DB, mais il s’agissait d’une opération d’envergure ayant un objectif précis.

 Tout en permettant aux participants de découvrir certaines pages méconnues de l’histoire militaire française, cette étude historique de terrain a pour objectif de contribuer à leur formation d’officiers d’État-major. Il ne s’agit pas de leur fournir des recettes prêtes à l’emploi, mais de les entraîner au raisonnement tactique. Les officiers vont devoir résoudre les problèmes qui se sont posés en août 1944, sur les lieux mêmes des combats qui ont fait rage dans la région de Ballon et d’Alençon, et dans la forêt d’Écouves  explique le lieutenant-colonel Christophe Gué.

Une mise en situation comme en 1944

L’officier supérieur lance l’exercice en présentant les forces en présence, au début d’août 44. Les participants ont une connaissance du cadre géographique et de l’emplacement des troupes. Il présente la situation et les missions des unités françaises mais aussi alliées, sans oublier, celles des Allemands. Les officiers de réserve se sont transportés vers Dangeul, Mézières-sur-Ponthouin, sur les traces de la 2e DB vers de Rouessé-Fontaine, puis terminer la journée au château de Courtilloles, près de Champfleur.

27 juillet 1942 : mort à 29 ans des suites de ses blessures de l’officier SAS André Zirnheld, auteur de la « Prière du para ».

27 juillet 1942 : mort à 29 ans des suites de ses blessures de l’officier SAS André Zirnheld, auteur de la « Prière du para ».


André Zirnheld est un parachutiste français libre, membre du Special Air Service pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est célèbre pour avoir été le premier officier parachutiste français tué au combat et comme auteur de la Prière du para, écrite en 1938. Il est compagnon de la Libération. 

André Louis Arthur Zirnheld est né à Paris le  dans une famille catholique d’origine alsacienne. Durant sa jeunesse, il était scout à la 26e troupe Scout de France de Paris, puis routier et sera chef Louvetier. Il fut élève au Pensionnat catholique diocésain de Passy. Il est licencié et diplômé d’études supérieures de philosophie, et nommé en 1937 professeur de philosophie au lycée Carnot de Tunis. En , il est affecté comme professeur au Collège de la Mission laïque française à Tartus, en Tunisie.

Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, André Zirnheld est affecté dans une batterie de DCA au Liban. Zirnheld est volontaire pour aller combattre en métropole mais l’armistice du  est signé avant. Zirnheld rejoint alors la France libre en passant en Palestine britannique. Il est condamné pour désertion par un tribunal militaire français, qui confisque tous ses biens.

Zirnheld est affecté comme soldat au 1er bataillon d’infanterie de marine, avec lequel il participe, comme sergent-chef, au premier combat d’une unité FFL à Sidi-Barani le , contre l’armée italienne. En , en raison de ses diplômes, Zirnheld est retiré du front et nommé directeur-adjoint du service d’information et de propagande au Caire. Bien qu’il s’intéresse beaucoup à son travail, Zirnheld demande rapidement à être envoyé au front. Il s’inscrit au stage d’élève-officier à l’École des aspirants de Brazzaville en , d’où il sort cinquième fin 1941.

Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, André Zirnheld est affecté dans une batterie de DCA au Liban. Zirnheld est volontaire pour aller combattre en métropole mais l’armistice du  est signé avant. Zirnheld rejoint alors la France libre en passant en Palestine britannique. Il est condamné pour désertion par un tribunal militaire français, qui confisque tous ses biens.

Zirnheld est affecté comme soldat au 1er bataillon d’infanterie de marine, avec lequel il participe, comme sergent-chef, au premier combat d’une unité FFL à Sidi-Barani le , contre l’armée italienne. En , en raison de ses diplômes, Zirnheld est retiré du front et nommé directeur-adjoint du service d’information et de propagande au Caire. Bien qu’il s’intéresse beaucoup à son travail, Zirnheld demande rapidement à être envoyé au front. Il s’inscrit au stage d’élève-officier à l’École des aspirants de Brazzaville en , d’où il sort cinquième fin 1941.

Georges Bergé (1909-1997).

De retour au Proche-Orient en février 1942, Zirnheld se porte volontaire pour une unité commando parachutiste repassée récemment sous l’autorité de l’armée de l’air avec l’appellation de 1re compagnie de chasseurs parachutistes — 1re CCP et intégrée comme french squadron au Special Air Service. Il est sous les ordres du capitaine Georges Bergé puis, après la capture de celui-ci, sous les ordres du capitaine Augustin Jordan.

Lors de sa première mission, Zirnheld commande une équipe de quatre hommes qui effectue un raid sur l’aérodrome Berka-3 le , détruisant six avions ennemis au sol. Il reçoit alors, comme tout SAS après sa première mission, l’insigne des ailes opérationnelles SAS ou « ailes égyptiennes ». Ses missions suivantes seront le sabotage d’une voie de chemin de fer, puis une attaque de véhicules et ramener des prisonniers de la Luftwaffe. Il est ensuite proposé pour la Croix de guerre et la Military Cross.

La quatrième mission de Zirnheld est un raid sur la grande base aérienne allemande de Sidi-Haneish, près de Marsa Matruh, en Égypte. Ce raid est effectué dans la nuit du 26 au  par 18 jeeps armées conduites par des SAS britanniques et français. En quelques minutes, les jeeps, en formation de V inversé, parcourent la longueur de la piste en mitraillant les avions garés. Trente-sept bombardiers et avions de transport sont détruits, pour la perte de deux SAS britanniques tués sur l’aérodrome.

Pendant le retour, la jeep de Zirnheld a une crevaison. Une des autres jeeps, à bord de laquelle se trouve l’aspirant François Martin, vient à son secours, pendant que le reste de la formation continue sa route. Les deux jeeps réparent, reprennent la route, puis les pneus crèvent une seconde fois. Lorsque le soleil se lève, les jeeps s’arrêtent et tentent de se camoufler. Trois heures après, une formation de quatre bombardiers allemands Junkers Ju 87 « Stuka » les repère et les mitraille.

À leur second passage, Zirnheld est touché, d’abord à l’épaule, puis à l’abdomen. Le groupe repart en jeep, avant de se cacher dans un oued, Zirnheld souffrant trop pour supporter davantage le transport. Il meurt vers 13 heures. Martin le fait enterrer sur place avec les honneurs militaires ; une croix sommaire formée de deux planches à caisse est érigée sur sa tombe avec cette inscription : « aspirant André Zirnheld, mort pour la France le  ».

Un peu avant sa mort, il dit à François Martin : « Je vais vous quitter. Tout est en ordre en moi. », et lui demande de s’occuper des papiers et livres dans son barda. C’est Martin qui aurait découvert le carnet de Zirnheld dans lequel celui-ci a écrit en 1938 une Prière qui, dans les années 1960, sera considérée comme « La prière du para ».

Zirnheld sera cité à l’ordre de la Libération, avec comme commentaire : « Excellent chef, calme et audacieux ». Une attitude qui convient parfaitement à la devise des SAS, Who dares wins (Qui ose gagne).

Ile de Ré : « c’est unique de retrouver une armée enfouie dans les marais, quatre siècles plus tard »

Ile de Ré : « c’est unique de retrouver une armée enfouie dans les marais, quatre siècles plus tard« 

par François Petitdemange – France Bleu – publié le 5 juin 2024

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-de-france-bleu-la-rochelle-7h45/ile-de-re-c-est-unique-de-retrouver-une-armee-enfouie-dans-les-marais-quatre-siecles-plus-tard-9843611


L’association Ile de Ré Patrimoine a découvert le lieu de la bataille du pont du Feneau, qui a eu une influence considérable – mais méconnue – sur l’histoire de France et du Royaume-Uni au 17e siècle. Son président est à réécouter en intégralité en cliquant ci-dessus.

 "La défaite des Anglais en l'île de Ré par l'armée française le 8 novembre 1627", peinture de Laurent de la Hyre, conservée au musée de l'Armée à Paris
« La défaite des Anglais en l’île de Ré par l’armée française le 8 novembre 1627 », peinture de Laurent de la Hyre, conservée au musée de l’Armée à Paris – Laurent de la Hyre – Musée de l’Armée

C’est une bataille sanglante qui a changé la France et le Royaume-Uni il y a 400 cents ans. Et elle a eu lieu sur l’île de Ré. Le lieu de la bataille du pont du Feneau vient d’être découvert. À l’époque, en novembre 1627, les troupes anglaises du duc de Buckingham ont été lourdement défaites par l’armée du Roi de France, faisant plus de 3.000 morts. Et cet évènement a consolidé la monarchie chez nous, et renforcé le Parlement outre-Manche – avant-même le siège de La Rochelle qui achèvera la chute des protestants en France.

L’association Ile de Ré Patrimoine affirme aujourd’hui avoir localisé le site de cette bataille du pont du Feneau, dans les marais entre La Couarde et Loix, grâce aux archives, aux descriptions de l’époque et aux images aériennes d’aujourd’hui. Et son président, le journaliste Indelacio Alvarez, invité de 7h45 de France Bleu La Rochelle, va maintenant lancer des fouilles archéologiques sur ce site qui n’a jamais été visité par les historiens. « C’est quelque chose d’unique en Europe, de retrouver un site datant des guerres de religions, quatre siècles plus tard, totalement intact. C’est aussi unique de retrouver potentiellement une armée enfouie dans les marais, c’est-à-dire dans l’état où ces soldats ont été tués, c’est-à-dire avec des armes, avec des cuirasses, sans doute des casques, des épées, leurs chevaux… tout ce qu’on peut trouver et qu’on ne trouve pas habituellement sur un champ de bataille ».

« L’idée, c’est de commencer des prospections en 2025, des sondages. Là, on va avoir une idée plus précise de ce qui peut être localisé à droite et à gauche du chemin, dans une zone d’à peu près vingt mètres de chaque côté. Et puis il y a le chenal, où énormément de corps ont pu tomber ou ont pu être simplement jetés, pour ensuite être traînés vers la mer », jusqu’à la fameuse fosse aux Anglais, la baie de Loix. « Mais on pense, quand même, que des centaines et des centaines de soldats sont restés dans ces marais. Et si on a suffisamment de sondages encourageants, eh bien on pourra commencer les fouilles archéologiques pendant trois ans ».

 Fier d'Ars, Ile de Ré, arc mémoriel des guerres de religions
Fier d’Ars, Ile de Ré, arc mémoriel des guerres de religions – Association Ile de Ré Patrimoine

L’association « Ile de Ré Patrimoine » donne rendez-vous ce jeudi 6 juin, dans la salle des fêtes d’Ars-en-Ré, pour une présentation complète de son projet. Il est même prévu de se rendre sur place. Le rendez-vous est à 14h30.

1er juin 1946 : création du brevet militaire de parachutiste (BMP) / 1er juin 1947 : création de l’École des troupes aéroportées (ETAP)

1er juin 1946 : création du brevet militaire de parachutiste (BMP) / 1er juin 1947 : création de l’École des troupes aéroportées (ETAP)


Le stage dure 2 semaines. La première semaine est consacrée à l’instruction au sol menée par des moniteurs à l’École des troupes aéroportées de Pau.

Au cours de la deuxième semaine, six sauts à ouverture automatique, dits « SOA », sont effectués :

  • 4 de jour, dont l’un avec ouverture du parachute de secours, dit « ventral » ;
  • 2 sauts techniques, généralement répartis comme suit (1 de nuit sans équipements et 1 de jour avec l’ensemble de parachutage individuel).

Cependant, sur décision du commandement, il est possible d’être breveté avec seulement 5 sauts, dont un technique. Les titulaires d’un brevet prémilitaire n’effectuaient que 3 sauts complémentaires de leur brevet PMP, 1 de nuit, 1 avec gaine d’armement et 1 avec ouverture du ventral, soit un total de 7 sauts pour leur brevet parachutiste militaire.

Depuis sa création, plus de 705 000 parachutistes ont été brevetés à l’École des troupes aéroportées de Pau.


Le 1er, l’École des troupes aéroportées (ETAP) voit le jour, et s’installe en novembre 1953 au camp d’Astra. En plus de sa mission de formation, elle assure le soutien logistique des théâtres d’opérations et en 1953 elle prend le nom de Base Ecole des Troupes Aéroportées (BETAP). Dix ans plus tard, en 1963, la BETAP reprend à nouveau l’appellation d’École des troupes aéroportées (ETAP) et se voit confier uniquement la formation des parachutistes militaires des trois armées et de la gendarmerie.

L’École des troupes aéroportées trouve son origine à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle est l’aboutissement des différentes réorganisations des troupes aéroportées sur le territoire français. En , de l’École de parachutistes est créé à Lannion. Cette école dépend de l’armée de l’Air mais est chargée de former les parachutistes des trois armées (terre-air-mer). Par la suite, le 1er, le COITAP (centre d’organisation et d’instruction des troupes aéroportées) est formellement créé à Mont-de-Marsan, sous les ordres du Général BONJOUR de la 24e DAP.

Cette installation sera de courte durée : en  l’école de parachutistes est déplacée à Pau-Idron, donnant lieu au CETAP (centre école des troupes aéroportées) le , à la suite de sa dissolution. Le 1er, le CETAP devient l’ETAP (École des troupes aéroportées). Cette école dispense à la fois l’instruction parachutiste et l’instruction tactique orientée vers le combat « choc ». Le 1er, L’ETAP reçoit en plus de sa mission d’école un rôle de base opérationnelle, qu’elle perdra 10 ans plus tard, et devient ainsi la BETAP (base-école des troupes aéroportées) aux ordres du colonel EDEL ; elle s’installe au camp d’Astra au nord de Pau. Le 1er, la BETAP revient une BOMAP (base opérationnelle mobile aéroportée) et retrouve son appellation d’ETAP sous les ordres du colonel LE BORGNE.

L’Algérie doit plus à la France que la France à l’Algérie

L’Algérie doit plus à la France que la France à l’Algérie

                                          GUERRE D’ALGERIE : Soldats de l’A.L.N. en Kabylie en avril 1962

 

par Bernard Lugan* – Revue Conflits – publié le 1er juin 2024

https://www.revueconflits.com/lalgerie-doit-plus-a-la-france-que-la-france-a-lalgerie/


Madame Rima Hassan, candidate LFI aux élections européennes, vient d’oser déclarer que « La France rende à l’Algérie ce qui lui appartient ». Or, si madame Rima Hassa avait un minimum de culture, pour ne pas parler de simple décence, elle devrait tout au contraire crier « Vive l’Algérie française », tant ce pays doit en effet tout à la France. Jusqu’à son nom qui lui fut donné par elle en 1839…

Article original paru dans L’Afrique réelle.

Au moment de l’indépendance de juillet 1962, tout ce qui existait en Algérie y avait en effet été construit par la France à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé puisqu’il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française. Ce fut en effet la France qui créa l’Algérie en lui donnant ses frontières. Des frontières qui, à l’Ouest, furent tracées en amputant territorialement le Maroc. Le Tidikelt, le Gourara, le Touat, Tindouf, Colomb Béchar etc. furent ainsi arrachés au Maroc pour être généreusement offerts à Algérie française dont l’Algérie algérienne est l’héritière directe. Une héritière qui, sans le moindre remords, a conservé le legs exorbitant fait par la France aux dépens du Maroc.
Une Algérie que la France ouvrit vers le Sud en lui offrant un Sahara qu’elle n’avait, et par définition, jamais possédé puisqu’elle n’avait jamais existé. Une réalité historique résumée en une phrase par le général de Gaulle : « […] Depuis que le monde est monde, il n’y a jamais eu d’unité, ni, à plus forte raison, de souveraineté algérienne. Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes syriens, Arabes de Cordoue, Turcs, Français, ont tour à tour pénétré le pays sans qu’il y ait eu à aucun moment, sous aucune forme, un État algérien » (Charles de Gaulle, 16 septembre 1959, déclaration à la RTF).

Dans l’ancienne Régence turque d’Alger, l’ouest reconnaissait l’autorité spirituelle du sultan du Maroc. Ce dernier avait d’ailleurs un représentant, un khalifat, dans la région, l’un d’entre eux ayant été le propre père d’Abd el-Kader. Quant à l’Est, il était tourné vers Istanbul. Nulle part, la prière n’était donc dite au nom d’un chef « algérien » car, à l’époque, la « nation algérienne » n’existait pas puisqu’il s’agissait d’un « non concept ».

Ferhat Abbas (1899-1985), l’ancien chef du GPRA écrivit lui-même en 1936 : « Si j’avais découvert la nation algérienne, je serais nationaliste […] je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n’existe pas. Je ne l’ai pas découverte. J’ai interrogé l’histoire, j’ai interrogé les morts et les vivants ; j’ai visité les cimetières : personne ne m’en a parlé… ».
En 1962, la France légua à sa « chère Algérie » selon la formule de Daniel Lefeuvre, un héritage composé de 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 km avec les pistes sahariennes), de 31 routes nationales dont près de 9 000 kilomètres étaient goudronnés, de 4 300 km de voies ferrées, de 4 ports équipés aux normes internationales, de 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots),  de 34 phares maritimes, d’une douzaine d’aérodromes principaux, de centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), de milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, de 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, d’une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., de milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes (soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), d’un hôpital universitaire de 2 000 lits à Alger, de trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, de 14 hôpitaux spécialisés et de 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants.

Sans parler du pétrole découvert et mis en exploitation par des ingénieurs français. Ni même d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance. À telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer jusqu’à du concentré de tomate, des pois chiches et même de la semoule pour le couscous. Quant à sa seule exportation agricole, celle de ses succulentes dattes, elle ne sert même pas à compenser ses achats de yaourts fabriqués à l’étranger.

Or, tout ce qui existait en Algérie en 1962 avait été payé par les impôts des Français. En 1959, l’Algérie engloutissait ainsi 20% du budget de l’État français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Éducation nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !  Pour la France, le fardeau algérien était donc devenu impossible à porter car, en soulageant les misères, en soignant, en vaccinant et en faisant reculer la mortalité infantile, elle avait créé les conditions de la catastrophe comme l’a écrit René Sédillot en 1965 : « [En Algérie], la colonisation française a poussé l’ingénuité – ou la maladresse- jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle ».

Chaque année à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient ainsi comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans. Or, la France s’était elle-même condamnée à nourrir ces bouches nouvelles et à créer ensuite autant d’emplois puisqu’elle considérait l’Algérie comme une de ses provinces, au même titre que la Bretagne ou que l’Alsace… En 1953, comme les recettes locales ne permettaient plus de faire face aux dépenses de fonctionnement, l’Algérie fut en faillite. Au mois d’août 1952, anticipant en quelque sorte la situation, le gouvernement d’Antoine Pinay (8 mars 1952-23 décembre 1952), demanda au parlement le vote de 200 milliards d’impôts nouveaux, tout en étant contraint de faire des choix budgétaires douloureux. Pour aider encore davantage l’Algérie il fallut alors faire patienter la Corrèze et le Cantal. L’addition des chiffres donne le vertige : durant les seuls 9 premiers mois de 1959 les investissements en Algérie atteignirent 103,7 milliards de crédit dont 71,5 milliards directement financés par le Trésor français. De 1950 à 1956 la seule industrie algérienne reçut, hors secteur minier, en moyenne 2 395 millions anciens francs annuellement. En 1959 et en 1960 cette somme atteignit en moyenne 5 390 millions (Lefeuvre, 2005).

Entre 1959 et 1961, pour le seul plan de Constantine, les industries métropolitaines investirent 27,40 milliards d’anciens francs, gaz et pétrole non compris. La France s’est donc ruinée en Algérie alors qu’elle n’y avait aucun intérêt économique réel. Qu’il s’agisse des minerais, du liège, de l’alpha, des vins, des agrumes etc., toutes les productions algériennes avaient des coûts supérieurs à ceux du marché international. Or, toujours généreuse, la France continua d’acheter à des cours largement supérieurs au marché des productions qu’elle avait déjà largement payées puisqu’elle n’avait jamais cessé de les subventionner !

Au bilan, l’Algérie a donc été placée sous « assistance respiratoire » par la France qui n’a cessé de l’alimenter artificiellement. Année après année, la France remplissait donc le « tonneau des Danaïdes », algérien, nourrissant les bouches nouvelles, bâtissant hôpitaux, écoles, routes, ponts et tentant de créer artificiellement des milliers d’emplois. Non seulement la France n’a donc pas pillé l’Algérie, mais, plus encore, c’est elle qui serait fondée à lui « présenter la facture ». En effet, les demandes de Madame Rima Hassan ne valent pas davantage que celles faites au mois de janvier 2021 quand les médias officiels algériens exigèrent de la France un « dédommagement » pour le « pillage » du fer « algérien » qui, selon eux, aurait servi à fabriquer la Tour Eiffel !!! Or, le minerai de fer ayant servi à édifier l’emblématique monument fut extrait de la mine de Lurdres en Lorraine, département de Meurthe-et-Moselle. Quant aux pièces métalliques composant la Tour, elles sont, comme ses visiteurs peuvent le constater, estampillées à la marque des aciéries de Pompey, également en Lorraine, là où elles furent fondues.

Au verbe et à l’idéologie, l’histoire oppose donc les faits. Des faits qui font l’objet de mon livre argumentaire Algérie, l’Histoire à l’endroit.

*Universitaire, professeur à l’École de Guerre et aux Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Expert auprès du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Directeur de la revue par internet L’Afrique réelle.

Diên Biên Phù : décès à 99 ans de l’infirmière française Geneviève de Galard

Diên Biên Phù : décès à 99 ans de l’infirmière française Geneviève de Galard


Le président français, Emmanuel Macron, a salué vendredi 31 mai la mémoire de l’infirmière Geneviève de Galard, héroïne de la bataille de Diên Biên Phù qui scella en 1954 la présence coloniale française en Indochine, décédée jeudi à l’âge de 99 ans.

«L'Ange de Diên Biên Phù»

«L’ange de Diên Biên Phu nous a quittés. Infirmière militaire, Geneviève de Galard fit montre, aux pires heures de la guerre d’Indochine, d’un dévouement exemplaire du courage et des souffrances de 15 000 soldats français», a écrit le président sur X. Elle fut la seule femme présente dans l’enfer de Diên Biên Phù, qui tourna au fiasco pour l’armée française face au Viêt-Minh indépendantiste et communiste, devenant un cimetière à ciel ouvert pour 3 400 de ses soldats. Mené de mars à mai 1954, l’affrontement déboucha sur les Accords de Genève qui, en juillet 1954, scellèrent le départ des Français de cette colonie et coupèrent en deux le Vietnam.

Seule infirmière auprès des soldats 

Née à Paris le 13 avril 1925, Geneviève de Galard-Terraube a grandi dans une vieille famille aristocratique. Devenue infirmière, elle signe en 1953 un contrat de convoyeuse de l’air et se porte volontaire pour l’Indochine. L’un des avions d’évacuation sanitaire qu’elle convoyait fut détruit par des tirs en atterrissant à Diên Biên Phu le 28 mars 1954. Durant deux mois, elle demeure sur place, «seule infirmière dans cette nasse tropicale où quinze mille hommes luttaient et mouraient», relève l’Elysée dans un communiqué. La cuvette de Diên Biên Phù devient «l’épicentre du conflit (…) huis-clos de l’histoire sans autre issue qu’une défaite de plus en plus inéluctable», souligne la présidence.

«L’Ange de Diên Biên Phù»

Lorsque le camp retranché français tombe, en mai 1954, les 12 000 soldats français survivants sont faits prisonniers, et Geneviève de Galard rapatriée en France contre sa volonté. Elle s’y retrouve confrontée à une immense popularité. «Que je n’avais jamais ni voulue, ni recherchée. Je n’avais fait que mon devoir», dira-t-elle. Vêtue d’une tenue de parachutiste, elle fait la une des journaux, qui la surnomment «L’Ange de Diên Biên Phù», puis le tour du monde. L’héroïne de 29 ans remontera Broadway à New York sous une pluie de confettis. Sa vie durant, elle continuera à s’occuper des personnes handicapées, en particulier au centre de rééducation des Invalides.

M. Macron a adressé ses «condoléances émues» à son époux le colonel Jean de Heaulme, qu’elle avait épousé en 1956, et à tous les anciens combattants d’Indochine.

« Commémorations et Motivations » (Mai 2024) – Lettre d’information ASAF

« Commémorations et Motivations » (Mai 2024)

Lettre d’information ASAF – publié en mai 2024

https://www.asafrance.fr/item/commemoration-et-motivation.html


L’année 2024 s’annonce riche en cérémonies commémoratives importantes puisque la France fêtera le 80ème anniversaire des Débarquements de Normandie et de Provence et nous avons célébré le 70ème anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, qui a signé la fin de la guerre d’Indochine.

"Commémorations et Motivations"  (Mai 2024)

L’année 2024 s’annonce riche en cérémonies commémoratives importantes puisque la France fêtera le 80ème anniversaire des Débarquements de Normandie et de Provence et nous avons célébré le 70ème anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, qui a signé la fin de la guerre d’Indochine.
Ce conflit en Extrême-Orient a certes moins marqué les esprits que les combats qui ont libéré la France de l’occupation nazie.

Mais au fait, quelles motivations avaient donc ces volontaires pour se battre avec autant d’ardeur et de courage à plus de 10.000 kms de la Mère-Patrie ? Et sans le soutien moral d’une population majoritairement indifférente à cette guerre de 9 ans qui a pourtant fait plus de 80.000 morts de notre côté dont 29.000 enfants de France.

Ces fils de France se sont battus avec courage et détermination pour une cause qui n’était pas une menace directe pour leur Patrie.
On pourrait en dire autant de toutes les interventions que la France aura menées depuis lors tant sur le continent africain qu’au Moyen-Orient.

L’Armée est une institution, peut-être la dernière sinon la seule, à pouvoir tout exiger d’un subordonné. Et pour ce faire, ses chefs doivent obtenir la confiance totale des soldats sous leurs ordres. Cette confiance leur confère alors une autorité indubitable dès lors que l’homme est au cœur de leurs préoccupations.
Le général Philippe de Villiers, ancien CEMA, l’a remarquablement expliqué lors d’une conférence qu’il a donnée le 14 mars dernier à Bordeaux devant des chefs d’entreprise. Pour lui « toute autorité est un service » de sorte que le chef comme le dirigeant d’entreprise doit apprendre ou réapprendre à « remettre le souci de la personne au centre de ses préoccupations personnelles comme professionnelles ».

On peut en conclure que, quelles que soient les missions ou les lieux d’intervention où les Armées sont amenées à intervenir, le soldat français se révèle un véritable et redoutable combattant s’il est bien commandé.
La crise d’autorité actuelle n’a donc pas cours au sein de l’institution militaire.
Et cette autorité qui est enseignée aux futurs chefs dans nos écoles militaires a pour corollaire une exemplarité sans faille de leur part.
À méditer.

Colonel (h) Christian Châtillon
Délégué National de l’ASAF
Conférence du Général de Villiers : https://youtu.be/x6khPUF8PWE?si=TWPLON_1MgoOZnSU

80e anniversaire du Débarquement en Normandie: quel est le programme jusqu’au 6 juin?

80e anniversaire du Débarquement en Normandie: quel est le programme jusqu’au 6 juin?

dday.jpg

 

par Philippe Chapleau – Lignes de défense – publié le 7 mai 2024

https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/


Cette année, la Normandie fête les 80 ans du Débarquement allié du 6 juin 1944 et de la Bataille de Normandie. Dans la Manche et dans le Calvados, se tiendront des événements et des commémorations pour célébrer la mémoire de ces combats qui ont mené à la Libération. La cérémonie internationale avec les chefs d’État se tiendra le 6 juin 2024 à Saint-Laurent-sur-Mer, dans le Calvados, en secteur américain, à proximité de la plage d’Omaha Beach. Mais de nombreuses autres festivités et animations sont prévues tout le mois de juin, dans différents endroits de la région. Voici le programme actuel, jour par jour. 

Samedi 11 mai
Isigny-sur-Mer (14) : Exposition Lettre de guerre au château de Vouilly jusqu’au 9 juin.
Ouistreham (14) : A 20 h 30, salle Legoupil, concert pour la paix avec 200 choristes de France et de l’étranger.

Dimanche 12 mai
Avranches (50) : A 11 h 30, cérémonie commémorative avec passage de la flamme de la liberté, rendez-vous au monument Patton.
Carentan-les-Marais (50) : Vers 17 h, place de la République, arrivée de la flamme de la Liberté. Un parcours de deux kilomètres est prévu, du Carré aux choux, route de Saint-Côme, à la place de la République. La flamme de la Liberté fera ensuite étape à Sainte-Mère-Église, le lundi 13 mai, et à Cherbourg le 14 mai.
Cerisy-la-Forêt (50) : 1944-2024 : après 80 ans, la mémoire reste. Dans le cadre du 80e anniversaire du Débarquement, les Amis de l’abbaye proposent une exposition de photographies du photographe néerlandais, Klaas Van Huizen. Le vernissage, ouvert à tous, est prévu le dimanche 12 mai à 11 h. Du dimanche 12 mai au vendredi 21 juin, de 10 h à 18 h, abbaye Saint-Vigor, rue des Sangles.

Vendredi 17 mai
Saint-Lô (50) : Le spectacle son et lumière 1944-2024 : la Manche célèbre 80 ans de paix est de nouveau projeté à l’occasion de l’opération Pierres en lumières. Maison du département, cour d’honneur. Les 17 et 18 mai.

Samedi 18 mai
Carentan-les-Marais (50) : A 21 h, balade théâtrale autour du D-Day dans le cadre de Pierre en lumières. Port de plaisance / Église / Place de la République / Square Hervé-Mangon.
Cherbourg-en-Cotentin (50) : Nuit des musées et Pierres en lumières, Destination le Roule ! au musée de la Libération. Des contées (environ 1 h 15) spécialement imaginées et écrites pour l’occasion à partir de documents d’archives seront interprétées et diffuseront témoignages et anecdotes de la vie quotidienne, des actes de résistance, à Cherbourg et dans les environs entre 1940 et 1944 (19 h 30 et 22 h). Un atelier de fabrication de mobiles, composés de colombes de la paix, sera proposé aux plus jeunes, dès 8 ans. Ces mobiles habilleront le hall d’accueil du musée tout au long de l’été.
Guilberville (50) : Camp de reconstitution. L’association 35th Santa-Fe organisera sa quatrième reconstitution du camp William-Notley.

Dimanche 19 mai
Virandeville (50) : Cérémonie et inauguration d’une plaque en mémoire du 39e régiment de la 9th Division d’infanterie. Du 18 au 20 mai, camp de reconstitution d’un camp allié. Défilé de véhicules d’époque, concert et bal en tenues d’époque, démonstration d’équipements d’époque.

Vendredi 24 mai
Saint-James (50) : De 10 h à minuit, durant trois jours, reconstitution d’un camp avec un char Sherman, exposition et défilé de véhicules militaires. Gratuit. À 20 h, salle Espace Le Conquérant, projection du film-documentaire réalisé par Dominique Forget, sur l’histoire de la 2e DB. Gratuit et sans réservation.

Samedi 25 mai
Saint-James (50) : Grand bal de la Libération et reconstitution d’un camp américain, présence de la petite fille du général Leclerc.
Trévières (14) : Exposition N’oublions jamais à la galerie du Quai, du 25 au 27 mai.

Lundi 27 mai
Montjoie-Saint-Martin (50) : De 15 h à 16 h 30. Dans le cadre du Mémorial Day, 1 400 élèves fleurissent des tombes au cimetière américain.

Mardi 28 mai
Sainte-Mère-Eglise (50) : Les premiers soldats américains arrivent le 28 mai pour l’installation du camp et de la base de commandement de l’armée américaine qui sera à Sainte-Mère-Église. Un terrain dédié aux hélicoptères est également prévu. Environ 600 soldats sont attendus.
Ouistreham (14) : 3 000 élèves de 4e et 3e des établissements catholiques du Calvados sont attendus pour une journée Paix et Liberté. Avec, comme grand témoin, le général Laurent Michon, commandant de la zone de défense Ouest.

Jeudi 30 mai: 
Carentan (50) : Inauguration, en l’église de Carentan, d’une exposition unique et originale : une tapisserie en tricot et crochet relatant les grandes heures de Débarquement. Une habitante de Houesville, Tansy Forster, est à l’initiative de ce projet. Elle a sollicité des créatrices et créateurs dans le monde, jusqu’en Nouvelle-Zélande et Australie. 80 tableaux retraceront ainsi les scènes marquantes du Débarquement. En exposition jusqu’au 31 août en l’église Notre-Dame.
Saint-Laurent-sur-Mer (14) : Inauguration du mémorial Navy Seal. Vierville-sur-Mer (14) : A 6 h 30, accueil de la délégation olympique.

Vendredi 31 mai
Périers (50) : Exposition photos de l’association Normandy 44, défilé de costumes d’époque avec véhicules militaires et attelages.

Samedi 1er juin:
A 23 h 30 : lancement des festivités du 80e anniversaire du D-Day avec un embrasement des plages du Débarquement. Une vingtaine de feux d’artifice auront lieu en simultané sur l’ensemble des plages historiques.
Utah Beach (50) et Saint-Martin-de-Varreville (14) accueilleront chacune un feu d’artifice.
Asnelles (14) : Embrasement de la côte, feu d’artifice.
Angoville-au-Plain (50) : A 10 h, messe à l’église. A 11 h 30 : place Toccoa, cérémonie.
Carentan-les-Marais (50) : A 13 h 02, place de la République, passage de la flamme du relais du souvenir du Morbihan. 14 h 30 – 17 h 30 : port de plaisance, démonstration de pliage de parachutes par le Round Canopy Parachuting Team (RCPT). 14 h 30 : croisière commentée au cœur des marais. Patrick Fissot, professeur d’histoire, présentera le rôle crucial des marais du Cotentin pendant la guerre. A 20 h 30, place du Grand-Valnoble, spectacle Le Chant des combattantes. Spectacle vivant retraçant le destin de trois femmes de 1939 à 1946, Nenette, Lucienne et Yvonne, originaires de Normandie, unies dans la tourmente par l’amitié sans faille et l’espoir de la paix retrouvée. Du 1er au 9 juin : Purple Heart Lane Camp, camp de reconstitution américain, sur les traces de la 101e Airborne, et allemand, tranchées et foxholes. Ouverture : 10 h – 18 h.
Utah Beach/Sainte-Mère-Église (50) : Marche internationale pour la paix – « Transmets la paix » : Comme chaque année depuis maintenant dix-huit ans, la Marche internationale pour la paix rassemble entre 800 et 1 000 personnes. Cette marche part toujours d’un haut lieu de l’Histoire pour arriver à Sainte-Mère-Église, après une vingtaine de kilomètres parcourus. Trois départs sont prévus : 10 h, départ du musée d’Utah Beach, Sainte-Marie-du-Mont, Turqueville. Informations et inscription : marcheinternationalepourlapaix.com.
Catz (50) : Normandy Victory Museum. Toute la journée : extérieur du musée, exposition HVCA (Histoire vivante de cavalerie allemande), avec présentation d’attelages et d’artillerie allemands. Gratuit. Vers 9 h 45 : la randonnée vélo La voie de la liberté, rassemblant plusieurs centaines de cyclistes, fera halte au musée. 20 h 30 – 22 h : salle Greenfield, spectacle Mon Jour le plus long. Chroniqueur dans Vivement dimanche, dessinateur de presse pour Ouest-France, Emmanuel Chaunu est bien connu du public normand. Lors d’un spectacle interactif qui évolue avec le public, le caricaturiste croque en dessins sa vision du jour le plus long. (Tarif : 20 € /pers. Uniquement sur réservation au 06 87 11 00 35).
Caumont-sur-Aure (14) : Soirée spéciale 80e avec concert de la Chorale gourmande (Salle polyvalente de Cormolain).
Cérences (50) : Relais du souvenir. 150 coureurs et coureuses relient Utah Beach et Plumelec (Morbihan), du 1er au 5 juin. Samedi 1er juin, arrivée à Cérences, à 20 h, avec dépôt de gerbe devant le monument aux morts. Exposition de véhicules militaires. Dimanche 2 juin, à 8 h 15, départ de l’étape n° 2.
Cherbourg (50) : Cité de la Mer, grande roue de la Liberté, jusqu’au 26 juin. Jusqu’au 1er septembre, exposition Regard sur Cherbourg, port de la Liberté, nef d’accueil. Exposition temporaire, gratuite, déclinée en français, anglais et allemand consacrée au rôle du port de Cherbourg pendant la décennie qui marque les débuts de la gare maritime transatlantique jusqu’à la Libération.
Dangy (50) : Camp américain au terrain de foot avec la présence des Commémo Rangers, association cambrésienne de reconstitueurs (35 personnes et une douzaine de véhicules seront présents). 20 h 30, concert de musique d’époque, à l’église, par l’harmonie de Canisy.
Fontaine-Henry (14) : Camps de reconstitution avec bal, au château, jusqu’au 9 juin.
Isigny-sur-Mer (14) : Projection, expo, documentaire, visite virtuelle jusqu’au 9 juin.
La Cambe (14) : A 9 h 30, inauguration de la stèle des photographes de guerre de la 165th Signal Photographic Company. Méautis (50) : Musée station 70. 9 h – 18 h, visite guidée insolite du musée et du manoir. Histoire du champ de bataille de Bloody Gulch, explication de la bataille du 12 et 13 juin 1944, vestiges archéologiques, démonstration de la bataille des haies. 21 h, Musée mémorial de la ravine sanglante (Bloody Gulch), concert de jazz avec le groupe Two of us, suivi d’un spectacle immersif à 22 h 45. Revivez la nuit du 5 au 6 juin 1944 telle que la famille Bucaille l’a vécue. Découvrez la bataille de Bloody Gulch qui s’est déroulée le 12 et 13 juin. Un spectacle immersif avec véhicules d’époque et figurants en tenues d’époque.
Osmanville (50) : A 9 h 45, visite du bunker WN88. Visite basée sur des témoignages de personnes ayant vécu cette période, l’histoire de l’Occupation et du Débarquement.
Picauville (50) : 8 h 30 – 16 h 30, salle J.C. Flambart, bourse militaria.
Quinéville (50) : Exposition Guerre et près, le réemploi du matériel dans le paysage manchois, à la batterie d’Azeville, jusqu’au 17 novembre.
Saint-Côme-du-Mont (50) : Camp Kil Roy, reconstitution d’un camp américain. De 10 h à 20 h.
Sainte-Marie-du-Monts (50) : Fête de la paix et de la liberté avec une animation de cerfs-volants. À partir de 10 h, avec un atelier de confection de cerfs-volants à la base de loisirs nautiques située sur la plage d’Utah beach. Du 1er au 2 juin. 11 h : monument de la Résistance, rue de la 101e Airborne, cérémonie en hommage aux résistants français.
Sainte-Mère-Eglise (50) : Camp de reconstitution militaire organisé par l’Airborne Museum. Chaque jour, manifestations, défilés, ateliers auront lieu au sein du camp et sur la place de l’Eglise. Jusqu’au 9 juin.
Saint-Sébastien-de-Raids (50) : Exposition Eté 44, des chevaux dans la bataille, au musée Cobra la Percée, jusqu’au 1er novembre.
Vierville-sur-Mer (14) : Pique-nique géant, baptêmes en Jeep toute la journée. Concert de 6 h sur le thème US avec trois groupes, de 18 h à 23 h 30. Jusqu’au 10 juin : camp des collectionneurs.
Vouilly (14) : Exposition sur l’écriture des correspondants de guerre au château.

Dimanche 2 juin: 
Brévands (50) : A 10 h 30, lieu-dit le Moulin, cérémonie au monument des Filthy 13, hommage aux parachutistes de la 101e Airborne Division.
Carentan-les-Marais (50) : De 10 h – 11 h, route de Saint-Côme, démonstration Air Assault par l’armée américaine. 11 h – 15 h : route de Saint-Côme, parachutage avec le RCPT et l’armée américaine. Neuf avions en provenance d’Angleterre. 16 h : cérémonie au Carré de Choux. 17 h : défilé militaire depuis le Carré de Choux jusqu’au Monument Signal. 17 h 30 : mairie, cérémonie au Monument Signal.
Crasville (50) : Ouverture de la batterie de Crasville et reconstitution d’un camp américain avec exposition de véhicules. Visites commentées l’après-midi.
Cricqueville-en-Bessin (14) : A 12 h, repas des habitants en tenue des années 40.
Colleville-Montgomery (14) : Soirée folk celtique proposée par l’association Bowu – Bands of the world united, salle du Caprice.
Colleville-sur-Mer (14) : Jusqu’au 8 juin, à 11 h et à 15 h, démonstration de chars et véhicules lourds.
Coutances (50) : Fin d’après-midi, accueil du Relais du souvenir au square Flandres-Dunkerque.
Dangy (50) : Soirée d’accueil et d’inauguration : exposition et campement.
Ecausseville (50) : Hangar à dirigeables : bourse militaire du 2 au 3 juin.
Mandeville-en-Bessin (14) : Inauguration de la stèle à la mémoire de la 95th Infantry division.
Méautis (50) : A 17 h, musée mémorial de la ravine sanglante (Bloody Gulch), spectacle immersif. Revivez la nuit du 5 au 6 juin 1944 telle que la famille Bucaille l’a vécue. Découvrez la bataille de Bloody Gulch qui s’est déroulée le 12 et 13 juin. Un spectacle immersif avec véhicules d’époque et figurants en tenues d’époque.
Mont-Saint-Michel (50) : Défilé de véhicules militaires.
Néhou (50) : A 10 h, cérémonie en hommage au général Patton, en présence des cyclistes de la Voie de la Liberté, de militaires américains et français et de membres de la famille Patton.
Picauville (50) : De 8 h 30 à 16 h 30, à la salle J.-C. Flambart, rue Marcel-Racine : bourse militaria.
Saint-Côme-du-Mont (50) : De 8 h à 16 h, château Bellenau : bourse militaria. Saint-Hilaire-Petitville (50) : Jusqu’au 9 juin, dans la salle des fêtes, exposition sur le personnel médical, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite.
Sainte-Mère-Eglise (50) : Salon du livre Histoire et Mémoires, en présence de l’un des fils de Joséphine Baker. De 16 h à 17 h : défilé civils et résistants des années 40 à pied, vélo, cheval, auto. Jusqu’au 15 novembre : exposition Système D, quand les Normands réutilisent le matériel militaire de la Seconde Guerre mondiale à la ferme-musée du Cotentin.
Vierville-sur-Mer (14) : Défilé de véhicules, boulevard de Cauvigny. Départ à 10 h avec baptêmes au retour du défilé, de 11 h à 17 h (5€ par adulte pour les baptêmes, gratuit – 16 ans).

Lundi 3 juin:
La cérémonie internationale avec les chefs d’État se tiendra le 6 juin à Saint-Laurent-sur-Mer, dans le Calvados, en secteur américain, à proximité de la plage d’Omaha Beach.
Carentan-les-Marais (50) : A 6 h 15 : cinéma le Cotentin, séance sous-titrée en anglais du film La grand Vadrouille. En lien avec le festival Les Egaluantes et Lost in Frenchlation. A 18 h : dîner des soldats dans les familles. Les habitants ont la possibilité d’accueillir chez eux, le temps d’un repas, des soldats américains. De 20 h 30 à 22 h : Airborne Museum, conférence Philippe Esvelin + dédicaces. Normandy Victory Museum, toute la journée : extérieur du musée, exposition HVCA (Histoire vivante de cavalerie allemande), présentation d’attelages et d’artillerie allemands. Gratuit. De 10 h à 18 h : hall d’accueil du musée, séance de dédicace de Maxime Mainguet, journaliste. Il dédicace son premier roman Heure H, dont l’intrigue se situe aux prémices du Débarquement de Normandie. Gratuit. De 11 h 30 à 15 h : extérieur du musée, exposition d’une soixantaine de véhicules militaires US. L’association Univem (Union nationale des collectionneurs de véhicules militaires) organise un convoi qui fera étape au musée pendant quelques heures. Gratuit. De 17 h à 19 h : salle Greenfield, concours de mode civile des années 40.
Créances (50) : A 17 h, cérémonie devant la stèle commémorative.
Deauville (14) : Arrivée à l’aéroport de 60 vétérans américains avec la Best Defense Foundation.
Hiesville (50) : A 14 h 30, sentier de la mémoire. Circuit de 8 km commenté sur les différents sites de bataille ou de parachutage du 506 PIR et de la 101e Airborne. Jusqu’au 7 juin : camp de reconstitution du poste médical de la 326th Airborne medical compagny.
Houesville (50) : A 10 h, lieu-dit La Pierre, cérémonie et inauguration de la stèle en hommage aux quatre soldats tués lors d’une patrouille dans la nuit du 8 juin 1944. Ils furent enterrés par les habitants.
Isigny-sur-Mer (14) : Cérémonie avec délégation de 20 vétérans. Parcours de mémoire des 5 communes en Jeep.
Liesville-sur-Douves (50) : Jusqu’au 7 juin, à côté de l’église, camp de reconstitution US « Currahee ». Reconstitution d’un camp militaire américain, avec matériels, véhicules et uniformes. Deux associations seront présentes : Pathfinders Group 44 et G.M.C Great Maroilles.
Montmartin-en-Graignes (50) : A 15 h, cérémonie.
Pontaubault (50) : A 9 h 30, départ d’un convoi de 50 véhicules militaires en provenance de Belgique. Le convoi effectuera une pause à 11 h à Pontorson et rejoindra le Mont-Saint-Michel pour 15 h.
Pont-Brocard (50) : A 18 h 30, célébration œcuménique pour la paix, église.
Saint-Côme-du-Mont (50) : A 11 h, cérémonie et inauguration de nom de rue en hommage à un parachutiste américain. A 20 h 30 : D-Day Experience, projection du film Little Black Devils – from Juno Beach to Putot, sur la progression des troupes canadiennes lors du Débarquement de Normandie. Jusqu’au 8 juin : de 11 h à 16 h, Monument Lt Col Robert Wolverton, départ pour des baptêmes en Jeep.
Saint-James (50) : Du 3 au 5 juin, Tatoo de la liberté. Festival international de la musique militaire. Présence de plus de 300 musiciens (de pays différents) et la Garde républicaine.
Sainte-Mère-Église (50) : A 9 h 30 : inauguration du monument de la Résistance française. A 11 h : inauguration de la statue du général Eisenhower (sous réserve). A 15 h : rue Eisenhower, cérémonie au monument des trois cimetières. A 16 h : rue du Général-de-Gaulle, cérémonie au monument Alexandre-Renaud. Monsieur Renaud, maire de la commune en 1944, a accueilli les troupes alliées le 6 juin. A 17 h : rue du Général-de-Gaulle, cérémonie au monument des AVA. A 18 h : mairie, pot d’accueil des familles et militaires avant le repas des soldats dans les familles. Les habitants ont la possibilité d’accueillir chez eux, le temps d’un repas, des soldats américains. Pour recevoir des soldats chez vous, contactez l’association Amis des Vétérans Américains au 06 80 32 55 99. De 18 h à 20 h : place de l’Eglise, exposition de véhicules d’époque. De 20 h à 21 h 30 : Airborne Museum, conférence Philippe Esvelin + dédicaces.
Saint-Laurent-sur-Mer (14) : Hommage à la Résistance. De 16 h à 18 h, cérémonie amérindienne.
Trévières (14) : Jusqu’au 10 juin, exposition d’objets militaires réalisée par M. Tromski.

Mardi 4 juin: 
Asnelles (14) : Reconstitution de campement.
Beuzeville-au-Plain (50) : A 18 h, rue de l’Eglise, cérémonie au monument Agnés-Bienaimé.
Caen (14) : A 14 h, au Zénith, remise du Prix Liberté. La rappeuse afghane Sonita Alizada, lauréate du prix liberté 2021, pour son combat contre les mariages forcés en Afghanistan, interprétera une chanson dédiée à la liberté et écrite par dix jeunes Normands âgés de 15 à 25 ans.
Carentan (50) : De 21 h à 23 h 30, cinéma en plein air : La Folle Histoire de Max et Léon, dans le cadre du festival Les Egaluantes.
Colleville-sur-Mer (14) : Toute la journée, salon du livre Warlord games organisé par Overlord Museum.
Dangy/Pont-Brocard (50) : A 17 h 30, cérémonie officielle, défilé avec l’harmonie de Canisy et véhicules militaires. Écausseville (50) : De 8 h à 17 h, hangar à dirigeables : bourse militaria.
La Cambe (14) : Lecture de témoignages aux anciens par les écoliers, tout l’après-midi, à la médiathèque.
Mont-Saint-Michel (50) : Visite de 180 vétérans. Périers (50) : A 18 h, reconstitution d’un conseil municipal en tenues d’époque.
Picauville (50) : A 10 h, parking du prieuré, cérémonie d’inauguration d’une statue, unique en Normandie, représentant le courage, la dignité des femmes américaines durant la Seconde Guerre mondiale. Présence de l’armée américaine et de l’armée allemande, des chœurs de la 82e Airborne.
Sainte-Marie-du-Mont (50) : A 10 h, Leadership Monument, route D913, cérémonie en hommage au major Winters et aux parachutistes de la 101e Airborne. 17 h : place de l’église, projection du film documentaire The girl who wore freedom. Sainte-Mère-Eglise (50) : De 8 h 30 à 17 h 30 : rue de la Liberté, bourse militaria sous chapiteau. A 9 h 30 : rond point Sainte-Ôde, cérémonie au monument Roosevelt. De 10 h à 13 h : bourg, exposition de véhicules d’époque. De 14 h à 16 h : bourg, exposition de véhicules d’époque. A 14 h : défilé d’enfants jusqu’à la borne 0, face à la mairie. A 15 h : borne 0, cérémonie de la liberté animée par les enfants. De 14 h 30 à 15 h : place de l’Eglise, démonstration commentée sur les gliders, reconstitution historique. Animations proposées par le Camp Géronimo. A 15 h 30 : dans l’église, mémorial service, service religieux avec les chœurs de la 82e Airborne. De 16 h à 17 h 30 : bourg, exposition de véhicules d’époque. A 17 h 30 : bourg, exposition de Harley WLA-WLC-Indian. A 19 h : place de l’Eglise, concert de Jean-Marie Thomas. En tenue d’époque, il chantera des chansons américaines des années 30-40. A 20 h : place de l’Eglise, théâtre-documentaire Le silence des voix qui se sont tues. Lecture de texte sur une projection de documentaire évoquant le général de Gaulle et le général Eisenhower. De 21 h à 22 h 30 : place de l’Eglise, concert des acteurs de la série Band of Brothers emmené par Damian Lewis. Musiques blues/rock.
Terre-et-Marais (50) : A 9 h, stèle Hotot à Saint-Georgs-de-Bohon, cérémonie en hommage aux libérateurs et en souvenir des combats sur la commune. A 10 h : stèle de la Roserie à Sainteny, cérémonie. A 11 h : stèle des forges à Sainteny, cérémonie. Les trois hommages se feront en présence des familles de vétérans et de représentants de la 83e division d’infanterie et des anciens combattants.
Vierville-sur-Mer (14) : A 12 h, cérémonies commune Garde Nationale.

Mercredi 5 juin: 
Amfreville (50) : A 11 h, hameau de Heutes, inauguration d’un monument pour le général Gavin dans la zone où il a atterri le 6 juin 1944. En présence du lieutenant général Todd Donahue, de la 82e Airborne division et des membres de la famille du général Gavin. À 21 h, chapelle de Cauquigny, veillée aux bougies. Il y a 80 ans, les parachutistes s’apprêtaient à monter dans les C-47 pour la Normandie. En présence d’aumoniers américains et du curé de Sainte-Mère-Eglise.
Azeville (50) : A 11 h 30 et 17 h, les parachutistes de la Canoppy parachuting team sauteront sur la batterie. Entrée libre.
Angoville-au-Plain (50) : Mercredi 5 et jeudi 6 juin. De 14 h à 17 h, ferme Delaunay, dans la prairie, visite des camps américain et allemand. Gratuit. Bayeux (14) : A 10 h, hommage à Dwight D. Eisenhower, rond-point Eisenhower. A 17 h, cérémonie du souvenir par la Royal British Legion en présence des vétérans, au cimetière militaire, sur invitation. A 19 h, cérémonie du souvenir franco-britannique par la CWGC, cathédrale de Bayeux, sur invitation. A 19 h 45, cortège de la cathédrale au cimetière militaire britannique, mené par un pipe band et composé de délégations régimentaires. Dès 22 h, Bayeux aux chandelles et grande veillée par le CWGC. Projections mêlant paroles, chansons et musiques pour raconter un récit émouvant du Débarquement. Suivies d’une grande veillée avec illumination des 4 654 stèles du cimetière britannique.
Bénouville (14) : Concert d’accueil de l’orchestre britannique The Massed Band of the Pegasus Memorial, esplanade de la salle polyvalente. A 23 h 30 : Midnight Ceremony. A 0 h 16 : feu d’artifice. Bretteville-l’Orgueilleuse (14) : Arrivée d’une sculpture d’un soldat canadien, installation et inauguration place des Canadiens par la princesse Anne. Caen (14) : A 14 h 30, cérémonie britannique du souvenir au jardin britannique.
Carentan-les-Marais (50) : De 9 h à 13 h, place du Valnoble, rassemblement de véhicules d’époque. De 16 h 30 à 17 h 30 : défilé de véhicules d’époque (Jeep) dans le centre-ville et vers le port de plaisance. De 20 h 30 à 23 h : salle du Haut Dick, concert de jazz d’après-guerre avec le groupe New Orleans Sextet. A 20 h 30 : cinéma Le Cotentin, séance sous-titrée en anglais du film La Horse. En lien avec le festival Les Egaluantes et Lost in Frenchlation. Colleville-Montgomery (14) : Grande parade avec 180 musiciens, de 13 nations différentes, pour célébrer le piper Bill Millin, boulevard maritime. De 15 h 30 à 17 h.
Cricqueville-en-Bessin (14) : A 14 h 30, cérémonie officielle et militaire des Rangers à la Pointe du Hoc. Neuville-au-Plain (50) : A 16 h, au château, cérémonie à la plaque du 505th US PIR de la 82nd Airborne.
Picauville (50) : A 14 h 30, hameau Gueutteville, cérémonie en l’honneur du Père Maternowski. Il a été abattu dans ce hameau alors qu’il allait chercher de l’aide pour des parachutistes blessés. Ce fût le seul prêtre tué le 6 juin 1944. De 18 h à 22 h : monument U.S.A.F, départ pour le sentier de la mémoire. Marche commentée en français et anglais sur les faits historiques de la commune en 1944. Un détachement de soldats américains participera à cette marche. A 21 h, retour à Amfreville pour une veillée aux chandelles à la chapelle de Cauquigny.
Rots (14) : A 18 h 30, pièce de théâtre sur le Débarquement au centre d’animations.
Saint-Germain-de-Varreville (50) : A 18 h, croisement D129/D14, cérémonie à la stèle des Pathfinders de la 101e Airborne. Présence de l’armée américaine. Saint-Lô (50) : A 16 h, cérémonies de commémoration du Débarquement, hommage de la nation aux victimes civiles, au haras, avec un discours du président de la République, Emmanuel Macron. Les portes du haras ouvriront au public en début d’après-midi. La municipalité, en partenariat avec l’Élysée, planche sur le programme précis des animations artistiques et culturelles qui seront proposées jusqu’à 20 h.
Sainte-Marie-du-Mont (50) : A 23 h, marche immersive commentée. Départ de l’église pour aller jusqu’à la batterie.
Sainte-Mère-Eglise (50) : A 9 h 30 : parvis de la mairie, cérémonie à la stèle Gavin/Ridgway. De 10 h à 13 h : bourg, exposition de véhicules d’époque. De 11 h à12 h : défilé de véhicule militaire. A 14 h : saut de précision sur la place de l’Eglise. De 15 h à 15 h 30 : place de l’Eglise, démonstration commentée sur la sticks paras, reconstitution historique sur les parachutistes américains avant leur saut. Animation proposée par le Camp Géronimo. De 15 h 45 à 16 h 15 : place de l’Eglise, démonstration commentée sur les gliders (planeurs), reconstitution historique. De 17 h à 19 h : bourg, exposition de véhicules d’époque. A 18 h : église, concert de Michael Fitzpatrick, violoncelliste de renommée mondiale. A 19 h 30 : place de l’Eglise, concert de Catherine Dargent, chanson française des années 40. A 21 h : place de l’Eglise, comédie musicale Memory of Normandy, 20 comédiens, chanteurs et danseurs raconteront l’histoire des civils normands, résistants ou non pendant l’Occupation et en particulier le destin de deux sœurs séparées par la vie. De 23 h 30 à 23 h 45 : place de l’Eglise, démonstration commentée de l’utilisation de deux phares de recherche anti-aériens. Animation proposée par le Camp Géronimo.
Villons-les-Buissons (14) : Cérémonie norvégienne.

Jeudi 6 juin: 
Les clochers de la Liberté : à 19 h 44. Les cloches d’églises normandes et du monde sonneront à l’unisson en gage de mémoire, de liberté et de paix.
Amfreville (50) : De 14 h 30 à 17 h 30, sentier de la mémoire, circuit de 8 km commenté, pour découvrir les combats des hommes du 507 PIR et du 325 GIR autour de la commune. Inauguration d’un buste en bronze de lord Lovat, en face de la ferme Saulnier.
Angoville-au-Plain (50) : De 14 h à 17 h, devant l’église, reconstitution/exposition, en hommage aux infirmiers américains Kenneth J. Moore et Robert E. Wright. 20 h : place Toccoa, bal de la Libération avec le concert de Madeeson & Co, musique des années 40-50.
Arromanches : A 7 h, aura lieu le Débarquement sur la plage des royal Marines, avec la Complainte du joueur de cornemuse à l’aube.
Asnelles (14) : Mur mémoriel qui prendra place avec les 300 noms.
Bayeux (14) : A 11 h, un hommage sera réalisé par la CGWC (Commonwealth War Graves Commission, l’organisme responsable du dénombrement, de l’identification et de l’entretien des tombes des soldats des forces militaires des États du Commonwealth tombés lors des deux guerres mondiales au cimetière britannique) au cimetière britannique, sur invitation. De 10 h à 17 h, souvenirs philatéliques par l’Amicale philatélique bayeusain au centre E. Leclerc. A 20 h, concert de l’Academy Choir, concert pour les chorales des trois académies militaires des États-Unis réunies : US Navy, US Armu et US Air Force. Jusqu’au 9 juin. Eindhoven et Bayeux fêtent la liberté et illuminent les rues de la ville. Une installation festive qui symbolise l’amitié, 80 ans après la libération des deux villes. Du rond-point de Vaucelles jusqu’au complexe Eindhoven, rue principale et rue Larcher (monument des déportés). 
Bénouville (14) : Les enfants fleuriront les tombes des 23 soldats anglais. Puis, une marche de la route du 4e commando, encadrés par les Fusillés marins, s’élancera. Défilé de la mairie au pont de Pegasus avec orchestre. Cérémonie au monument du 7e bataillon de parachutistes.
Bernières-sur-Mer (14) : A 8 h, cérémonie canadienne. Le soir, cérémonie canadienne de la lanterne.
Caen (14) : Cérémonie de la transmission sur l’esplanade de l’hôtel de ville.
Carentan-les-Marais (50) : De 14 h – 16 h : défilé de véhicules militaires. Départ du marché aux bestiaux jusqu’au centre-ville. Animations gratuites.
Cherbourg (50) : A 10 h et 11 h, place De-Gaulle, sur le marché hebdomadaire : chansons de l’époque de la Libération interprétées par les Victory Belles, trois chanteuses américaines.
Colleville-Montgomery (14) : Camp de reconstitution avec animations et exposition d’un char Churchill rénové par des bénévoles, site Hillman.
Colleville-sur-Mer (14) : Cérémonie bi-nationale au cimetière.
Méautis (50) : A 22 h 45. Musée mémorial de la ravine sanglante (Bloody Gulch), spectacle nocturne. Revivez la nuit du 5 au 6 juin 1944 telle que la famille Bucaille l’a vécue. Découvrez la bataille de Bloody Gulch qui s’est déroulée le 12 et 13 juin. Un spectacle immersif avec véhicules d’époque et figurants en tenue d’époque.
Liesville-sur-Douve (50) : A 20 h, à l’église, concert de Lady Tinguette, musiques des années 30 françaises et répertoire de Vera Lynn.
Saint-Côme-du-Mont (50) : Le soir, au musée D-Day Experience, séance de dédicace avec les auteurs M. de Trez, T. Elliot et les familles de vétérans du 2e Naval Beach Batallion. 
Saint-Laurent-sur-Mer (14) : La cérémonie internationale, qui accueille entre autres les chefs d’États, aura lieu au cimetière américain, à proximité d’Omaha Beach.
Saint-Lô (50) : Des représentants de Roanoke (États-Unis), Saint-Ghislain (Belgique), Christchurch (Angleterre) et Aalen (Allemagne) seront présents. Avec eux, 130 enfants des écoles Jules-Ferry et des Pallier chanteront sur la Plage verte, fermée pour l’occasion. Le soir, les orchestres d’harmonie de Saint-Lô et Aalen donneront un concert à la salle des fêtes.
Saint-Marcouf-de-l’Isle (50) : Batterie Allemande de Crisbecq. Reconstitution d’un campement allemand et campement américain. Surplus militaire. A 11 h, 14 h et 16 h : spectacle sur la Bataille des haies, sous forme de reconstitution avec véhicules blindés. Tarif : 12 €/adulte – 8 €/enfant (inclus : visite du site + spectacle).
Sainte-Marie-du-Mont (50) : De 8 h à 16 h : batterie du Holdy, reconstitutions et animations historiques avec le groupe ETO. Gratuit.
Sainte-Mère-Eglise (50) : De 9 h 30 à 11 h : église, messe du souvenir. De 10 h à 12 h : bourg, exposition de véhicules d’époque. 10 h : La Fière, cérémonie des AVA avec la chorale de la 82nd Airborne et présence de l’armée américaine. De 14 h 15 à 14 h 45 : place de l’Eglise, démonstration commentée sur les gliders (planeurs), reconstitution historique. Animation proposée par le Camp Géronimo. De 15 h à 15 h 30 : place de l’Eglise, démonstration commentée sur les parachutistes et les premiers combats, reconstitution historique. Animation proposée par le Camp Géronimo. De 15 h 30 à 17 h : place de l’Eglise, concert Honor Team (Greg Reed), formation américaine, musique cuivres/jazz. A 18 h : concours de mode année 40. Si vous souhaitez participer à ce défilé, s’inscrire auprès de Séverine Avon au 06 26 17 29 28. A 19 h 30 : place de l’Eglise, concert des Ladies for liberty, musique des Andrew Sisters des années 30-40-50. A 20 h 30 : place de l’Eglise, concert de Dancing Day, chanson françaises des années 30-40-50. 22 h : place de l’Eglise, concert de Flying Chikens, musique rockabilly.
Utah Beach (50) : A 6 h 30, Les héros oubliés de Utah Beach. Débarquement par les airs et par la mer et démonstration par les Navy Seals, accompagné d’environ 150 reconstitueurs et de véhicules amphibies. L’événement sera suivi d’une cérémonie hommage aux hommes du 2nd Naval Beach Battalion. Gratuit.
Ver-sur-Mer (14) : Le Mémorial britannique accueillera la cérémonie binationale franco-britannique, à 10 h 30. Venu poser la première pierre de ce lieu de mémoire en 2019, Emmanuel Macron devrait venir le découvrir à cette occasion.
Vire (14) : A 21 h, l’ensemble vocal Pro Arte jouera à l’église Sainte-Anne.
Vierville-sur-Mer (14) : Cérémonie sur la plage (sous réserve accessibilité).
Trévières (14) : Défilés de véhicules militaires sur place et baptêmes.

L’année 2024 va être chargée en commémorations solennelles dans un contexte international de plus en plus instable.

L’année 2024 va être chargée en commémorations solennelles dans un contexte international de plus en plus instable.

ASAF – publié le 23 avril 2024

https://www.asafrance.fr/


Pourquoi commémorer le courage et l’abnégation de ceux qui ont débarqué en Normandie et en Provence il y a 80 ans, sinon pour les donner en exemple aux jeunes générations. Ce devoir de mémoire nous oblige puisque nous devons à ces soldats 80 années de paix sur le territoire métropolitain.

Pour autant, il ne faut pas occulter la guerre d’Indochine (1949/54) et les sacrifices de ces soldats d’autant plus qu’ils n’avaient guère le soutien de la population métropolitaine qui se remettait tout juste de la seconde guerre mondiale.

Le 7 mai prochain sera donc l’occasion de commémorer la chute de Dien Bien Phu qui marquera la fin de la guerre d’Indochine, scellée par les accords de Genève.

Mais qui se souvient des exploits du Bataillon français Monclar qui s’est illustré brillamment sous les couleurs de l’ONU pendant la guerre de Corée (1950-53), une guerre oubliée où plus de 3.400 soldats français ont été engagés et où 269 hommes y ont laissé leur vie et 1.350 blessés.

Sous les couleurs de l’ONU, ils se sont battus seulement pour l’honneur de la France.

Il paraît donc justifié que la mémoire collective se souvienne, au même titre que les précédents, de ces combattants français oubliés de l’Histoire dans cette guerre lointaine dans le temps et dans l’espace.

Justice a été partiellement rendue à cet oubli par la promotion de St Cyr (1984-87) qui a pris le nom de « Général Monclar ».

Ce qu’il faut retenir du courage et de la détermination de tous ces soldats, c’est la force morale dont ils ont fait preuve pour accomplir une mission loin de la Mère-Patrie et pour une cause qui n’était pas la leur.

Ils ont accompli leur métier de soldats : l’obéissance au chef pour remplir la mission à tout prix, y compris à celui de leur vie. Ces vertus éternelles ne sont transmissibles que par l’exemple et illustrées par la commémoration des faits.

Ce devoir de mémoire nous oblige envers les futures générations.

Certes, la mondialisation actuelle facilite et fluidifie les échanges commerciaux, l’information, les transports… mais en même temps, les conflits se multiplient. Ainsi, plus que jamais, la France doit être en mesure de faire respecter son territoire, ses droits, sa sécurité intérieure comme extérieure.

Pour cela, sa Gendarmerie et ses Armées sont ses principaux moyens d’action, avec des cadres bien formés et des exécutants motivés et performants comme l’étaient leurs prédécesseurs.

La Loi de Programmation Militaire (LPM) nouvellement votée met à la disposition de ces Forces les moyens matériels pour leur donner un maximum d’efficacité. Mais celle-ci sera toujours conditionnée par la qualité des personnels qui les utiliseront.

D’où l’importance de cette motivation et de cette discipline qui était définie ainsi en tête du premier chapitre de l’ancien règlement de discipline générale (TTA 101) : « la discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière et une soumission de tous les instants… ».

La formule a changé dans le nouveau TTA 101, mais l’esprit est resté le même.

Colonel (h) Christian Châtillon, Delégué National de l’ASAF.  

Pour la première fois dans l’histoire, des soldats français vont monter la garde au palais de Buckingham

Pour la première fois dans l’histoire, des soldats français vont monter la garde au palais de Buckingham

À l’inverse, des soldats britanniques vont garder les portes du palais de l’Élysée.

8 avril 2024 
https://www.leparisien.fr/international/pour-la-premiere-fois-dans-lhistoire-des-soldats-francais-vont-monter-la-garde-au-palais-de-buckingham-08-04-2024-MOLSW7IYNNDNNMLTJTHQY44C7U.php

Un membre de la Garde républicaine française échange son chapeau avec un membre de la F Company Scots Guards de l'armée britannique après une répétition en vue d'une cérémonie spéciale de relève de la garde, à Wellington Barracks, à Londres, le 5 avril 2024. AFP/Benjamin Cremel
Un membre de la Garde républicaine française échange son chapeau avec un membre de la F Company Scots Guards de l’armée britannique après une répétition en vue d’une cérémonie spéciale de relève de la garde, à Wellington Barracks, à Londres, le 5 avril 2024. AFP/Benjamin Cremel
Une première historique. Ce lundi 8 avril, à 10h45 pétante, une trentaine de soldats de la Garde Républicaine française participeront à la traditionnelle cérémonie de relève de la garde devant Buckingham Palace, à Londres. La France est le premier pays non-membre du Commonwealth à participer à cette véritable institution britannique qui attire chaque jour de très nombreux touristes.

Cette grande première a été décidée à l’occasion du 120e anniversaire de l’Entente cordiale. La France et le Royaume-Uni, longtemps frères ennemis, ont signé une série d’accords de coopération le 8 avril 1904 à Londres pour améliorer leur relation ponctuée de nombreuses guerres.

« L’exercice militaire entre la France et la Grande-Bretagne n’est pas le même, les espaces non plus », relève le Lieutenant-colonel Nicolas Mejenny dans une vidéo de Force news. Les soldats français se sont entraînés aux côtés leurs camarades britanniques vendredi 5 avril pour être prêts le jour J.

Sur le parvis du palais de Buckingham, les 32 soldats français de la Garde républicaine seront rejoints par 40 gardes de la compagnie F Scots Guards, précise le Dailymail. Ils seront inspectés par le duc et la duchesse d’Édimbourg, le chef d’état-major général du Royaume-Uni (CGS), le général Sir Patrick Sanders, le chef d’état-major de l’armée française, le général Pierre Schill, et l’ambassadrice de France au Royaume-Uni, Hélène Duchene.

« Un symbole de la force de la relation entre nos deux pays »

Pendant ce temps, à Paris, 16 soldats de la 7e compagnie Coldstream Guards, coiffés de leur traditionnel bonnet à poil, le bearskin, vont rejoindre la Garde Républicaine pour assurer la garde présidentielle à l’extérieur du palais de l’Élysée. La aussi, il s’agit d’une première.

« Je suis extrêmement fier d’avoir été invité à partager ce moment avec nos amis britanniques, a commenté le chef d’escadron Guillaume Dewilde. Nous sommes comme des frères et sœurs, et célébrer ce moment ensemble est un symbole de la force de la relation entre nos deux pays. »

Même son de cloche côté britannique. « C’est un signe de la force de nos relations. Les Français font partie de nos amis les plus proches. Et qui sait quand nous pourrions avoir besoin l’un de l’autre ? », a déclaré le lieutenant-colonel James Shaw.